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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 21:27

Tokyo d’aujourd’hui

Tokyo tire sa puissance et son nom de Kyoto l’ancienne capitale, qui signifie « La ville Capitale » et Tokyo la « Capitale de l’Est », son ancien nom est Edo, la porte de la rivière Sumida qui la traverse. Tokyo est le centre névralgique du japon c’est le centre administratif, politique, financier et économique ainsi que le plus grand port de l’archipel. L'agglomération de Tokyo toutefois s'étend au-delà des limites administratives, s’étendant sur toute la baie de Tokyo et la région du Kanto qui était le cœur du pouvoir féodal. La capitale est la ville la plus peuplée en nombre d’habitant mais aussi en en densité d’habitant au kilomètre carré au monde. La ville est la résidence officielle de Sa Majesté l'empereur du Japon, connu sous le nom d’Akihito qui n’a plus de pouvoir législatif depuis 1948, c’est le premier ministre Tarō Asō qui est aujourd’hui à la tête du Japon.

Aujourd’hui et ce, depuis 1948 la ville de Tokyo n’existe plus en tant que tel, elle est désigné comme Métropole de Tokyo scindée en vingt trois arrondissements ainsi que des régions environnantes moins urbanisées dont vint-six villes, trois bourgs et un village. Tokyo est l’une des quarante-sept préfectures du Japon tout en ayant un statut singulier. Ces arrondissements (Tokubetsu-ku) forment chacun des villes et municipalités distinctes. Ils sont le centre de Tokyo mais le centre désigne en général les trois arrondissements principaux, Chuo, Minato et Chiyoda. C'est dans ces arrondissement que l’ont trouves le palais impérial ainsi que les institutions politiques. Tokyo est dirigé par un gouverneur. Depuis 1999, c’est Shintaro Ishihara, homme politique et écrivain.

Tokyo d’hier

Tokyo s’appelait encore Edo était un petit village de pécheur isolés dans des marais surplombés par une très modeste citadelle militaire, domaine du clan Go-Hojo qui suite a une défaite qui durent  laisser leur terres à Hideyoshi Toyotomi, qui offre les neuf provinces de la région du Kanto à Ieyasu Tokugawa. C’est à la fin du XVI siècle que le gouverneur (Daimyo) Tokugawa Ieyasu s’y installe dans le but de prendre de la distance avec la capitale impériale. A partir d’Edo il va étendre son influence, il fera assécher les marais et bâtir un véritable château à l’emplacement de l’ancienne citadelle. Dès le début du XVII siècle Lesayu s’approprie toujours plus de pouvoir et devient Shogun (Général) après la bataille de Sekigahara en 1600 déplaçant ainsi le centre du pouvoir et ouvrant l’air d’Edo. A sa mort en 1616, Lesayu a fait d’Edo l’une des plus grandes villes du Japon doté d’un port ouvert à l’étranger.

Edo ne cesse de s’accroitre attirant la noblesse, les commerçants et la population. Son influence est tel, que loi impose la résidence une année sur deux à tous les vassaux du Shogun. A la fin du XVII siècle, Edo est déjà la ville la plus peuplée du monde, avec plus d'un million et demi d'habitants. La ville est déjà divisée en deux secteurs, les hauteurs de la ville (Yamanote) réservés aux Daimyos (grands seigneurs) et leurs cinq cent milles Samouraïs. Malgré un grand incendie en 1657 emporte une grande partie de la ville ainsi que plus de cent mille habitants. Et dans la zone plus inondable et sujette aux incendies, la ville basse (Shitamachi) qui regroupe la population. C’est en 1853 à l’arrivée des bateaux du Commandeur Perry que commence le véritable essor d’Edo. Quinze ans plus tard, c’est la fin du Shogunat suite à la « révolution Meiji », l'empereur Mutsuhito prend possession d’Edo et fait de la plus grande et la plus riche ville du Japon son lieu de résidence. Il transfère la capitale de Kyoto à Edo, la ville prend le nom qu’on lui connait aujourd’hui, Tokyo. En quelques dizaines d'années, les quartiers étroits de la vieille ville laissèrent la place aux immeubles de briques et aux larges avenues de style occidental.

