Les loups-garous ne sont plus très nombreux après être tombé dans un piège de la Pentex. La Pentex à crée une marée noire, à laissé des indices de manière à amener les garous aux nord, dans les anciennes terre Pictes. Les garous y sont allés, sans aucune coordination entre les clans, chacun de son côté. Le massacre fut inévitable et sanglant des deux côtés. L'autre mauvaise nouvelle et que les prisonniers ont du faire la Danse de la Spirale Noire. Cela remonte au début de ce siècle et aujourd’hui les Garou survivants se sont installé à distance de la ville.

          Les garous sont loin de Londres, les Gardiens (Ceux-qui-Marchent-sur-le-Ver) sont présent dans la politique locale, et dans les industries. Les Rongeurs d'Os ont libre accès à la ville, la Primogène Gangrel les couvrant et leur assure un certain bien être, en échange de la protection de son refuge dans Regent's Park. Les Fiannas sont les plus présent dans les banlieues de Londres. Le Caern de Mère l'Ours est mourrant, il n'a jamais était soutenu par les tribus, et aujourd'hui il ne doit que son entretien au Rongeurs et aux Gardiens. Ils se trouvent dans la campagne de York ou à Régent Park.

 

Alexander « Truefang » (Seigneur de l’Ombre, Metis Philodox, 4 Rang)

          Il est né il y a une soixantaine d’année à Londres. Son père était un Arhoun, tué durant la Seconde Guerre Mondiale, et sa mère était la fille de la meute dirigeante. Truefang fut mal accepté dans la meute, haï par son grand-père et insulté par les autres. Mais il était très fort et beaucoup plus honorable que n'importe quel Seigneur de l’Ombre pour plusieurs générations. Ce sens de l'honneur l'a souvent amené à des conflits avec les autres membres de la tribu.

          En Crinos il a une taille moyenne (pour un Crinos) mais costaux, il a un œil recouvert par un tissu (sa difformité), et son corps et recouverts de nombreuses cicatrices. Il est patient et réfléchit. Il connaît la valeur d'une action préparée et planifiée. En homidé il porte des habits plutôt cool. En lupus il a une fourrure striée d'argent et de très larges épaules.

 

Jane O´Halloran (Arpenteur Silencieux Homidé Theurge, 3 Rang)

          Jane a toujours voulue être une journaliste. Son "changement" a compliqué ses projets, mais elle a persévéré et obtenue son diplôme. Elle est devenue freelance et a parcourue le monde. Elle s’est installée il y a un an à Londres de façon provisoire... Elle cherche à établir des contacts avec tous les garous d'Angleterre.

 

Hilary Derbyshire “L’oeuil du Ver” (Marcheur sur Ver Homidé Ragabash, 2 Rang)

Elle observe les vampires de près, de très prés. Elle possède un petit ordinateur ou elle note tout. Aucun vampire n'a remarqué son manège et ils ne savent pas que c’est un garou, pour l'instant...

 

Eamonn Greenpelt (Fianna Metis Ahroun, Rank 2)

Greenpelt (fourrure vert, il a des cheveux verts dans toutes ses formes), a été abandonné à sa naissance, déshonoré par sa tribu. Il était fort et réussit à survivre jusqu'à ce que Truefang le trouve, jeune bébé de quelques jours. Truefang l'a élevé comme son fils. Il est aujourd’hui le "bras" de Truefang, rôle qui lui plais à merveille. Il a prouvé être un très bon combattant lors d'un combat à mort avec son premier Spiral Noir. Un soir Truefang l'a empêché de détruire un vampire... Ce qui l’inquiète et fait naître en lui des doutes sur son mentor...

 

Erny (Rongeur d'os Métis Ragabash, 3 Rang)

          Erny est un clodo qui crèche dans le zoo. Il est difforme et moche (dans toutes les formes). Il a été rejeté et a failli plus d'une fois se faire tuer. Il serait mort sans le soutient de Truefang et de Face de Hutch (le Nosferatu). Il est souvent avec Hutch et s'occupe de sa protection le jour.

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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 19:14

          En effet, au moment où les Anciens se rassemblent à Big Ben auprès de Lady Anne pour causer de mondanités, des Caïnites se réunissent sous l'hôtel de vide de Londres pour décider de la vraie politique : c'est le Parlement des Ombres, une assemblée semi-officielle qui incarne le vrai pouvoir de Londres.

          Cette institution a été créée au début des années 60 : en effet, les Ventrues ont rapidement réalisé que Lady Anne n'était plus en mesure de diriger Londres conformément au principe de la Camarilla. En effet, à force de croire que son autorité et sa clairvoyance étaient absolues, la "Reine de Londres" croyait tenir des problèmes là où il n'y en avait pas et passait à côté des vraies questions. L'édit de réclusion qui frappait les Tremere menaçait d'être dénoncé auprès des Justicars. Et les mesures paranoïaques de la régente, occupée à déjouer des complots (imaginaires ou réels) qu'elle voyait partout, menait le pays droit dans la récession.

          Pour contrer cette influence, profitant du fait que Lady Anne s'était déclarée "Reine" mais pas Prince de Londres, les Primogènes imaginèrent le Parlement des Ombres, une assemblée "secrète", pilotée par eux, qui prendrait les décisions politiques sensibles que la Régente n'était pas à même d'accepter. Ainsi, les Tremere recommençaient à avoir un semblant d'existence "légale" dans la Camarilla londonienne. Et ainsi, les caïnites pouvaient votes sur des décisions concernant des problèmes que Lady Anne choisissait d'ignorer où qu'elle ne jugeait pas rationnellement, à cause de ses lubies.

 

Code du Parlement des Ombres.

Annoté par Lord Markby

 

Article 1 : les députés

          Le Parlement des Ombres rassemble un député de chaque clan camariste. Les clans camariste sont les clans Brujah, Gangrel, Malkavien, Nosferatu, Toréador, Tremere et Ventrue.

          Les députés doivent être dûment habilités par leur clan et notamment par le Primogène. Avant les séances, un député rédige des motions, les fait ratifier par son Primogène. Pendant les séances, un député peut présenter une motion ou s'y opposer. Il a une voix lors des votes du Parlement.

         

On peut noter que cet article, n'ayant jamais été amendé, continue à donner aux Gangrels un pouvoir politique dans la Camarilla de Londres. Mais la plupart des membres de ce clan s'en moquent pas mal.

La plupart des clans (Ventrue, Toréador, Brujah, Malkavien, Nosferatu, et même Gangrel) y sont représentés par un Mandataire. Les Tremere y envoient leur Primogène (puisqu'il n'est pas le bienvenu auprès de Lady Ann).

 

Article 2 : le président du Parlement

          Un des députés, choisi par les Primogènes, est président du Parlement. Avant les séances, le président recueille les propositions de motions, les ratifie, prépare l'ordre du jour (ou agenda) de chaque séance. Une semaine à l'avance, il fait parvenir l'ordre du jour à tous les membres du Parlement et les informe des conditions de la séance. Le président est également chargé de la préparation et de la sécurité du lieu de séance. Il peut choisir librement un consultant temporaire par séance. Pendant les séances, le président organise le temps de parole, dirige les débats, maintient l'ordre et désigne les opposants. Le président jouit d'un droit d'arbitrage final en cas d'égalité dans les votes du Parlement.

          Après les séances, le président rédige le compte-rendu de séance et le remet aux Primogènes des clans camaristes dans un délai d'une semaine. À moins d'un veto, le président annonce officiellement les motions votées et adoptées comme lois. Le président rend compte de ses actes devant le Conseil des Primogènes. Selon les circonstances, le fait de négliger consciemment ou non ses obligations peut être interprété comme une trahison.

 

Jusqu'ici, le président a toujours été le mandataire Ventrue.

On peut noter que le président choisit souvent un secrétaire parmi les autres députés. Ce secrétaire l'assiste dans la rédaction de l'ordre du jour et des comptes-rendus de séance. Le droit d'arbitrage du président n'est pas utile pour les votes de motions (avec 7 votants et un scrutin à la majorité absolue, aucune égalité n'est possible), mais il peut avoir son importance dans d'autres procédures.

 

Article 3 : l'ordre du jour (ou agenda)

          L'agenda est rédigé par le président (ou sous sa responsabilité) et envoyé par ses soins aux membres du Parlement. L'agenda commence par la date, l'heure et le lieu de séance, suivi de la liste des participants prévus à la séance. L'agenda rassemble, dans l'ordre de débat, toutes les motions présentées à la séance, en mentionnant quel député les soutiendra.

 

En fait, il n'est pas rare que le président, ayant beaucoup à faire, se fasse assister par un secrétaire. Ce titre de secrétaire est d'ailleurs souvent décerné à un autre député, en signe de faveur du clan Ventrue. En effet, si la rédaction de l'agenda et du compte-rendu (qui seront officiellement signés par le président)  sont des tâches ingrates, elles permettent néanmoins d'être informé de tout ce qui se passe et d'être au cœur de l'appareil politique.

 

Article 4 : les motions

          Le Parlement des Ombres vote sur des motions. Une motion est une proposition de loi réaliste, applicable et conformes aux principes et traditions de la Camarilla. Le texte d'une motion doit être clair, concis et précis. Les motions votées sont soumises aux Primogènes qui ont une semaine pour convoquer le Conseil des Primogènes et exercer un droit de veto qui annule le vote du Parlement. Sinon, les motions votées sont officiellement annoncées et adoptées comme lois pour le domaine de Londres.

Chaque député a le droit de présenter une motion par séance. Cette motion, ratifiée par le Primogène du clan, doit être soumise au chef de séance deux semaines avant la séance. Le chef de séance peut refuser une motion si elle est jugée irréaliste, inapplicable ou opposée aux principes de la Camarilla.

 

Les motions votées sont généralement adoptées comme lois, mais il arrive (rarement) que les Primogènes ou les conseillers de la Régente utilisent le droit de veto pour s'opposer à certaines motions votées par le Parlement des Ombres. Historiquement, le recours à ce veto indique souvent un disfonctionnement du Parlement et est souvent suivi d'un remaniement profond (changement de mandataires, disparition mystérieuse de certains représentants…).

 

Article 5 : les séances

          Le Parlement des Ombres se réunit en séance une fois par mois. Le lieu de séance doit toujours être Élyséum. Par défaut, la séance a lieu à 22h30 le premier Lundi du mois dans la Salle des Ombres. Si le lieu, l'heure ou la date étaient modifiés, le président devra le signaler à tous les membres du Parlement au moins une semaine avant la date par défaut. Si un député est dans l'impossibilité de participer à une séance, il peut désigner un remplaçant parmi les membres de son clan en signalant au président, au moins trois jours avant la séance, l'identité de son remplaçant. Si trois députés ou plus sont absents à une séance sans être remplacés, la séance est annulée.

 

Il est arrivé que certains clans manifestent leur désaccord en refusant d'assister au Parlement, mais cette pratique a quasiment disparu grâce à l'amendement Markby… il suffisait d'y penser.

 

Article 6 : les débats et votes

          Chaque motion présentée par un député sera d'abord lue par le président en respectant l'ordre donné dans l'agenda. Le député présentant la motion en question (ou son remplaçant) a alors jusqu'à 5 minutes pour développer les arguments soutenant sa motion. Ensuite, le président choisira un opposant parmi les membres du Parlement manifestant leur désaccord. Cet opposant aura 5 minutes pour développer les arguments contrant la motion. Dans les deux cas, un orateur peut choisir de céder momentanément son temps de parole à un autre membre du Parlement. Le scrutin a lieu à main levée et la majorité absolue est nécessaire pour voter une motion.

 

          La majorité absolue impose donc de convaincre trois autres personnes (en plus de soi), ce qui n'est pas une mince affaire. Le choix de l'opposant est souvent une arme pour le président, car, quand plusieurs arguments peuvent contrer une même motion, c'est finalement l'organisateur des débats qui choisit quelles théories seront exposées. Par contre, il n'est pas rare de voir les différents opposants d'allier et se céder la parole pour pouvoir exposer un maximum d'arguments contraires et démontrer, au moins dans les comptes-rendus de séances, l'âpreté des débats.

 

Article 7 : les consultants

          Certains caïnites peuvent doivent obtenir le statut permanent ou temporaire de consultant et être admis, à titre exceptionnel, dans les séances. Les statuts de consultants peuvent être donnés par vote du Parlement. Le président peut librement choisir un consultant temporaire par séance à condition de le mentionner dans l'agenda. Un consultant temporaire est autorisé à assister à une séance du Parlement : il peut ainsi apporter son témoignage en séance. Un consultant temporaire ne peut pas participer activement aux débats, il ne peut parler que si le président l'y autorise ou si un orateur lui cède une part de son temps de parole.

          Un consultant permanent est un membre du Parlement à part entière, assistant à toutes les séances : en plus des droits des consultants temporaires, il peut jouer le rôle d'opposant dans les débats. Il ne dispose par contre d'aucun droit de vote. Un consultant permanent peut, avec l'accord du président, se faire remplacer dans des conditions équivalentes à celles des députés.

         

Actuellement, les clans Assamite, Giovanni et Ravnos ont le droit d'envoyer un "consultant permanent".

Pour plus de sûreté, il arrive souvent que le président choisisse de décerner le statut de consultant temporaire à un caïnite chargé de la sécurité.

 

 

Article 8 : le compte-rendu de séance

          Un compte-rendu de séance est rédigé par le président (ou sous sa responsabilité) et envoyé par ses soins aux membres du Parlement et aux Primogènes. Le compte-rendu de séance résume l'essentiel des débats, en accordant au moins une phrase de texte par orateur.

 

Les comptes-rendus, rarement rédigés par le président lui-même, sont souvent d'excellentes lectures : selon le cas, on ne peut s'empêcher d'y reconnaître le style fleuri du député Toréador, la langage vulgaire d'un Brujah ou d'un Nosferatu,…

Selon le rédacteur, l'accent est souvent mis sur tel ou tel aspect des débats. En effet, du moment que les faits sont rapportés, les appréciations sont laissées à la discrétion du rédacteur. Il arrive d'ailleurs que certains secrétaires, facétieux, tournent le compte-rendu de manière à ridiculiser le président et que celui-ci, sans prendre le temps de le relire, l'envoie aux Primogènes. Autant dire que l'on peut perdre la face pour moins que ça…

 

Article 9 : l'annonce et le secret

          L'existence du Parlement des Ombres est secrète. Les motions votées sont officiellement discutées et adoptées par le Conseil des Primogènes. Le rôle du Parlement des Ombres est, officiellement, consultatif (au mieux) et en aucun cas exécutif ou décisionnel. Dans les faits, l'autorité du Parlement et sa légitimité sont uniquement garantis par le Conseil des Primogènes. Tout consultant doit s'engager sur sa non-vie à ne rien révéler de ce qu'il a dit ou vu et à ne jamais parler du Parlement ou de son fonctionnement. Au soin du président du Parlement, les souvenirs des consultants temporaires ou des remplaçants de député seront ultérieurement modifiés ou non pour éviter des fuites incontrôlables.

          Un député est autorisé à parler, plus ou moins directement, du Parlement à condition de préserver le secret et de ne pas nuire au fonctionnement des séances. Il n'a le droit d'approcher d'éventuels consultants pour leur demander de participer à une séance que si le Parlement a préalablement voté une motion à ce sujet. En cas de révélation, les Primogènes s'accordent le droit de régler l'affaire avec les moyens utilisés lors d'un bris de Mascarade.

 

En fait, le secret n'est pas si bien gardé. Ce qui est sûr, c'est que quiconque (hormis un député) surpris à parler du Parlement des Ombres est en grand danger. Les députés ne plaisantent pas avec cette loi car il y va de leur survie. Les Primogènes ont déjà réglé leur sort à des députés un peu trop bavard… pas forcément en les tuant, mais plutôt en modifiant grandement leur esprit et leur mémoire. Le Parlement des Ombres est présent dans l'esprit de tous les Caïnites de la Camarilla londonienne (à part la régente). La plupart pensent qu'il s'agit là d'une légende. Certains y voient simplement une coterie cachée d'illuminés qui s'intéressent à la politique. Peu nombreux sont ceux qui connaissent toute la vérité et ceux-là sont suffisamment conscients du complot pour savoir qu'il ne faut rien dire. Le secret est par contre bien gardé pour la plupart des Anarchs et pour le Sabbat qui ignorent, pour l'instant, le rôle du Parlement (pour ce que j'en sais). Pour l'essentiel des Caïnites, ce sont bien les Primogènes qui votent et prennent les décisions (et, vu le fonctionnement du Parlement, ce n'est pas si faux).

 

Amendement Markby

En cas d'absence, notifiée ou non, d'un député et si celui-ci n'est pas dûment remplacé par un représentant de son clan, les députés présents peuvent choisir, grâce à un vote à la majorité relative, d'instituer un des consultants comme "remplaçant" du député absent. Pour la durée de la séance, ce remplaçant perd son statut de consultant et est considéré comme un député à part entière.

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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 18:12

Le Primogenat

Le Conseil des Primogènes de Londres se déroule dans la Tour de Londres. Là Lady Anne reçoit les Primogènes une fois par mois de façon officielle, mais elle voit aussi officieusement et très souvent les Primogènes Gangrel et Toréadors. Le Représentant du Clan Giovanni est le seul non affilié à pouvoir participer à ces réunions. Une fois par mois, (le premier Lundi de chaque mois), le Conseil des Primogènes de la Camarilla londonienne se réunit avec la régente. Pour tout dire, cette réunion a des allures de discussions mondaines dans un salon de thé… En effet, personne ne dit jamais rien à Lady Anne. Tout le monde préfère la laisser vivre dans ses illusions : un univers parfait où tout va bien dans le meilleur des mondes (il paraîtrait que, en cas de contrariété, la régente pourrait devenir très dangereuse et imprévisible, et vu le nombre d'informations qu'on lui cache depuis des années, on pourrait comprendre la grosse colère qu'elle ferait si elle découvrait un jour combien ses conseillers l'ont manipulée).


          Tenue à l'écart des vraies décisions politiques, la régente ignore même que le Clan Gangrel s'est retiré de la Camarilla. Pour ne pas la troubler, la "Primogène" Gangrel continue à assister au "Conseil" une fois par mois.


            Par contre, le Primogène Tremere n'est pas le bienvenu. En effet, Lady Anne croit que l'Édit de Réclusion du clan des Sorciers (signé au début du siècle) est toujours appliqué. Elle pense que les Tremere sont calmes, dans l'ombre, et qu'ils sont soumis (à quelques exceptions près, des petits perturbateurs) aux lois des Ventrues. Évidemment, l'application de l'Édit s'est avérée problématique et les Tremere ont en partie leur place dans la société caïnite, ce que la régente ignore. Mais tout est fait pour que ce "retour" des Tremere reste limité et discret. D'ailleurs, il est extrêmement rare qu'un nouveau Tremere soit présenté à la régente. Cette situation, à la limite des lois de la Camarilla, peut s'expliquer dans la mesure où la régente n'est pas prince de Londres. Les présentations ont en fait souvent lieu devant le Parlement des Ombres.


Brujah : Sir Térence Whitetaker est le Leader très charismatique des Brujahs. Il affiche parfaitement le flegme légendaire des anglais, trait qu'il partage avec les trois autres Brujahs de sa cour. Cela lui vaut le ravissement des Ventrues. Cela lui vaut également le ressentiment des Iconoclastes de son clan. Mais depuis quelques années la situation s'est inversée. Ces relations avec les autres Primogènes étaient des plus cordiales, aujourd'hui il ne garde de très bonnes relations qu'avec le Primogène Ventrue et avec la Reine.

Gangrel : Mashanga a du sang bleu sous sa peau noire et son regard quelque chose d’une éternelle indomptée. Elle est aussi la représentante de la lignée des "Gentlemen" à Londres. Souvent habillée avec grâce, elle porte de grandes robes de couleurs variées et exhibe toujours des bijoux fantaisistes voire occultes. Ses grands yeux verts marquent à jamais ceux qui les croisent. Aujourd’hui, elle est respectée par un grand nombre de Caïnites londoniens et il n’est pas rare qu’on vienne lui demander conseil et profiter de sa sagesse. Sa grande amitié avec la Régente en fait tout de même un danger politique évident. Son Clan s’étant retiré de Londres, son pouvoir sur celui-ci reste faible, mais elle tient à garder sa place.

Malkavien : Violet Mary Firth est une ardente politicienne, qui reste somme toute assez détachée de la politique en temps normal. Elle est l'un des plus ferventes opposantes au Clan Tremere, mais son manque d'enthousiasme envers le Clan Ventrue n'est plus à démontrer. Elle reste sûrement la Primogène la plus détachée de son rôle, se reposant sur d'autres "sphères" selon elle. Des rumeurs disent que son aura change du tout au tout lorsqu’elle prend la parole pour parler de politique.

Nosferatu : Silence est l'un des plus anciens vampires de la cité, si ce n'est Le plus ancien. Son âge et sa puissance dissimulée ne l'ont pas empêché de sombrer en torpeur il y a quelques années lors du Grand Incendie de Londres. L'odeur de brûlé qui le recouvre semble être maintenant permanente. Il n'avait jamais trop fait preuve d'intérêt politique avant cet incident, il ne cache pas que sa vengeance ne s’est toujours pas commencée et ni achevée.

Toréador : Justin Foster, infant de l’ancienne primogène du clan, Alexandra. Elle était l’arbitre de la guerre froide que se mènent Tremere et Ventrue, laissant ces propres impératifs de coté. Celui-ci l'a placée avec son Clan dans une situation de neutralité bienveillante, voire de juge sans parti pris. Justin doit maintenant redresser le clan qui chute depuis quelques mois.

Tremere : Il n'y a aucun Tremere au Conseil, mais l'un d'eux ce fait appelé Primogène... Mais il ne s'est jamais présenté en tant que tel à la Reine de Londres.

Ventrue : Le Ventrue Richard Warwick, n'a emprunté que le nom au célèbre personnage, appelé le Faiseur de Roi. Il est peut-être bien plus compétent dans ce rôle que son homonyme, mais il a eu le temps pour cela. Le Primogène reste tout de même très loin des stéréotypes de son Clan, et c'est peut-être la raison pour laquelle il a très peu d'ennemis (déclarés tout du moins).

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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 18:03


« Le jour de pluie est un jour idéal, le seul où les parents s'ingénient à nous trouver quelque chose à faire sans y parvenir. »

-         Adrien Thério

 

Je vais essayer ici, de vous faire un bon condensé du contexte du Londres du Monde des Ténèbres. Voici les chapitres abordés que vous pourrez lire afin de vous mettre en tête un peu plus clairement l'échelle politique de ce petit monde.

 

Thème et Ambiance :

Le thème général vacille entre l’incertitude du retour d’un grand prince et l’instabilité d’une Reine en attente d’un vrai dirigeant. Le prince a disparu depuis la seconde guerre mondiale, mais personne ne sait exactement ce qu’il est devenu, mais la rumeur de sa mort ne veut pas s’atténuer. Les factions luttent les une contre les autres parfois ouvertement, le chaos règne, et toutes les menaces ne sont pas prises en compte tel que le Sabbat ou le Hunt Club et bien d’autres…

 

La cité reste fragilisée, et retrouver les relations entre les clans, étouffer les conflits ne sera pas facile, mais c’est le seul moyen de tenir et repousser les ennemis, qu’il soit dans la citée ou hors de celle-ci. La Reine à longtemps laisser le Trône vacant, se déclarant « Régente » mais cela n’a pas suffit. Pour asseoir le pouvoir du clan Ventrue elle du se déclarer Reine de Londres. Un grand nombre de caïnites désirent remplacer cette Reine à durée déterminée à commencer par les Ventrues, tel que Charles Rafin ou le clan Tremere. Ainsi, une coterie ou un individu puissant, habile et déterminé peut être capable de prendre le contrôle de Londres de le maintenir et étendre l'influence aux fiefs. Richard Warwick a constitué un sous pouvoir, qui renie les guerres anciennes avec le clan Tremere, ou l’animosité que Mithras avait pour les Ravnos. Il ne peut prendre le pouvoir lui-même, car le « Directorat » sait très bien qu’il n’est pas de leur clan, et que ces objectifs jusqu'à la fin du XX siècle restent sombres. Aujourd’hui il dédie son temps a une citée qui doit trouver un véritable dirigeant. Quand il aura restructuré une politique de l’ombre, il jettera son influence sur les régions avoisinante ainsi que la Normandie.

 

Situation Geographique :

          Londres a grandi à 80km de la Mer du Nord, là où s'achève l'estuaire de la Tamise et où commence sa section fluviale, qui traverse de part en part l'agglomération et constitue un élément fondamental du paysage londonien et de ses représentations. Depuis 1984, un barrage mobile, à Woolwich, protège la capitale des risques d'inondation lors de hautes marées associées à une tempête en Mer du Nord (six des dix vannes du barrage reposent, en temps normal, sur le lit du fleuve pour permettre le passage des bateaux : elles se redressent à la verticale en cas de trop forte marée). Quoique large, la coupure produite par le fleuve peut, être facilement abolie grâce aux nombreux ponts, et l'agglomération, née sur la rive Nord, a pu largement s'étendre sur la rive sud. Le relief se relève progressivement de part et d'autre de la vallée de la Tamise et forme, aux limites de l'agglomération, des lignes de collines couvertes de landes ou de forêts, comme Hampstead Heath au Nord et Wimbledon Common au sud.

          Le climat de Londres est à forte tendance océanique, avec des hivers relativement doux et des étés qui peuvent être chauds et ensoleillés. Mais l'humidité atmosphérique demeure constamment élevée, favorisant l'abondance des parcs et des jardins, ainsi que la formation de brumes. Toutefois les brouillards, naguère fréquents, aggravés par les émissions de fumées (le smog) et leurs graves répercussions sanitaires (comme cela fut le cas en 1956 et en 1962), tendent à disparaître, grâce à un sévère contrôle des agents de pollution atmosphérique.

 

Presentation :

 

« Durant l'absence de pluie, ce sont les jeunes arbres qui jaunissent les premiers. Les vieux ont des cachettes souterraines qu'on appelle expérience. »

-           Félix Leclerc

 

          Capitale du Royaume-Uni, de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord, Londres, est l'héritière de la suprématie Ventrue. Ce qui surprend est que l'éternelle suprématie ne tenait en fait, apparemment, qu'à la présence de Mithras, qui maintenant a disparu. La ville est la place mondiale de la finance, ce qui attire un grand nombre de sangsues avides, tel que la famille Giovanni et d'autres Caïnites tout aussi avide avides de pouvoir. Londres est actuellement au centre de forces divergentes luttant ou s'associant pour le pouvoir qu'elle apportera. Le Sabbat y voit un site important dans son projet de conquête de l'Europe. Les Toréadors y ont prospéré comme nul part ailleurs et tendent à faire de Londres le centre mondial de la mode, ce qui laisserait Paris dans l'ombre de celle ci. Le West End a été déclaré Elysium et les Gardiens de celle-ci ont fort à faire devant la provocation que font tous les détracteurs de la Reine Anne et de la suprématie Ventrue. La City quant à elle est toujours symbole du pouvoir Ventrue mais elle tend à devenir aussi le centre d'un combat économique. Si elle conserve une incontestable suprématie à l'échelle nationale, Londres a vu son attraction faiblir. La capitale a enregistré une considérable désindustrialisation, et les fleurons de son activité économique sont soumis à une sévère compétition de la part de concurrents étrangers.

 

Population :

Le Grand Londres, à une population actuellement stabilisée à 7,5 millions d'habitants, après plusieurs décennies de forte baisse due à la migration de nombreuses familles vers les comtés périphériques. La chute du nombre des Londoniens a été très sensible dans les quartiers formant le centre des affaires tel que West End ou Kensington. Par contre, dans les anciens quartiers périphériques, comme Paddington, Lambeth, l'East End, le départ des habitants a été compensé par l'arrivée d'immigrants venant des anciens territoires impériaux. Ils constituent désormais de fortes communautés ethniques, notamment indiennes, pakistanaises, antillaises, chypriotes, sans que l'on puisse toutefois identifier de véritables ghettos. C'est aussi dans ces quartiers que se concentrent les plus défavorisés, dont la crise freine l'insertion. Leur situation précaire s'accompagne de plus en plus fréquemment de troubles et de violences, comme à Brixton.

 

Aujourd'hui :

Comme la civilisation britannique, qui s'imposa à son Empire et à l'Europe du siècle dernier par des usages et des rites aussi rigoureux qu'incompréhensibles, Londres, dans son exotisme calculé, se définit aujourd'hui par quelques images hautes en couleur qui veulent livrer de son être, en profonde évolution, une figure immuable, telle la parade du deuxième samedi du mois de juin (le Trooping the Colour) qui célèbre l'anniversaire officiel du souverain, ou de la souveraine, quelle que soit sa date de naissance réelle ; ou encore la cérémonie, jamais interrompue même aux jours les plus noirs du Blitz lors de la Seconde Guerre mondiale, qui, chaque soir, à 21 h 53, fait rapporter les clefs de la Tour de Londres à la "maison de la Reine " par le chef des Yeomen.

          Par nombre de ses aspects, Londres est ainsi un être de représentation, de fiction, comme en témoigne la création, après coup, du domicile de Sherlock Holmes, le fameux héros de Conan Doyle, dans Baker Street. Il est vrai que l'abbaye de Westminster, le Panthéon britannique, abrite un "coin des poètes", que le Yard semble avoir été créé pour les besoins des auteurs de romans policiers ou des réalisateurs de films noirs, et qu'il a suffi à Robert Browning de voir manœuvrer quelques péniches dans le bassin triangulaire où, à Paddington, se rejoignent le Regent's Canal et le Grand Union, pour baptiser le quartier "Little Venice" (la Petite Venise). On ne saurait cependant oublier que Londres fut la première cité tentaculaire du monde moderne, la ville dont le côté picaresque est si bien peint par Fielding ou Defoe, où les romantiques anglais (Blake, Coleridge, Wordsworth), avant que Chateaubriand y vienne en exile, firent l'expérience de la "foule solitaire ", des déracinés de la première révolution industrielle de l'histoire et dont Dickens comme Gustave Doré surent évoquer la détresse des bas-fonds : c'est ainsi qu'à Southwark l'ombre de la Petite Dorrit a plus de consistance que celle des pèlerins des Contes de Cantorbéry de Chaucer. Si à l'entrée de chacun de ses quartiers pouvaient se dresser les portraits d'artistes, de savants, d'écrivains qui ont marqué la pensée universelle, comme Karl Marx à Soho ou Bertrand Russell et Virginia Woolf à Bloomsbury, Londres a surtout la force formidable et souterraine du peuple cosmopolite et anonyme qui, chaque week-end, fait entendre à Marble Arch, dans le Speakers Corner, le concert de ses voix discordantes, par le biais d'orateurs, pathétiques ou farfelus, perchés sur des caisses à savon.

 

          Lady Anne est la Reine de Londres bien qu'elle apprécie tout autant le titre de Régente espérant le retour de son sire tant la nuit se fait de plus en plus froide. Elle s'est nommé elle-même Régente dans un premier temps, et devant le temps qui passait, elle opta pour le titre de Reine. Elle prit le pouvoir lors de la seconde Guerre Mondiale lorsque les bombes pleuvaient sur Londres et que le Mathusalem Mithras sombra en torpeur. Anne prit le titre de reine, elle détestait la consonance masculine de 'Prince' ; cela bien que de nombreuses autres femmes Princes partout dans le monde aient accepté cette coutume Caïnite des titres. Les raisons de cette décision sont doubles. Anne approchait des 500 ans, ce qui la rendait assez âgé pour avoir une reconnaissance solide dans la monarchie et ses assaisonnements. De plus, cela rappelle aux Caïnites qu'elle est une femme. Et malgré les quelques changements qu'elle ait provoqués lorsque la femme obtint le droit de voter en Angleterre, les Caïnites vieux et jeunes voient toujours les femmes comme une espèce secondaire. Mais elle aime faire comprendre à n'importe qui abordant ce sujet devant elle : Mithras est mort, et elle est la Reine.

