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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:45
Les vampires existent partout où l’humanité construit des villes. Les communautés de vampires sont donc réparties sur tout le globe et, tandis que leur nombre est généralement proportionnel à celui des êtres sur qui ils s’alimentent, leur population s’avère trop importante pour qu’on puisse facilement la classifier en factions ordonnées. Il est important de noter que, alors que les membres d’une Ligue donnée s’entendent sur certains principes de base et souvent s’allient entre eux contre les rivaux extérieurs au nom de ces principes, la tension et l’hostilité peuvent exister entre les membres d’une même Ligue surout si celle-ci est dominante. L’allégeance d’un vampire à une Ligue est un indicateur de ses croyances politiques, philosophiques ou religieuses, mais toute autre chose est incertaine.

La Camarilla
Par le lointain passé, toute la société vampirique fut unie sous une bannière commune. Cette organisation fut connue sous le nom de "Camarilla", terme correspondant en ancien espagnol à "groupe de puissance" ou à une cabale de conseillers secrets. La force de la Camarilla était incontestée partout où l’Empire romain imposait sa Paix. On suspecte que nombre de coutumes vampiriques qui survivent de cette époque tiendraient leurs racines des structures de la Camarilla, telle la notion de Princes qui régissent des domaines autonomes. Alors que les traces d’un vampirisme préromain sont rares et incertaines, presque toutes les Ligues acceptent l’idée que des vampires ont probablement existé à cette époque. On prétend généralement qu’ils étaient sauvages, monstrueux et complètement désorganisés. Si certains domaines préromains possédaient sûrement des structures autour d’un dirigeant, la Camarilla a été la première forme de Ligue. Mais à cette époque déjà existait d'autres alliances. Le Culte des Augures qui sont tolérés, malgrés qu'ils ne se rangent pas dans la foi officielle. L'Alliance des Immigrants qui réunis la lie de la société romaine qui ne sont pas digne d'être des citoyens de leur origine ou leurs métiers. La Lance sainte qui émane de l'Alliance des immigrants qui réunis les croyants, quelque soit leur croyances d'ailleurs. Alors que l’Empire romain s’effondrait, les structures de la Camarilla se désagrégeaient également. En tant que vampires exigeant du sang de mortels pour survivre, ces créatures ont vu leur évolution suivre les structures des hommes comme base de leurs propres règles. Avec l’Europe réduite en pièces, la société vampirique n’a pu que suivre ce chemin. Mais la nature même des vampires a elle-même accéléré la ruine de la Camarilla. Toujours complotant et se jalousant entre eux, bien peu de vampires qui se sont élevés dans l’ordre social de la Camarilla ont montré des dispositions à l’altruisme ou à la justice. La puissance et les influences pouvant être obtenues en oppressant les siens, la loi du plus fort régnait. C’est sans surprise que des cendres de la Camarilla sont nées plusieurs nouvelles factions, chacune embrassant une politique ou une philosophie différente, soutenues par des anciens bien-pensants et des démagogues charismatiques. Là où une organisation unique avait existé, une poignée de Ligues distinctes a émergé de cet âge sombre. Ce développement a même fixé les normes distinguant une Ligue d ’une société vampirique établie.

Et puis…

Nombre de ces Ligues ont péri aux travers des siècles, détruites en s’opposant à des factions, absorbées par d’autres, pourchassées comme hérétiques ou simplement abandonnées par leurs membres. Les vampires ont longtemps travaillé pour créer les Ligues avec lesquelles ils pourraient réaliser leurs rêves de puissance, mais ils sont toujours restés circonspects sur ce que ces factions exigeraient en retour et sur les limitations imposées par un dogme.Pendant que l’histoire progressait, deux factions de vampires européens ont formé une Alliance proche des deux piliers humains : l’Église et la Noblesse. Ces Ligues ont formé leur propre version de l’équilibre entre la puissance temporelle et spirituelle. La faction de la Lancea Sanctum, proclamant une origine biblique des vampires, a souhaité guider spirituellement les Semblables. Sa contrepartie, connue sous le nom d’Invictus (une référence aux origines romaines du groupe), s’est présentée comme une élite chevaleresque et se veut la noblesse vampirique. Dans les domaines où l’Alliance était puissante, l’Invictus a servi de règle politique pour les vampires tandis que la Lancea Sanctum s’assurait que tous étaient de fervents adorateurs de Dieu, pleinement conscients de la place d’un vampire dans le monde. L’Alliance entre l’Invictus et la Lancea Sanctum était un modèle efficace et s’est facilement camouflée parmi les couches de la société mortelle qu’elle a copiée. Par de nombreuses allégeances à ce modèle, elle s’est rapidement répandue à travers l’Europe.