En 1871, la préfecture urbaine de Tokyo est fondée en regroupant la cité, divisée en quinze arrondissements et six districts. C’est en 1880 que l'éclairage électrique fait son apparition dans les rues de la ville. De nombreux paysans se dirigent vers la ville pour élever la ville toujours plus haut, tant démographiquement qu’industriellement. La ville ne cesse de se transformer et de se moderniser, effaçant lentement mais surement l’ancienne Edo. La préfecture a été durement éprouvée dans la première moitié du XXe siècle tout d'abord par le tremblement de terre de Kanto de 1923, faisant plus de 142 000 morts et disparus. Puis la seconde guerre mondiale avec plus de 100 000 morts. Une grande partie de la ville est détruite au cours de ses deux catastrophes. En 1943, la préfecture et la Ville de Tokyo ont fusionné absorbant des districts à l’Ouest. La commune de Tokyo n'existe donc plus, ses arrondissements, réorganisés pour former les actuels 23 arrondissements spéciaux, devenant des municipalités distinctes, mais elle constitue donc une préfecture au statut particulier étant donné sa fonction de capitale. Les Jeux Olympiques d'été de 1964 ont eu lieu à Tokyo, ce qui a alors été l'occasion de la construction de nombreuses routes et le développement de moyens de transport. Par la suite, la métropole connaît une croissance phénoménale que connaît le Japon.

Tokyo côté Ombre

Dans l’ombre de ces immeubles, de ces ruelles Tokyo compte assurément autant de légendes, de contes, d’esprits, de fantôme ou encore de monstres qu’il y a d’habitants. Le folklore est omniprésent dans la vie des tokyoïtes qui sont influencés par le Shintô ainsi que le Bouddhisme, les deux religions dominantes.

Les Bosatsus

Ce sont des Bodhisattvas, des aspirants à l’éveil qui ont atteint l’état de bouddha mais qui refusent le nirvâna par compassion pour se réincarner et venir en aide aux autres pour leur enseigner la Vérité. Ils ont la capacité de se libérer de la souffrance, mais ils préfèrent assumer la tâche d'en libérer les autres. Leur compassion, sans limite, transcende toute pensée de division. Ils sont les amis, les serviteurs ou les parents spirituels. Leur apparence est en général singulière, tel que décrit dans la légende de Bodhisattva à Mille Bras. Il pensait, qu'à moins d'avoir mille bras et mille yeux, il ne pourrait jamais accomplir les souhaits de tous. Il obtiendra d'avoir mille bras et mille yeux. Ils vont souvent s’il le faut, de vie en vie afin d’accomplir leur rôle de guide. Ils ont en général une allure et un port princier : parés de bijoux, ils portent le pagne et le diadème.

Les Kamis

A l’origine, il y avait un couple divin fondateur, Izanagi et Izanami qui sont descendus des cieux pour créer les îles du Japon. Ils engendrèrent un grand nombre de Kami, l'eau, le vent, les arbres, etc… Les Kamis sont des divinités, des esprits du shintoïsme. Ils sont liés aux objets sacrés, aux éléments, à des phénomènes naturels et de nombreuses autres choses. Ce sont des esprits divins dotés de grandes capacités et de bénédictions comme de sanctions. En plus de ces forces de la nature, ils peuvent aussi être des animaux ou de grands hommes et femmes reconnus par le shintoïsme. Ils sont crains et respectés et seraient au nombre de millions au Japon, qui mérite ainsi son surnom de « Shinkoku » le pays des divinités. Tous les Kamis ne sont ne sont pas « noble » on peut trouver des kamis plus sobres, le kami des toilettes, du peigne, du crachat ou encore des excréments.