 

Le Hunt Club

Le Hunt Club était un groupe de diableristes. Certains pensent que c’était des Anarchs, d'autres que ce n’était que des membres décadents de plusieurs clans, dirigés certainement par un Toréador. Bien que Mithras était absent et qu’une chasse au sang n’ait pas été formellement demandée à Londres, tous les autres fiefs ou les coteries des îles britanniques savaient qu’adhérer au Hunt Club était une offense capitale. Depuis environ maintenant trente ans, des membres de la neuvième et plus ancienne génération disparaissent. Des restes exsangues ont été occasionnellement retrouvés, et souvent accompagné d’un objet tel qu’une cravache  d'équitation, un chapeau de chasse, la queue d'un renard ou tout autre chose semblable trouvé dans le refuge de la victime.  Seulement une seule fois, une victime a trouvé une queue de renard dans son refuge une nuit avant de disparaître...

Le Hunt Club est une coterie non officielle de Caïnites impétueux et généralement jeunes qui pratiquent la diablerie pour plusieurs raisons. La première est la promesse de la puissance gagnée en buvant le sang de leurs aînés, mais la chasse à leurs yeux est tout aussi importante. Un vampire est la proie la plus dangereuse de toutes. Cela est un sacré défi de défaire un vampire plus puissant, mais aussi le test ultime de pour prouver ses capacités. Récemment les membres du Hunt Club sont devenus plus audacieux en laissant des avertissements à l’attention des victimes, ceci afin d’accroître la difficulté de la chasse en donnant une avance à la victime.

          À présent, plus personne n’a eu de nouvelles sur ce Hunt Club et il en va de même pour l’identité de ses membres. Ils frappent partout dans les îles britanniques, partout où il y a des Caïnites des premières générations à trouver. Jusqu'ici, les victimes ont été de la sixième à la neuvième génération, mais leurs choix tendent à s’étendre plus vers la neuvième. Il se pourrait aussi que ce ne soit qu'une immense plaisanterie... ou une leçon à méditer...

 

Situation Administrative :

Après avoir été de 1964 à 1986 gérée par un Greater London Council, qui couvrit jusqu'à 1 604 km 2, l'agglomération londonienne se trouve aujourd'hui fragmentée, à l'échelon politico administratif, en 32 boroughs, plus la Cité (la City). Chacune de ces unités territoriales est gérée par un conseil élu, le Lord Maire de la City n'ayant guère que des fonctions de représentation (il est notamment l'acteur, chaque deuxième samedi de novembre, d'une procession dans les rues de la City, qui tient du cortège folklorique et de la parade militaire). Cet ensemble constitue le "Grand Londres ", soit plus de 7 millions d'habitants en 1993, la City, le "Mile carré ", comptant moins de 5 000 résidants. Mais l'expansion londonienne a très largement dépassé ce cadre, au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Elle forme aujourd'hui une aire métropolitaine de plus de 12 millions d'habitants, dans un rayon d'une centaine de kilomètres (Londres proprement dite ne compte que 2,7 millions d'habitants), englobant des comtés périurbains comme le Kent, l'Essex, le Surrey. Chacun de ces comtés est géré par son propre county council. Il n'existe actuellement aucun organisme coordonnant l'administration et l'aménagement du Grand Londres, et c'est l'État qui assure les services communs, notamment pour les transports collectifs et les équipements d'intérêt général.

 

Economie :

Londres est avant toute une ville d'activités de services, qui en font, avec New York et Tokyo, l'une des trois premières places financières mondiales. Les constructions mécaniques, l'édition, l'agroalimentaire et l'industrie vestimentaire (design et mode) ne concentrent plus que 17 % des emplois. La spécificité londonienne réside dans l'importance du secteur tertiaire supérieur, avec ses localisations distinctes. Le West End concentre les fonctions officielles : palais de Buckingham, ministères le long de Whitehall, ambassades. Là aussi se sont établis de nombreux sièges sociaux de grandes entreprises, tout comme les commerces de luxe (Knightsbridge, Regent Street, Oxford Street), cependant que théâtres et cinémas se pressent entre Piccadilly et le nouveau Covent Garden. La City reste le territoire des banques, des sociétés d'assurances, des compagnies maritimes : en tête le Stock Exchange, et les marchés à terme de nombreuses matières premières. Le port de Londres, naguère le plus actif du monde, a vu son trafic diminuer fortement (26 millions de tonnes sans le pétrole). Toute l'activité maritime a abandonné les grands bassins et les docks aménagés au siècle dernier en faveur d'installations adaptées aux porte-conteneurs, en aval de Londres, à Tilbury.

 

Le Nouveau Ton De L'urbanisme :

L'originalité de Londres, se situant parmi les grandes métropoles mondiales, réside dans la conjonction d'un savoir-faire financier à l'échelle internationale et d'une intense créativité culturelle et artistique avec la recherche constante d'un art de vivre individuel. Cette dernière préoccupation s'exprime depuis près d'un siècle à travers les réalisations d'urbanisme ; le town planning fait l'objet de nombreux débats publics et de prises de position, comme celle du Prince de Galles dans A Vision of Britain. Durant les années 1950 -1970, une dizaine de new towns ont été réalisée, dans lesquelles vivent et travaillent aujourd'hui 700 000 personnes. Une vaste "ceinture verte " (Green Belt) maintient intacts autour de la capitale forêts et espaces ouverts. Au sein même de Londres, de grandes opérations de réaménagement sont en cours, mettant l'accent sur la qualité des paysages recréés, comme dans les Docklands, l'ancien port de Londres, plus que sur un urbanisme monumental et de prestige. Londres est plus constituée de lieux que de monuments : hauts lieux sportifs comme Epsom, Wembley, Twickenham, Wimbledon, lieux culturels comme Covent Garden, le British Museum, la National Gallery et la Tate Gallery, le Victoria and Albert Museum. Si Londres est devenue le plus important centre d'enseignement supérieur britannique, elle n'a jamais eu le monopole de cette activité, et cette situation illustre bien l'équilibre relatif que la capitale a toujours entretenu avec le reste du territoire. Les enjeux de Londres sont aujourd'hui de renforcer à l'échelle européenne des atouts d'ordre économique incontestables, tout en contribuant à une réelle décentralisation vers les métropoles régionales et en favorisant, par cette déconcentration, l'émergence d'une vaste aire métropolitaine polycentrique englobant près de 20 millions d'habitants du sud-est de l'Angleterre.

 

Les Principaux Monuments :

          Londres est une ville au patrimoine historique et architectural très riche. L’un de ses monuments les plus célèbres est sans conteste la Tour de Londres (XIe siècle), pourvue d'un donjon carré renfermant une chapelle royale. Rebâtie du XIIIe au XIVe siècle, l'abbaye de Westminster est en majorité de style gothique ; quant à la chapelle de Henri VII (achevée en 1519), elle est de style gothique perpendiculaire. Londres possède d'autres belles églises, dont l’église de Saint Bartholomé le Grand (XIIe siècle) et la Cathédrale Saint-Paul (XVIIIe siècle), par C. Wren. Parmi les édifices civils, mentionnons le Guildhall (commencé en 1411), Saint-James Palace (de style Tudor), Kensington Palace (XVIIe siècle), Chiswick House (XVIIIe siècle), Buckingham Palace et le Tower Bridge (construits en 1894). Dans les environs de Londres, Hampton Court Palace (XVIe -XVIIIe) et le Château de Windsor (XIe -XIXe) sont des réalisations remarquables.

          C'est essentiellement par ses musées que Londres est une ville riche en Art ; citons le British Museum, la National Gallery, la Tate Gallery, le Victoria and Albert Museum (arts décoratifs); la Wallace Collection (mobilier et art français des XVIIe et XVIIIe siècles); la National Portrait Gallery ; la Courtauld Institute Gallery (peinture des XIXe et XXe siècles).

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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 20:18

GOURMANDISE ET FOI


Les musées d'art de Paris contiennent les plus belles collections de cadres jamais vues.

 - Humphrey Davy


Le Cercle de la Sorcière est peu présente dans Paris et le pouvoir en place a organisé en moyenne deux réunions par mois, le soir de la pleine lune et plus rarement celui de la lune noire. Si pour eux cela n’avait pas de symbolique pour les Carthien est nul, pour les Acolytes ce sont deux nuits sacrées. Cette « loi » a fait d’elle des exclus de la politique, bien qu’il y ai eu une Acolyte après la révolution, mais au retour de la Lancea Sanctum les réunions eurent lieu lors de leurs nuits de rites. Le seul privilège qui leur est accordé et la gestion d’une partie des bois de Vincennes alors qu’elle avait a proximité de la Cathédral Notre Dame un lieu de culte dédié à Isis. La hiérophante et ses frères et sœurs tournent plus ou moins autour de la scène politique. Le culte d’Isis est le culte prédominent à Paris. Le culte n’attire apparemment que les Nosfératu Mekhet et les rares Gangrels.

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 15:39

ENVIE ET CHARITE


Quand je viens à Paris, il me semble que j'entre dans un asile d'aliénés où les gardiens eux-mêmes seraient fous.

- André Billy

L’Ordo Dracul est très discret et ses membres se font de manières générales discrèts et ont dit qu’il y en a un certain nombre qui ne sont pas connu de la cour. Son membre le plus connu est un viking aux allures tribales du nom de Siegfried qui aurait pu il y a deux milles ans arriver par la seine pour piller par Paris et ses églises, bien que son ressentiment devant l’attitudes des Sanctifiés à l’égard de l’os qu’ils gardent au mépris de leur honneur. Siegfried est le seul membre de sa ligue à posséder un titre, de plus un titre de Conseiller après de nombreuses années comme préfet. Il est souvent en compagnie d’un groupe de Dragon de trois ou quatre membres qui ont étaient accusés à deux reprises par la Lancea de désacralisation de lieu de foi. Le fait est qu’ils ont reçu suite à cette plainte le contrôle du quartier de la tour Saint Jacques rebaptisé par l’Ordo Dracul « la boucherie » et ils ont comme lieu de contrôle et de chasse tout le quatrième arrondissement qui n’est pas un lieu hautement touristique mais très fréquenté, centre névralgique des transports en commun la nuit et donc un lieu de chasse idéal qui attise la jalousie de beaucoup. La question est pourquoi tant de générosité pour un roi qui accepte a peine la Lancea, ignore le Cercle de la Sorcière et qui a même fermé les yeux devant la destruction de Dragons. La question est posée. La responsable des Dragon est une Gangrel du nom de Khana et elle est accompagnée par une représentante de la lignée Mekhet des Mnémosynes. En leur sein siégerait deux Architecte du Monolithe. Il y aurait sept Dragon et pas un de plus, en tout cas officiellement.

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 15:37

Je soussigné, le Chroniqueur officiel du Roy appelé : Le Turc, certifie que ce qui est écrit ici est la seule est unique vérité attesté et certifié par le Roy.

 

- Le Turc, du clan Mekhet et de la lignée des Mnémosynes

 

Bien avant les nuits ou tous les membres de la famille furent libérés du joug de l’Invictus, Paris était déjà depuis des siècles. Le peu de preuves de l’existence d’une organisation familiale au sein de la cour dominé d’une main de fer par l’Invictus. Si des archives sur les périodes précédentes elles ne peuvent se trouver qu’aux mains des anciens despotes du Premier Etat. Cette chronologie bien qu’épurée est le fruit de siècles de travail et sans mes frères de sang je n’aurais pu arriver a cette excellence et je tiens à les remercier de cela.

 

L’Ere des Bâtisseurs

Si Paris ne c’est pas fait en un jour, le Paris que vous admirez aujourd’hui, ses bâtiments, ses monuments datent rarement d’il y a plus de quatre siècle. Les Monuments tel que le Couvent des capucines date de 1604, le Palais du Luxembourg en 1621, l’académie des sciences en 1666, la colonnade du Louvre et bien d’autres ont vu le jour au XVII siècle. Je ne m’étalerais donc pas sur la construction de Paris et de son ère des Bâtisseurs.

 

La Lancea Sanctum, grande intrigante

Ce sont des témoignages écrits entre deux membres important de l’Invictus, l’un de Paris et l’autre d’Auxerre. Ces échanges nous informent d’un échange d’idée pour renverser le roi actuel, mettant en péril un pouvoir décadent. Il n’est pas indiqué le nom de ce Roi mais tout laisse à supposer que c’est lié à l’assassinat le 14 Mai 1610 d’Henry IV, par Ravaillac. L’autre possibilité et qu’ils aient organisé la disparition du souverain de la famille de l’époque ce qui peut sembler plus logique de par le chaos politique qui a faillit mettre a terre l’Invictus. Un membre de l’Ordo Dracul m’a confié une chronique attestant de la perte d’un roi et du « Roi » des rois, sans plus de nom que cela. Ce document témoigne de plus d’un schisme interne et violent au cœur de la Lancea, la déséquilibrant suffisamment pour permettre à l’Invictus de reprendre en main la situation et mettant en défaut les instigateurs. La Lancea se serait divisé en plusieurs « sous-ligues » et ce pour prés de deux cents années. Louis XIII monte sur le trône, il est âgé de neuf ans.

Pour pallier a la prolifération de la racaille au cœur de Paris soit disant organisé par le Mouvement Carthien et la fange des non alignés celons les dire de l’Archevêque de la Lancea Sanctum. Le sujet délicat était l’île aux vaches et d’autres terres plus ou moins immergé dans la seine. La Lancea Sanctum se vit remettre ses terres « ad-vitam æternam » a la seule condition de pallier a cette prolifération. Cette discision resta respecté par le Mouvement Carthien. En 1616 le problème est résolu, les îles sont reliées à l’île Notre Dame, la nouvelle île sera baptisé île Saint Louis.

La Lancea Sanctum se divise vraiment entre les Lazaristes, qui prônent que le premier membre de la famille était Saint Lazare et non Saint Longin qui fut celons eux infant de Lazare, et qu’il a ensuite donné la bénédiction a d’autres mortels méritants. Les Lazaristes rejettent quelques traditions et de nombreuses lois internes aux bénis.

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 14:52
Les vampires existent partout où l’humanité construit des villes. Les communautés de vampires sont donc réparties sur tout le globe et, tandis que leur nombre est généralement proportionnel à celui des êtres sur qui ils s’alimentent, leur population s’avère trop importante pour qu’on puisse facilement la classifier en factions ordonnées. Il est important de noter que, alors que les membres d’une Ligue donnée s’entendent sur certains principes de base et souvent s’allient entre eux contre les rivaux extérieurs au nom de ces principes, la tension et l’hostilité peuvent exister entre les membres d’une même Ligue surout si celle-ci est dominante. L’allégeance d’un vampire à une Ligue est un indicateur de ses croyances politiques, philosophiques ou religieuses, mais toute autre chose est incertaine.

La Camarilla
Par le lointain passé, toute la société vampirique fut unie sous une bannière commune. Cette organisation fut connue sous le nom de "Camarilla", terme correspondant en ancien espagnol à "groupe de puissance" ou à une cabale de conseillers secrets. La force de la Camarilla était incontestée partout où l’Empire romain imposait sa Paix. On suspecte que nombre de coutumes vampiriques qui survivent de cette époque tiendraient leurs racines des structures de la Camarilla, telle la notion de Princes qui régissent des domaines autonomes. Alors que les traces d’un vampirisme préromain sont rares et incertaines, presque toutes les Ligues acceptent l’idée que des vampires ont probablement existé à cette époque. On prétend généralement qu’ils étaient sauvages, monstrueux et complètement désorganisés. Si certains domaines préromains possédaient sûrement des structures autour d’un dirigeant, la Camarilla a été la première forme de Ligue. Mais à cette époque déjà existait d'autres alliances. Le Culte des Augures qui sont tolérés, malgrés qu'ils ne se rangent pas dans la foi officielle. L'Alliance des Immigrants qui réunis la lie de la société romaine qui ne sont pas digne d'être des citoyens de leur origine ou leurs métiers. La Lance sainte qui émane de l'Alliance des immigrants qui réunis les croyants, quelque soit leur croyances d'ailleurs. Alors que l’Empire romain s’effondrait, les structures de la Camarilla se désagrégeaient également. En tant que vampires exigeant du sang de mortels pour survivre, ces créatures ont vu leur évolution suivre les structures des hommes comme base de leurs propres règles. Avec l’Europe réduite en pièces, la société vampirique n’a pu que suivre ce chemin. Mais la nature même des vampires a elle-même accéléré la ruine de la Camarilla. Toujours complotant et se jalousant entre eux, bien peu de vampires qui se sont élevés dans l’ordre social de la Camarilla ont montré des dispositions à l’altruisme ou à la justice. La puissance et les influences pouvant être obtenues en oppressant les siens, la loi du plus fort régnait. C’est sans surprise que des cendres de la Camarilla sont nées plusieurs nouvelles factions, chacune embrassant une politique ou une philosophie différente, soutenues par des anciens bien-pensants et des démagogues charismatiques. Là où une organisation unique avait existé, une poignée de Ligues distinctes a émergé de cet âge sombre. Ce développement a même fixé les normes distinguant une Ligue d ’une société vampirique établie.

Et puis…

Nombre de ces Ligues ont péri aux travers des siècles, détruites en s’opposant à des factions, absorbées par d’autres, pourchassées comme hérétiques ou simplement abandonnées par leurs membres. Les vampires ont longtemps travaillé pour créer les Ligues avec lesquelles ils pourraient réaliser leurs rêves de puissance, mais ils sont toujours restés circonspects sur ce que ces factions exigeraient en retour et sur les limitations imposées par un dogme.Pendant que l’histoire progressait, deux factions de vampires européens ont formé une Alliance proche des deux piliers humains : l’Église et la Noblesse. Ces Ligues ont formé leur propre version de l’équilibre entre la puissance temporelle et spirituelle. La faction de la Lancea Sanctum, proclamant une origine biblique des vampires, a souhaité guider spirituellement les Semblables. Sa contrepartie, connue sous le nom d’Invictus (une référence aux origines romaines du groupe), s’est présentée comme une élite chevaleresque et se veut la noblesse vampirique. Dans les domaines où l’Alliance était puissante, l’Invictus a servi de règle politique pour les vampires tandis que la Lancea Sanctum s’assurait que tous étaient de fervents adorateurs de Dieu, pleinement conscients de la place d’un vampire dans le monde. L’Alliance entre l’Invictus et la Lancea Sanctum était un modèle efficace et s’est facilement camouflée parmi les couches de la société mortelle qu’elle a copiée. Par de nombreuses allégeances à ce modèle, elle s’est rapidement répandue à travers l’Europe.

Cependant, tous les vampires n’ont pas supporté la suprématie de l’Alliance. Beaucoup de vieux domaines vampiriques ont continué de suivre les mêmes rites qu’autrefois et les mythologies préromaines. Par leurs emplacements et leurs opinions trop disparates, ils n’ont jamais constitué de réel contre-pouvoir à l’Alliance des deux Ligues, mais ont empêché l’Alliance de prendre pied dans de nombreux endroits. La magie tirée des vieilles voies a maintenu les miracles sombres de la Lancea Sanctum au rang d’illusions et les païens ont maintenu leurs propres rites dans beaucoup d’endroits. Ces fois survivent, bien que rarement dispensées, mais réellement puissantes et dotées de leurs propres sphères d’influence, unies seulement par une conception générale d’un ancêtre ou d’un géniteur unique de la race des vampires. La Ligue connue sous le nom de Cercle de la Sorcière s’est ainsi basée sur le pouvoir des anciens rites païens.

Une autre Ligue, originaire de l’Europe de l’Est, a prétendu qu’aucun vampire n’avait embrassé son fondateur, mais qu’il avait été abandonné par Dieu. Ainsi rejeté, il est devenu un des damnés. Enseignant une philosophie de transcendance vampirique, cette amorce de Ligue, l’Ordo Dracul, a dérangé l’équilibre des forces entre l’Invictus et la Lancea Sanctum et a utilisé ce déséquilibre pour s’établir. L’idée de transcendance a touché beaucoup de vampires et les idéaux de l’Ordo Dracul se sont répandus rapidement.
Au XVIIIe siècle, d’autres vampires pensèrent que le modèle féodal sur lequel l’Alliance avait établi son pouvoir était anachronique. Le monde mortel construisait de nouvelles formes de gouvernement et de nouveaux modèles sociaux. Beaucoup de jeunes vampires voulaient adapter ceux-ci à la société des damnés. Ces Cartiens ne s’accordent pas toujours sur le meilleur système politique, mais pensent fermement que le mode féodal de gouvernement est périmé. Une telle philosophie trouve une base particulièrement forte dans le Nouveau Monde, dont la souveraineté s’est libérée des modèles féodaux.

En ces nuits...
Les nuits modernes dévoilent un étrange équilibre. Sur le Vieux Continent, beaucoup de domaines honorent toujours la règle de l’Alliance. Ici et là, les petites poches de résistance maintiennent vivaces le Cercle de la Sorcière, alors que l’Ordo Dracul règne toujours en Europe de l’Est. Dans le Nouveau Monde, cependant, la situation est plus disparate, même si la cause du Mouvement Cartien attire de plus en plus, surtout parmi les jeunes, qui n’ont jamais connu le modèle féodal. L’Invictus et la Lancea Sanctum ont toujours le pouvoir d’une manière globale, mais celui-ci s’effiloche. Alors que de nouvelles Ligues se sont formées pour s’opposer aux puissances existantes, la Lancea Sanctum et l’Invictus sont des alliées de circonstance, qui entrent parfois en guerre factieuse. De même, des Ligues apparemment opposées idéologiquement telles que le Cercle de la Sorcière et le Mouvement Cartien enterrent parfois la hache de guerre pour faire cause commune face à l’oppression.

Le monde des vampires est gothique, avec des anachronismes barbares en place souvent depuis des siècles. En même temps, la technologie et la modernité des temps offrent aux esprits rebelles une chance de remplacer et de moderniser les anciennes structures. Le monde est à la fois médiéval et moderne et la société des damnés incarne chaque aspect de ce paradoxe. Occasionnellement, un groupe d’historiens, de conspirateurs ou d’unificateurs tentent de restaurer une Ligue unique sur le modèle de la Camarilla passée. Jusqu’ici, ces efforts ont été condamnés à l’échec, rompant sous le poids de quelque politique à l’âme noble ou corrompue. Mais qui sait, un jour...
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 14:45


Invictus

Vertu : Charité

Vice : Orgueil

Si l'âme est du ressors de la Lance, l'Invictus tend à être Omniscient et omnipotent. L’Invictus est au sommet de la politique de Paris et cela semble être immuable, la révolution n'ayant fait que couper une tête d'une hydre immortelle. Nulle ligue ne peut lui faire de l’ombre. L’Invictus peut avec cette position se donner sans retenue et aider les autres ligues telles des parents avec son enfant. L’Invictus se consacre aux autres sans vraiment rien attendre d’eux. Si les Invaincus doit se fâcher c’est en privant d’Avantage un enfant désobéissant et en valorisant un autre enfant plus méritant. Et ils sont aussi exigeant pour eux mêmes que pour les autres et ne souhaitent que la perfection. Une grande fête le 25 décembre est établie pour fêter la grandeur de la ligue.

Lancea Sanctum

Vertu : Justice

Vice : Avarice

Dans la capitale la Lance de Longinus se substitue à la balance de la justice imposant le testament de Longinus. La Lancea Sanctum est une ligue qui veut se montrer aussi neutre que possible et donc compétent pour rendre justice en toute impartialité. Ils tentent de gommer les inégalités, mais condamne ceux qui refusent de suivre les écrits de Longinus. La difficulté est que L'Invictus dispose de bien trop de pouvoir qui devrait pourtant être placé aux mains des Bénis plus aptes à gérer le pouvoir. Bien que le pouvoir soit matériel soit dangereux, il doit être gérer avec beaucoup de minutie. La Lance pourtant si inabordable habituellement dans Paris sait être présent dans la rue auprès de ceux qui savent être reconnaissant, très reconnaissant en général.

Cercle de la Sorcière

Vertu : Prudence

Vice : Gourmandise

Les Acolytes sont très proches de la vision des Carthiens dans un idéal de société vampirique. Ce qui est facile à comprendre, ils ont peu ou pas d'Influence et la Lancea Sanctum s'escrime à que cela reste ainsi. A la différence des Carthiens, les Acolytes agissent en général avec sagesse, gardant un certain recule. Le Cercle fait partit des trois ligues qui sont depuis toujours présent à Paris. Ils mènent une lutte de tout instant, pour ne pas perdre le peu de pouvoir qu'ils ont. Ils ne luttent pas aveuglés par la rage, mais par le sentiment profond qu'ils agissent pour rééquilibrer les forces et prendre ce qui leur revient de droit. Les Acolytes ne sont pas les derniers à prendre les armes et le sacrifice utile fait partie de leur style de vie. La première résistance est souvent le braconnage dans toutes les paroisses de l'Invictus, souvent bien plus souvent qu'un véritable besoin.

Mouvement Carthien

Vertu : Foi

Vice : Colère

Une ligue belligérante qui faillit il y a moins de trois cents ans raser la Lancea Sanctum et l'Invictus en guidant la révolution sur leurs ennemis. Aujourd'hui la ligue ne vit plus que de quelques "jacqueries" qui continuent de réduire le nombre de Carthiens. Ils ont la foi dans la devise de la République française (liberté, égalité, fraternité). Ils portent cette devise comme d’autres portent des bombes. Le Mouvement Carthien se montre hostile et vindicatif envers tout les stigmates du pouvoir, un peu moins vers leur représentant. Ils font beaucoup de bruit pour être entendu, mais les véritables activités eux, sont bien cachés dans l'ombre.

Ordo Dracul

Vertu : Tempérance

Vice : Paresse

L'Ordre du Dragon profite de la guerre froide entre la Lance et le Cercle et pourrait arbitrer le tout et cela pourrait devenir réalité, mais les bénis sont peut désireux de partager leur pouvoir. Dans l'ensemble les Dragons gardent une saine distance. Le peu de pouvoir qu'ils ont leur suffit. L'Ordo évite de manière générale les engrenages de la politique qui exige trop de tensions. Les Dragons ne s'engagent que dans des situations ou l'Ordo peut être gagnant d'autre chose qu'un pouvoir qui les mettrait trop à la lumière. Le sens de l'organisation et de réduire au maximum les efforts. Les Dragons ne sont pas non plus des Anges, la manipulation, la trahison et la violence sont des outils nécessaires.

Indépendant

Vertu : Persévérance.

Vice : Luxure.

Comme la majorité des cités dominés par la despotique Invictus, les indépendant doivent toujours redoubler d'efforts pour garder leur indépendance. L'Indépendance fait d'eux aussi trop souvent des victimes de la Maison Machten qui les assimile avec trop de facilité avec les Carthiens. Ils n'ont pas vraiment tors puisque beaucoup de Carthiens préfèrent se déclarer indépendants que membres du mouvement au risque de finir dans les catacombes écartelés. Les indépendants ont soif de sang, de vie ou tout de moins d’une intense non-vie.

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 14:36

Tumultes à Paris

 

Quelques années plus tard, les Toréadors de France ne purent empêcher le pape Alexandre II de donner son accord aux Normands pour l'assaut contre l'Angleterre. En 1066, les hommes de Guillaume débarquèrent à Pevensey et gagnèrent la bataille de Hastings. A Noël, Guillaume fut sacré roi d'Angleterre : les Ventrues de Garibald bénéficiaient d'un soutien inespéré dans leur lutte contre Alexandre et Saviarre. Les Brujahs de Quintilius firent à nouveau parler d'eux en investissant Paris. Pendant plusieurs mois, la ville fut particulièrement dangereuse pour les membres de la Cour. Deux Toréadors périrent sous les coups des hommes de Quintilius mais cela ne suffit pas à déstabiliser la Cour, loin de là. Par contre, le soulèvement de Louis de Beaurain et d'Orry du Clan Brujah fit grand bruit. Retirés depuis plusieurs semaines, ils avaient accumulé suffisamment de forces et d'informations pour menacer Saviarre et Alexandre. C'est au cours d'un trajet souterrain entre les anciennes thermes romaines et les sous-sols du palais royal que l'assaut eut lieu. Goules et vampires luttèrent pendant plus d'une heure contre des caïnites inconnus pendant que Louis faisait irruption dans la salle de réception des thermes. Alexandre et Saviarre furent repoussés jusqu'à leur refuge du palais et fuirent jusqu'au cimetière des Saints Innocents, couverts par les Nosferatus de Guillaume. Orry fut démembré par ces mêmes Nosferatus au cours des combats. Pendant ce temps, Louis fuit et tenta de rallier à sa cause ses frères Toréadors. Il tint près de deux semines avec de jeunes Toréadors et quelques Ventrues ambitieux mais la riposte de Saviarre fut sans appel. Elle rappela ses Fidèles de Normandie et les lâcha dans les souterrains avec pour ordre d'abattre tous ceux qui ne répondraient par l'affirmative à " Dieu, Alexandre et le roi de France pour maîtres de Paris ". Le carnage fut retentissant et Saviarre vida de son sang l'imprudent Louis non sans s'être assurée que cette Amaranthe soit vue de tous et puisse servir d'exemple. La salle des thermes acquit le sobriquet peu usité de Chambre des Cendres, eu égard aux débris pulvérulents des vampires assassinés qui en jonchaient le sol. C'est à ce moment que Saviarre étreignit Gonzague, son conseiller religieux qui n'avait pas hésité à offrir son corps comme rempart contre les griffes des assaillants.

 

Les lumières de Paris attirent les foules

 

Les tensions internes à la Cour laissèrent le temps aux opposants de la Cour de s'organiser. Les Brujahs de Quintilius s'implantèrent dans le commerce tandis que les Lasombras réitérèrent discrètement leur tentative de prise de contrôle de Paris. Avec une méfiance, une discrétion et une courtoisie à toute épreuve, cette fois. Le Magister Quintavallis fut envoyé au plus fort de la guerre contre la Normandie, en 1057, et s'installa à l'est de la capitale. Il se fit passer pour le seigneur des lieux en supprimant tout l'entourage proche du châtelain et en y plaçant goules et infants. Ses objectifs étaient simples : retrouver son influence sur l'église et contrer les efforts de Gonzague, l'infant de Saviarre. Les Flandres et la Champagne se profilaient comme de futures contrées commerciales et attirèrent les Ravnos et les Ventrues de moindre condition ayant sacrifié leur noblesse pour le commerce. Dans le royaume de France même naquit une faction " populaire " opposée au régime de Saviarre, les Mains Sales, une congrégation de Gangrels, Nosferatus, Ravnos ainsi que quelques Sethites qui cherchait à contrer par tous les moyens les plans de la Cour, quels qu'ils fussent. Cette faction n'avait guère d'influence au niveau du royaume mais entretenait les frictions, les risques au cours des trajets ainsi que la divulgation d'informations aux ennemis. L'infant de Sigebert, Richard de Yerville, étreint en 1042, lutta contre ce ramassis de contestataires. Bien sûr, la Cour restait partagée et l'inertie d'Alexandre ne contribuait en rien à éclaircir la situation.

 

Saviarre, reine de France ?