Cependant, tous les vampires n’ont pas supporté la suprématie de l’Alliance. Beaucoup de vieux domaines vampiriques ont continué de suivre les mêmes rites qu’autrefois et les mythologies préromaines. Par leurs emplacements et leurs opinions trop disparates, ils n’ont jamais constitué de réel contre-pouvoir à l’Alliance des deux Ligues, mais ont empêché l’Alliance de prendre pied dans de nombreux endroits. La magie tirée des vieilles voies a maintenu les miracles sombres de la Lancea Sanctum au rang d’illusions et les païens ont maintenu leurs propres rites dans beaucoup d’endroits. Ces fois survivent, bien que rarement dispensées, mais réellement puissantes et dotées de leurs propres sphères d’influence, unies seulement par une conception générale d’un ancêtre ou d’un géniteur unique de la race des vampires. La Ligue connue sous le nom de Cercle de la Sorcière s’est ainsi basée sur le pouvoir des anciens rites païens.

Une autre Ligue, originaire de l’Europe de l’Est, a prétendu qu’aucun vampire n’avait embrassé son fondateur, mais qu’il avait été abandonné par Dieu. Ainsi rejeté, il est devenu un des damnés. Enseignant une philosophie de transcendance vampirique, cette amorce de Ligue, l’Ordo Dracul, a dérangé l’équilibre des forces entre l’Invictus et la Lancea Sanctum et a utilisé ce déséquilibre pour s’établir. L’idée de transcendance a touché beaucoup de vampires et les idéaux de l’Ordo Dracul se sont répandus rapidement.
Au XVIIIe siècle, d’autres vampires pensèrent que le modèle féodal sur lequel l’Alliance avait établi son pouvoir était anachronique. Le monde mortel construisait de nouvelles formes de gouvernement et de nouveaux modèles sociaux. Beaucoup de jeunes vampires voulaient adapter ceux-ci à la société des damnés. Ces Cartiens ne s’accordent pas toujours sur le meilleur système politique, mais pensent fermement que le mode féodal de gouvernement est périmé. Une telle philosophie trouve une base particulièrement forte dans le Nouveau Monde, dont la souveraineté s’est libérée des modèles féodaux.

En ces nuits...
Les nuits modernes dévoilent un étrange équilibre. Sur le Vieux Continent, beaucoup de domaines honorent toujours la règle de l’Alliance. Ici et là, les petites poches de résistance maintiennent vivaces le Cercle de la Sorcière, alors que l’Ordo Dracul règne toujours en Europe de l’Est. Dans le Nouveau Monde, cependant, la situation est plus disparate, même si la cause du Mouvement Cartien attire de plus en plus, surtout parmi les jeunes, qui n’ont jamais connu le modèle féodal. L’Invictus et la Lancea Sanctum ont toujours le pouvoir d’une manière globale, mais celui-ci s’effiloche. Alors que de nouvelles Ligues se sont formées pour s’opposer aux puissances existantes, la Lancea Sanctum et l’Invictus sont des alliées de circonstance, qui entrent parfois en guerre factieuse. De même, des Ligues apparemment opposées idéologiquement telles que le Cercle de la Sorcière et le Mouvement Cartien enterrent parfois la hache de guerre pour faire cause commune face à l’oppression.

Le monde des vampires est gothique, avec des anachronismes barbares en place souvent depuis des siècles. En même temps, la technologie et la modernité des temps offrent aux esprits rebelles une chance de remplacer et de moderniser les anciennes structures. Le monde est à la fois médiéval et moderne et la société des damnés incarne chaque aspect de ce paradoxe. Occasionnellement, un groupe d’historiens, de conspirateurs ou d’unificateurs tentent de restaurer une Ligue unique sur le modèle de la Camarilla passée. Jusqu’ici, ces efforts ont été condamnés à l’échec, rompant sous le poids de quelque politique à l’âme noble ou corrompue. Mais qui sait, un jour...

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Published by MaeL - dans MDT² - Paris
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