 

Dès lors, les apparitions d'Alexandre furent exceptionnelles et c'est Saviarre qui donnait le ton à la Grande Cour de Paris. Elle fit aménager de nouveaux sites de réunion et aux traditionnels souterrains des thermes de Cluny et du palais royal sur l'île de la Cité vinrent s'ajouter la salle de conseil des Champeaux, située dans plusieurs maisons cossues au nord du marché des Halles, la bibliothèque de Saint Eustache et les voûtes de l'hôtel Saint Hilaire, sur la rive gauche. Elle confia officiellement à son infant Gonzague la direction des affaires religieuses et entra en contact avec des Ventrues commerçants qui avaient choisi Paris comme base de négoce. Bien que souffrant du mépris à peine dissimulé des Ventrues de la Cour, Baptiste et Felip de Lombardie se montrèrent de plus en plus souvent à la salle des Champeaux. Conrad d'Aunoi, fidèle à Saviarre fit de Théodule son infant et le plaça sur la rive gauche, à l'affût du monde universitaire et des Brujahs de Septimus. Guillaume, toujours transi d'amour pour sa reine, se dévouait pour sa cause sans répit et rallia une partie des Nosferatus de Paris sous sa bannière . Il constituèrent la faction des Fidèles, même dénomination que celle utilisée pour les servants de Saviarre infiltrés en Normandie mais teintée d'ironie. Cassius conscient de manquer perpétuellement d'ambition aux moments clés de l'histoire de Paris attisa le mouvement de contestation à l'encontre de Saviarre et mobilisa les quelques Nosferatus et Malkavians qui l'écoutaient encore. Les Toréadors refusèrent de s'allier à un homme prêt à recourir aux services des Rats et des Déments pour assouvir ses désirs et poursuivirent seuls leurs intrigues intestines. Les Gangrels Simon et Schreier s'éloignèrent progressivement de la Cour et de Paris pour s'intéresser à l'accélération de la déforestation. Simon quitta la ville et partit dans toute l'Europe afin de savoir ce que cela présageait pour la suite : il pressentait déjà l'explosion urbaine du XII° siècle. Son infant Schreier le représentait à la Cour mais, nostalgique de sa condition humaine, préféra s'installer en ville et se mêler aux mortels tant que cela serait possible. Thibaud offrit deux nouveaux vampires à la Cour en 1064 et en 1072 : Marion et Brice. Brice, un clerc de l'université était promis à un brillant avenir de médecin tandis que Marion s'avérait fort habile dans l'obtention d'informations auprès des riches nobles et bourgeois mâles. Saviarre vit d'un mauvais oeil un caïnite aussi prolifique et hostile de surcroît. Elle ne pouvait toutefois pas désobéir aux bénédictions formelles d'Alexandre qui désirait satisfaire un des ses plus fidèles alliés. Les Toréadors continuèrent de placer leurs éléments dans les rangs de l'église mais également dans les maîtrises et les jurandes que l'on appellera plus tard les corporations de métier. Non contents d'avoir un droit de regard sur les décisions des prêtres-cardinaux administrant les paroisses parisiennes, ils déployaient également leur talent à penser une nouvelle forme d'art architectural qui supplanterait la simplicité primitive de l'art roman. Parmi tous les Toréadors se distinguèrent Achard et son infant Baudoin qui s'opposaient de manière officieuse à la maîtrise de l'église par Saviarre et Gonzague. Juste, du clan de la Rose, fit également parler de lui quand il apparut à la Cour en présentant son Chef d'œuvre, un hommage à l'amour défunt d'Alexandre : une rose taillée dans du cristal de roche. L'allusion fit frémir les Ventrues qui craignirent la colère de leur ancien mais Saviarre se contenta de féliciter froidement l'artiste. Les Toréadors applaudirent à deux mains, sincèrement touchés par la beauté de l'oeuvre ou amusés par le courage du jeune sculpteur.

 

L'appel à la croisade

 

Mais éloignons nous quelque peu de notre petit royaume de France et allons promener notre regard sur les murailles blanchies par le soleil des forteresses de Terre Sainte. Le tombeau du Christ réside bien sûr à Jérusalem et la ville est la destination de choix des pèlerins de toute la chrétienté. Les Turcs Seldjoukides musulmans envahirent la Syrie et la Palestine au milieu du XI° siècle et prirent Jérusalem en 1078, rendant les pèlerinages hasardeux. La papauté suscita un fort engouement populaire en fustigeant les hérétiques qui osaient soustraire le tombeau du Christ au regard des fidèles. Les velléités expansionnistes des états pontificaux s'accordaient avec les vues du Clan Lasombra dont les membres chrétiens appuyèrent l'appel aux armes. Outre la propagation de l'idéal chrétien, il s'agissait également de profiter des terres et des richesses que la conquête ne manquerait pas d'offrir aux courageux. A une époque où les villes et le commerce sont en plein développement, l'attrait de l'Orient ne pouvait laisser personne indifférent. Le 27 novembre 1095, dans un champ, au pied des remparts de Saint-Etienne, le pape Urbain II encouragea laïcs et ecclésiastiques réunis à l'occasion d'un concile à prendre les armes pour libérer les lieux saints et secourir les chrétiens d'Orient. En masse, les hommes s'ornèrent de la croix d'étoffe et devinrent les croisés, jouissant de l'indulgence plénière décidée par le pape. Les évêques portèrent le message d'Urbain II partout en Europe et les foules se rallièrent à leurs chefs de guerre pour mener croisade.

 

L'avis des Clans sur la croisade

 

Les Lasombras de Quintavallis supportèrent évidemment la croisade qui faisait écho à la reconquista espagnole opposant la chrétienté aux arabes. Mais la situation précaire du Clan à Paris nécessitait toute l'attention du Magister. Sa suite resta donc en France, suivant de loin l'évolution de leurs frères. Saviarre approuvait également la Croisade mais ne désirait pas y investir ses forces pour l'instant ; les déboires du roi Philippe I° étaient au centre de toutes les conversations et le Clan parisien ne pouvait pas se permettre de se disperser. En effet, Philippe, qui avait combattu la Normandie au cours des dernières années, avait été excommunié par Urbain II pour avoir répudié sa femme, compromettant sa participation à la croisade. Alors que toute l'Europe se ralliait sous la croix et convoitait les richesses orientales, les chevaliers français restèrent au pays, terriblement frustrés. Les Ventrues étaient ulcérés par la décision du pape et la réaction du roi. Thibaud était d'avis d'envoyer malgré tout des troupes sous le commandement d'un noble de bonne réputation mais Sigebert s'y opposa : trop de risques. Certains Brujahs de la cité quittèrent le royaume de France pour rejoindre les troupes quelque peu désordonnées de Robert de Flandres ou de Godefroy de Bouillon. Lors de la prise de Jérusalem en 1099, tous à la Grande Cour avaient le sentiment amer d'avoir manqué un important tournant de l'histoire : Paris et sa noblesse, humaine ou vampirique, n'avaient pas été capables de se s'unir contre la menace musulmane ni de brandir haut la croix au dessus des champs de bataille. Les Etats Latins d'Orient, Jérusalem, Antioche, Tripoli, Edesse, se construisaient sans représentant de la Cour. Même Alexandre signifia son mécontentement et imputa, à tort, la responsabilité de cet échec à Ecliastus, son vieil ennemi Lasombra.

 

C'est à la fin de la croisades qu'arrivèrent des émissaires Tremeres à la Cour de Paris. Alexandre tint à s'entretenir personnellement avec eux et celui qui les présentait, un certain Vaclav. Tous semblaient revenir d'Orient et à l'issue de leur entretien, Alexandre accorda au Clan Tremere le droit de s'installer dans une abbaye bénédictine à proximité de Paris. Nul ne sut les véritables motivations d'Alexandre. S'agissait-il de suivre la politique du Clan Ventrue d'Allemagne qui avait déjà pactisé avec les Usurpateurs ou bien seulement d'intérêts personnels ? Quoiqu'il en soit, cette installation inopinée sans concertation constitua un nouveau motif de récrimination à l'égard du prince de Paris.

 

Le règne de Louis VI le Gros : le royaume de France retrouve son prestige

 

A la mort de Philippe I°, son fils Louis VI prit la succession et libéra l'Ile de France de la menace des seigneurs pillards (Bouchard de Montmorency, Hugues de Puiset, le Sire de Monthléry). Richard de Yerville s'investit dans cette tâche avec zèle et fit d'Enguerrand, un lieutenant, sa goule. Certaines bandes armées étaient menées par un ou plusieurs Brujahs et, bien que les brigands aient été mis hors d'état de nuire, il subsiste une tradition de banditisme chez les Brujahs solitaires gravitant autour de la cité. Baptiste, Ventrue commerçant, requit d'ailleurs l'aide des hommes de Richard contre une bande de jeunes vampires qui harcelaient les convois. Les expéditions et surveillances furent sans succès et nul ne sait s'il s'agit de Brujahs, Gangrels ou Ravnos. Achard et Baudoin, leur influence ecclésiastique bien assise, observèrent se développer la fructueuse relation entre le roi Louis VI et l'abbé Suger, évêque de Saint Denis. Ensemble, ils introduisirent dans le royaume les germes d'une forme d'humanisme et de liberté dignes des Anciens. Les Brujahs de Septimus furent très sensibles à cette initiative et soumirent constamment leurs propositions aux plus hautes autorités en espérant voir leurs projets retenus. Il fit également la joie des Ventrues commerçants, des Nosferatus et des citadins en général en attribuant aux villes un statut particulier, les libérant du joug de la féodalité traditionnelle. Enfin, il permit aux paysans de fonder des communautés rurales. Cette accélération du processus d'urbanisation inquiéta les Gangrels qui virent se creuser le fossé entre les hommes et les Bêtes qu'ils étaient. Schreier convoqua une importante assemblée en 1122 portant sur l'attitude des Gangrels de France par rapport à la politique de Louis VI. Bien que quelques Gangrels apportèrent des arguments nuancés et renseignés sur la question, beaucoup accusèrent Schreier de se préoccuper de trop près des affaires de la ville et des hommes. Il perdit beaucoup de son prestige au cours de cette nuit mais quelques-uns des Gangrels les plus investis dans la vie de Paris poursuivirent la réflexion.

 

Parallèlement, Louis VI poursuivait le combat de ses pères contre la Normandie, sans succès et la paix fut conclue en 1119. L'empereur Henri V d'Allemagne, allié du roi d'Angleterre, ne laissa pas de répit à Louis VI et projeta d'envahir le royaume de France. Derrière lui, plusieurs Brujahs dont Erchinoald qui n'avait jamais vraiment quitté du regard les progrès de son ami Garibald de Normandie. Le vieux motif de la vengeance à l'encontre d'Alexandre s'était apaisé et sa colère s'était tarie ; c'est en politicien qu'il suivit de très près la progression des forces allemandes. Heinrich de Cologne fit même le trajet jusqu'en Champagne afin de renouer les liens entre Garibald et Erchinoald. Cette alliance déplut quelque peu aux compagnons du Brujah, des guerriers allemands et slaves pour la plupart, peu enclins à s'adonner aux subtilités de la diplomatie.

 

La grande mobilisation

 

Saviarre vit se former autour du royaume un étau dont nul ne pourrait affirmer qu'il ne se refermerait pas un jour sur Paris. Normands et Allemands, des caïnites puissants, ennemis d'Alexandre depuis plusieurs siècles, tout cela ne présageait rien de bon. Heureusement, Louis VI se montra à la hauteur de la tâche et mobilisa ses vassaux contre l'empereur d'Allemagne. Afin de soutenir cette louable initiative, Saviarre et Sigebert envoyèrent des messagers aux princes de tous les domaines avoisinants afin de solliciter leur approbation et leur aide. Gigues de Colmar, infant de Thibaud, essaya, avec l'aide de Guillaume du Clan Nosferatu de contacter le plus grand nombre de caïnites parisiens. Ils espéraient ainsi diffuser au maximum l'appel à la fidélité exprimé conjointement par Louis VI et Saviarre. Tous ne répondirent pas et si Cassius faisait son possible pour obéir à Saviarre malgré une animosité à son encontre qu'il ne parvenait plus à dissimuler, ses propres alliés Malkavians et Nosferatus se dérobèrent. Les Toréadors envoyèrent également de nombreux messagers et, à la surprise de beaucoup de Ventrues, ne firent pas trop de difficultés à suivre les consignes émanant des hautes sphères de la Cour. Après des années de guerres oratoires et de batailles où seuls les cœurs étaient pris et les réputations s'effondraient, le Clan de la Rose sentit l'urgence de s'en remettre au jugement de la " Régente " comme certains l'appelaient alors. Alexandre disparut purement et simplement pendant de longs mois, sans que personne ne sache si Saviarre elle-même avait la moindre idée d'où se trouvait le maître de la Cour. Alexandre réapparut quelques jours avant le retrait pacifique des troupes d'Henri V : les vassaux de Louis VI avaient reconnu son autorité et l'avaient soutenu face à son rival. Saviarre avait fait montre d'une subtilité à tout épreuve. Après réflexion, il apparut à certains que les efforts déployés par la comtesse pour toucher l'opinion des grands féodaux et des princes caïnites résultaient d'une surestimation des enjeux du conflit. Pourquoi un tel branle-bas de combat alors que les vassaux semblaient décidés à soutenir leur roi quoiqu'il en soit ? La réponse ne vint que plus tard. Saviarre était parvenue à faire sentir dans tous les coins du royaume, et même chez ses voisins, que la Grande Cour était la structure vampirique la plus importante d'Europe occidentale. Elle s'était révélée à tous comme la femme associée au destin des rois, le point central de la politique d'un royaume de France qui devenait confiant. Avec la reconnaissance de Louis VI par les mortels, c'était implicitement la Grande Cour qui bénéficiait de l'aura de puissance des capétiens. En cela, le travail de la comtesse exauçait tous les voeux d'Alexandre qui avait toujours voulu s'assimiler à la royauté de France. Les esprits les plus subtils de la Cour crurent voir transparaître dans cette manipulation la signature du roi Ventrue, plus calculateur que jamais, qui se dissimulait derrière une poupée intransigeante. N'avait-il pas quitté la Cour au cœur de la tempête pour revenir alors que la reddition des Allemands était acquise ?

 

Louis VI le Gros unit son fils Louis VII à Alienor d'Aquitaine car il craignait l'alliance de Mathilde, héritière de la couronne d'Angleterre, avec Geoffroy Plantagenêt, comte d'Anjou, du Maine et du Poitou. Garibald, bien que satisfait de ce mariage fructueux pour l'Angleterre, eut quelques soucis par ailleurs. Il fut victime d'une cabale orchestrée par les Fidèles de Saviarre : trahi par plusieurs de ses proches, Garibald fut contraint de fuir la Normandie pour un temps, protégé par une escouade de goules et de jeunes Ventrues en armes. Il s'enfonça en Bretagne pendant plusieurs mois et maintint le contact avec son état-major par l'intermédiaires de commis liés par le sang. Les Fidèles retrouvèrent la cache de Garibald et donnèrent l'assaut. Il en réchappa et perça le coeur d'Edelinne, l'infante de Saviarre. Quand il retourna en ville, il fit brûler vif plusieurs traîtres, dénoncés de manière plus ou moins justifiée, et envoya la natte d'Edelinne à la Cour de Paris. La douleur de la comtesse éclata et pour la première fois, elle laissa percer un visage humain que presque personne ne lui connaissait.

 

Certains membres de la Cour, surtout du Clan Toreador profitèrent de cet événement pour accélérer leurs propres projets. Théodule, infant de Conrad dut ainsi résister à l'influence de Baudoin sur les milieux intellectuels. L'église essayait de maintenir sa mainmise sur la pensée laïque mais Septimus soutint largement Théodule, au nom de ses antiques idéaux philosophiques. Parallèlement, Lore de Chartres, du Clan Malkavien fut introduite à la Cour par Cassius. Il la présenta comme une grande connaisseuse des pays du sud et une voyageuse émérite, versée dans les arts astrologiques et les augures. Par respect pour le chambellan d'Alexandre, les Ventrues acceptèrent la nouvelle venue. Les Toréadors, par contre, ne manquèrent pas de fustiger les écarts de langage et les habitudes vestimentaires excentriques de Lore. De plus, son engouement naïf pour les affaires de la politique et certaines de ses péroraisons pseudo-occultes sur le devenir du royaume achevèrent de discréditer la Malkavienne.

 

Un coup contesté : " l'assassinat " de Baudoin

 

Saviarre se releva après l'épreuve qu'elle avait traversée et constata la liberté qu'avait acquise les membres les plus contestataires de la Cour. Elle demanda à Sigebert et à Conrad de raffermir les relations avec le Clan Toréador quitte à faire quelques exemples de manière parfaitement détournée. En 1125, Baudoin, l'infant d'Achard pâtit de cette volonté de Saviarre. Le Toréador fut attiré dans un piège orchestré par Gonzague, Guillaume et Sigebert. Après un travail d'observation et la révélation de quelques informations choisies auprès des autorités ecclésiastiques mortelles, le refuge de Baudoin à Saint Denis fut découvert. Le vampire extirpé de son cercueil s'embrasa à la lumière du soleil. Officiellement, Baudoin avait commis une erreur et son destin était le résultat de sa propre incompétence, à laquelle venait peut-être s'ajouter celle de son sire Achard, qui n'avait pas été capable de l'éduquer convenablement. Le discrédit au sein de la communauté vampirique de Paris était jeté sur un représentant respecté du Clan de a Rose. Tout le monde connaissait l'opposition ecclésiastique entre Achard et Saviarre. Ce couple " uni par l'Eglise, opposé par le Clan " avait la réputation d'être courtois et mesuré dans son affrontement feutré et beaucoup furent choqués par la décision radicale de Saviarre. Après ces événements, Achard ne fit rien qui put gêner la Comtesse. Il semblait conserver en lui toute sa rage et sa déception. Lore de Chatres prédit qu'un jour Achard serait " à la tête d'une mouvante forêt de croix, crachant les flammes rédemptrices qui consument ses frères caïnites ". Gigues de Colmar, le Ventrue chargé des relations entre les Clans dans Paris eut fort à faire avec cette histoire. Les remous de contestation et de désapprobation menacèrent de scinder la Cour mais la tempête se calma et Saviarre ne commandita plus de crime de cet ordre. Si les tensions étaient encore montées d'un cran, l'équilibre se maintenait.

 

 

 

Thibaud organise sa sécession

 

En 1131, Louis VII le Jeune fut sacré roi de France et fit de sa femme Aliénor d'Aquitaine la première dame du royaume. Il poursuivit ainsi l'oeuvre de son père et ajouta à ses possessions une partie du midi et de l'ouest de la France. Soutenu par les Ventrues d'Alexandre, Louis VII se distingua par sa volonté de réformer la féodalité telle qu'elle était pratiquée, de singulariser le statut des villes et de favoriser l'émancipation des communautés rurales. Les Ventrues commerçants acquirent un réel pouvoir à la Cour et les interlocuteurs de Saviarre se firent plus nombreux. Un conseil de caïnites vivant du négoce se forma, dirigé par Baptiste et Felip de Lombardie. Le conseil des Négociants se réunissait dans des locaux adjacents à ceux de la Cour, non loin de la salle des Champeaux. Les deux Ventrues furent même rejoints par Barzalomeus du Clan Lasombra. Cette arrivée inattendue provoqua l'indignation des plus anciens Ventrues qui se remémoraient la lutte conte Ecliastus. Alexandre s'inquiéta même du retour des Magisters dans les affaires de la Cour mais Saviarre promit de conserver un oeil sur eux. Cassius, bien que peu organisé et en proie à des sautes d'humeur, s'entoura de quelques caïnites opposés au régime de Saviarre. Thibaud et lui développèrent leurs relations auprès des Nosferatus non affiliés aux " Fidèles " et esquissèrent le premier pas vers les Lasombras. Bien vite, ils découvrirent l'existence de Quintavallis et de ses gens qui observaient l'évolution de la Cour parisienne. De manière informelle, les deux factions espéraient aboutir à une alliance visant à déstabiliser Saviarre et son mentor Alexandre.

 

Les premiers déboires du royaume avec l'Eglise

 

Les Toréadors s'enthousiasmèrent pour le noble descendant de Louis VI qui avait eu la sagesse de préférer les conseils de l'abbé Suger, l'ami de son père, à ceux de sa propre mère. Toutefois, sa politique religieuse visant à promouvoir la famille royale déplut au pape Innocent II qui voyait là une diminution de son pouvoir sur le royaume de France. Gonzague fut incapable d'empêcher les représailles pontificales lorsque Luis VII refusa de soutenir le protégé du pape pour l'accession à l'archevêché de Bourges et le royaume tomba sous le coup de l'excommunication en 1141. Les Toréadors pointèrent un doigt rageur vers Saviarre, elle qui avait fait supprimer Baudoin éloignait la Cour de l'Eglise. Achard quitta Paris pendant plusieurs mois et voyagea vraisemblablement en Lombardie et aux limites du Saint Empire Romain Germanique. Quand il revint au royaume, il ne parut plus à la Cour mais semblait disposer de nouveaux alliés au sein du clergé. Afin de se réconcilier avec l'Eglise, Louis VII accepta de participer à la deuxième croisade de 1146. Décidée par le pape Eugène III et bénéficiant des prédications de Bernard de Clairvaux, la croisade française partit en juin 1147 et suivit de près l'armée de Conrad III du Saint Empire Romain Germanique. Saviarre ne put empêcher les Ventrues, les Toréadors et les Brujahs de prendre la croix et les armes pour sauver les terres chrétiennes d'Orient qui subissaient à nouveau les assauts des Turcs. Thibaud, Conrad, Richard de Yerville et même Septimus suivirent le roi dans ses pérégrinations, en quête de combats, de richesse ou de nouveauté. En tous cas, Saviarre devait faire des concessions et accepter que la Cour se disperse pour que ses membres se calment. Plusieurs dizaines de caïnites des environs de Paris partirent en Orient pour découvrir les mystères auxquels ils n'avaient pu goûter un demi-siècle auparavant. La direction du royaume fut déléguée à l'abbé Suger et les Toréadors essayèrent alors de tirer profit de cette situation, sans succès. Ce fut surtout Marion, infante de Thibaud, qui tira son épingle du jeu en nouant des contacts étroits avec le Clan Lasombra. Elles se lia d'amitié avec Giannis de Licatia, infant de Quintavallis, et offrit d'importantes opportunités aux Magisters en s'appuyant notamment sur les relations de Gigues qui connaissait Paris aussi bien que les Nosferatus hantant ses catacombes. Quintavallis disposa ainsi de ses premières entrées dans le monde ecclésiastique.

 

 

 

 

La deuxième croisade

 

 

La cabale de Thibaud et de Quintavallis prend forme

 

La croisade s'avéra être un échec et nombre de caïnites revinrent furieux en fustigeant le destin et les maudits Assamites qu'ils avaient découvert dans les terres arides de l'est. Les pertes avaient été non négligeables et Saviarre en profita pour réaffirmer sa méfiance vis à vis des entreprises hâtives. Mais Louis VII n'arrêta pas là son action visant à se racheter auprès du Saint Siège et soutint le pape dans sa lutte contre l'empereur Frédéric I° Barberousse. Le prestige que gagna le royaume le royaume fut tout juste bon à réhabiliter le roi face aux autorités ecclésiastiques mais ne déboucha sur rien de concret. Un règne brillant commençait à s'enliser à cause d'initiatives déplacées. Pendant ce temps, la Cour bougeait. Gigues et Marion s'allièrent avec les Lasombras de Quintavallis afin de renverser Saviarre et de jeter Alexandre au pied de son trône. Giannis de Licatia, ami de Marion, était de loin le plus virulent et le plus volontaire. Son sire Quintavallis dut le sermonner plusieurs fois et lui rappeler que la position du Clan à Paris était délicate : il fallait se concentrer sur l'appareil religieux. Malgré ces exhortations au calme, Giannis prit contact avec Barzalomeus et, ensemble, mirent sur pied le projet de maîtriser les voies commerciales des Flandres et des foires de Champagne. La frange artistique des Toréadors était en pleine ébullition, passionnée par la métamorphose de l'art religieux. La perspective de construire le plus fabuleux édifice du royaume au cœur de Paris souda les rangs des Artisans : Notre Dame germait dans des esprits audacieux et plusieurs Toréadors s'investirent dans ce projet titanesque. Yehudis, jusqu'alors peu investi en politique, devint plus présent à la Cour et apparut accompagné de deux architectes, Osbert, un Toréador anglais et Honfroi, un mortel talentueux et téméraire dont Yehudis avait fait sa goule.

 

La guerre contre l'Angleterre fait rage

 

En 1152, Louis VII acheva de jeter le trouble dans le royaume en se séparant de la subtile Aliénor. Cette fatale erreur coûta fort cher au royaume de France. Impuissants, les Ventrues de Paris virent s'échapper le domaine d'Aquitaine qui retomba entre les mains de Henri II d'Angleterre, l'homme qu'elle épousa dans l'année. Les Lasombras et les Ventrues de Normandie firent jouer tous leurs appuis pour faire condamner l'acte de Louis par l'Eglise mais les hommes de Fabrizo Ulfila limitèrent les dégâts. Garibald, rendu encore plus agressif après la tentative d'assassinat qu'il avait subie, vit le royaume de France fragilisé et l'Angleterre en pleine ascension : il était l'heure d'agir. Les Ventrues d'Angleterre affluèrent en Normandie et en Aquitaine, rejoints par des vampires français qui sentaient le vent tourner. Kulpa le Grinçant prit la direction des opérations en Aquitaine tandis que Heinrich de Cologne restait auprès de son maître, à Caen. Les Fidèles de Saviarre luttèrent pied à pied avec les Gangrels ralliés à la cause anglaise qui avaient eu vent de leur existence. Un Gangrel du nom de Drzislav, originaire de Hongrie, se fit connaître pour être le Tueur de Vampires le plus craint des forêts normandes. A la fin du règne de Louis VII en 1180, pas moins de 12 Fidèles étaient tombés sous ses coups. Pendant près de trente années, Louis VI s'efforça de reconquérir l'Aquitaine. Richard de Yerville et Enguerrand, étreint en 1153, ne virent pas s'élever les premiers éléments de Notre Dame, sur l'Ile de la Cité, occupés qu'ils étaient à battre le royaume entre Aquitaine et Normandie pour combattre les Ventrues de Garibald. Profitant du conflit, Erchinoald envoya plusieurs de ses agents à Paris afin d'évaluer les possibilités d'insurrection. L'émissaire principal, infant d'Erchinoald, se nommait Kulin et rencontra Quintavallis auquel il proposa une alliance. Thibaud fut mis au courant et n'apprécia pas l'arrivée du Brujah, surtout un fils d'Erchinoald. Afin de préserver les relations entre Clans, Quintavalis n'accéda pas à la requête de Kulin. Ce dernier ne se démonta pas et s'installa à Paris.

 

Les Tremeres furent chassés de leur abbaye par un mouvement spontané. Alexandre fut accusé d'abriter dans sa cité des sorciers qui corrompaient le Sang à leurs propres fins. Saviarre ne fit aucun commentaire et se concentra sur la guerre contre l'Angleterre. Suspectant les activités de Thibaud et de Gigues, elle séduisit Guillaume et le lia par le sang. Totalement dévoué à sa dame, le Nosferatu enquêta sur le complot mené par le Ventrue et Quintavallis sans en connaître les tenants et les aboutissants.

 

L'énigme Tremere

 

Alors que la nouvelle de la diablerie perpétrée par Tremere à l'encontre de Saulot se répandait comme une traînée de poudre dans toute l'Europe occidentale, Alexandre paraissait étonnamment clément à l'encontre des Usurpateurs. Leur expulsion, initiative contestataire, constitua surtout une manière de manifester contre les décisions du Prince plutôt qu'une volonté réelle de détruire le Clan Tremere de Paris. De toute manière, Alexandre préféra sacrifier la Fondation en place plutôt que de donner à ses détracteurs un motif suffisant pour déstabiliser l'ensemble de la Cour. En jetant quelques sorciers en pâture à la vindicte populaire, il calmait les esprits sans pour autant tirer un trait sur ses relations privilégiées avec certains membres du Clan Tremere. Et pour cause, Alexandre fut rapidement contacté par Goratrix, le vampire arriviste principal instigateur de la transformation des Magi. A l'écart des regards et des soupçons de la Cour, Alexandre et Goratrix s'entretinrent longuement, presque ouvertement et énoncèrent leurs souhaits concernant le futur du Clan. Un aspect depuis longtemps effacé de la personnalité d'Alexandre refit surface : son intérêt pour les manipulations magiques, hérité d'un passé qui avait fait de lui un adepte éclairé de certaines de ces pratiques. Sans faire part à Alexandre de son désir de faire de la Maison Tremere un clan à part entière dans les délais les plus brefs, il lui affirma sans détour sa volonté d'être intégré aux affaires du royaume et de Paris en particulier. Cette conversation se prolongea au cours de plusieurs nuits et déboucha sur un compromis qui, s'il était satisfaisant aux yeux d'Alexandre, aurait sans doute provoqué un soulèvement sans précédent dans la Grande Cour. Le Prince reconnut à la Maison Tremere une existence comme Clan, jouissant en cela des prérogatives qui lui étaient dues et toléra l'implantation d'une fondation dans les murs de la cité. Toutefois, compte tenu de la situation encore précaire du Clan, cet arrangement devait rester secret jusqu'à nouvel ordre : la Fondation devait s'établir sans bruit, ses représentants devaient limiter leurs apparitions à la Cour et ne pas attirer sur la ville la colère de leurs ennemis, notamment Tzimisces. En contrepartie, le Clan Tremere devait collaborer personnellement avec Alexandre, lui assurer son soutien en cas de tentative de renversement et laisser aux proches du roi Ventrue un accès privilégié aux informations collectées par leur structure tentaculaire.

 

Ainsi, au fur et à mesure que la Fondation prenait de l'ampleur dans les bâtiments du collège Saint Baptiste, le Clan développait son influence sur le monde très confidentiel des fondations des environs, attirait à lui de nouveaux éléments et profitait de la guerre pour s'assurer des bases solides. Il n'était plus question de subir les assauts des ignorants et Goratrix fit de la Fondation de Paris un des points capitaux qui lui permettait de contrôler l'expansion du Clan dans le royaume de France.

 

Un nouveau Clan à Paris ?

 

La paix entre l'Angleterre fut à nouveau officiellement conclue en 1160 mais la vie nocturne du royaume restait très agitée. Le mariage entre une fille de Louis et Henri, fils de Henri II ne calma guère les esprits des Ventrues et des Gangrels qui se battaient aux frontières. Garibald et Heinrich renforcèrent leur position pendant que Kulpa étudiait les possibilités d'avancer au sud du royaume. Quintavallis et les infants de Thibaud insérèrent quelques servants des Lasombras dans l'Eglise mais se heurtèrent à Achard et à Gonzague. Kulin du Clan Brujah prit contact avec les Mains Sales et s'efforça de les organiser. Il entra rapidement en conflit avec Rémy du Clan Nosferatu qui refusait qu'un étranger vienne se mêler de leurs affaires. Traqué et presque tué, Kulin ne dut sa survie qu'à une faction jusqu'alors totalement méconnue à Paris : les Cappadociens. Ranerius vivait avec ses élèves sur la rive gauche et pactisait secrètement depuis une centaine d'années avec les Nosferatus du cimetière des Innocents pour récupérer des corps utilisables. Personne n'avait remarqué ces érudits à la peau de nacre ; tout au plus les prenait-on pour d'excentriques Brujahs ou des Toréadors évaporés. Le Brujah n'oublia pas ses sauveurs et leur promit qu'un jour ils se tiendraient au côté des puissants qui dirigeront Paris. A ces mots Ranerius avait souri et souhaité bonne fortune à Kulin.

 

L'ombre de Mithras

 

Louis VII continua de s'opposer à Henri II en dressant ses fils contre lui et en soutenant l'archevêque de Canterbury Thomas Beckett. Plutôt que de combattre aux frontières, Louis préféra la déstabilisation intérieure en promouvant les insurrections. Malgré la poursuite des combats entre caïnites, plusieurs Fidèles s'exilèrent et attisèrent les luttes intestines. Mais l'ombre de l'ancien Mithras rendait de plus en plus incertaines les conjectures portant sur l'évolution des conflits. Le vieux Ventrue gagnait chaque nuit un peu plus d'influence : les rapports des Fidèles à Saviarre décidèrent Alexandre à sortir de son mutisme et à s'entretenir avec ses lieutenants Thibaud, Sigebert et Conrad. Il requit toute leur attention et leur prudence car derrière les barons et les roitelets se profilait un monstre d'une puissance telle que lui seul pouvait la contrer. L'espionnage devait se poursuivre et fournir sans relâche des informations sur les progrès de Mithrass. En 1179, Philippe Auguste était couronné. Tous les regards étaient tournés vers lui car il lui incombait de résister à la montée en puissance de l'Angleterre, de s'attacher la bienveillance de l'Eglise et de renforcer le royaume dans ses possessions.

 

L'avènement de Philippe II Auguste

Philippe II Auguste le Dieudonné naquit en 1165 à Gonesse et les premiers pas du futur monarque monopolisèrent l'attention de toute la Cour. Lore de Chatres avait prophétisé l'avènement d'un roi parmi les rois, un seigneur sans égal qui rendrait au royaume sa force et sa stabilité. Ces propos furent tournés en dérision par les Toréadors et les Brujahs mais les Ventrues gardaient à l'esprit le grand projet d'Alexandre et ne se permettaient pas de railler un éventuel signe du ciel. Guillaume observa le jeune roi qui grandissait et contait ses progrès à Saviarre. Bientôt, la Cour se passionna pour l'enfant dont elle espérait tant et les conversations allaient bon train. Sigebert et Conrad eux-mêmes s'immiscèrent dans les appartements royaux du palais pour observer le jeune garçon et constatèrent que Lore avait dit vrai. Gonzague fut introduit dans l'entourage proche du futur roi et eut l'occasion de discourir de longues heures avec lui. Très rapidement, Philippe Auguste se distingua par sa maturité et sa volonté d'indépendance. Son esprit ne ployait pas facilement, même lorsqu'il était soumis aux artifices vampiriques. Lors de son couronnement, à l'âge de 15 ans, tous assistaient aux festivités nocturnes : Guillaume, Gigues, Conrad, Sigebert, Achard, Yehudis et même Saviarre. C'est à cette occasion que Ranerius se révéla, à la grande surprise de tous et profita de la solennité du moment pour déclarer son allégeance à la couronne de France et à Alexandre. Beaucoup furent impressionnés par ces caïnites si courtois mais qui avaient réussi à échapper à la vigilance du pouvoir en place. Ranerius acquit ainsi le respect de la Cour en se montrant parfaitement conciliant mais également subtil et plein de ressources. Philippe, quant à lui, se montra digne de son rang et particulièrement difficile à manipuler. Dès son couronnement, il s'investit, malgré son jeune âge dans les tourments de la politique. Les Ventrues, émerveillés, reconnurent la véracité des prophéties de Lore et Alexandre l'honora personnellement de sa présence pour la remercier de ses augures. Thibaud raillait intérieurement tous ces naïfs qui croyaient voir un prodige dans l'adolescent et réfléchit aux conséquences que pourrait avoir son assassinat sur la Cour. Quintavallis et lui se concertèrent sur la conduite à tenir et leurs avis divergèrent. Thibaud pensait, tout comme Giannis, qu'il fallait supprimer Philippe afin de jeter le chaos au sein de la Cour. Gigues et Marion soutinrent Quintavallis qui estimait qu'un meurtre équivaudrait à signer son propre arrêt de mort. Presque tous les Ventrues de la Cour soutenaient le roi et cet enthousiasme gagnait les Brujahs et les Toréadors : attenter à la vie de Philippe revenait à se mettre à dos toute la comunauté vampirique du royaume ou peu s'en faut. Pendant ce temps, Cassius s'efforça de contrôler les "Mains Sales" conduites par Rémy mais la résistance se fit trop forte. Le Ventrue dut se contenter de rallier l'avis de Quintavallis et de ne pas contrarier la Cour pour l'instant.

 

L'ascension de Philippe

A l'âge de 20 ans, Philippe Auguste parvint à obtenir le soutien des grands féodaux du royaume et acquit sans heurt les seigneuries d'Amiens, de Montdidier et de Roye ainsi que le Vermandois. Le domaine royal s'agrandit de manière spectaculaire. Sigebert et Conrad restaient toujours aussi attentifs à la progression du roi et firent tout leur possible pour que puisse s'exprimer le talent de Philippe. Toutefois, si le monarque était prometteur, il héritait également des conflits du passé : l'Angleterre était toujours aussi menaçante et la possession de la Normandie et de l'Aquitaine rendait Henri II terriblement puissant. Saviarre voyait derrière le trône d'Angleterre et le duché de Normandie la main de Garibald à laquelle venait maintenant se mêler celle, plus diffuse et insidieuse de Mithras. Philippe serait-il capable de relever le défi anglais comme l'avait prédit Lore ? La cabale Lasombra de Quintavallis se limitait alors au domaine religieux et n'inquiétait pas le pouvoir royal à proprement parler. Le danger venait de Thibaud et de ses infants dont elle commençait à entrevoir les desseins. Eux étaient capables de désorganiser la Cour, de mobiliser Cassius, de s'allier aux Brujahs contestataires voire de pactiser avec Garibald ou Erchinoald, toujours actif dans le Saint Empire Germanique. Ne pouvant pas compter sur Gigues de Colmar, l'infant de Thibaud, elle s'appuya sur Enguerrand, infant de Richard de Yerville afin de gérer les affaires internes à la cité et requit toute l'attention de Sigebert, Conrad, Torsteinn et des Fidèles, désormais dirigés par Eudes de Paris.

 

En effet, Saviarre et Alexandre devaient considérer deux niveaux d'action : le combat contre le géant anglais et le maintien de la stabilité au coeur du royaume et à fortiori à Paris. Cette situation délicate laissait la porte ouverte à toutes les tentatives de désorganisation du pouvoir Ventrue. Les craintes de Saviarre se concrétisèrent avec l'arrivée de Miguel de Cordoba et de ses sbires, un groupe de Brujahs espagnols peu au fait des usages français. Pendant que Philippe attisait la convoitise des fils de Henri II à l'égard de leur père, Miguel parvint à fédérer les Mains Sales dans la violence. Il tua Rémy, le Nosferatu et s'allia avec Kulin, l'agent d'Erchinoald qui n'était pas parvenu à s'imposer. Cassius remarqua la férocité et la détermination du Brujah et décida de leur intimer le respect afin de disposer d'une force de frappe imprévisible le cas échéant. Cassius ne s'encombra pas de finesse et enleva Miguel afin de lui faire comprendre clairement que le pouvoir du sang était du côté des anciens. Maintenant que les Mains Sales avaient un chef, elles subissaient également les manipulations du Ventrue. Les Brujahs de Miguel et de Kulin rappelèrent de bien mauvais souvenirs à ceux qui avaient souffert des exactions des hommes de Quintilius et Enguerrand eut fort à faire pour prévenir la montée en puissance de ces brigands. Septimus, évidemment, condamna le comportement irresponsable de ces étrangers. Thibaud et Quintavallis furent surpris par l'arrivée des trublions et espérèrent qu'ils ne seraient pas la cause de contretemps dans leurs propres plans. Aussi Gigues et Giannis suivirent-ils les traces des Mains Sales...

 

L'affrontement des puissants

Philippe fut suffisamment subtil pour provoquer la chute et la capitulation de Henri II, trahi par ses propres fils. Les tractations entre la France et l'Angleterre bénéficiaient des efforts des caïnites les plus réputés des deux territoires. Alexandre et Saviarre appliquaient tout leur poids dans l'acquisition de nouvelles terres, surtout aux dépens de l'Angleterre tandis que Garibald et Heinrich, ainsi que les Toréadors anglais, tentaient de freiner la progression de Philippe Auguste. Il faut accorder à Mithras d'avoir indirectement facilité l'action des Ventrues français. En effet, préparant activement son retour sur la scène politique, il écarta nombre de puissants vampires anglais ou sema la discorde dans leurs rangs. Devant composer avec une situation de guerre civile, Heinrich ne parvint pas à rétablir la cohésion familiale, surtout depuis le scandale de l'assassinat de l'archevêque de Canterbury Thomas Beckett par quatre chevaliers de Henri. Le retentissement populaire de cette affaire contribua au climat insurrectionnel sur lequel s'appuyait les fils du roi d'Angleterre. Garibald suspecta même Alexandre d'avoir ordonné le meurtre de Beckett afin de discréditer le roi anglais. La chute de Henri fut précédée d'une trève établie entre Philippe et le vieux roi en 1187 qui déboucha sur une décision sans appel : Alix, demi-soeur de Philippe, fut promise à Richard ; elle pouvait rapporter à la couronne de France l'Aquitaine et le comté d'Anjou. Nous verrons plus tard que cela ne se produisit pas. La même année, Kulpa quitta l'Aquitaine pour l'Angleterre où il se heurta aux vampires insulaires, Gangrels, Toréadors, Ventrues qui voyaient d'un mauvais oeil l'arrivée de cet homme de terrain qui ne parlait même pas leur langue et prétendait défendre leurs intérêts. Garibald devait donc faire face à Mithras et à Alexandre, deux anciens aux pouvoirs colossaux et requit l'assistance d'Erchinoald. Ce dernier accepta de prêter main forte à Garibald en échange de concessions substancielles si la victoire face au grandissant royaume de France devait venir. En 1188, Philippe eut un fils, le futur Louis VIII et envisagea de partir en croisade avec Richard Coeur de Lion, qu'il avait soutenu pendant sa rebellion. Mais les seigneurs d'Aquitaine se soulevèrent et Richard dut renoncer à son projet. La position des Ventrues d'Aquitaine fidèles à Garibald fut très contestée et le soulèvement fut le prétexte à de nombreuses expéditions punitives et règlements de compte. Des Gangrels, Nosferatus, Brujahs de Navarre et de Lèon mais aussi des Assamites et des Tzimisces n'hésitèrent pas à tenter leur chance dans ce contexte chaotique. Sans Kulpa pour coordonner les efforts du Clan, les luttes internes réapparurent. En 1189, Philippe et Richard pénétrèrent dans Tours où se réfugiait Henri II : ce dernier accorda à Richard la couronne d'Angleterre et le duché de Normandie. Le succès de Philippe était presque total. Presque... car la querelle entre Plantagenêt et Capétiens demeurait vivace malgré l'amitié qui unissait les deux rois. Aux yeux de la Cour, il n'était pas possible de rester sur une entente aussi labile et Saviarre décida que mieux valait une guerre définitive avec l'Angleterre. Sigebert et Conrad approuvèrent sans conviction, fatigués par des années de combat. Ils caressaient l'espoir de voir ce combat terminé avec panache et conclure ici leur lutte pour la domination. Le 18 juillet 1189, Richard fut couronné duc de Normandie à Rouen puis devint roi d'Angleterre le 3 septembre à Westminster. Le regard dubitatif de Garibald, Heinrich et Kulpa en disait long sur leurs réticences face à "l'ami du Français".

 

Paris en pleine expansion

Cassius, Thibaud et Quintavallis restaient les yeux rivés sur Paris et développaient leur réseau de relations pendant que tous avaient le regard tourné vers l'Angleterre. Beaucoup de vampires affluèrent dans la capitale à cette époque, séduits par la ville consacrée par Philippe Auguste. Les Ventrues et Lasombras commerçants et artisans se firent nombreux et les Nosferatus prospérèrent dans un environnement toujours plus tortueux et peuplé. Le regroupement des hommes selon les jurandes et les maîtrises (corporations) permit l'apparition de réels pouvoirs profanes et citadins. Loin d'être de simples associations d'artisans solidaires, les corporations étaient désormais reconnues et introduisaient un nouveau découpage dans la distribution du pouvoir. La puissance que conférait l'argent devint une réalité populaire que les caïnites durent intégrer dans leurs calculs. L'Eglise et la royauté n'étaient plus les seules structures influentes méritant d'être infiltrées. Le règne de Philippe signifia ainsi la consécration des vampires "du siècle" : Felip de Lombardie, Baptiste, Barzalomeus, Giannis mais également la Ravnos Atheleys et Juste du Clan Toréador. Le développement de cette cité "moderne" impliquait des contreparties : les Mains Sales infiltrèrent la lie de la société et les nuits parisiennes devinrent pour le moins risquées. Miguel de Cordoba et Kulin mirent au point un système d'extorsion auprès des riches commerçants qui les opposa aux Ventrues. Les caïnites intellectuels contribuèrent au développement de la rive gauche universitaire qui acquit une renommée internationale. Septimus, Brice, Gonzague mais aussi Ranerius et même Schreier s'investirent dans cette vaste entreprise. Les Cappadociens s'installèrent dans les caves d'un vaste collège qui, du haut de la colline du Parnasse, surplombait les turbulents quartiers estudiantins.

 

Le bouillonnement de Paris gagnait les esprits et les coeurs, les collèges se construisaient, le commerce était florissant et la menace anglaise avait mené le roi à faire dresser une muraille qui lentement isolait la ville des dangers extérieurs. Les maisons s'élevèrent par dizaines, abritant les ouvriers et les négociants. En somme, la royauté exaltée offrait à sa cité des monuments et des privilèges qui firent de Paris une ville sans commune mesure dans le reste de l'Europe. Paris devenait non seulement le coeur d'un royaume qui reconquérait ses lettres de noblesse grâce aux prouesses politiques de Philippe Auguste mais aussi une source d'inspiration intellectuelle et spirituelle pour tout le monde chrétien.

 

La troisième croisade

La guerre entre le royaume de France et l'Angleterre n'était pas le seul point chaud du monde chrétien à la fin du XII° siècle. Depuis 1170, les armées de Saladin, vizir du calife fatimide du Caire, s'étendaient autour de ce qui restait des états latins d'Orient. Le royaume de Jérusalem fut envahi en mai en 1187. Cinq mois plus tard, la ville sainte était aux mains de Saladin et tous les Templiers et Hospitaliers furent décapités. Le 29 ctobre 1187, le pape Grégoire VIII appela à la croisade et les trois grands seigneurs y répondirent : Philippe Auguste, Richard Coeur de Lion et Frédéric Barberousse du Saint Empire Romain Germanique. Les troupes constituées et financées par la "dîme saladine" furent les plus imposantes depuis 1095. Le conflit entre l'Angleterre et la France apaisé permettait aux grands de ce monde de se concentrer sur la libération du tombeau du Christ : après l'expédition avortée de 1187, Richard et Philippe Auguste partirent main dans la main combattre les hommes de Saladin, en 1190. Cette troisième croisade se présentait sous de meilleurs augures pour les caïnites de Paris qui prirent le temps d'établir leurs objectifs et de préparer leur expédition. Sigebert partit avec Richard de Yerville à la suite du roi et rejoignit de nombreux seigneurs Ventrues provenant du royaume de France, de l'Empire Germanique ou d'Espagne. Ensemble, ils marchèrent vers l'est pour contrer la menace musulmane et en savoir plus sur les assamites, ces vampires méconnus, entre érudits et assassins. Contre toute attente, Garibald participa à la croisade et retrouva Sigebert en Anatolie. C'est au cours d'une halte nocturne, pendant une réunion d'état-major, que Garibald se révéla. Son apparition jeta l'effroi dans le coeur des hommes présents et seuls les plus courageux eurent la présence d'esprit de protéger leurs maîtres Richard de Yerville et Sigebert. Garibald était accompagné de nombreuses goules et ne craignait pas les deux caïnites. Il leur proposa calmement d'établir une trève le temps de cette croisade afin de parlementer raisonnablement, loin des oreilles d'Alexandre, au sujet de la situation aux frontières des royaumes de France et d'Angleterre. Garibald chercha à montrer que le combat des Ventrues de la Grande Cour était vain et que l'obéissance à Alexandre ne signifiait rien. Alexandre était fou et irresponsable, à quoi bon conserver tout ce faste et ce formalisme autour de sa personne ? Il faisait perpétuellement l'objet de complots mais ses proches le défendaient avec abnégation, sans rien recevoir en retour. Si Sigebert accueillit ces propos avec violence et somma Garibald de quitter les lieux, Richard fut plus nuancé. Les arguments de Garibald l'avaient touché et il adhérait secrètement à l'opinion du Ventrue normand. Mais Richard respectait son sire Sigebert et n'aurait rien fait d'aussi radical qui pût lui déplaire. Garibald quitta le camp mais observa que Richard l'avait écouté. A l'avenir, cela lui serait certainement utile.

 

La marche vers Jérusalem se poursuivit et des Lasombras s'unirent aux forces Ventrues et Brujahs qui confluaient en direction de la terre sainte. Gonzague rejoignit l'armée et rencontra de nombreux Lasombras avec lesquels il entretint des relations plutôt amicales. L'euphorie du voyage et de la mission qui incombait aux croisés effaçait les dissensions habituelles. Pourtant, l'atmosphère rieuse se dissipa rapidement avec le décès de Frédéric Barberousse en Anatolie et la défection de presque toute son armée qui retourna en Allemagne. Le combat devenait plus incertain et la nervosité monta entre les caïnites investis dans la croisade : pour une fois, ils ne pouvaient imputer à personne leur revers de fortune. Toutefois, les troupes de Richard Coeur de Lion et de Philippe parvinrent à libérer plusieurs villes dont Acre en 1191. L'union entre les rois français et anglais semblait bien fonctionner malgré les inquiétudes de Saviarre et des Ventrues normands. Finalement, un événement inattendu vint bouleverser cet équilibre et offrit aux vampires tous les prétextes pour raviver la flamme du combat : Richard annonça ses fiançailles avec Bérengère de Navarre et rendit Alix à Philippe Auguste. Ce camouflet fut très mal pris par le roi de France et les relations entre les deux hommes se dégradèrent. Richard suivit attentivement l'évolution de la situation mais n'obtint pas l'autorisation de tenter de réconcilier les deux hommes. Les pressions trop fortes de Garibald et de Saviarre empêchaient toute négociation et précipitaient le royaume dans une nouvelle guerre contre l'Angleterre. Philippe, malade et fâché, rentra au royaume et obtint malgré tout 10000 marcs d'argent et la citadelle de Gisors en dédommagement pendant que Richard désirait acumuler les hauts faits en restant en Terre Sainte. Si Richard de Yerville resta en Palestine, Sigebert regagna la France afin d'être prêt à servir Saviarre le cas échéant : chacun se tenait prêt à reprendre le combat.

 

L'heure des bilans

C'est un Philippe Auguste affaibli (il est devenu chauve !) et aigri qui retrouva son royaume. Autour de lui, l'atmosphère était aux règlements de compte et les esprits s'échauffaient. Sigebert, Conrad et Enguerrand furent convoqués par Saviarre dans les souterrains des thermes. L'atmosphère macabre des lieux, qui avaient été témoins du massacre des rebelles ayant suivi Orry et Louis de Beaurain en 1069, rappelait à tous la gravité des décisions qui allaient être prises. Plusieurs Fidèles, dont Eudes de Paris, étaient revenus de Normandie pour siéger à ce conseil. Il fut discuté des grands axes de la politique de la Cour pour les années à venir. Les Ventrues de Normandie présentaient plusieurs difficultés : Garibald était à nouveau allié à Erchinoald et le Royaume se trouvait une fois de plus entre le marteau et l'enclume. Il était absolument indispensable de ne laisser aucune opportunité au Saint Empire ou à l'Angleterre. Malgré les déboires de leurs opposants en Aquitaine, un assaut restait possible et tous remarquèrent avec quel acuité Saviarre envisageait cette option. Sigebert témoigna de la mésentente entre Richard Coeur de Lion et Philippe au cours de la croisade et avertit la Cour de la dégradation des relations entre les deux pays qui allait certainement en découler. Enguerrand et Saviarre avaient visiblement fondé beaucoup de leurs espoirs sur cette possibilité et annoncèrent devant des Ventrues résignés que tout devait être mis en oeuvre pour hâter la reprise des hostilités. Saviarre sentait qu'il fallait terminer le travail et espérait pouvoir bénéficier du talent du roi jusqu'à son terme. Elle craignait que l'état de décrépitude dans lequel il se trouvait ne fut un signe annonciateur de sa mort prochaine. Elle devait absolument exploiter Philippe, le champion tout désigné du Clan, avant que la situation ne devienne moins favorable.

 

La situation interne du royaume fut le deuxième point sur lequel Saviarre insista. L'absence de Thibaud et de Cassius n'était pas un hasard et la comtesse exprima ses soupçons à leur endroit. Ils se faisaient rares à la Cour et les Nosferatus de Guillaume lui rapportaient qu'ils entretenaient des relations suspectes avec des vampires des environs (Quintavallis et sa suite pour l'un, Miguel de Cordoba, Kulin et les Mains Sales pour l'autre). Ils représentaient un danger intérieur à la Cité mais leur puissance ainsi que la négligence de la Cour les avait mis dans une position de force. Enguerrand se substituait désormais à Gigues de Colmar dans le rôle de "chef de la milice vampirique" et déclara rencontrer beaucoup de difficultés avec les Mains Sales. Conrad d'Aunoi, quant à lui, avait été averti des allers et venues des Lasombras mais n'avait pas encore la preuve formelle qu'ils fussent en cotnact avec des membres de la Cour. Saviarre redoubla ses avertissements sur le danger intérieur représenté par ces vampires qui menaient leurs propres plans.

 

La trahison de Philippe

La volonté de la Cour prit corps avec la trahison de Philippe Auguste et son alliance avec Jean sans Terre. Cette décision rapide laissa les Ventrues et les Toréadors de la Cour dans l'expectative : ils ne parvenaient pas à en imaginer les conséquences immédiates. En effet, Philippe décida d'appuyer Jean Sans Terre, frère de Richard resté en Angleterre, dans sa conquête du trône. En 1192, profitant de l'emprisonnement de Richard, aux mains du duc Léopold d'Autriche puis de l'empereur germanique Henri VI, Philippe reconnut la légitimité de Jean Sans Terre en échange du Vexin normand, d'une partie de la Tourraine ainsi que des comtés d'Aumale et d'Eu. Saviarre était très incertaine face à un tel choix et regretta l'indépendance et la fougue du roi. Sigebert et Conrad s'avouèrent satisfaits de cette manigance car elle permettait d'entrevoir une issue moins meurtrière à l'affrontement. Lors du retour de Richard de Yerville, Sigebert et Conrad lui firent part des désirs de la comtesse. Tous s'accordèrent à dire que cet esprit va-t-en guerre ne convenait pas à la situation, bien trop complexe pour que l'on privilégie une action directe. Ensemble, ils décidèrent d'en référer directement à Alexandre. Ce dernier les reçut sans peine. Il semblait les attendre depuis bien longtemps et paraissait amusé de voir revenir à lui ses serviteurs, contrits et embarassés de remettre en question les choix de Saviarre. Alexandre les rassura en leur réaffirmant sa pleine confiance en Philippe Auguste et en sa politique. Il ne comptait pas déclarer une guerre sans avoir assuré ses arrières et il savait que Saviarre, malgré une verve qui ne faisait que dissimuler une certaine incertitude, ne ferait rien sans son consentement.

 

Parallèlement, les Toréadors, désormais habitués à la lutte avec la Normandie poursuivaient leurs travaux artistiques dans le cadre de l'explosion du style gothique. Yehudis parcourait toute l'Europe en quête de nouvelles techniques et participa à certains des plus prestigieux chantiers du moment, dont, évidemment, Notre Dame de Paris. Juste, quant à lui, était maintenant reconnu comme un artisan opiniâtre quoique bourru. Il partit en 1194 à Chartres afin de participer à la reconstruction de sa cathédrale. Les Toréadors ecclésiastiques jouissaient de tout le faste de cet art qui conférait une dimension irréelle aux édifices religieux. Toutefois, Toréadors et Ventrues étaient toujours opposés : Achard et Gonzague se disputaient discrètement les rênes du pouvoir et les paroisses de Paris.

 

Garibald et ses hommes virent également d'un mauvais oeil le maintien de relations entre les Anglais et les Français. Ils perdaient quelque peu prise sur les implications politiques de la situation et cédaient petit à petit du pouvoir à de nombreux intermédiaires, mortels ou non. Heinrich de Cologne quitta la Normandie pour le Saint Empire Romain Germanique où il retrouva Erchinoald. Officiellement représentant de Garibald auprès du Germain et de son état-major, il fut de plus en plus proche des Brujahs et remis en question son allégeance. Pourquoi ne pas appuyer la France vu que le vent semblait tourner en sa faveur ? Pourquoi continuer à défendre un pays désormais dirigé par un homme détesté de tous, le cruel Jean Sans Terre ? Erchinoald accepta de renouer contact avec la Grande Cour. Il envoya Klara du Clan Brujah présenter ses respects à la Cour mais la suspicion prévalut de manière évidente. Comment croire quelqu'un qui avait fait d'un des plus fidèles serviteurs du royaume un ennemi mortel et avait comploté avec lui pendant des siècles ? Toutefois, Saviarre comprit le message d'Erchinoald. Ce dernier ne lui offrait pas sa confiance par conviction mais parce que la supériorité du Royaume de France se confirmait et qu'il désirait y être rattaché. Au moins la sincérité de cet aveu clarifiait les motivations du vieux Brujah. Saviarre et Alexandre se laissèrent le temps de la réflexion et proposèrent à Klara de séjourner à Paris. Soumise à la Cour, l'émissaire devait rapporter à son maître le témoignage de la magnifiscence de Paris ainsi que sa puissance. Lorsque Richard fut libéré, en échange d'une forte rançon, sa colère était terrible. Garibald et Kulpa virent dès lors l'opportunité qui leur manquait : un roi déchu, haineux qui désirait écraser le traître qui l'avait trompé. Garibald et les Ventrues de Normandie appuyèrent de manière inconditionnelle Richard, un homme qu'ils considéraient comme "vendu aux français" à peine trois ans auparavant.

 

Le roi de France en difficulté et l'émergence d'Achard

Les péripéties des rois de France avec l'Eglise se poursuivirent avec Philippe Auguste qui répudia Ingeburge du Danemark quelques jours après son mariage en 1193. L'affaire fit scandale et divisa la classe religieuse. L'annulation du mariage fut prononcée après un simulacre de procès dont le pape ne reconnut pas la validité. Gonzague ne pouvait tolérer un tel manquement et refusa de cautionner les actes de Philippe plus longtemps. Il entra ainsi en conflit avec Saviarre qui exigeait de lui qu'il use de ses relations à Rome afin de régler le problème. Achard profita de ces troubles pour ternir la crédibilité de Gonzague auprès des vampires de Paris mais également de ses interlocuteurs mortels. L'indécision très visible de Gonzague lui porta suffisamment préjudice pour que Saviarre lui ordonne de quitter le royaume pour Rome. Achard renforça la position du Clan Toréador à Paris et remarqua rapidement les agents de Quintavallis ainsi que le rôle de Gigues et de Marion. Il remonta sans peine jusqu'à Thibaud qu'il menaça de dénoncer à la Cour s'il ne lui concédait pas quelque arrangement. Thibaud accepta et lui fournit le soutien de la faction dissidente du Clan Ventrue à Paris. Les édifices religieux ainsi que toutes les structures et organisations qu'il parrainait étaient ainsi censées être protégées.

 

Les Mains Sales de Miguel et Kulin continuaient leur travail de sape, sans grand projet ni ambition. Certes Miguel obéissait à Cassius dans une certaine mesure mais aucune directive digne de ce nom n'entraîna de grand bouleversement dans "l'organisation" de la horde. Souteneurs, brigands, racketteurs de tous poils constituaient le gros des troupes. Quand la nouvelle de l'alliance possible d'Erchinoald avec la Cour vint aux oreilles de Kulin, ce dernier se trouva dans l'embarras. Il ne faisait absolument pas confiance à Miguel et se sbires et craignait d'être pourchassé au cas où il abandonnerait les Mains Sales. De plus, Kulin disposait d'une information capitale dont il ne savait que faire en ces temps troublés. Il était pour l'instant incapable de déterminer qui serait son allié du lendemain. En effet, Kulin avait appris le retour des Tremeres à Paris. Un Nosferatu lui avait rapporté une activité suspecte dans un château au sud de Paris mais il ne pouvait être sûr d'avoir affaire aux Usurpateurs ou à quelque cabale de mages hermétiques. Une investigation plus poussée, et personnelle, lui apprit que les Tremeres était en ville depuis quelques années sans que personne n'en sache rien. Ils officiaient dans le Collège Saint Baptiste, un bâtiment de la rue Saint Jacques qui faisait face au Collège de Cambrai. Les interrogations de Kulin firent de lui une proie facile pour l'habile Achard qui lui proposa son aide et lui extirpa les informations qui l'intéressaient. Achard décida de prendre contact avec les Tremeres et rencontra Chardot Fouchin, un de leurs plus éminents représentants. Cette entrevue déboucha sur un pacte peu commun. Achard accepta de ne pas révéler la présence du Clan Tremere et leur proposa même le soutien indirect des forces de Thibaud, en échange de quoi Achard désirait apprendre des Tremeres leurs secrets thaumaturgiques. La mort de Baudoin avait beaucoup affecté le Toréador et sa fuite en Italie après cet événement lui laissa le temps de réfléchir à sa condition et à la valeur de ses engagements. Nous savons déjà qu'il revint en France fort de nouveaux alliés au sein de l'Eglise Romaine mais il ne s'agissait aucunement de Toréadors. C'était le Clan des Disciples de Seth qu'il avait rencontré et si Achard préféra se séparer rapidement de ses nouvelles relations, c'était peut-être par crainte de s'abandonner totalement à leur séduisante doctrine. Malgré tout, sa curiosité avait été piquée au vif et il pensa que les Tremeres constituaient une superbe occasion de poursuivre ses recherches. Débarassé de ses scrupules religieux et animé par une colère maîtrisée à l'encontre de Saviarre, Achard se forgea une position inattendue sur la scène parisienne. D'une intelligence supérieure, il se hissait sans bruit à la hauteur des plus grands.

 

Les frères ennemis

Le retour de Richard en Angleterre était très attendu par les Ventrues et les Toréadors insulaires. Garibald n'était pas sûr de ce que Mithras réservait au roi impétueux mais force est de reconnaître que les Normands furent exaucés. En 1194, Richard se réconcilia avec son frère Jean Sans Terre et repartit à l'assaut de la France. La guerre fut à la hauteur de l'amitié qui avait uni les deux hommes et rien ne semblait pouvoir résister à Richard. Comme d'habitude, à l'heure où le pouvoir central est menacé, les charognards ne sont jamais loin et les Mains Sales profitèrent du chaos de la guerre pour proliférer. Enguerrand dut réagir violemment quand il s'aperçut que certaines factions étrangères avaient investi Paris. Des Tzimisces mais également d'autes caïnites venant d'Orient étaient accusés de perpétrer des crimes à l'encontre des intérêts de la Cour. Lore de Chatres prédit que le coup porté par Enguerrand ne resterait pas impuni et que des bas-fonds jaillirait une horde qui ferait frémir rois et puissants. Compte tenude l'état d'urgence, les Brujahs de Paris dirigés par Septimus envoyèrent Karla auprès d'Erchinoald. Considérant que Saviarre et Alexandre mettaient trop de temps à délibérer, Septimus prit l'initiative de lui affirmer son soutien en cas de retour en France. Il lui demandait en échange de mettre en oeuvre son influence au cas où la guerre contre Richard tournerait mal. Erchinoald accueillit favorablement le message et envoya une délégation à Paris en 1195. Les Brujahs Peter von Basel, Frank Dunst et Mutimir firent forte impression lorsqu'ils arrivèrent dans les appartements de Septimus situé dans un hôtel de la rive gauche. Seul Peter von Basel parlait français et les moeurs guerrières des trois vampires transparaissaient de manière évidente au travers de leurs manières rudes et de leur carrure imposante. Septimus fit son possible pour que les envoyés d'Erchinoald ne soient pas trop tapageurs et évita les incidents les plus graves.

 

Saviarre avait enfin sa guerre et elle lança ses plus fidèles lieutenants dans la bataille : Conrad et Sigebert, bien sûr, mais aussi Richard de Yerville. Les Gangrels, ralliés par Schreier, maintinrent la pression sur lesconvois normands mais perdirent leur cohésion au bout de quelques mois. Schreier perdait sa cédibilité en tant que guerrier et c'est sur les traces d'une légende que s'élancèrent beaucoup de Gangrels : un certain Boadach, dont on disait qu'il était revenu d'entre les morts. Quintavallis et Thibaud se limitèrent à la ville de Paris tandis qu'Achard entretenait ses relations avec Kulin, les Tremeres et Thibaud. De plus en plus fréquemment, il reçut la visite d'hôtes mystérieux qui dissimulaient leurs traits en toute circonstances ; à n'en pas douter des connaissances italiennes venues se rappeler à son bon souvenir. Cassius se montra fréquemment au bras de Lore de Chatres et il goûtait fort ses prédictions. Les Brujahs affirmèrent que Lore devait l'abreuver de visions où elle et lui prenaient la place de Saviarre et d'Alexandre afin de s'attirer ses faveurs. Aussi la Cour subit-elle les interventions turbulentes de Raimbaud, l'infant de la Malkavienne qui fut introduit par Cassius en personne.

 

En 1195, une trève fut signée entre Français et Anglais. Elle fut salutaire pour Philippe qui avait toutes les peines du monde à contenir son adversaire. Ventrues Normands et Français se battaient pied à pied au cours de chacune des batailles. Depuis les invasions barbares, jamais les caïnites ne s'étaient affrontés aussi ouvertement. Garibald et Heinrich se seraient avancés eux-mêmes au coeur de l'affrontement après que certains de leurs informateurs aient affirmé avoir vu Alexandre déchirer les corps de dizaines de soldats. Evidemment, cette rumeur n'a pu être confirmée.

 

Aujourd'hui

L'aventure amoureuse de Philippe avec Agnès de Méranie scella les relations entre la papauté et le royaume de France. Accusé de bigamie par Innocent III, Philippe fut excommunié et l'interdit, prenant effet en janvier 1200, fut prononcé sur tout le royaume. Coup dur pour les Ventrues : Achard et Quintavallis sautèrent sur l'occasion et entreprirent, sans se concerter, de réorganiser leur stratégie vis à vis du clergé parisien. Une nouvelle trève entre Philippe et Richard fut proclamée. Sans doute aussi labile que la précédente, la trève ne convainquit personne et bien peu croyaient en le retour de la paix jusqu'au décès providentiel de Richard, le 6 avril 1199. La France n'avait plus d'ennemi direct et la communauté vampirique crut à peine au répit que le destin leur accordait. Après cinq ans de guerre, le royaume de France avait été fortement ébranlé par la hargne de Richard Coeur de Lion et n'aurait pas supporté plus.

 

Ici et maintenant, en très bref :

Les Ventrues proches de Saviarre et d'Alexandre sont rentrés à Paris afin d'établir un bilan du combat. Thibaud et Quintavallis poursuivent leur infiltration dans le commerce et le clergé. Les Ventrues commerçants Felip de Lombardie et Baptiste exploitent confortablement le réseau qu'ils ont établi avec le Lasombra Barzalomeus. Ce dernier est toujours associé à Giannis de Licatia pendant que Marion et Gigues de Colmar convoitent le pouvoir temporel et administratif de Paris. Septimus, Ranerius et Schreier participent à la formidable expansion intellectuelle de Paris et se mêlent bien peu des querelles de pouvoir. Les Tremeres travaillent en secret et distillent leur savoir à Achard qui les protège en utilisant les forces de Thibaud. Les Nosferatus menés par Torsteinn et Guillaume minent le sous-sol parisien et ont élu domicile dans le cimetière des Saints Innocents. Torsteinn est en bons termes avec Ranerius auquel il laisse libre accès aux cryptes. Guillaume, quant à lui, entretient sa cohorte d'informateurs au service du pouvoir Ventrue (et de Saviarre en particulier). Les Mains Sales dirigées par Miguel de Cordoba font figure de cour des miracles vampirique et sont toujours la honte de la cité. Enguerrand les pourchasse activement depuis que Gigues poursuit ses propres objectifs. Cassius, censé manipuler les Mains Sales, s'est entiché de la Malkavienne Lore de Chartres et lui passe toutes ses frasques. Les Brujahs d'Erchinoald rongent leur frein et maîtrisent péniblement leur ardeur. Les Toréadors s'investissent dans le clergé ou l'architecture religieuse, comme Yehudis, Juste ou Osbert. Honfroi, toujours goule de Yehudis dispense des cours à l'Université. Garibald et Heinrich ruminent sur le statu quo actuel, tout comme le fait Saviarre, et préparent la contre-attaque tout en conservant un oeil inquiet sur Mithras. Erchinoald s'apprête à prendre une décision à propos de son allégeance à la Grande Cour.

 

Les luttes intestines entre Toréadors et Ventrues reprennent de plus bel avec la mort de Richard, la polémique religieuse suscitée par Philippe Auguste et la fin de la guerre.

 

 

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 14:34

Le Clan Ventrue est le clan traditionnellement dominant dans le Royaume de France et à fortiori à Paris. La mainmise Ventrue date de l'antique occupation de la ville par les Romains et plus précisément de Labienus, le général qui défit les troupes de Camulogène et offrit Lutèce à Jules César. La ville gauloise fut investie par les soldats, puis les commerçants, les architectes et les artistes. Bientôt, les imposants bâtiments de pierre et de briques rouges s'élevèrent au dessus des habitations sommaires des Parisii et dans leur ombre marchaient des créatures que les hommes ne soupçonnaient pas. Remus, infant de Marius, était de ceux-là et s'il quitta Rome pour les boueuses colonies de Gaule, il trouva à Paris son digne successeur. En - 45, Remus fit du général honoré par ses pairs un membre du Clan Ventrue et le destina à être un des puissants piliers sur lesquels reposait la stabilité de la cité. Labienus étreint, il apprit vite et jouit de la facilité avec laquelle le pouvoir s'offrait aux ambitieux. Pendant des siècles l'ombre de Labienus planera sur Paris, principalement grâce à ses infants Tilius et Cassius auquel il accorda le Don en -25. Les deux nouveaux-nés durent bien vite se familiariser avec les responsabilités propres à leur rang : leur sire tomba en torpeur peu de temps après leur propre étreinte et son corps fut dissimulé par les deux infants livrés à eux mêmes. Cassius prit activement la succession de son sire et s'investit dans le développement de Paris. C'est, dit-on, sous l'impulsion de Cassius que la ville romaine se construisit presque exclusivement sur la rive gauche de la Seine.

 

L'arrivée d'Alexandre : naissance d'une vision

Il semble que Cassius devint le vampire le plus influent de Lutèce au cours de la période gallo-romaine mais l'éclatement de l'Empire sous la pression des invasions barbares bouleversa la situation relativement stable que le Ventrue était parvenu à instaurer. C'est en 448 que le Ventrue Alexandre fit irruption dans l'Empire d'Occident à la tête de plusieurs tribus germaniques. Proche du sang de Caïn et grand voyageur, Alexandre avait contemplé les mystères de l'Orient au cours de sa longue traque des Deva et des hommes ainsi que des vampires courageux s'étaient tout naturellement ralliés à lui, conquis par sa prestance et sa férocité au combat. A cette époque, ses hommes et lui étaient, comme beaucoup d'autres, contraints de fuir vers l'ouest pour échapper aux Huns. Il devança de peu les nomades menés par Attila et, après être passé au nord de Paris et non loin de Louvain, dans les futures Flandres, il s'installa un moment sur les rivages de la mer du Nord. Paris lui apparut comme une ville prometteuse et décida d'en faire un jour une cité florissante, une place forte comme son peuple. Habitué à diriger les hommes, son approche de la domination passait par le contrôle des lignées humaines qui prendraient possession de la ville. Il désirait choisir un chef dont il puisse être fier mais un roi ne dure pas : c'est une dynastie complète qu'il se devait de forger. Et ainsi s'arrêterait l'errance d'Alexandre à travers le monde.

 

Le pacte de l'île de la Cité : Romains et barbares contre les Huns

Alexandre prit vite la mesure du désordre de cette époque quand il combattit aux côtés de Clodion le Chevelu contre les troupes de Majorien et d'Aetius, généraux romains. La lutte ne fut que de courte durée : un émissaire de Cassius vint rapporter aux suivants d'Alexandre que le Clan ne pouvait maintenir ces luttes intestines face à la menace représentée par les Huns. Alexandre ne se découvrit pas et laissa à son lieutenant, Garibald, le soin de traiter avec les hommes de Cassius. Son plan réclamait du temps et il préférait ne pas se dévoiler tant qu'il n'était pas sûr que sa "descendance" fût prête à assumer ses responsabilités. Quoiqu'il en soit, Clodion et Aetius s'opposèrent à Attila avec un courage dont peu d'immortels peuvent se targuer. Cette première alliance, officiellement entre Garibald et Cassius, ne suffit pas à endiguer l'hémorragie barbare et nombre d'autres tribus suivirent les pas des Francs Saliens d'Alexandre. Toutefois, réunis sous la bannière romaine et Ventrue, les Wisigoths, les Vandales, les Burgondes, les Francs Saliens d'Alexandre et les Francs du Rhin du Brujah Amalaric battirent les Huns lors de la bataille des Champs Catalauniques en 451. Pour Cassius, la situation était inconfortable et le fait de côtoyer, même de manière temporaire, des peuplades dirigées par les Gangrels et les Brujahs le mit fort mal à l'aise. L'Ancien Ventrue composait depuis longtemps avec les barbares qui avaient fini par ruiner l'empire de Rome mais il craignait malgré tout l'effusion de sang. Des bandes armées attaquaient sans discernement leurs frères Germains depuis plus d'un siècle et Cassius ne pouvait faire confiance à un peuple divisé et violent, aussi prompt à envahir les villes qu'à massacrer leurs amis d'hier. Pendant ce temps, alors que Cassius avait des visions de destruction, Alexandre édifiait les fondations de son immense projet. Il repéra le fils de Clodion au cours de cette bataille : Mérovée, alors lieutenant d'Aetius et vit en lui le germe de la lignée qu'il espérait voir sise à Paris.

 

Ecliastus et les ambitions du Clan Lasombra

Cassius, malgré le soutien de Tilius et de quelques autres, était désemparé face à tant de bouleversements et cette faiblesse n'échappa pas à Ecliastus, un Lasombra de Rome, qui se proposa de le conseiller et de l'aider à juguler l'influence grandissante des Barbares. Alors qu'Alexandre s'installait avec Garibald à Tournai, Ecliastus proposait à Cassius d'envisager une alliance avec les Francs. Il argua que cette union des hommes signifierait l'alliance des Clans Brujah et Ventrue tout en assurant une certaine suprématie à ces derniers. Après tout, lui et Garibald n'étaient-ils pas du même sang ? Jamais Cassius ne s'interrogea sur le désintéressement suspect du Lasombra et c'est cette confiance immodérée qui, plus tard, le pousserait à la folie. En 451, après que Sainte Geneviève eut appelé à la résistance du peuple parisien contre les Huns et sauvé la ville, Garibald, Amalaric et Cassius se rencontrèrent sur l'île de la Cité afin de sceller cette alliance. Alexandre resta reclus à Tournai et observa le tour que prenaient les événements. Malgré cela, Cassius voyait que partout les représentants de la défunte puissance romaine étaient assaillis ou simplement pris dans la tourmente des guerres entre tribus. Si personne n'arrêtait la décadence, plus rien ne rappellerait aux générations futures le souvenir du gigantesque empire.

 

Clovis, le héraut d'Alexandre

Mais les hommes de valeur n'avaient pas disparu avec les généraux romains et le roi Franc Clovis acquit rapidement de l'influence sur le nord de la France : il bénéficiait du prestige de son grand-père Mérovée et fut reconnu par tous les Francs. Ce fut un grand pas pour Alexandre et un sérieux revers pour Cassius qui vit son autorité contestée au cours de plusieurs batailles (avec notamment la défaite de Syagrius à Soissons, battu par une coalition menée par le conquérant Clovis et ses cousins Ragnacaire et Chararic, aux côtés desquels se battaient les Gangrels). Ainsi, Cassius recula devant des hommes dont Alexandre cautionnait secrètement toutes les actions, trahissant par là même le pacte scellé en 451. Ce fut presque sa main qui guida Clovis quand le roi fit éliminer Ragnacaire et Chararic : les Gangrels furent désorganisés et écartés de la lutte pour la suprématie. Et Clovis de poursuivre sa conquête de la France.

 

Le Clan Lasombra et l'Eglise : un nouvel opposant se révèle

Tilius qui avait encore peu fait entendre sa voix vit que la magnificence de Rome disparaissait sous les assauts barbares et en tint ouvertement rigueur à Cassius et surtout à Ecliastus. Ce dernier sentit que le frère de sang de Cassius pouvait bien contrarier les plans du Clan Lasombra et organisa la destruction de l'importun. Aussi l'année 496 fut-elle riche en victoires pour Ecliastus : Cassius accepta de détruire Tilius, au nom de l'unité, et Clovis se convertit au catholicisme, poussé en cela par sa femme Clotilde et Rémi, évêque de Reims. La cérémonie de baptême de Clovis effectuée en présence de son armée associa l'Eglise à la légitimité du pouvoir royal. En 511, Clovis convoqua un concile de 32 évêques : l'église mérovingienne était créée et repoussait les traditions païennes du peuple franc. Ce fut un échec cuisant pour Garibald et Alexandre qui avaient négligé de prendre Ecliastus au sérieux. La lignée de rois qu'entrevoyait Alexandre se remettait presque volontairement aux mains des Lasombras et reniait une partie de leur héritage barbare. Plus tard, Alexandre apprendrait à compter avec cette puissance qu'il n'avait pas vu venir et ne négligerait plus l'Eglise.

 

La guerre entre Clans pour l'empire de Clovis se profile

Ayant identifié l'ennemi Lasombra, Alexandre prit ses dispositions et contacta Cassius, toujours par l'intermédiaire de Garibald. Ce dernier présenta un tableau sombre mais réaliste des visées d'Ecliastus et joua sur la nécessité d'unir le Clan contre l'expansion Lasombra. Cassius, paranoïaque et angoissé, était incapable de prendre une décision. Il était visiblement sensible aux arguments du Franc Garibald mais craignait également la réaction de son mentor qu'il pensait sincèrement soucieux de la sauvegarde d'un empire uni sous la houlette d'héritiers de Rome. Au grand dam des Ventrues d'Alexandre, il était de toute manière trop tard pour empêcher la christianisation de la population et les Francs abandonnèrent, au moins sur le plan formel, leurs anciennes traditions. Quand Clovis mourut, il laissa un domaine relativement uni dans son identité franque qui s'étendait des Pyrénées au Danube. La lutte entre Ventrue et Lasombra allait redoubler pour la conquête d'un territoire comme jamais cette partie de l'Europe n'en avait connu. Paris, la capitale de Clovis constituait alors un point central qui méritait toute l'attention des deux parties. Alexandre y envoya Garibald tandis qu'Ecliastus y fit appeler son ami Lahto, un proche de Montano lui-même.

 

Erchinoald, du Clan Brujah, rallie les rangs Lasombras

Le combat qui s'annonçait ne concernait pas seulement les Ventrues et les Lasombras et beaucoup de Brujahs étaient aux côtés des barbares lors de la chute de l'empire romain. Leur désorganisation était le seul point qui les empêchait de s'exprimer face aux Magisters et aux Patriciens. Erchinoald parvint pourtant à étendre son influence sur plusieurs peuples en coordonnant les actions des Brujahs qui leur étaient affiliés. Introduit à Paris, il proposa à Garibald de supprimer Cassius et de se dresser contre Ecliastus : plus que d'une lutte entre clans, il s'agissait d'un combat entre Romains défaits et conquérants barbares. Garibald reçut d'Alexandre l'ordre de refuser malgré ses propres protestations. Garibald conservait le souvenir du courageux Amalaric qui avait lutté contre les Huns et avait disparu quelques années plus tard sous les coups d'une meute de garous. Les temps avaient changé et les vieilles alliances semblaient périmées. Econduit, Erchinoald entra dans une rage noire à l'encontre des traîtres qui osaient pactiser avec l'ancien ennemi et bafouaient les accords passés. Il s'en retourna avec sa délégation et offrit ses services à Ecliastus et Lahto, par pur esprit de contradiction.

 

La fin de la dynastie mérovingienne : la première déception d'Alexandre

Après l'épisode Clovis, la volonté de reconquête d'Alexandre se manifesta par le choix du cruel Clotaire comme instrument de sa politique. Violent, ambitieux et sans scrupule, Clotaire fut tout autant un roi qu'un message aux autres clans. Garibald vit à quel point la personnalité des rois que promouvait Alexandre était proche de celle du vieux Ventrue. La dynastie royale était le visage public de l'Ancien et Garibald sentit pour la première fois l'ambition effrayante de son maître : incarner une royauté parfaite, un pouvoir absolu, un résumé de la noblesse des armes. Toutefois, après la relative unité du royaume maintenu par Clotaire, la dynastie perdit sa vocation et tous s'entre-déchirèrent pour s'approprier terres et richesses. La lignée brisée et corrompue ne répondait plus aux attentes d'Alexandre : sa déception fut si grande qu'il renonça définitivement aux descendants du fier Clodion. Pendant ce temps, l'emprise Lasombra augmentait et le roi Dagobert 1er affermit le pouvoir de l'Eglise au sein du royaume. Ecliastus et Lahto se réjouissaient des querelles au sein de la lignée royale et organisaient leurs relations au sein du clergé malgré les protestations de Cassius.

 

Alexandre faisait preuve d'une certaine rigidité vis à vis des changements du monde des hommes et restait sourd à toute proposition quant à une réorientation de sa politique. A son sens, seule une famille reconnue selon les anciens usages serait digne de gouverner Paris et le royaume. Garibald fit son possible pour le convaincre que cette optique était sans issue : les mérovingiens entraient dans l'ère dite des rois fainéants, sans pouvoir, sans avoir, sans espoir à vrai dire. Les relations entre Alexandre et Garibald se firent plus tendues car ce dernier se sentait exclu des projets toujours plus profonds et secrets du roi. En dernier recours Garibald essaya de montrer à Alexandre que le pouvoir allait désormais être aux mains des grands propriétaires terriens et des maires. Il insista sur le fait que les Brujahs avaient bien compris cette évolution et saisissaient leur chance. Parallèlement, Ecliastus profita de la vague d'évangélisation de l'Europe pour placer ses pions dans le royaume Franc.

 

Le réveil d'Alexandre

 

La spectaculaire ascension de Charles Martel en 720, maire du palais d'Austrasie, confirma les dires de Garibald qui décida de quitter son maître et se rangea secrètement au côté d'Erchinoald. Ensemble, le Ventrue et le Brujah s'accordèrent pour contrer la montée en puissance d'Ecliastus mais négligèrent Alexandre qu'ils considéraient comme perdu. En 732, Charles Martel, alors maître du royaume franc, repoussa les Arabes au nom de la chrétienté : une victoire de plus pour Ecliastus. Toutefois, et il s'agit là d'un tournant dans l'histoire des Lasombras en France, Charles ne prit pas le trône par superstition. Les Magisters furent consternés par cette décision et en tinrent longtemps rigueur à Ecliastus qui n'avait pas su faire de Charles Martel un point d'entrée dans la famille royale. Cet événement raviva Alexandre qui comprit enfin que son rêve n'était peut-être pas perdu. Il se remit à voyager, renouvela ses contacts au sein de Paris et se familiarisa avec le Clan Toréador, seul opposant direct au Clan Lasombra dans les affaires ecclésiastiques. Sorti de sa léthargie, Alexandre travailla d'arrache-pied, risquant parfois sa non-vie au cours de voyages périlleux entre 735 et 740. Il se constitua la première ébauche de ce que serait la Grande Cour, une assemblée de Ventrues et de Toréadors puissants habitués des affaires du royaume et susceptibles d'infiltrer l'Eglise. Le Clan Toréador était alors représenté par Bernard de Souabe, Louis de Beaurain et Hirmingarde la Rouge. Alexandre, quant à lui, s'était directement entouré de Thibaud et de Sigebert de Rennes, son propre infant depuis 737. Ensemble, ils s'immiscèrent dans la vie des grands acteurs de cette transition majeure dans l'histoire de France et luttèrent contre Ecliastus sur le plan religieux et politique. Ecliastus fut surpris par cette soudaine opposition et découvrit la trahison d'Erchinoald. Il se concentra sur le Brujah et son acolyte Garibald par le biais de guerres internes mais perdit de vue son objectif initial. Il délégua beaucoup de ses responsabilités à Lahto qui assura au mieux son remplacement.

 

La première victoire de la Cour

 

L'avènement de Pépin le Bref témoigna de toute l'habileté de la future Grande Cour à travailler sur plusieurs tableaux simultanément : les Ventrues à Paris et les Toréadors à Rome, fléchissant les décisions papales. Pépin, fils de Charles Martel, s'installa sur le trône et obtint l'aval de l'Eglise de Rome. Il ne se contentait plus d'être le dirigeant temporel mais était également investi du pouvoir divin : le pape Zacharie avait décidé d'accorder le titre de roi à Pépin car "est roi celui qui détient le pouvoir". Le choix de Pépin avait été dicté par Thibaud et Sigebert, bien informés sur les affaires des hommes, pendant que les Toréadors favorisaient la reconnaissance du futur roi depuis Rome. Pépin cumula donc une légitimité divine au caractère traditionnel de l'investiture franque. La chance souriait à nouveau à Alexandre qui était parvenu à placer ses agents dans l'entourage de Pépin et à le soustraire à l'influence d'Ecliastus. La réussite de son entreprise le poussa à affermir son influence sur Paris et c'est la première fois que des observateurs témoignent formellement de son passage dans la capitale. La cérémonie du sacre des rois des Francs fut entérinée par la reconnaissance de Pépin par l'Eglise et cette tradition devait laisser une trace indélébile dans l'histoire.

 

La colère d'Ecliastus

 

Ecliastus se rendit compte un peu tard de la manipulation des Ventrues et des Toréadors sans en connaître la tête pensante. Le sacre de Pépin, un roi dont il savait pertinemment que Cassius ne le contrôlait pas, poussa Ecliastus à confier le problème Brujah à Lahto. Le Lasombra saisit l'ampleur du recul de son influence. Lui qui avait passé des années à introduire le christianisme en France voyait son travail détourné et exploité par une cabale dont il ne savait rien. Ses espions lui rapportèrent qu'une force encore inconnue jetait son dévolu sur la France. Ecliastus décida de contre-attaquer sur un terrain qu'il connaissait bien et fit jouer toutes ses relations à Rome pour définitivement verrouiller l'accès au pouvoir pontifical. Hirmingarde et Bernard de Souabe furent détruits par les Lasombras au cours de cet épisode. La future Grande Cour était disloquée et le pouvoir total échappait à nouveau à Alexandre mais il ne baissa pas les bras, reconstitua son état-major et rencontra directement Cassius peu avant le sacre de Charlemagne. Accompagné de Thibaud et de Sigebert, Alexandre montra à Cassius qu'Ecliastus s'était joué de lui depuis son arrivée à Paris. Les Ventrues d'Alexandre lui proposèrent une alliance et une place de choix quand Ecliastus serait finalement éliminé. Cassius accepta et promit de taire l'existence d'Alexandre.

 

Le nouvel espoir d'Alexandre : Charlemagne

 

Le sacre chrétien de Charlemagne fut un événement dont il est encore difficile de définir à qui il profita vraiment Le Ventrue de Rome Fabrizo Ulfila avait déployé toute son savoir-faire pour sceller une alliance entre la noblesse et l'Eglise mais le poids des Lasombras restait présent. En fait, malgré l'apparente réussite du Ventrue, certains pensèrent que Fabrizo avait été manipulé par les Lasombras vu que l'intrication toujours plus étroite de la royauté et de l'Eglise favorisait les Magisters. Quoiqu'il en soit, Charlemagne propagea l'idéal chrétien dans toute l'Europe et repoussa les limites du royaume. Les exploits de cet homme servaient à la fois les Ventrues d'Alexandre qui avaient favorisé son accès au trône mais affermissaient également le pouvoir religieux de Lasombras. Cassius se lança avec Louis de Beaurain dans la lutte contre le Clan Lasombra en tâchant d'éliminer tous les agents parisiens d'Ecliastus. Dans le sillage de Charlemagne se trouvaient des Brujahs, des Ventrues des Lasombras et des Toréadors aux objectifs variés. En Italie, les Lasombras appuyèrent la guerre contre les Lombards menaçant la papauté et contrèrent les Ventrues. En Espagne, les Ventrues compromirent les chances d'unification des forces Lasombras franques et arabes tandis que les Brujahs essaimaient dans la péninsule ibérique. La guerre fit rage en Germanie entre les Lasombras, les Gangrels et les Ventrues. Ces derniers profitèrent grandement de l'expansion du territoire et Alexandre plaça plusieurs de ses lieutenants à des postes clés dans toute l'Europe. Pourtant, partout où les troupes de Charlemagne mettaient le pied, elles transmettaient inévitablement leur religion et offraient autant d'ouvertures aux Lasombras. Profitant du climat favorable ménagé par Charlemagne, les Toréadors choisirent de sortir de l'ère obscure des mérovingiens et s'attachèrent à réhabiliter l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. Ils s'opposèrent également aux Lasombras de Rome et ébranlèrent très sérieusement l'influence de ces derniers sur tout l'appareil ecclésiastique.

 

La folie de Cassius et l'effondrement de l'empire carolingien

 

Cassius luttait contre les agents parisiens d'Ecliastus mais vit son emprise diminuer quand la capitale du royaume fut déplacée à Aix la Chapelle. De plus, le fief de Paris fut attribué à Ecliastus par son Clan en guise de récompense pour la propagation de la religion chrétienne. Cassius devenait une personnalité annexe de la scène politique. Il choisit de jeter à bas tous les efforts de ceux qui prétendaient le manipuler et s'allia aux Nosferatus et aux Malkavians, normalement peu enclins à convoiter le pouvoir. Alexandre quitta Paris avec ses collaborateurs et s'installa à Aix afin de maintenir son influence. A sa mort, Charlemagne disposait d'un empire immense qu'aucun Clan n'était à même de gérer dans sa totalité. Après une phase d'euphorie, Alexandre et Ecliastus durent se rendre l'évidence : ils avaient vu trop grand et ne pouvaient plus rien contre l'effondrement. Gangrels, Brujahs, Tzimisces, Assamites, coalition de Cassius, tous contribuèrent au démembrement de cet empire irréaliste. Les successeurs de Charlemagne perpétuèrent l'usage de la dislocation de l'empire paternel entre les fils, source inépuisable de conflits qui mobilisaient nombre de Clans. On assista à ce moment à une résurgence de l'alliance d'Erchinoald et Garibald qu'Ecliastus ne dérangeait plus. Tous deux s'étaient retirés en Germanie et montaient les chefs de guerre, mortels, Gangrels et Brujahs contre l'empire chrétien dirigé par les Ventrues et les Lasombras. Leur action se manifesterait plus tard, avec les invasions normandes.

 

 

 

 

Les Normands attaquent...

 

 

Lorraine et Alexandre

 

La Grande Cour d'Alexandre se stabilisa pendant un temps après la mort de Charlemagne et pendant le règne de son fils Louis le Pieux. Elle comptait notamment Thibaud, Sigebert de Rennes, Conrad d'Aunoi et Clarembaud d'Orléans du Clan Ventrue ; Louis de Beaurain, Yehudis et Achard du Clan Toréador ; Guillaume et Torsteinn du Clan Nosferatu ; Orry du Clan Brujah et Simon du Clan Gangrel. Malheureusement, l'irruption de Lorraine du Clan de la Rose dans la vie d'Alexandre jeta à bas tous les efforts diplomatiques qui avaient été déployés jusqu'ici. Alors que cette structure qui comptait plusieurs dizaines de caïnites représentait l'alliance Ventrue-Toréador, le drame de la relation entre le vieux roi et la nouvelle-née eut pour effet de brouiller les relations entre les deux Clans. Alexandre, démoralisé, abandonna toute velléité politique et laissa sa Cour décadente gérer les affaires du royaume. Il refusa que Louis de Beaurain le remplace et figea la Cour dans une situation confuse, en proie aux querelles de pouvoir et affaiblie par le manque de clairvoyance de ses membres. Le Clan Toréador, qui s'érigeait maintenant comme un adversaire très sérieux des Lasombras sur le plan religieux, contesta systématiquement les décisions de la Cour d'Alexandre qui sombrait peu à peu dans l'apathie. C'est en 833 qu'Alexandre, désoeuvré et souffrant, étreignit Anne, une infante qu'il reniera toujours et qui ne sera jamais présentée à la Cour.

 

Les Normands attaquent les reliquats de l'empire : les opportunistes sortent de l'ombre

 

Le territoire hérité de Louis le Pieux fit l'objet du sempiternel partage entre les fils et aboutit au traité de Verdun en 843. Charles le Chauve obtint la Francie Occidentale, futur royaume de France, Louis le Germanique acquit la Francie Orientale, futur royaume d'Allemagne et Lothaire hérita d'un domaine peu cohérent, la Lotharingie qui plus tard deviendra la Lorraine. Il était manifeste que les tentatives d'unification de l'Europe avaient échoué. Alexandre, bien sûr, et Ecliastus furent profondément affectés par cette décision des hommes. Le Ventrue, inconsolable de son aventure avec Lorraine, voyait disparaître sa vision d'un empire dirigé par des hommes de sang noble et franc. Ecliastus, quant à lui, perdait toujours plus d'influence au sein l'Eglise. Son rêve de chrétienté unifiée s'effondrait, laissant la voie libre à tous ceux qui attendaient ce démantèlement dans l'ombre depuis des années. Ainsi, le Clan Toréador connut une importante progression en profitant des faiblesses d'Alexandre et en s'asseyant avec les Cappadociens aux côtés des Lasombras à Rome. Ce climat d'incertitude de la part des Clans traditionnellement dirigeants donna l'assurance nécessaire aux Brujahs et aux Gangrels pour donner l'assaut. Garibald et Erchinoald, jubilant, fondirent sur les restes d'un empire carolingien qu'ils souhaitaient voir à genoux depuis qu'ils s'étaient sentis écartés des projets des puissants : les invasions normandes commençaient.

 

La vengeance de Garibald

 

Compte tenu de la situation, Cassius se sentit libéré du joug d'Ecliastus et lutta ouvertement contre les Lasombras en s'appuyant toujours sur les Malkavians et les Nosferatus parisiens.Etrangement, Ecliastus sembla alors se retirer du monde et ne s'impliqua plus directement. Il confia à Lahto la charge de " régler " le problème Normand. Alexandre revint avec la Cour à Paris, vu que la cité était désormais la capitale de la Francie Occidentale. Certains abandonnèrent le roi Ventrue et s'investirent dans le commerce, une activité qui ne paraissait plus aussi vile. Mais dès 845, les drakkars déferlèrent sur la France et mirent à sac les villes qu'ils croisaient en remontant loin dans les terres. Paris subit les assauts des Normands et par trois fois leur retraite fut achetée à prix d'argent. Installés sur une île de la Seine, près de Rouen, ils maîtrisaient une partie non négligeable de la Francie à l'ouest de Paris. Garibald, l'ancien serviteur d'Alexandre, venait lui faire payer des années de mépris et de condescendance en coordonnant certaines des attaques contre la fragile île de la Cité. Il fallut attendre 885 pour que Paris résiste au siège, soulevée contre les Normands par l'évêque Goslin et le comte Eudes. Cassius se concentrait sur la défense de sa cité vu que tous les Lasombras semblaient avoir disparu et fut surpris par la prestation d'Eudes qu'il décida d'étreindre. La Cour d'Alexandre, quant à elle, restait divisée et était incapable de gérer efficacement la situation. L'époque de la franche entente et de l'union contre les Lasombras était révolue. Alexandre tint malgré tout à rester à Paris et s'abîma pendant des semaines complètes dans ses pensées. Coupé du monde, inaccessible à ses pairs, le vieux Ventrue paraissait plus que jamais sombrer dans la folie pendant que la résistance contre les Normands battait son plein à l'extérieur.

 

Alexandre renaît

 

Thibaud et Sigebert, lieutenants d'Alexandre ne l'abandonnèrent pas et soutinrent le combat contre les hommes de Garibald au côté d'Eudes. Les Toréadors se désolidarisèrent de cet affrontement, plus occupés préparer la renaissance de Paris après une victoire qui paraissait maintenant évidente. Finalement, le lunatique Alexandre sortit de son mutisme et convoqua sa Cour. Il y tint un discours qui intima le respect tout autant chez les Ventrues qui voyaient leur chef retrouver son visage passé que chez les Toréadors, impressionnés par la prestance d'un homme qui avait connu une histoire aussi tragique. Les traits durcis d'Alexandre firent douter les Toréadors qui considéraient la Cour de Paris comme acquise. Voilà que le Ventrue donnait des ordres, affectait des tâches et ne se souciait plus d'aucune bienséance superflue ; il ressemblait à l'Alexandre qui avait mis Pépin le Bref sur le trône. Il multiplia ses contacts avec Cassius qu'il introduisit officiellement à la Cour et fit de lui son chambellan. Thibaud et Sigebert conservèrent leur statut et se répartirent l'administration des environs de la cité : Thibaud était chargé du nord-ouest et Sigebert du sud-est. Il autorisa Thibaud à étreindre Gigues de Colmar et lui assigna la tâche de veiller à la stabilité de la communauté vampirique interne à la cité. Clarembeaud d'Orléans dont toute la Cour savait qu'il complotait contre Alexandre et pensait le supprimer fut traîné à la lumière du jour par une chaude matinée de l'été 887. Alexandre voulait faire preuve de force pour remettre de l'ordre parmi ses suivants. Le clan Brujah, pour l'instant représenté par quelques tenants de l'utopie romaine, bénéficia de l'arrivée de la philosophe Delphine, en 886.

 

La France aux mains des Capétiens

 

Cassius et Alexandre furent très satisfaits d'apprendre en 888 qu'Eudes avait été fait roi bien qu'il n'appartienne pas à la dynastie carolingienne. Un règne de 10 ans attendait ce véritable héros national qui avait repoussé les féroces Normands mais sa position fut contestée par la descendance carolingienne. La Grande Cour prit conscience qu'un nouveau changement allait s'opérer et les Toréadors attendirent les réactions des Ventrues. Alexandre sentit la fin des fils de Charlemagne, obligés de revendiquer leur autorité auprès d'hommes de valeur qui détenaient le vrai pouvoir. Ainsi se succédèrent des seigneurs de plus en plus ambitieux qui n'avaient que peu de considération pour les prérogatives de la véritable famille royale. Paris fut dirigée par des hommes de tête et en 987, c'est Hugues Capet qui accéda au pouvoir.

 

La littérale élaboration de la future dynastie capétienne incomba à Alexandre et ses acolytes. La dynastie carolingienne montrait de nets signes d'essoufflement et se dispersait considérablement dans des luttes intestines. Alexandre décida alors de promouvoir à nouveau un homme courageux et volontaire qui acquerrait sa noblesse grâce à ses hauts faits guerriers et politiques. Il devait également ne pas réitérer les erreurs du passé qui l'avaient profondément meurtri et limiter son ambition à une zone restreinte : Paris et le petit royaume de France qui subsistait après la dilapidation des terres par les derniers carolingiens. Alexandre obtint le soutien des Toréadors religieux en promettant qu'il ne ferait rien pour désolidariser la royauté de la chrétienté. Le point final de cette orchestration magistrale fut le conseil de Senlis. C'est après la mort du jeune Louis V, dernier roi carolingien, que les grands décidèrent de la succession. Un oncle de Louis se posa comme successeur logique mais l'archevêque de Reims Adalbéron, judicieusement conseillé par les Toréadors, s'opposa formellement à son accession au trône. L'assemblée suivit les conseils de cet homme d'église respectable et choisit un candidat qui serait garant de l'indépendance du royaume de France : Hugues Capet, actuel duc de France. Les grands féodaux n'étaient pas très impressionnés par Hugues qu'ils pensaient confiner à un rôle de figuration compte tenu du fait que les comtes de Paris et ducs de France avaient beaucoup perdu de leur pouvoir. Aussi Hugues put-il obtenir ce titre en 987 sans inquiéter ses pairs qui ne se doutaient pas du destin qui attendait le fondateur de la dynastie capétienne, la fierté d'Alexandre.

 

L'opposition de Normandie

 

Il ne faut pas oublier le destin parallèle des Vikings qui obtinrent la Normandie selon les termes du traité de St-Clair-sur-Epte en 911, signé par Rollon et Charles le Simple. C'est ici que s'étaient repliés les Normands après leur échec à prendre Paris. Leur assimilation fut rapide et la population fut christianisée, suivant l'exemple de son chef. La Normandie abritait les Ventrues les plus hostiles à la domination d'Alexandre et de sa Cour. Garibald menait évidemment plusieurs de ces caïnites revanchards qui espéraient un jour faire tomber le vieux roi. Erchinoald ne se rangea pas avec Garibald et préféra tenter sa chance dans la tourmente du Saint Empire Germanique. Par contre, d'autres lieutenants venus du nord acceptèrent de s'unir contre Alexandre : Heinrich de Cologne du Clan Ventrue et Kulpa le Grinçant du Clan Gangrel. Garibald rencontra dans le nouveau fief de Normandie trois caïnites de valeur qui l'aidèrent à strcuturer la population vampirique du lieu : Roald Oeil de Serpent, Liseult de Taine et Geoffroy de Calais. Malgré des intérêts communs, Garibald s'intéressa plus à l'évolution du royaume de France et d'Alexandre plutôt qu'aux signes avant-coureurs présageant de la future influence de Mithras. Les trois vampires paieront cher leur volonté de résistance contre Mithras et finront par être détruits pour ne pas avoir accepté la suprématie de l'Ancien. Garibald conservera un statut ambigu vis à vis de Mithras et limitera ses actions en Angleterre.

 

Les réformes capétiennes

 

La dynastie capétienne fut au centre des efforts de la Cour comme nous l'avons vu. Alexandre fut conforté dans sa conviction de préférer la patience au panache par Cassius et Achard et entreprit de proposer de nouvelles lois par l'intermédiaire de ses serviteurs proches du roi et grâce aux contacts d'Achard. L'histoire l'avait montré, un royaume fort est un royaume uni : les capétiens prirent donc l'habitude de couronner leur aîné afin de couper court aux conflits et au démembrement des domaines. Ainsi Hugues Capet confia le trône à son fils Robert qui se révéla être un homme pieux et avisé ainsi qu'un combattant respecté. On peut lui attribuer le respect de la "paix de Dieu", le soutien des moines de Cluny dans leur réforme du clergé et le développement des institutions de paix, d'aumône et d'enseignement. Robert fit la fierté des Toréadors qui se plurent à voir un roi si dévoué et savant, ami du pape Sylvestre II. Robert marqua le rapprochement entre les Ventrues et les Toréadors de la Cour de Paris car il manifestait autant d'application dans l'idéal éclairé des Toréadors que dans la conquête de nouvelles terres.

 

Alexandre sème le trouble au sein de la Cour

 

Toutefois, ce succès d'estime ne parvint pas à réfréner la convoitise des puissants féodaux de Normandie, Flandre, Anjou, Aquitaine et Bourgogne qui ne voyaient dans le royaume de France qu'une puissance contestable. L'ennemi n'était plus le clan Lasombra qui avait disparu avec les prétentions d'Ecliastus et dont tous les membres résidant en Ile de France avaient été chassés par Cassius. Maintenant, les opposants étaient aux portes du royaume et derrière eux se profilaient les Ventrues contestataires, Brujahs, Gangrels, parfois même Nosferatus et Tzimisces. Le royaume de France était isolé au milieu de forces hostiles. De plus, Alexandre retomba dans l'apathie malgré les efforts de Cassius et de Sigebert. Il se fit de plus en plus rare, visiblement déçu de voir qu'il était arrivé à ses fins. Sans défi majeur, le souvenir de Lorraine revint le frapper de manière définitive. Dès le premier quart du X° siècle, la Cour assista à la lente chute de son chef. Cassius ne put empêcher les conflits de succession à Robert et une guerre opposa l'aîné Henri à son frère Robert II, épaulé par Eudes de Blois. Des Brujahs d'Orléans, menés par Quintilius, profitèrent du conflit pour tenter de déstabiliser la Cour et envisagèrent d'attenter à l'existence d'Alexandre. Leur course fut bien vite stoppée par les forces de Cassius qui avaient été alertés par le fidèle Guillaume, infant de Torsteinn du clan Nosferatu. Henri fut soutenu par Robert le Magnifique de Normandie et Conrad II le Salique, empereur de Germanie. L'arrêt des combats entre Henri et Robert grâce à la cession de la Bourgogne au cadet ne signifia pas le retour au calme : Eudes de Blois ne lâcha pas prise et derrière lui se rangèrent les Brujahs de Quintilius.

 

L'arrivée de Saviarre à la Cour

 

Alexandre ne montra que peu d'intérêt pour la menace qui planait sur l'intégrité du petit royaume de France dont l'autorité n'était pas reconnue par la Bretagne, la Bourgogne et l'Aquitaine. Il semblait persuadé que tout finirait par s'arranger et fit parfois preuve d'un infantilisme qui mena les Toréadors à le déclarer fou et inapte à diriger. Leur pression se fit plus grande et les Ventrues les plus jeunes s'affichèrent de manière toujours plus ostentatoire. Toute la Cour sentait que la place d'Alexandre n'allait peut-être pas tarder à être vacante. Mais ce fut à cette époque, au début du XI° siècle, qu'arriva Saviarre. Présentée d'emblée comme la favorite d'Alexandre, elle seule jouissait du privilège de s'entretenir avec lui. Même Cassius et Sigebert devaient attendre que Saviarre eut terminé son conciliabule pour voir leur maître. Cette nouvelle fit grand bruit dans la Cour et les prétendants au trône fulminèrent, ourdissant parfois des complots illusoires à l'issu desquels Saviarre et Alexandre étaient précipités dans les flammes. La réputation de versatilité d'Alexandre rappelée par les plus anciens membres de la Cour refroidit les plus jeunes et aucune action précipitée ne fut envisagée.

 

La poigne de fer de la belle comtesse

 

Alexandre ne parut jamais plus sans Saviarre à ses côtés. La belle comtesse finit par être l'officiel émissaire d'Alexandre et après une période d'adaptation où personne ne prit vraiment au sérieux cette " nouvelle-née ", tous furent contraints de reconnaître sa force et son intransigeance. Au cours des rares occasions où l'autorité de Saviarre était remise en question, Alexandre apparaissait pour confirmer la véracité et la valeur des ordres donnés. Le vieux roi connut même une mémorable frénésie qui jeta la Cour dans l'effroi et coupa court à toute revendication ouverte mais fit redoubler les bruits de couloir, essentiellement alimentés par les Toréadors. L'influence grandissante de Saviarre sur Alexandre ne manqua pas de susciter des interrogations sur son honnêteté et nombreux furent ceux à affirmer que la comtesse remplaçait Lorraine dans le cœur de son maître. Les Ventrues étaient divisés sur l'attitude à avoir vis à vis de la comtesse. Certains, tels que Sigebert ou Conrad d'Aunoi, reconnurent Saviarre comme la récipiendaire du pouvoir d'Alexandre désigné par lui. Jouissant de cette prérogative royale, son autorité était incontestable. D'autres, comme Cassius et Thibaud, ne voyaient là qu'une tentative de manipulation du vieux Ventrue fondée sur d'anciens sentiments à l'égard d'un amour passé. Les Toréadors, bien qu'émus par la dramatique arrivée de cette ensorcelante " princesse de la nuit ", furent fâchés par sa poigne et sa fermeté. Il n'était plus question d'incertitudes et d'hésitations entre lesquelles pouvaient facilement s'immiscer des initiatives personnelles. Il fallait désormais lutter pour ne pas se retrouver contraint d'oeuvrer pour le Clan Ventrue. Toutefois, le grand intérêt de Saviarre pour les choses de Dieu lui attira les faveurs d'Achard. Le reste du Clan resta campé sur ses positions, entre ranceuur, jalousie et consternation.

 

La Grande Cour s'ouvre

 

Saviarre ouvrit la Grande Cour à de nouveaux membres et consacra Torsteinn du Clan Nosferatu comme un allié de choix qui devrait se faire les yeux et les oreilles du royaume. Il était épaulé par son infant Guillaume, secrètement amoureux de la belle Saviarre, au point de sacrifier les idéaux de son clan et de caresser le déraisonnable espoir de plaire à la comtesse grâce à la science des Tzimisces. La Grande Cour accueillit également Septimus du Clan Brujah, un érudit qui avait élu domicile à Orléans. Il entra très rapidement en contact avec Delphine et tous deux tissèrent des relations étroites fondées sur leur intérêt commun pour les choses de l'esprit. L'infant de Simon le Gangrel fut présenté à tous et Schreier, bien que peu habitué des fastes de la cour, soutint le regard de Toréadors horrifiés. Saviarre montra à tous que la Cour vivait une nouvelle ère, une ère au cours de laquelle les traditions auraient la vie dure. Elle montra qu'elle ne considérait plus les vieilles barrières des clans comme infranchissables. Elle montra enfin qu'elle disposait de soutiens que personne n'avait soupçonné et assurait ainsi ses arrières tout en jouissant de l'aura d'Alexandre.

 

La guerre contre la Normandie est inéluctable

 

Pendant ce temps, la situation n'évoluait guère en faveur de la France. La guerre contre Eudes s'arrêta en 1039 et les Brujahs progressèrent considérablement. Peu après, Henri soutint Guillaume le Conquérant et aida par là même les Ventrues de Garibald à faire taire leurs opposants. De manière totalement fortuite, un capétien d'Alexandre servait les intérêts de son ennemi normand. Saviarre reprit les choses en main à partir de 1050. Guillaume le Conquérant préparait son accession au trône d'Angleterre et menaçait de s'allier aux Flandres. La comtesse envoya des espions dans ces deux domaines et recueillit de précieuses informations : il fallait arrêter la montée en puissance de Guillaume. Elle appuya massivement la décision d'Henri de combattre la Normandie à partir de 1054 et s'opposa directement à Garibald, Heinrich et Kulpa. Mais les troupes du roi de France furent vaincues deux fois et la menace normande devint manifeste. Elle ordonna le recrutement auprès de tous les Clans des caïnites les plus fidèles à la cause du royaume et les réunit au cours de la Nuit du Fleuve. Embarquée avec ces volontaires sur un navire qui navigua sur la Seine jusqu'aux portes de la Normandie, elle fit prêter serment sur le Sang et l'Honneur à cette avant-garde secrète chargée de réduire à néant les efforts des Ventrues normands. Cette profession de foi ne rallia que peu de voix mais une vingtaine de vampires acceptèrent malgré tout de renoncer à une vie publique et décadente pour repousser les Normands. Eudes de Paris, complètement absent de la scène parisienne bien qu'étant l'infant de Cassius, saisit l'occasion et disparut avec ses pairs. Les vampires qui ont prêté ce serment sont connus sous le nom de Fidèles mais ce souvenir irrite beaucoup de membres de la Cour, vexés d'avoir été écartés d'une réunion qui paraissait si excitante. A cette occasion, Saviarre étreignit Edelinne, sa favorite qui devint rapidement une infante compétente chargée de coordonner l'action des Fidèles de Normandie.

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 14:12

La Camarilla

 

Poussé par une côterie de discrets Anciens, un Malkavien du nom de Grant prend le pouvoir peu diplomatiquement. La Cour est complètement disruptée, par cette surprise. Il fait revenir les Nosferatus dans la ville et fait venir un Assamite en résidence permanente.

 

C'est néanmoins lui qui décide chaque Ancien à intégrer la Camarilla, il reçoit plusieurs fois les Fondateurs de la nouvelle secte, et prend des mesures efficaces contre les Anarches qui se sont infiltrés en ville.

Avec l'appartenance à la Camarilla, il reconnaît bien évidemment les Tremere comme un Clan à part entière. Un certain Fratus, un Ancilla Tremere lui sert de conseiller pendant quelques années. Fratus a l'occasion de montrer aux sceptiques l'efficacité de son Clan. Il fera beaucoup pour la présence Tremere dans la ville.

 

Une Confrérie rassemblant Ventrues et Toréadors se crée secrètement pour lutter contre Grant : la Confrérie de la Rose. Un jeune Toréador, François Villon, l'intègre, de même que le Ventrue Simon Dufort et le Tremere Hugues le Prompt.

 

La Convention de Thorns ne fait pas de vague à Paris, finalement peu touchée par les Anarches. La création du Sabbat, de même, laisse tout le monde indifférent.

 

La Toréador Beatrix reprend le pouvoir, avec l'appui du Cercle Intérieur de la Camarilla. Grant se sent trahi. Fratus quitte Paris plutôt précipitamment. Les Giovanni aussi.

La Confrérie de la Rose est connue de Beatrix mais de peu d'autres. Leurs activités passent de recherche de pouvoir à consolidation de leurs bases.

 

 

François Villon

 

François 1er arrive au pouvoir. Grant tente de prendre le titre de Prince. Des combats éclatent dans les couloirs du Palais. La Confrérie, le soir même, capture Grant.

Le lendemain soir, devant l'assemblée de tous les caïnites parisiens, François Villon, à l'encontre des légendes contre la diablerie de sang malkavien, diabolise Grant, et devient Chambellan de Paris, premier conseiller de Beatrix. Nombreux sont ceux qui diront qu'il n'est pas sorti intact de cette soirée.

Le calme revient sur la ville, l'opposition est muselée par la présence devinée de la Confrérie.

 

La création du Sabbat était passe inaperçue. Pourtant, rapidement, ils vinrent à l'attaque. Toute l'Europe est sous siège. Des batailles éclatent partout, et Paris doit se refermer sur elle-même pour résister.

C'est ce moment que choisissent des Ventrues Anglais pour créer un climat de désordre politique en tentant de faire soulever le peuple contre le Roi. Villon outrepasse son rang et réagit : c'est la nuit de la Saint-Barthélémy, les Ventrues de la ville sont privés de tout pouvoir politique, et les Anglais parmi eux massacrés.

 

Un climat de tyrannie s'installe, les Clans protestent. Beatrix doit calmer la situation en mettant Henry IV au pouvoir. Elle ordonne à Villon de calmer ses ardeurs, un geste que Villon n'appréciera ni n'oubliera jamais.

 

Les Toréadors prennent peu à peu place dans toute la France. La Côterie dont Grant faisait partie condamnent son putsch et appuient Beatrix dans ce sens. On parle à mots couverts d'une Hégémonie Toréador. Cela ne plait pas à tous.

 

Lorsque Richelieu prend place près du Roi, tout les vampires fuient sa présence, il semble protégé par la Foi. Tous évitent ses affaires mais Beatrix a un contrôle certain sur le Roi qui lui fait garder les choses dans l'ordre.

Là, les Tremere frappent un grand coup : ils arrivent à prendre le contrôle de Richelieu. Il lui font perdre la Foi qui le rendait si effrayant, et dirigent ses informations. Ils font construire la Fondation Tremere sur la toute nouvelle Ile Saint Louis et prennent la tête de l'opposition. Leur Fondation semble la plus protégée en Europe, plus même que Vienne!!!

Hugues le Prompt quitte ainsi la Confrérie pour fonder la Fondation, avec l'appui d'Etrius.

 

Tout le monde voit en Louis XIV une apogée du pouvoir toréador. Rien ne peut s'opposer à eux. Les derniers Princes Français prêtent allégeance à Beatrix.

Le Roi s'installe à versailles et la Grand Cour avec lui. Paris même passe sous contrôle effectif et secret des Tremere. Mais Adrien de Marseille voit cette maneuvre et les dénoncent à Beatrix. Elle tente de rompre le domaine privé des Tremere, mais échoue. L'Ile Saint-Louis est proclamé territoire dissident. Nul ne  peut (théoriquement) y entrer ou en sortir.

 

 

La Révolution

 

Pendant ce temps, les autres Clans conspirent ensemble pour détruire l'Hégémonie Toréador. Ils sont très vite limités, leurs pions mortels étant inutiles à la Cour et ne voulant agir de force. Ils n'ont pas d'autre choix que se tourner vers Xavéro, le Brujah. Celui-ci commenceà diffuser les idées révolutionnaires dans le peuple. Les Clans voient là une maneuvre inutile mais il les assure de sa réussite.

 

Xavéro est très vite rejoint par de nombreux Brujah, et reçoit l'aide inattendue des Nosferatus. Quelques années lui suffisent pour mener le peuple, déjà en colère, que le Roi n'est pas sacré. Il reste d'ailleurs très philosophe à ce sujet, se contentant de dire qu'il “ n'a fait qu'accélérer un processus inévitable ”.

 

Lorsque les rumeurs de soulèvement apparaissent, les Toréadors n'y prennent même pas garde, confiants de l'inefficacité du peuple. La situation empire, la Bastille tombe, les soldats se mettent du côté du peuple. Les Brujah sont dépassés par la situation. Une bande d'Anarches profitent de la confusion. Au nom du peuple Français, ils assaillent Beatrix, et la détruisent. Les Toréadors fuient Paris en masse, les Tremere se retranchent, les Ventrues éliminent les Anarches fautifs dans le plus grand secret.

 

Louis XVI reste sur le trône comme pantin des révolutionnaires. Le pouvoir Toréador est brisé sur la France. Le puissant Charles-François, Infant de Beatrix et Marquis de Vendée (Prince de Nantes) lève une armée pour reprendre Paris. Il n'est pas le seul. Mais c'est une débandade terrible.

 

Les voisins de la France engagent une guerre de libération du Roi de France, pour éviter que la Révolution se répandent chez eux. Mais la poussée nationaliste du peuple a renforcé leur moral et leurs armées.

 

La République est proclamée, les Brujah héritent du pouvoir. Louis XVI est accusé de trahison, puis exécuté, ainsi que sa famille. Le Settite Carnis l'Hérétique, Infant de Nerdric, arrive à Paris et s'installe à l'insu des Brujah.

 

Sous l'influence Settite, les goules Brujah s'enflamment aisément et une purge se fait au niveau des politiques. Les Brujah sont dépassés par leurs propres agents. En quelques mois, la Terreur est en place, la Convention a droit de vie et de mort sur tous, les têtes, Caïnites comme mortelles, tombent.

 

Une alliance des Caïnites restants travaillent ensemble et prennent alors les choses en main. Carnis est repéré et identifié, ses agents éconduits ou tués. Ils éliminent Robespierre et mettent en place le Directoire, que les Ventrues prennent rapidement sous leur coupe.

 

Les Toréadors essaient de revenir sur Paris, ils sont acceptés sous la condition de ne plus tenter une union comme l'Hégémonie. Villon prépare déjà sa vengeance.

 

 

Napoléon

 

Un jeune général fait alors parler de lui. Il est un pion très pratique, et les Tremere essaient d'en prendre le contrôle, pour découvrir qu'il est déjà sous l'influence des Ventrues et des Toréadors. Après investigation, il s'avère que ni les Toréadors ni les Ventrues ne sont au courant de cette situation.

Les Tremere en profitent alors pour jouer sur 2 tableaux : faire provoquer une guerre par Bonaparte, qui fixera ailleurs l'attention des 2 autres Clans.

 

La maneuvre fonctionne dans l'ensemble mais les Ventrues se rendent compte trop vite du double-jeu et ramènent Bonaparte à Paris pour qu'il prenne la tête du Directoire. Il est alors nommé “ Consul ”, déjouant le plan Tremere.

 

Mais ceux-ci n'ont pas dit leur dernier mot. En faisant provoquer la guerre, ils se sont arrangés pour que ce soit contre des places-fortes du Sabbat et en Egypte, domaine des Settites. Tous ces adversaires de la Camarilla répondent vite. Kher-Mati débarque d'Egypte et demande audience au Prince de Paris.

Cette simple maneuvre suffit pour provoquer un conflit entre les Clans Ventrue et Tremere. Pendant ce temps, c'est un Malkavien, Christian Leroux, qui se présente au Settite. Ils passent tous deux un accord secret. Tous les autres Clans dénoncent cela, mais Kher-Mati leur confirme que “ je ne parlerai qu'avec Leroux ou bien ce sera la guerre. ” Il s'installe à Paris.

 

Christian Leroux est donc déclaré de facto Prince de Paris. Il pousse Napoléon à se faire couronner (ou plutôt à se couronner lui-même) Empereur le 2 Décembre 1804.

 

Ceci lance une longue période de luttes d'influence, mais Napoléon, protégé des Malkaviens, mais pur de toute influence directe, est incontrôlable. Lorsque les Ventrues Anglais le forcent à abdiquer, le pouvoir Malkavien s'effrite, et les Toréadors reprennent vite le pouvoir. Hélas, leurs protégés sont trop écrasés par leur influence pour être efficaces ou encore appréciés par le peuple. Les Toréadors ne veulent pas risquer un autre soulèvement et les font s'interchanger pour d'autres serviteurs, aussi peu efficaces, d'ailleurs : Charles X, puis Louis XVIII.

 

 

Napoléon III et la Commune

 

Les Ventrues font porter au pouvoir Louis-Philippe, par le peuple les 27, 28 et 29 Juillet 1830. Les Toréadors, effrayés, n'osent rien faire.

En 1824, Kher-Mati est trahie par un serviteur archéologue, Champollion, qui démontre au monde la traduction des hiéroglyphes. Kher-Mati cherche sa tête, mais vu le désaccord avec les Caïnites Français, fait grande démonstration de ne pas le tuer, dans un “ geste d'amitié... ”.

 

Les Brujah reprennent le pouvoir mortel avec la Seconde République et Louis Napoléon Bonaparte. Il abolit l'esclavage dans les Colonies, et crée le Suffrage Universel, après avoir organisé seul un brillant coup d'état qui le fait Napoléon III.

 

Le Prince Ventrue n'a plus réellement de pouvoir. Et lorsque la Prusse déclare la guerre contre la France, le Sabbat peut approcher tranquillement jusqu'aux portes de Paris. Ils s'y terrent tranquillement et ressortent quelques mois plus tard, et provoquent la Commune de Paris. Ils attaquent la ville sans défense. Plusieurs Anciens Ventrues, surpris, sont détruits, de même que les deux tiers des Malkaviens. Le Palais des Tuileries et l'Hotel de Ville sont détruits dans les terribles batailles. Plusieurs Vampires de tous Clans demandent refuge aux Tremere, seul domaine peu touché. Xavéro que l'on croyait détruit depuis longtemps réapparaît aux côtés du Sabbat.

Des renforts arrivent de Vienne à la Fondation de Paris, sous la forme de 10 Gargouilles. Le Sabbat est vite obligé de se retirer de la ville. En partant, l'un d'entre eux dira: “ Nous avons atteint notre but. Et préparé le terrain pour la suite. ” Une phrase qui lancera bien des enquêtes...

 

La place du pouvoir restant vaquante, les Tremere assurent l'intérim, le temps que les Primogènes se mettent d'accord.

Villon remporte la place mais à une très faible majorité, il lui faut assurer sa position.

L'Exposition Universelle est cet outil. Même les Ventrues reconnaissent sa réussite. Tous les Vampires sont émerveillés par la Tour Eiffel, de manière quasi-surnaturelle. La vue directe de cet édifice provoque une fascination proche de celle des Toréadors devant une oeuvre d'art.

Cet émerveillement est la raison pour laquelle plusieurs Anciens de passage restent à Paris.

 

Le Prince Germain de Berlin, Gustav, repart dans une grande colère de l'Exposition, persuadé que la Tour Eiffel a tenté de prendre contrôle de son esprit. Il envoit des agents infiltrés enquêter sur cette bizarrerie.

 

Villon prend plusieurs mesures : il affaiblit considérablement le pouvoir de l'Inquisition à Paris, grâce à des Lois contre l'Eglise, notamment la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

 

Les Gangrels, totalement absents de Paris depuis des siècles rentrent en conflit avec les Garous de Fontaineblau. Ils demandent refuge à Villon, qui accepte, sous la condition qu'ils fassent la paix avec leurs adversaires. Les négociations sont longues et émaillées d'incidents. Mais c'est enfin une réussite de plus pour le Toréador.

 

 

Les Guerres Mondiales

 

En 1914, Villon est le maître incontesté de Paris. Mais le temps de l'Hégémonie Toréador est bien loin.

Le Prince Gustav de Germanie provoque la guerre avec la France, après “ avoir découvert que Villon l'a attaqué dans son intégrité mentale. ” Ce à quoi Villon répondra: “ Si j'ai tenté de le faire devenir fou, il semble que j'ai réussi. ”

La Première Guerre Mondiale est atroce. Gustav semble en perdre le contrôle, les espions de Villon confirment qu'il n'a jamais ordonné l'usage d'armes chimiques. Villon non plus. Cela restera un mystère.

 

Pendant ce temps, une autre guerre, philosophique celle-là, fait rage à Paris : les Brujah Français contre les Brujah Soviétiques. Les Français acceptent de faire un geste, mais refusent une révolution. Ils créent le Parti Communiste Français.

 

La Crise de 1929 abat le pouvoir montant des Ventrues. Les mortels semblent agir de manière incontrôlable depuis une trentaire d'années, l'usage de la Discipline de Présence semble se limiter. Les Ventrues et les Toréadors se rencontrent pour découvrir l'origine du problème, en vain.

 

Le Prince Gustav se sert d'un mouvement populaire pour provoquer à nouveau une guerre avec la France. Il n'a qu'un contrôle limité sur les Nazis. Les Allemands prennent Paris, Gustav impose sa Loi par l'entremise de Ferd-Hanz, un de ses Infants. Villon se cache plutôt que de capituler. Il garde la confiance et l'aide des puissants Caïnites Parisiens. Ferd-Hanz est limité dans l'autorité qu'il peut exercer, on ne commande pas facilement des Anciens.

Mais les Nazis de Paris brisent le contrôle caïnite, et tuent Ferd-Hanz. A partir de ce moment, les Nazis s'érigent en une forme d'Inquisition sans Foi mais aussi efficace. Plusieurs Anciens parmi les plus vieux tombent, tandis que certains Nazis montrent des pouvoirs surnaturels.

De neutres, plusieurs Caïnites s'engagent dans la Résistance active, et aident à jeter dehors les allemands. La lutte est dure et tandis que de nombreux nouveaux-nés font merveille, plusieurs Ancillas et Anciens sont dépassés par ce nouvel environnement et meurent ou tombent en torpeur.

 

Les Caïnites du Nouveau Monde viennent à l'aide de leurs Anciens. Paris, libérée, est sauvée de la destruction au dernier moment par Chaudard, un nouveau-né Toréador, qui empêche le Général Allemand de faire exploser les bombes disposées dans tous les grands monuments. Chaudard est considéré comme un héros par Villon, et devient son protégé.

 

Les Toréadors reprennent vite le contrôle de la situation, et portent l'aggression chez les Allemands.

L'Allemagne est divisée entre les Brujah Soviétiques et les Ventrues Anglais, tandis que Villon lutte pour libérer Paris de l'influence de ceux-ci. Il met le Général de Gaulle hors du champ d'action politique.

 

 

La Seconde Moitié du XXème siècle

 

La Présence est toujours réduite et les Toréadors doivent utiliser des méthodes plus conventionnelles pour diriger le pays. Mais les Ventrues et les Tremere entament une course vers le pouvoir, causant la situation politique mortelle de se dégrader à vue d'oeil.

 

Avec la crise d'Algérie, Villon est confronté à la puissance de l'armée. Dépassé par les mortels si lointains et le peu de contrôle possible, il doit rappeler Charles de Gaulle, et en fait sa pièce maîtresse. C'est une grande victoire, car même s'il dirige mal l'ancien chef militaire, celui-ci a des buts similaires aux siens, provoquant entre eux une coopération plus qu'autre chose.

De Gaulle crée la 5ème République, organise l'OTAN, libère définitement la France de l'influence américaine, et contrôle l'Arme Nucléaire!!

 

Des troubles algériens, nul n'arrive à prouver une influence caïnite quelconque. Hamad, un Assamite se présente à Villon et demande son inclusion dans la ville. Villon lui refuse une première fois. Hamad fait alors un geste non demandé: il arrête les troubles dans Paris. Villon l'autorise à rester, mais il sera responsable de tout acte terroriste algérien.

 

1968, Villon bannit tous les Anarches de la ville. C'est une petite révolution : les Anarches montrent leur pouvoir en levant les étudiants, les Brujah leur apporte leur soutien, avec les Nosferatus. Villon tient bon. Les Anarches causent des troubles publics mais leur alliance avec les 2 Clans les empêchent de prendre des initiatives au niveau Caïnite. De très nombreuses brêches à la Mascarade ont lieu durant les affrontements. Les vampires d'Europe ont les yeux sur Villon et Paris. C'est De Gaulle qui prend l'initiative : il disparaît pendant deux jours et revient avec Gracchus, un Ancien Nosferatu qui appelle son Clan au calme, et à la réparation. Le Clan Nosferatu prend en charge la restauration de l'ordre, et musèle la presse, tandis que les Brujah négocient la paix avec Villon.

Un chef Anarche sort grandi de l'action : Jean-Nicolas, un puissant mais jeune Caïtiff.

 

Celui-ci est bizarrement très heureux de négocier et donne presque raison aux insurgés. Il n'a pas été d'aussi bonne humeur depuis longtemps mais la raison en est encore inconnue.

L'année suivante, De Gaulle est écarté du pouvoir, conjointement par les Nosferatus et les Toréadors.

 

Les Toréadors font rentrer François Mitterrand sous leur contrôle et lancent une politique de Grands Travaux. Le Projet Grand Louvre est commencé.

 

1986, l'Extrême-Droite atteint un haut score aux élections législatives. Le Clan Assamite demande à Villon de faire quelque chose contre. Devant le refus de celui-ci, Hamad quitte Paris pour demander des nouvelles instructions à Alamut. Durant son absence, les attentats terroristes recommencent. Après quelques semaines de tentatives de police, Hamad est rappelé par Villon. Dès qu'il revient, toute activité terroriste cesse. Villon n'apprécie pas la situation mais doit laisser faire.

 

On découvre que certaines recherches archéologiques dans la ville ont été lancées très discrètement par Kher-Mati. Que cherche-t'il ?

 

1992 :

Un affrontement terrible a lieu dans les catacombes, faisant s'effondrer tout un pan des carrières. On retrouve les cendres d'un caïnite identifié comme Akarius, Ventrue de l'Inconnu et Moniteur de Paris !!

Par la suite, un nouvel engouement se développe pour les mortels sur les catacombes. Des groupes entiers semblent contrôlés par quelqu'un pour faire des recherches dans le sosu-sol parisien.

Des nouvelles séries de fouilles apparaissent un peu partout.

 

1994 :

Krinius, membre de l'Inconnu rencontre Villon au Louvre en secret. Pendant leur réunion, un être passe la garde de Villon et s'introduit auprès d'eux. Le dialogue reste secret : tous ceux qui ont pu entendre se suicident dans les heures qui suivent.

 

Nefer-Isis arrive à Paris quelques semaines plus tard. Un grand désaccord apparaît entre Kher-Mati et elle. Les deux souches de Settites se séparent, Nefer-Isis demande un domaine à Villon. Il refuse, et elle doit s'installer en périphérie.

 

1996 :

Des actions terroristes du GIA font plusieurs morts. Villon demande des comptes à Hamad, qui semble aussi surpris. L'enquête de celui-ci montre qu'il s'agit d'actions lancées par Nefer-Isis contre Kher-Mati.

 

Nefer-Isis est convoquée devant Villon. Seule sa suite vient, Villon rentre dans une grande rage et tue tous les Settites venus (sauf ceux de Kher-Mati). Une Chasse au Sang permanente est invoquée contre Nefer-Isis.

 

Jacques Chirac est élu Président de la République. Les Toréadors gardent le contrôle.

 

La Mairie de Paris est entâchée d'affaires peu après. Le nouveau maire Jean Tiberi est lâché par les Toréadors, et se retrouve isolé devant la justice.

 

31 Décembre 1999 :

La Nuit de la Folie. Tous les Caïnites de Paris rentrent dans un état de folie. Ils sont dans une liesse incroyable, n'arrivent pas à masquer leurs attributs vampiriques et s'adonnent à leurs plus pulsions les plus secrètes.

Exemples : Gracchus se promène tout nu en chantant dans les rues, Valérien le Ventrue fait sauter du haut de la Tour Montparnasse tous ses serviteurs un à un, Krinius révèle les secrets de son origine à un Caïtiff de banlieue. Villon n'est pas vu de la nuit entière.

 

1er janvier 2000 :

Tout le monde ramasse les morceaux visibles de cette fête incroyable, puisque aucun ne se rappelle ce qui s'est passé exactement. Les Tremeres sont considérés comme responsables jusqu'à ce qu'on se rende compte à quel point ils ont été touchés : Millinima, une Ancilla s'est empalée seule, un nouveau-né a coursé Gracchus dans la ville, tout nu aussi pour le flageller!!

Ce nouveau-né ira tout seul voir le soleil se lever au petit matin du 2 Janvier.

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 14:05
Avant les Gaulois

 

C'est à l'arrivée  du Ve siècle avant JC est des colonisateurs venu du Danube qui constituèrent de petite communauté maîtrisant l'agriculture l'élevage et la poterie.

En 1250 avant JC, Lutèce n'existe pas encore, mais les Gangrels sont déjà là.

Esus arrive avec les premiers Gangrels.


Ils sont assez solitaires mais leur habitude/capacité à se nourrir sur les animaux de la forêt et non pas sur les mortels font que :

- ils peuvent se réunir en groupes, pour des cérémonies primitives,

- ils restent neutres avec les Garous. Ceux-ci les considèrent comme des animaux comme les autres. Ils se nourrissent du sang de la forêt, tout comme eux, et ont forme humaines et animales, tout comme eux.

- ils prospèrent rapidement.

 

Esus Etreint Lhianna, fondatrice de la lignée Lhiannan.


Les croyances des peuples alentours et notamment l'arrivée des celtes lors du VIème siècle avant JC les poussent à s'adapter, coupés du reste du clan.

Il se forme deux branches :

- les Gangrels puristes (normaux, quoi)

- les Lhiannan, lignée de sang celtique

 

Des petits villages désorganisés se partagent la région qui sera plus tard Lutèce.

Une tribu a depuis longtemps une cité stable qui deviendra plus tard Lutèce : les Parisis.

 

 

                Création de Lutèce

 

Chaque village de la région, de plus en plus florissants, est habité d’un vampire. Satisfaits de leur sort en général, ils ne se confrontent que peu.

 

Néanmoins, un événement va les pousser à se réunir : une guerre chez les Garous. Les Ours contre les Loups. Les vampires de la région, ne se faisant pas confiance, se retranchent chacun dans leur domaine. C’est alors que vint Esus.

 

Esus était connu depuis des générations par les Gangrels de tout le pays et même bien plus, de par ses liens importants avec les Garous ainsi qu’avec les Changelins. Nul ne connaît ni ne connut véritablement la nature de ces liens, mais tous le respectaient et l’assistaient lorsqu’il le demandait.

Une autre grande raison le rendait puissant en ce pays, mais cela, fort peu le savaient : il était le fondateur de la lignée Lhiannan. Les Vampires-Druides lui apportaient donc bien évidemment tout leur soutien, considérable.

 

Esus rencontra individuellement tous les vampires des villages et leur expliqua que la guerre entre les Garous feraient de terribles ravages (comprenant leur destruction) s’ils ne faisaient rien. Il organisa des réunions entre eux, en groupes différents ou dans leur intégralité.

Il les laissa se mettre d’accord, ne demandant pour lui-même qu’une île, un îlot de calme et de tranquillité.

 

Sur cette île, il Etreint un jeune homme, encore dans en pleine puberté. Il ignorait la récente découverte par ce garçon de sa nature de Garou. Par miracle, il survécut. Mais cet Infant se révéla plus puissant physiquement que son Sire et lui servit de messager et de garde du corps. Les Vampires comme les Garous ne pouvaient supporter l'existence même d'une telle créature. Il n'agit donc que dans l'ombre, inconnu de tous. Tous ceux qui le rencontraient étaient immédiatement détruits. Le secret de son existence était plus important que l'utilité de tout être dans les plans des 2 compères. Ses capacités extraordinaires furent d'ailleurs une des raisons qui a fait d'Esus un être si respecté et obéi... Son nom était Smertrius.

 

Quelques semaines et la destruction de l’un d’entre eux par une meute garou indéterminée suffirent aux vampires de ces villages pour se mettre d’accord. Leur alliance fut difficile à mettre en place, mais elle fonctionna à merveille dès les premières semaines pour une raison simple : il n’y avait pas de position dominante, pas de chevauchement des territoires de chasse, en fait aucune autre interaction qu’à travers les chefs barbares de leurs villages.

 

La guerre Garou se termina, et ils décidèrent de continuer cette alliance profitable. Afin de faire bon voisinage (et sous la menace de leur présence), deux de ces villages furent laissés à l’administration complète des Garous.

Cette promiscuité entre des ennemis légendaires fut orchestrée par les Lhiannan (avec le soutien de Esus) et le passage par des intermédiaires goules et mortels.

 

Voilà la Lutèce que les armées ennemies avaient tant de mal à prendre, tout simplement parce qu’elle n’avait pas une armée et une muraille mais une bonne dizaine de chaque. Les civils quittaient les villages en danger pour être remplacés par de farouches guerriers. Une armée à la recherche d’une ville ne craignait pas un simple village, mais se retrouvait vite avec une demi-douzaine d’armées terriblement efficaces les entourant.

 

 

Les Vampires des Lutètia :

 

Au gré des ans, des conflits éclatèrent, des vampires moururent, des Garous furent remplacés par de plus jeunes, des villages apparurent ou disparurent. Mais certains vampires restèrent tout au long de ces époques finalement calmes :

- Inigra, Lhiannan, Maîtresse des Saisons. La chef de tous les Lhiannan de ce qui sera plus tard appelée l’Ile de France, c’est une femme aux apparences primitives mais éclatante d’intelligence et de sagesse grâce à ses 7 siècles vécus. Elle dirigea pendant longtemps toutes les cérémonies saisonnières et religieuses de plusieurs tribus celtes assises sous son autorité calme et assurée.

Elle ne tenta jamais d’imposer sa volonté aux autres Caïnites de la région, et fit en sorte qu’aucun d’entre eux n’essaya ce petit jeu, sous peine de disparition définitive.

 

- Siraën, Toréador. Un natif de la région, il assura pendant longtemps que l’art ne soit pas sacrifié au profit de la guerre et de la destruction. Il savait être particulièrement dangereux lorsque son village était en danger. Dans un magnifique geste, il accepta de se sacrifier aux Garous plutôt que ceux-ci ne détruisent le village pour le trouver.

Il pleura des larmes de sang tout en ouvrant son torse au coup meurtrier, mais une sortie des artistes guerriers de sa ville démontra aux Garous que, s’il était une créature de la nuit, certains mortels préféraient se sacrifier plutôt que de laisser mourir sa force d’inspiration. Impressionnés, ils s’en furent après s’être assurés qu’il n’y avait eu aucune manipulation. Ils restèrent, et c’est là un beau geste, toujours les bienvenus dans sa demeure.


- Fraëst, Ventrue. Un ancien prêtre d’Esus, d’une lignée de chefs celtes, il fut transformé par un Ventrue de passage avant que celui-ci fut détruit pendant la suite de son voyage. Malgré la crainte que sa transformation ne résulte que du besoin de ce progéniteur si peu connu de laisser un héritier à sa mémoire, la conscience qu’il avait du besoin de son peuple pour un chef surnaturel, en ces temps de guerre surnaturelle, lui permit non seulemnt de survivre mais de faire survivre son peuple. Il refusa par la suite toute assimilation de la culture de son peuple par les différentes vagues d’immigrants.

 

- Grutiel, Brujah. L’acceptation de la vie, de la mort et de sa destinée était la philosophie de ce cavalier (noble combattant celte). Sa transformation fut une terrible épreuve pour sa vision de la vie. Il en sortit victorieux mais aigri. S’il n’avait eu satisfaction dans un départ vers une mort et un repos mérité, il résolut de faire en sorte de choisir la destinée de son peuple et de ses alliés. Il tenta pendant des décades de manipuler les autres chefs, surnaturels ou non, de suivre ses indications, mais il trouva plus fort que lui avec son conseiller Lhiannan, Vertre. Celui-ci, conscient de la faiblesse dans l’assemblée des villages que représentait Grutiel, l’approcha en tant qu’aide et apprenti, et réussit à calmer l’impétueux guerrier. Au bout d’un siècle d’efforts et de (très) nombreux usages de sa connaissance approfondie d’Animalisme, Vertre réussit à mettre un frein à la passion Brujah. Néanmoins, à la veille de l’invasion romaine, et au moment où ils avaient le plus besoin des meilleurs guerriers, Vertre disparut, parti pour la conquête de sa Bête.

 

- Arhol, Gangrel. Il se souvenait des premiers jours des vampires sur cette terre. A l’époque, une magnifique forêt s’étendait partout. Mais il était jeune et s’était laissé guidé par l’envie des conquêtes des mortels et de leur envie de transformer le tout en une terre à leur service. Il les avait aidé, lutté contre les Ours-Garous, subit de terribles pertes et défaites, les avait aimé, avait créé des fils en leur sein. Il avait atteint un âge vénérable, même pour un vampire, un pouvoir rivalisant celui d’Esus et des plus puissantes créatures de ces terres. Et Enhiar, son fils préféré, le plus vieux parmi les quelques survivants, avait commis le plus terrible crime. L’Amaranthe. Enhiar avait poussé ses serviteurs à le retenir pendant que lui buvait son puissant sang. Arhol, dégouté, l’avait laissé faire. Mais il était trop puissant pour mourir, même ainsi, et l’esprit d’Enhiar n’avait pas survécu. A présent, Arhol était emprisonné dans ce corps qui n’était pas le sien, avec un pouvoir presque ridicule par rapport au véritable sien. Mais la quête de la puissance n’avait pas été une récompense mais la cause de sa chute. Pour cela, Arhol gère désormais sa cité sans passion, n’ayant découvert une raison de ne pas rencontrer enfin le soleil que dans une nouvelle occurrence pour lui : l’amour d’Inigra. Il ne partira que lorsqu’elle partira. Il insiste pour ne pas être d’accord avec toutes les décisions de celle-ci, ne serait-ce que pour apprécier les longues discussions que cela ne manque pas de provoquer entre eux deux.

 

- Tircan, Gangrel. Fils du peuple. Un Kinfolk ayant cherché et approché Esus, il subit la transformation qu’il cherchait, devint un de ses messagers durant de longues décades. Après qu’il l’eut bien servi, Esus le libéra de toute contrainte. Tircan aimait Esus et il resta dans la région, feignant l’ignorance de son Sire, mais prêt à lui porter secours. Peu savent son origine. Il a gardé fort peu de choses de sa proximité des Garous, sauf une bonne connaissance de leur manière d’opérer et de leurs mythes. Il n’a jamais cherché à les rencontrer par la suite, par peur (et avec raison) pour sa survie. Il a gardé certaines croyances : respect de la vie, de la nature.

Il est le conseiller des Caïnites de la région quant à la diplomatie avec les envoyés Garous mais refuse lui-même d’aller discuter. Les autres savent bien qu’il cache quelque chose, de par cette connaissance même, ils n’apprécient pas non plus sa nature secrète et paranoïaque, mais il détient un savoir utile et est puissant.

 

- Annirah, Lhiannan. Tous les Lhiannan ne sont pas soumises aux mêmes fonctions qu’Inigra. Annirah est une des moins conformiste des Lhiannan. Elle entretient des rapports privilégiés avec les esprits des morts. Elle leur parle et accepte fréquemment d’être leur messagère en ce monde. Elle est très considérée par les Anciens dans les conseils tribaux, mais elle désapprouve toute bataille, toute guerre. Elle passe pour une pacifiste forcenée. Mais un événement la rendue très peu populaire mais aussi respectée auprès des Garous : pendant la guerre contre les Ours-Grous, une meute de Loups enragés la croisèrent et, tout naturellement, voulurent la détruire. Ils furent alors emportés contre leur gré dans l’Umbra, afin que les totems exigent d’eux la paix face à cette personne mort-vivante.

Il sen furent très choqués et répétèrent ces mots à leur Tribu. Depuis les Garous évitent le chemin d’Annirah, mais cherchent activement l’explication à cette révoltante anomalie. Plus d’un serviteur d’Annirah a disparu en traversant la forêt.

 

Aux alentours, un cappadocien du nom de Bräolis peut être trouvé : il a une sorte de palais défendu par une petite armée contre les Garous qui sentent bien la mort entourer cet endroit. C’est là une des grandes causes de problème avec les vampires de la région. Néanmoins, ceux-ci ne connaissent rien de cet individu, ni n’arrivent à discuter avec lui. Seule Inigra l’a rencontré, et a du s’incliner devant son terrible pouvoir. Il lui a visiblement démontré que rien ne pouvait l’agresser. Pourtant, Inigra n’est pas du  genre impressionnable…

 

D’autres grands villages des environs sont habités par des vampires mais ils sont assez fréquemment de passage et mènent entre eux leurs propres luttes, lorsqu’ils n’offensent pas les mauvaises personnes poilues.

 


La guerre avec les Romains

 

Lorsque les romains entreprirent de conquérir le reste du monde connu, un gaulois charismatique et intelligent prit l'initiative de s'attaquer à eux. Son nom ne fut pas retenu mais les romains l'ont appelé Brennus (ce qui signifie chef en gaulois). Il leva une armée et se fit accompagner de plusieurs autres Caïnites de tous Clans. Brennus réussit à lever trente mille guerriers en 392-391 avant Jésus Christ et alla assiéger Rome pendant 7 mois.

 

Les guerres continuèrent entre gaulois et romains, les Ventrues de chaque camps tentant d'envahir l'autre. Les Gaulois se retrouvèrent sans chef. Après plus de cinquante années de guerre, les quelques Vampires Gaulois survivants durent se replier avec une armée déçue et affaiblie.

 

Toutes les tentatives de conquêtes celtes devinrent rapidement des défaites, que ce soit en Afrique, en Grèce, ou en Italie. La Gaule devient le plus grand pays celte, s'étendant désormais de l'Ukraine aux Iles Britanniques. Les Vampires du Sud de la Gaule, affaiblis par l’effort de guerre, perdirent du territoire rapidement face à une armée Romaine devenue bien trop puissante et organisée. Des années de luttes guerrières mais aussi politique mirent à mal les Gaulois et apportèrent leur perte.

 

Les Lhiannan mirent en avant une goule très douée pour restaurer la royauté à leur profit. Celtill ne réussit pas ce qui lui fut demandé. Les Lhiannan ne comprirent que trop tard la raison de cet échec : les derniers Ventrues gaulois après des années de loyauté s'allièrent aux Ventrues romains. Celtill fut laissé pour mort, poignardé par ses gardes du corps au service des Ventrues mais survécut contre toute attente et s'allia à Grutiel nourrissant une haine contre les Destructeurs de Carthage. Peu savent ce qu'il devint mais il aurait été Etreint et aurait eu la charge de guider à distance son fils, Vercingétorix. Aidé par les révoltes gauloises, Vercingétorix fut reconnu comme étant la principale autorité gauloise. Il réussit à retourner la situation à l'avantage des gaulois. Cela ne suffit pas à arrêter César et ses terribles Légions.

 
Imaginez la surprise des Romains : non pas une ville de 10 000 habitants à vaincre mais plusieurs, aussi grands, disséminés dans la région.

César, arrivant sur les lieux, ne crut pas les histoires barbares et s’attaqua à leur noyau central : l’île sur laquelle se déroulaient leur principales cérémonies religieuses, défendue par un terrible rempart, et par la Seine.

 

L'Armée Romaine arrivait. Ses victoires la précèdaient et les chefs parisis décidèrent de lui couper la route à Alfortville. César les affronta et les battit.

Fraëst mourut en luttant contre les Romains, laissant un Infant Tydor.

 

Lorsque les Romains arrivèrent, Irent-Mekarios le Ventrue les accompagnait. Il était déjà célèbre pour mener les armées où l’attendaient des proies pour sa soif d’Amaranthe.

Lorsqu'il confronta enfin Esus, la bataille fut terrible. Esus fut mis en torpeur et emmené par son vainqueur dans un endroit où il pensait le diaboliser et s'habituer à ses nouveaux pouvoirs tranquillement. C'est pour cela q'uil fit créer le camp militaire de l'Ile de la Cité. Une fois là-bas et assuré que les Gangrels et les Lhiannan avaient arrêté de venir se faire tuer pour tenter de libérer leur chef, il s’apprêta à commettre son crime.

Et là, catastrophe, un intrus entra et le confronta. Irent-Mekarios n’avait jamais été vaincu et c’est assuré de sa victoire qu’il s’approcha de son adversaire. Smertrius, le fils secret d’Esus, lui révèla alors sa véritable nature d'Abomination, le brisa et but son sang.

 

Affaibli, agressé par la puissante côterie du Ventrue, Smertrius fut forcé de s’enfuir en laissant le corps de son Sire sur place. Ceux-ci, pressés par le temps, cachèrent le corps dans un lieu sûr et se cachèrent pour le jour.

Le lendemain, au soir, 7 des 8 vampires accompagnant Irent-Mekarios furent massacrés dans un combat inégal contre Smertrius. Il laissa le dernier vivant afin de savoir où ils avaient caché Esus. Mais le Malkavien, du nom de  Petronius, refusa de parler et arriva même à tromper assez Smertrius pour s’enfuir de la cité. Ce dernier mettra plusieurs années pour le retrouver et lui faire avouer la cachette

 

Pendant ce temps, les différents Caïnites de la région se mirent à la recherche du corps du très puissant Esus. Mais les fidèles d'Esus firent alors une erreur. Tentant de faciliter leurs recherches, ils firent venir leurs agents mortels dans le camp romain, et les intègrèrent. Le reste de la population suivit bientôt. Les Caïnites, comptant sur l'adversité romain-gaulois ne virent pas l'assimilation se faire et quand ils réalisèrent ce qui se passait, il était déjà trop tard.

 

Bräolis quitte Lutèce pour Rome.


Peu à peu, sur une vingtaine d'année, le commerce s’y déplaca. La population s'intègra enfin. Lorsque les villages en question disparurent, la véritable époque gallo-romaine pouvait commencer. C'était la Paix Romaine.

 

Smertrius a pendant les quelques siècles suivants toujours protégé le lieu de torpeur de son Sire, jusqu'à un événement à déterminer. Il l'a changé de cachette fréquemment afin que des rites magiques n'arrivent pas à localiser son père. Il a trouvé la meilleure cachette qui soit: au cœur de l'Armée Romaine où les seuls qui puissent retrouver son Sire, ses ennemis Garous (pas tous les garous, seulement ses ennemis parmi eux) et leurs rites chamaniques, n'osent pas attaquer.


La rive gauche (sud) commença à être habitée. La rive droite (nord) était alors couverte de marais qui la rendaient peu accueillante (d'où le nom du futur quartier du Marais). On construisit toutefois des temples dédiés à Mars et Mercure au sommet de la butte Montmartre ainsi qu'un cimetierre qui deviendra ultérieurement célèbre le long de la route Nord: le Cimetierre des Innocents. Quelques artisans isolés s'installèrent également sur cette rive.

Sur la rive gauche, on construisit un vaste théâtre (les arènes de Lutèce), ainsi que divers temples dont un temple d'Isis situé à l'emplacement qu'occupera ensuite l'abbaye de Saint-Germain des Prés.

A cette époque, on utilisait déjà les gisements de gypse du sud-est de Paris pour extraire du plâtre. Les construcions courantes sont en bois, seuls quelques temples ou palais sont en pierre.

 

La déchéance de l'Empire Romain

 

Lorsque l'Empire Romain commença à faiblir, Paris dut subir des attaques barbares et les habitants de la rive gauche se réfugièrent finalement sur l'île fortifiée. Comme ils étaient pressés, de nombreux bâtiments romains inutilisés dont les Arènes furent en partie démontés pour fournir les pierres nécéssaires aux fortifications. Smertrius dut changer plusieurs fois le corps d'Esus, enfin retrouvé, de place. Pour pouvoir accomplir cette tache tranquillement, il fit régner pendant un temps un climat de terreur sur les Caïnites de la ville.

 

C'est à cette époque que Dahaka, un Mathusalem Settite, visita la Gaule. Il vit Paris et reconnut à cette cité une grande destinée. Visitant Inigra juste avant de repartir, il lui dit laisser quelque chose de lui ici. Il créa en secret un Infant Nerdric, à qui il confie une action secrète et sacrée.

 

C'est vers le IIIè siècle que le christianisme fit son apparition à Paris en la personne de Saint Denis qui devient le premier évèque de la ville. À partir de ce moment, les autels antiques (gaulois, romains et égyptiens) disparurent pour laisser la place au nouveau dieu unique.

Les Lhiannan perdirent très vite Paris, mais elles restèrent présentes, pour tenter d'influer et dde comploter contre cette religion intolérante.

 

Elles remportèrent une grande victoire en faisant exécuter le premier Evêque de Paris en 250. Elles pensaient que la religion ne s'en remettrait pas, surtout après que celui-ci, montant à sa mort, en appela à son Dieu pour qu'il prouve à tous qu'ils faisaient une erreur, et qu'Il était le Dieu Unique. Le miracle eut lieu et les Lhiannan virent leur grande victoire se transformer en terrible défaite : décapité, Saint-Denis se relèva, saisit sa tête et fit quelques pas seul, avant de s'effondrer devant une foule médusée.

 

Au début du IVème siècle, des Settites sont repérés par Vretr, un Ancilla Gangrel autrefois torturé par eux. Attaqués par les Gangrels, ils commencent une guerre dans tout le Sud de la Gaule. Des Malkaviens se mettent du côté des Settites aggressés à tort. Les échos du combat arrivent jusqu'à Paris, les Settites appelant de l'aide, mais les Lhiannan, dans un geste vers les Gangrels leur refusent. Ce geste ne sera ni reconnu, ni récompensé.

Nerdric survécut à cette guerre et appris à mieux cacher sa lignée.

 

Au Vè siècle, les Huns, dirigés par Attila arrivent jusqu'à Paris. Tous les vampires attendaient de pied ferme les envahisseurs, mais il n'y eut que très peu de combats. Les Gangrels Huns et les Gangrels Celtes s'entendirent très bien, et réunirent un conclave très festif.

Pendant le Rassemblement, Arhol vainquit tous ses adversaires, sauf un. Une femme arriva, montrant une puissance incroyable, les rides et les veines marquant son visage. En la voyant, Arhol sourit, comme libéré. L'inconnue le tua d'un seul geste, et repartit dans la consternation générale. Pendant de longs siècles, les Gangrels présents se demandérent qui ils avaient vus. Certains Huns restèrent et, entrant dans le flot Gangrel, le poussèrent à s'éloigner des Lhiannan.

Néanmoins, les huns mortels firent grand carnage. Certains s'opposèrent à eux, et furent balayés. Grutiel fut de ceux-là.

La population, motivée par une jeune religieuse du nom de Geneviève fit face et repoussa l'attaque. Devenue sainte Geneviève par la suite, elle est devenue en reconnaissance de tous les services qu'elle a rendu à la ville la patronne de Paris. (C'est elle qui fonda la basilique Saint-Denis qui deviendra la tombe de la plupart des rois de France.)

Le peuple assimila ce courage et sa réussite à un nouveau Miracle, assurant la chrétienté à Paris.

 

Certains Cappadociens commencent aussi à s'interesser aux Chrétiens. Les Toréadors tentent et réussissent à s'intégrer dans les rangs de l'Eglise naissante.

 

 

Clovis

 

Avec les hordes de Clovis, ce sont les Ventrues qui reviennent en force à la fin du Vème siècle. S'engage alors une lutte politique terrible, les Ventrues catholiques contre les Lhiannan. Chacun fit jouer ses avantages, et ses personnalités.

 

Pour les Ventrues, Gordric promit la stabilité, l'union, la paix. Pour les Lhiannan, Inigra promit la connaissance antique, sa religion ouverte, mais choisit une mauvaise solution en promettant des révélations, la vérité sur certains secrets. Elle fut abandonnée par tous les Vampires excédés par sa main-mise devenue tyrannique.

 

Elle décida d'agir directement contre le protégé de Gordric : Clovis lui-même. Elle le visita une nuit et voulut le tuer. Gordric arriva alors et l'en empêcha. Clovis, abasourdi, à moitié assomé, assista à la bataille des deux Anciens, et vit Gordric tuer Inigra, en proclamant bien fort sa volonté de voir la religion des Chrétiens prendre le pas sur l'obscurantisme païenne.

 

A l'aube, Clovis prit les mesures nécessaires pour se faire baptiser. Il eut ainsi le support des Nosferatus et des Toréadors et se fit reconnaître comme Roi par les cités de Gaule.

 

Clovis fit de Paris la capitale du royaume des Francs.

Tydor joignit alors le parti de Gordric, Maître de Paris.

 

A la mort de Clovis, le royaume qu'il a conquis est divisé entre ses fils, Théodoric, Clotaire, Chlodomir et Childebert. Ce dernier héritant de Paris. Chacun était le protégé d'un Clan (dans l'ordre: Lhiannan, Brujah, Toréador et Ventrue)

A la mort de Chlodomir, Childebert et Clotaire décident d'éliminer ses enfants pour se partager son royaume (Orléans). Deux sont massacrés mais le plus jeune, Chlodoald, parvint à s'enfuir et entra dans un monastère sur la rive gauche de Paris. Il se met sous la protection d'un nouveau-venu dans la région, un Ancien Toréador de Lyon appelé Paridilius. C'est Chlodoald qui par la suite deviendra Saint Cloud.

 

Pendant que l'empire s'effrite, Paris est administré par des comtes qui gouvernaient la ville secondés par des échevins, des magistrats nommés avec l'assentiment des bourgeois. Dans la ville, où les rois carolingiens ne passent que de temps en temps, tout ce que les habitants ont à redouter sont quelques innondations ou la maladie. La cité est en paix. Les Ventrues règnent, malgré les nombreuses tentatives du clan Toréador de prendre l'avantage.

Les Lasombras s'occupent trop de leurs affaires écclésiastiques pour prendre part à cet affrontement.

 

 

Charlemagne

 

Avec le temps, les relations entre les Ventrues et les Toréadors de Paris se change en une sorte de rivalité amicale. Les autres Clans sont ainsi écartés de la lutte du pouvoir.

Les Maures font de terribles conquêtes au Sud, mais Charles Martel les arrête à Poitiers. L'armée de Martel est accompagnée de plusieurs goules Ventrues. C'est en faisant appel à l'intelligence et à l'esprit d'initiative de ces goules que la victoire est possible. (En effet, impossible d'avancer avec cette armée pour un Vampire : trop de Garous dans la région).

 

Pendant ce temps, à Paris, les Lasombras essaient de prendre le pouvoir et d'organiser une structure solide. Ils sont aidés par des Assamites. Tout était visiblement préparé de longue date. Ils attaquent en force la côterie de Gordric.

Gordric et Paridilius unissent leurs forces, ainsi que tous les Vampires parisiens et, après de longues nuits de bataille, détruisent les aggresseurs

 

L'armée de Charles Martel revient triomphante à Paris. C'est une victoire importante qui offre à Gordric une nouvelle légitimité en tant que Suzerain des Clans. A la suite de cette victoire, il porte Charlemagne jusqu'au titre d'Empereur. Le Clan Ventrue suit Gordric et se prend à rêver à un nouvel Empire Romain d'Occident.

 

Mais les Malkaviens, peu affaiblis par la bataille contre les Lasombras, agissent par surprise. A la mort de l'Empereur, le Traité de Verdun sépare l'Empire carolingien. Le rêve du Clan Ventrue est brisé, les Toréadors applaudissent, et les Anciens Ventrues se demandent pourquoi Gordric n'a pas mieux défendu la situation.

 

Les Malkaviens entrent dans la course au pouvoir au côté de l'opposition Toréador, aussi surprise que les autres.

 

 

Les Normands

 

En 845, Paris est à nouveau attaquée. Les Vickings Normands entreprennent un pillage de la rive gauche, les habitants s'étant retranchés dans la Cité (l'île). L'empereur Charles le Chauve venu camper au pied de Montmartre achète finalement leur départ.

Il ne semble qu'aucun Caïnite n'accompagne les Vickings !!! Les Vampires parisiens commencent à avoir peur. Des mortels seuls ont pu faire ça. Et s'ils avaient été accompagnés?

 

Mais ce n'est qu'une accalmie. En 861, les Vickings reviennent et pillent une nouvelle fois Saint-Germain des Prés qui avait été précipitament vidé de ses reliques par les religieux (les reliques étaient à l'époque le bien le plus précieux des églises et étaient systématiquement mises à l'abri en premier) avant de se retirer à nouveau. Cette fois, ils sont  renforcés par les Brujah. Ils attaquent à vue tous les Ventrues et laissent des autres vampires les fuir. Les Ventrues se retrouvent seuls devant eux.

 

Les Brujah repartent affaiblis mais la main mise des Ventrues est brisée. Les Malkaviens prennent le pouvoir avec une facilité déconcertante (certains diront d'ailleurs dérangeante).

Pour consolider les défenses de la ville, Charles le Chauve bâtit donc un pont fortifié en aval de la Cité (plus ou moins à l'emplacement de la passerelle des Arts actuelle).

 

Mais en 885, lorsque les Normands reviennent par le fleuve, ils finissent par passer le pont et pénètrent dans la Cité où on les repousse à grand-peine. Le Comte Eudes et l'évêque de Paris Gozlin à la tête de leurs chevaliers, les goules Ventrues, repoussent les assauts répétés des Vikings. Paris devient le symbole de la résistance.

La lutte est terrible car les Brujah se sont alliés avec tous les Gangrels de la région. Ils attaquent tous les refuges Ventrues qu'ils connaissent mais ne font que très peu de victimes. Toute la descendance ventrue de Gordric a disparu de la ville!!

 

Gordric profite de la campagne vidée des Gangrels pour attaquer un Caern Garou, et y dérober une sorte de relique. Il disparaît à ce moment-là, seul survivant connu de la boucherie.

Tydor meurt dans la bataille.

 

Finalement, la fureur Brujah apaisée, les Normands s'installeront en Normandie et cesseront de dévaster le pays.

 

Avec les Capetiens, les Malkaviens laissent sciemment le pouvoir aux Toréadors.

Les Lhiannan finissent de disparaître totalement, ils se terrent et nombreux sont ceux qui entrent en torpeur.

 

En 945, à la suite d'une grande épidémie, les Toréadors interdisent aux Nosferatus l'accès à la ville. Ceux-ci sont obligés de quitter la ville pour les faubourgs alentours.

 

<< Un cappadocien de la 5 génération trouve la mort, des humains furent témoins de sa mort face à une dizaine de paysans... une enquète fut faite et les gangrels furent accusé du crime >>

 

Ventrues et Toréadors

 

Au moyen-âge, les zones d'urbanisation s'inversent. C'est sur la rive droite et non plus la rive gauche que la ville se développe en priorité.

De nombreux projets voient le jour. Paris voit arriver de nombreux écclésiastiques Toréadors et Lasombras. L'Eglise règne. Les Malkaviens perdent toute crédibilité politique, éjectés par la puissance manipulatrice des Lasombras français.

 

De nombreux problèmes avec l'empire germanique se résolvent par des batailles sanglantes, des tentatives de renverser le Roi échouent, bref pleins de choses à développer...

 

Les Cappadociens, les Toréadors et les Lasombras renforcent leur place dans l'Ordre Dominicain, tandis que les Brujah, les Malkaviens et les Nosferatus sont derrière l'Ordre Franciscain. *** à vérifier : dates des ordres, et agendas des 2 groupes.

 

Grâce au tollé engendré par les Croisades, les Ventrues arrivent enfin à positionner leurs familles de goules et forment l'Ordre du Temple. Ainsi, ils se recréent un trajet vers la Cour. Un certain Alexandre, Infant de Tydor, est l'artisan d'une alliance Ventrue-Toréador contre les Lasombras. Ceux-ci sont rapidement écartés du pouvoir mais ne se laissent pas faire. Dans la lutte Lasombra contre Toréador qui a lieu à l'intérieur même de l'Eglise, ils se font remarquer. L'idée que des êtres maléfiques auraient investis la maison de Dieu fait son chemin jusqu'à Rome...

 

Alexandre est très vite à la tête de Paris. Il assure la position de Défenseur de la Cité, tandis que les Toréadors s'occupent de l'Eglise et de la diplomatie. Avec la Grand Cour, un calme inhabituel s'installe en France.

 

Une lignée de sang inconnue vient s'établir à Paris. Eveillant un temps l'intérêt, tout le monde se lasse de ces jeunes peu puissants. Sous-estimés de tout côté, ils prennent aisément le contrôle des Templiers et de leurs richesses.

Les Ventrues sont choqués et leurs ressources s'envolent vers les jeunes venus de l'Est, les Tremere.

 

C'est à cette époque que les Toréadors commencent à perdre peu à peu pied dans l'Eglise : des mortels dont la présence même leur est gênante s'insinuent à tous les niveaux de celle-ci. Les Ventrues poussent alors Philippe Le Bel à prendre des mesures contre leur propre création.

 

Pendant ce temps, en Angleterre, le Mathusalem Mithras a pris le pouvoir. La Guerre de Cent Ans éclate en même temps que la Révolte Anarche.

 

Dans un premier temps, les Nosferatus sont autorisés à rentrer en ville mais 3 ans plus tard, une épidémie de Peste Noire agresse Paris. Les Nosferatus sont à nouveau bannis de la ville. Après que certains d'entre eux tombent entre les mains des bandes anarches, ils reviennent en force dans Paris. Mitani, l'Infant de Saviarre s'oppose à eux et leur intime l'ordre de partir. Il est promptement maîtrisé et envoyé aux Anarches. Une véritable scission s'opère dans Paris, avec d'un côté les réfugiés fuyant la campagne et non les bienvenus dans la ville, et de l'autre, les habitants légitimes de Paris.

 

Cette division permet aux forces anglaises de conquérir Paris et de l'occuper en 1420. Mithras arrive à Paris et détruit Alexandre, qui ne se défend même pas. Mithras est venu à la recherche d'Esus et est proche de le trouver, lorsque Smertrius ressort de l'ombre pour défendre son Sire. Les parisiens diront voir des loups dans Paris, ils ne les verront pas se battre plusieurs nuits durant.

A la fin, Mithras quitte Paris et donne l'ordre à ses troupes de brûler la ville. Les Toréadors, en la personne de la Mathusalem Helena, le convainquent de ne pas faire cela. Elle restera en France, pour protéger son nouveau fief.

Elle ne pourra tenir la ville, reprise par son roi légitime. Néanmoins, elle laisse Beatrix au pouvoir. La Cour ne s'est jamais interrompue et c'est une période qui ne marquera que peu les Caïnites de la ville.

Avec la peste bubonique qui revient, les Nosferatus sont forcés de quitter la ville, encore une fois.

 

Les Ventrues créent une multitude d'Infants en collaboration avec les Lasombras, et partent à la reconquête de l'Espagne.

 

1445 :

Les Cappadociens disparaissent de la ville. Saviarre fait mener une enquête et découvre un conflit interne à leur Clan. Elle rencontre Milla Giovanni, porte-parole du Clan Cappadocien, qui lui apprend la mort de Cappadocius.Après une longue discussion privée, les Giovanni sont désormais les bienvenus en ville.

 

Paris n'est que très peu touchée par l'Inquisition. Plusieurs caches de Lhiannan en torpeur sont sacrifiées aux prêtres pour détourner leur attention et créer un “ archétype ” du vampire non correspondant.

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 13:54
Paris était l’une des plus anciennes nécropoles du monde, elle était appelée « l’Impériale » selon le peu de ressources qui reste du grand « Tabula Rasa » la Table rase, faites sur toutes la région voir la France selon les âmes errantes venu de très loin. Depuis l’arrivée des romains les légions gardaient les murs de la cité et la corruption, la pourriture et les assauts du néant ont rythmés les cycles sans fin de la Nécropole. Des chevaux du néant auraient piétinés la ville pendant de longues semaines massacrants toutes les ombres et les revenants sombraient laissant place aux spectres qui n’avaient que peu de chances supplémentaires devant la dévastation digne des rêve d’Atilla. L’ancienne nécropole aux rues étroites, construites par des armées de dédale mal pavées, bordées d’antiques pierres donnant l'impression qu'ils vont se jeter sur les passants. Aujourd’hui se qui se rendent à Paris ne voient que ruines, boues et spectres isolés abandonnés à leurs folies de destruction.

Aujourd’hui Paris renaît, ses morts bâtissent la ville telle qu’elle devra être pour en accueillir bien d’autres. Quand d’autres âmes se sont éveillées les bruits d’une concentration à Paris. Les Bâtisseurs ont débutés la fondation de la Nouvelle Nécropole, qu’ils ont baptisés « Lutèce » pour la même raison que les romains il y a plus de deux milles ans, la ville n’étais plus que boues noires et marrons. Les ponts sont tombés et les Artisans découvrent leurs talents avec les autres. La ville en cette période et divisé en trois hauts lieux sous la domination de trois revenants suffisamment entouré pour maintenir leur pouvoir sur les autres.

 

Une ville qui se divise pour se reconstruire…

 

La ville est dominée par trois seigneurs s’ils ne se font pas vraiment la guerre ce n’est que pour des raisons de logistiques et de personnes prêtes à se battre, alors qu’ils ont besoin d’eux pour construire la ville ou du moins leurs trois domaines. Les Trois domaines se partagent en environ seize secteurs, qui sont plus ou moins sous la domination des seigneurs.

 

La cité des élus

Abdel krim abdallâh un sage et âgé originaire d’Algérie, portant les vêtements traditionnels musulmans et un longue barbe blanche et grise. Il ne se souvient pas de ce qu’il s’est passé avant mais il a des talents qui dépassaient de loin celui des autres. Il a de plus de fréquents cauchemars lui ouvrant les yeux sur les évènements passés, ou alors des évènements qu’il peut avoir vécu…

En effet il reste dans le flou et tais ses visions de peur de perdre la confiance des siens. Il pense avoir étais témoins de cette période, mais la réalité est bien plus sombre. Il était l’un des généraux qui ont dirigés l’assaut. Il a du se retirer et soigne les importantes blessures, laissant son autre côté construire un domaine pour plus tard reprendre le tout en main.

Il règne sur la rive droite qui devient la zone principale des Artisans et des penseurs qui travaillent à la reconstruction de la ville. Ils travaillent à créer une milice pour sécuriser la ville et pacifier les zones de luttes et plus précisément les quais qui sont des zones de non droits. Abdel krim abdallâh prône une foi en l’avenir demandant d’attendre le jugement dernier et cette vision des choses est fortement apprécier des plus sages. Cette zone devient dangereuse pour les trois autres seigneurs qui voient la ville se reconstruire sans eux.

Système politique : Il se base sur le Coran, son système s’approche d’une théocratie.

Philosophie : Nous sommes là en attente du jugement, nous devons nous perfectionner et montrer notre unité aux yeux d’Allah. Nous ne sommes pas tous Musulmans, mais eux savaient ce qu’i y avait de l’autre côté.

Les factions présentes : Les Artefacteurs, les Moniteurs, les Confesseurs et les Mnemosi et quelques Oracles et Chanteurs.

 - Les Havres dorés

De l’autre coté de la seine au nord des îles se dressent plusieurs bâtiments appelés les Havres dorés, c’est le lieu ou les sept Oracles dirigeants de cette rive se reposent. Il semblerait que ce soit des bâtiments qui n’ont pas étaient rasé par le Néant. Cela correspond au quartier en dessous du Louvre, appelés « St Germain l’Auxerrois ».

 - La Boucherie

A l’emplacement de nos Halles se trouvent un bâtiment carré, macabre taché de sang. Il est le lieu ou l’on « interroge » les dissidents selon leurs dires. Les élus s’amusent de cela et ne cache pas que ce n’est qu’un centre de redressement. Les cris sortant de là, viendraient d’un lointain passé… ou d’un plus sombre avenir.

 - Saint Paul

Le quartier de Saine Paul et son église sont le seul quartier préservé de Paris. Les Oracles et l’Emissaire du Jugement dernier Abdel krim abdallâh. Il est le siège religieux décoré dans une mode plus islamique.

 

     Le huitième Quartier (« St Antoine »).

     Le treizième Quartier (« St Honoré »). Sans conteste la place forte de la ville, et en ce sens, le domaine exclusif du Prince (et parfois de sa lignée). La forteresse du Louvres se dresse, en grand rempart contre toute invasion provenant de la Seine. Le quartier est aussi fort du second hôpital de la ville, l’hôpital des Quinze-vingt. Non content d’être surprotégé par les différentes murailles qui l’entourent, le quartier bénéficie de la même qualité d’architecture et de sécurité que le Palais royal. Il est le poumon de l’armée de réserve dans Paris.

     Le quatorzième Quartier (« St Sauver »).

     Le quinzième Quartier (« Le Temple »).

 

Les Cour des Marrais

Une autre entité apparue il y a quelques mois se fait appeler « Le Masque » représenté par une forme spectrale asexuée qui trône sur l’île de la cité avec ses suivants récupérant les plus rageurs et déshérités des fantômes sans parler des plus rebel. Une cours des miracles au cœur de la ville, un nid de rébellion qui ne peut que séduire les nouvelles ombres qui ne savent ce qu’ils sont. L’un des bâtiments toujours en construction et n’ayant subit que peu de gros dégâts et le lieu ou trônerait le masque et ses suivants. Les autres îles plus petites et parfois sous un mètre d’eau sont la propriété de ses fidèles. Ils ont commencé à bâtir des murs et rehausser les îles pour ne plus être sous les eaux d’une seine noire et gluante, rappelant le lourd pétrole s’écoulant des pétroliers en d’interminables flots… Ils commencent à se rendre utile par leurs Messagers, Oracles et autres Usuriers. Mais l’ont peux trouver toutes les factions sur les îles.

Les factions présentes : Les Messagers, les Artefacteurs, les usuriers, les Chanteurs, les Masques, les Oracles, les Croque-mitaine et les Marchands de sables avec une faible minorité de Confesseurs.

 - Le Trône de jais

Un bâtiment de jais sur l’un des îles construit par les suivants de Masque en forgeant les âmes de spectres selon les « ont dits » mais certains disent qu’ils ont repris les pierres de l’ancien palais qui surplombait l’île. Il est le cœur de la politique du Masque et renferme surtout la fratrie prenant le nom du « Masque » mais ce secret est le plus gardé. Les murs du palais chantent et peu d’errants peuvent vivre longtemps dans les murs avant de souhaiter se plonger dans le néant. Il y aurait dans les sous sol une prison gardé par des créatures créer par des artisans. Les rues sont hautes et pavés de pierres noires à l’image du Trône. Une milice bénévole circule dans l’île et c’est au pied du Trône qu’ils peuvent se reposer et se confesser auprès d’Eugène le confesseur officiel du Masque. Le Masque bien que très laxiste et tolérant ne veux pas de désordre dans le quartier de son palais.

 - Le domaine d’Eugène

Il gère un domaine, une administration dont l’ordre ressemble à une théocratie, mais les croyances sont plus païennes que catholique. C’est ici que les échanges sont fait, les commerce avec les deux autres rives et ou celle-ci se rencontrent. Les plus perdus des errants se retrouvent ici, et il y aurait un marché noir très fructueux ou l’on pourrait trouver des âmes pas encore écloses. Dans les sous sols d’autres créatures seraient présentes des éternels morts qui semblent ne pas voir ce que les autres errants peuvent voir.

 - La Zone de Guerre

Là où la guerre est au plus fort, une zone de lutte pour prendre possession des rares âmes qui arrivent par la seine. C’est une zone de non droits ou l’anarchie la plus violente et où des gangs font la loi. On peut y trouver tout les errants les plus recherchés voir même trafiquer avec des « spectres » selon ce qu’il se dit dans les cercles plus évolués. La Zone de Guerre se situe de chaque coté de la seine et tous le long. Depuis quelques semaines ont parle d’un ombre qui arpenterait le courant de la seine pour amener les nouvelles ombres d’un coté vers l’autre. Les quelques bateleurs se refusent d’en parler donnant le nom de Charon a celle-ci. Personne ne l’a vue mais elle est bien réelle dans les pensées de ceux qui fréquentent la Zone de Guerre. Elle serait accompagnée de deux chasseurs armés d’arc spectraux. Son nom réel serait l’Ankou une faucheuse à la lanterne. Qu’est-elle… Une légende urbaine ? Ou un cauchemar revenu du passé ?

 

 

 - Les îles

Alors que la zone de guerre permet peu d’échange sans violence, les îles auquel on accède grave au batelier, des voyageurs habilités ont traversé une seine traîtresse. Ces zones appartiennent souvent à des gangs qui dominent leurs petites îles ou des corporations interdites ailleurs. Aucune autorité ne s’y risque si ce n’est pour des échanges très mal vue avec d’autres régions de la ville. C’est le lieu de prédilection du marché noir et du crime impuni.

 

Le Domaine de la Dame Noire

La Dame noire, serait l’une des oracles de l’avant néant qui aurait vu l’évènement qui s’est déroulé. Elle a trouvé un lieu avec deux de ses disciples pour échapper à l’évènement, mais seul elle et « Michel » auraient survécu, mais le fait est là, elle a accueillies les âmes errantes. Elle professe l’alliance avec ceux qui sont de l’autre côté du voile beaucoup trop épais. Et elle règne sur toute la rive gauche avec son amant et disciple. Elle a élu domicile dans une université ou les professeurs enseignent mais apprennent aussi à retrouver l’étendu de leurs talents.

 

Les factions présentes : Les Marionnettistes, les Appariteurs, les Apparitions, les Alchimistes et les investigateurs.

     Le dixième Quartier (« St Geneviève »).

     Le onzième Quartier (« La Sorbonne »).

     Le neuvième Quartier («  St Victor »).

     Le douzième Quartier (« St Germain des Prés »).

 

 

 

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 13:40
Il y a quelques temps un de mes joueurs m’a demandé de quel cercle était son tremere et ce que ça lui donnait comme droit. J’ai été incapable de répondre. A la réflexion, pour un clan réputé pour la rigidité de sa structure initiatique et son mysticisme, les publications –officielles ou non – manquent singulièrement de précision. Même le clanbook malkavian est plus explicite sur les mécanismes internes du clan qu’il étudie. N’ayant rien trouvé à ma convenance sur le net concernant ce sujet, j’ai commencé à réfléchir à un article.

Il m’est apparu rapidement qu’il était inutile de développer les cercles de mystère des régents et au-delà. Le seul moyen pour qu’un PJ devienne régent est que l’histoire soie jouée en accéléré. Soit il est vieux dès sa première partie, soit il commence au Moyen-Âge avec des trous de plusieurs décades entre chaque « aventure ». Dans le deux cas, le passage de stade en stade n’est pas joué, et le joueur ne connaît rien de plus à la gestion d’un territoire que ce que lui aura appris Simcity ™.

Un article du SDEN détaille ce qu’un apprenti peut espérer posséder et utiliser dans la Fondation. Les deux points de vue ne sont pas forcément incompatibles. Mais je n’ai fait aucun effort pour les concilier, vu qu’ils ne portent pas le même regard sur les apprentis.

Les cercles de mystère

Mystère est un mot galvaudé de nos jours. En d’autres temps, un Mystère était une Gnose, une connaissance de nature divine. C'est-à-dire une savoir sur ce qui ne peut être connu. Ce paradoxe apparent était résolu par le mode d’apprentissage des Mystères : l’Initiation.

Tout comme la description d’un concert de rock ou d’une partie de jeu de rôle ne permet pas de faire comprendre les états intérieurs des participants, la description d’un Mystère ne permet pas de le comprendre. L’Initiation se distinguent des autres philosophies ( -logie) et sciences ( -nomie) par l’inutilité de supports oraux ou écrits pour transmettre l’information.

L’initiation n’est rien moins qu’une épreuve où « on le jette à l’eau ». Soit un éclair de lucidité lui fait comprendre ce qu’on veut lui faire comprendre, et sa vision du monde s’en trouve changée. Soit la révélation lui échappe, et le postulant ne perçoit que l’humiliation de son échec. Bien évidemment, l’impétrant ne sait pas ce qui l’attend avant d’avoir passé le rite initiatique ; et s’il la passe cela lui semblera une évidence qui lui avait échappé jusque là.

Très souvent, un rite initiatique ne peut être accompli qu’une seule fois. Un deuxième essai a moins de chance que le premier d’amener la Révélation. Il est donc essentiel que le postulant à une épreuve soit prêt à ce qu’il va subir. La réussite le propulsera à un niveau de conscience supérieur. L’échec le condamne à une amère stagnation. Il est inutile de gâcher un rite initiatique pour quelqu’un qui n’a pas les prérequis. Même dans une organisation compétitive comme le clan Tremere, on ne pousse pas un concurrent potentiel dans une épreuve initiatique qu’il ne pourra réussir. Il est bien plus intéressant d’avoir un rival compétent qu’un ennemi qui n’a plus rien à perdre.

Chaque épreuve initiatique mène à un grade qui comporte droits et devoirs, responsabilités et tabous, permissions et interdictions. La réussite de l’épreuve rend probable le succès dans la nouvelle fonction. Et la capacité à accomplir sa mission est quelque chose avec laquelle les tremere ne plaisantent pas. Car pour eux chaque mission n’est pas simplement un boulot à terminer mais d’une tâche sacrée à accomplir corps et âme. Pour prendre un parallèle, tout le monde peut faire un comptable passable, mais très peu pourrait tenir une semaine comme ministre des finances. Cette élite seulement peut être membre du clan Tremere.

Ces grades participent tous à la stabilité de la pyramide. Celle-ci vise à un accomplissement plus grand ; une synergie dont les résultats dépassent de très loin la capacité et la compréhension d’un individu ou même d’un groupe d’individus. Personne ne pourrait créer une telle structure. Par contre, il est possible de la découvrir comme on découvre les lois de la nature. Rien d’étonnant à ce que « les enfants de la pyramide » considèrent le clan dans son ensemble comme une entité divine. Car c’est bien ce qu’elle est : une chose intangible et immatériel, qui agit sur toute chose, que l’on ne peut connaître, mais avec laquelle on vit intimement.

Les grades de l’apprenti

Le candidat

Le candidat Tremere est longuement observé pour juger de ce qu’il peut apporter à la pyramide et de sa capacité à s’y intégrer.

La capacité d’intégration semble un critère évident. C’est pourtant le plus difficile à décrire. Toutes les fondations d’Europe pourraient déclarer unanimement qu’une personne fera un bon Tremere, il n’y aura pas deux capable de l’exprimer de manières semblables. C’est pour ça que le jargon rituel a été créé : même si les mots ne signifient rien en soi, tous connaissent les idées qu’ils recouvrent.

L’apport d’un candidat est avant tout le candidat lui-même. Pas seulement ce qu’il est et ce qu’il fait mais aussi ce qu’il peut devenir. C’est un point sur lequel la plupart des clans ont une idée éronnée : Un « chien fou » commandant un grand pouvoir politique ou détenant la clé d’une énigme n’a pas sa place dans la pyramide. On en fera un serviteur ou peut être une goule, rien de plus. Mais une employée de bureau sous-estimée ou un autiste qui croit avoir été enlevé par les martiens ont un potentiel que des spécialistes de haut niveau se feront forts de développer (…et d’exploiter).

Epreuve initiatique : l’étreinte

Le serment tremere est une constante. Mais malgré la volonté des hautes autorités, l’entrée dans le monde vampirique peut varier fortement d’une fondation. L’un la recevra lors d’une cérémonie, alors qu’un autre sera pris au piège par un individu. Une goule peut devenir trop utile pour rester un simple serviteur, tandis qu’un quidam sera propulsé sans avertissement dans le monde des ténèbres. Certain ne connaîtront jamais leur sire alors que d’autres seront à jamais dans son entourage….

Droits : aucun, pas même de savoir dans quoi il s’engage

Devoirs : aucun, pas même d’accepter son sort

Nb : goules et serviteurs ont leurs propres droits et devoirs. Il n’est question ici que de ceux du candidat cainite.

1° cercle

L’apprenti tremere vient de découvrir ce que c’est de mourir. La métaphore de toutes les sociétés secrètes est pris ici au sens littéral du terme. Maintenant il doit apprendre à « vivre avec la mort ». le 1° cercle est avant tout une période d’instruction à la vie cainite.

Droits et devoirs : l’apprenti peut recevoir les enseignements d’un ou plusieurs instructeurs et doit s’impliquer dans son apprentissage. L’instruction porte entre autre sur : le sang et la physiologie vampirique, la vie sociale nocturne (tradition, camarilla,…), l’occulte (les disciplines, les créatures des ténèbres,…), l’histoire de la maison tremere, etc… De nombreux tests et mises à l’épreuve émaillent cette période.

C’est également une période d’observation où l’on notera les apprentis qui apprennent vite, les geignards et les rebelles. Bien que l’enquête préliminaire aie donné un pronostic précis quant au devenir du nouveau-né, le premier cercle est une période où peuvent surgir des déceptions amères et des heureuses surprises.

Epreuve initiatique : la présentation

Avant d’être présenté au prince, l’apprenti est présenté au clan. Il peut s’agir d’une cérémonie rassemblant les tremere des environ ou bien un rituel de communication qui le mets « en ligne » avec la pyramide. Cette reconnaissance par les pairs est héritée de l’Inception dans la tradition universitaire.

L’apprenti est ensuite présenté formellement au prince, c'est-à-dire aux harpies. La première impression qu’il fera restera sans doute pour longtemps l’image ou le rôle que lui accordera la société cainite. Aussi strict qu’aie été l’instruction, la plupart des nouveaux-nés considèrent qu’ils n’étaient pas encore assez préparés aux insinuations toréadors et aux mépris ventrue.

2° cercle

L’apprenti sait à présent ce qu’il est. Il a aussi appris de première main que seuls ses frères Tremere peuvent être véritablement considérés comme des alliés. Un frère reste un frère, même si on ne l’aime pas.

Il est maintenant capable de rendre de menus services. Les tâches sont fréquemment des corvées qu’un serviteur ou une goule ne sont pas capables d’effectuer, mais que les tremere aînés n’ont pas le temps ou l’envie de faire eux-mêmes.

C’est donc une période de labeur intense où l’apprenti montre comment il travaille. C’est aussi une leçon d’humilité. Les talents qui ont fait sortir l’apprenti du lot des candidats à l’Etreinte sont rarement utiles aux tâches demandées. Un érudit spécialisé dans les langues mortes pourrait très bien se voir demander d’exfiltrer une statue grecque du musée des arts. Un kabbaliste renommé pourrait devenir le pouvoir derrière une personnalité politique.

La charge de travail est souvent très lourde. Les corvées en attente sont à peu près infinies. Mais c’est aussi une manière de pousser l’apprenti à une méthode de travail adaptée à son état de mort-vivant, à acquérir des compétences et des automatismes dans des domaines qu’il n’aurait jamais envisagé d’aborder et de le motiver à apprendre pour passer à des tâches plus intéressantes.

Les jeunes apprentis ont souvent l’impression qu’on les confine « au nettoyage des chiottes » et que leurs talents naturels sont gaspillés par des Aînés aigris, jaloux et anachroniques. Cette frustration est tellement répandue qu’elle fait partie de l’image que l’on se fait du tremere.

La vérité est que les Aînés provoquent délibérément cette situation pour pousser l’apprenti au-delà de ses limites. Le boulot dégradant, ennuyant et dangereux que leur jette négligemment leur supérieur n’est parfois rien d’autre qu’un test de persévérance. Il est fréquent qu’une de ces corvées soit inutile ou sans importance. Le désintérêt de l’ancien à l’annonce du succès d’une tâche n’est pas feint. L’apprenti s’en rend compte avec rancœur, mais il imagine rarement que son succès n’était pas prévu. Et même s’il soupçonne qu’on lui a refilé intentionnellement un boulot stupide que l’on n’espérait pas voir achever, il n’y voit qu’une malveillance de la part d’un vieux qui le déteste pour une raison inconnue ou imaginaire.

On trouve cette méthode pédagogique dans l’instruction des soldats d’élite (cf : full metal jacket).

Droits et devoirs :

L’apprenti du 2° cercle a le droit de parcourir les zones communes de la fondation, ainsi que d’utiliser le matériel et les serviteurs nécessaires (pas « utiles », « nécessaires » !) à ses tâches. Il doit s’acquitter des travaux qui lui sont donnés par son régent (généralement au travers d’un apprenti de haut grade).

Fréquemment, la manière d’accomplir les tâches lui est imposée. Après tout il est en apprentissage. Evidemment, l’apprenti n’a aucun choix quant au buts et objectifs qui lui sont imposés. Ceux-ci sont parfois tellement floues ou invraisemblables qu’il peut être difficile de prouver qu’ils ont été atteints.

De plus, L’apprenti du 2° cercle est maintenant un représentant officiel de son clan et de sa fondation. On attend de lui qu’il agisse à tout moment comme un ambassadeur devant les autres clans. Il est attendu qu’il servira de bouc émissaire en cas de problème ou d’erreur. Les plaignants ne seront sans doute pas dupes et les sanctions ne seront sans doute pas celles annoncées (à moins qu’il y ait besoin d’un châtiment public ou de discipliner l’apprenti). Mais les apparences seront sauves, et le clan ne se sera pas fait un ennemi de plus.

Epreuve initiatique : l’échec

C’est avant tout l’implication et la ténacité au long de ce stade qui est déterminante pour être proposable à l’épreuve. Un candidat à l’épreuve aura accompli des choses astreignantes et difficiles (en tout cas pour lui). C’est pourquoi il aura développé une fierté hautaine semblable à celle d’un jeune médecin ou d’un pilote de chasse sortant de l’académie.

C’est pourquoi il échouera lors de son épreuve.

Pour la première fois, on lui confiera un travail intéressant et susceptible d’établir sa réputation. Bien que difficile, il semblera réalisable, motivant et dans le domaine de compétence de l’apprenti. Il n’y a pourtant aucune chance d’y parvenir, soit que l’objectif soit impossible, soit que toute l’épreuve soit subtilement truquée. Au moment de présenter ses réalisations devant le conseil des anciens, l’apprenti les verra s’écrouler sans avertissement. Il sera bien sûr sommé de s’expliquer face à une table d’anciens aux visages fermés et à l’hostilité contenue. 

L’apprenti peut proclamer sa responsabilité et demander une juste punition, ou bien décrire en détail  le concours de circonstance qui a provoqué le désastre, ou encore lancer des accusations de sabotage. Dans tous les cas, il sera mis en cellule pendant que l’on débat de son sort. Il y passera au moins une nuit à méditer son échec et tous ce qu’il aurait dû dire lors de son procès.

La délibération n’a rien à voir avec ce qu’imagine « l’apprenti fautif ». Si les anciens ont gardé un calme stoïque c’est pour étouffer des crises de fous rire en voyant la tête de l’apprenti déconfit et ses justifications ridicules. En réalité, ce n’est pas la réussite qui est jugée (c’est déjà fait), mais l’expérience de l’échec. La libération soudaine d’années d’amertume et de frustration est très révélatrice de la véritable nature de l’apprenti. Dans ces échecs futurs, rejettera t’il la faute sur quelqu’un ? Sera-t-il lâche ou veule ? Jouera-t-il les martyrs ? Comment affrontera t’il une erreur qui peut lui coûter une mort douloureuse et définitive ? C’est souvent ici que les nihilistes et autres rebelles destructeurs se révèlent. Au mois deux « taupes » d’autres clans ont été découvertes de cette manière.

A peu prés toutes les réactions sont tolérées sauf la violence préméditée. Même poussé dans ses derniers retranchements, un tremere n’a pas le droit de détruire le clan et ses membres par un moyen prévu à l’avance. Une frénésie reste cependant acceptable (tout est déjà prévu pour la juguler).

Quand l’apprenti revient devant ses juges, la tête pleine d’excuses et d’ultimes arguments, il apprend avec étonnement qu’il a passé l’épreuve avec succès.  Il est tellement abasourdi qu’il faut souvent lui expliquer deux fois qu’il a été induit en erreur, avant de lui lire ses nouveaux droits et devoirs.

Pour l’anecdote :

La célébration du passage au troisième cercle fait l’objet d’une débauche tout à fait inattendue dans « un clan de pètes-secs et de vieilles barbes dépourvus d’humour [SIC]». Le stress de plusieurs années se libère en une semaine. L’énormité de la farce dans laquelle il a joué le dindon lui apparaît avec une telle ampleur qu’il ne peut qu’en rire aux larmes. Et les vieux tremere qui sont passés par ce stade accueillent avec joie ce nouveau frère mis dans la confidence. On a vu dans les elyséums des apprentis déclarer leur amour pour la pyramide ou leur pardon à l’univers devant une foule d’aînés sentimentaux. Les fétards et les témoins (y compris les tremere du 2° cercle) interprètent souvent avec angoisse ces comportements « étranges » comme la preuve d’un lavage de cerveau ou d’un lien de sang. Ce qui ne fait que renforcer la valeur du deuxième cercle d’apprentissage.

Publié dans : Monde des Ténèbres - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 20:35

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