Les Yôkai

Le terme « Yōkai » signifie littéralement « chose attirante dont on se méfie ». Ce sont des êtres vivants ou de simples formes de vies extraordinaires, mystérieuses, étranges ou encore sinistres. Ces sont des Êtres surnaturels à l’apparence très variable et opposés, tel que les monstres marins ou encore des esprits. Les Yôkai se popularisent avec l’arrivée des Manga, on peut les retrouver dans « Kitaro le repoussant », « Pompoko » ou encore « Princesse Mononoke » , « Le voyage de Chihiro » et bien d’autres.

Parmi ces Yôkai on peut trouver :

Les Obake

Les Obakes ou Bakemono sont un genre d'esprits, de monstres métamorphes. S’ils sont souvent associés aux fantômes, ils sont très différentes des esprits de la mort même si aujourd’hui Obake et Yûrei sont synonymes. La forme d'un Obake peut être animale, l'esprit d'une plante ou un objet inanimé qui possède une âme et même les objets domestiques qui sont appelés Tsukumogami.

Les Yûrei

Ce sont les fantômes d’une personne ou des revenants qui n’ont plus de corps. Mais la mort ne veut pas dire aller vers le paradis, car certaines personnes qui ont laissé sur terre des chagrins, des colères, ou des regrets, ne peuvent pas quitter ce monde. Ils conservent l’apparence qu’ils avaient à leur mort si ce n’est qu’ils n’ont plus leurs jambes ou qu’elles sont éthérées, si ce n’est les fantômes étrangers.

 

 

 

 

 

Bakemono

Akuma (diable)

Umibozu ("bonze marin"),

Yukionna (femme des neiges)

Tsuchigumo (araignée de terre).

Umi bôzu (le spectre des mers)

La sorcière de la forêt Yamamba

L'homme-requin Samebito

Le mangeur de cadavres Jikininki

Le Kitsunebi ou feu du renard

L'Ubabi, torche dont les flammes dessinent le visage d'une vieille femme.

Rokurokubi (têtes volantes)

Le mangeur de rêves, Baku

Mujina, l'homme sans visage

Zashiki Warashi, le bambin qui hante les maisons.

La femme à deux bouches (Futa-guichi onna)

La vieille des sables (Sunakake baba)

Katawaguruma, qui se déplace d'un lieu à l'autre sous la forme d'une roue de feu

La femme-serpent

La femme-dragon

La femme-renard

La femme-araignée

La morte aux mains vivantes

La morte qui a engendré un enfant vivant qu'elle veut protéger (Ubume)

Les touchantes Oiwa, défigurée par son mari infidèle

 

Pourquoi viennent-elles tourmenter les vivants ? A part le motif de la vengeance, les fantômes, ne pouvant se réincarner pour des raisons diverses, sont prisonniers de leur condition de spectre et errent à la recherche d'une aide. La cause peut être qu'ils ont quelque chose à terminer dans ce monde. Autre explication : un karma maléfique. Mais leurs motivations ne sont pas forcément rationnelles, ils sont parfois juste malveillants! Leur présence a pourtant un but moralisateur, celui de faire respecter les interdits... et d'écarter les tentations sexuelles. Les femmes fantômes représentent avant tout la peur de l'autre sexe. Traditionnellement, les hommes n'en sortent pas vivants... Il est bien difficile d'échapper aux fantômes, qui n'ont pas besoin d'un quelconque contact physique pour tuer : la peur qu'ils inspirent suffit !

 

 

Les Chasseurs de sorcière

La Fraternité de Shoki

La fraternité a était créer par l’Empereur Genso-kotei qui a régné sur la Chine de 714 à 755. Ils ont était crées à la suite d’un rêve de l’Empereur. Alors qu’il faisait un terrible cauchemar ou il était assaillait par une multitude de petits démons sortit de l’enfer. Puis il vit un géant barbu qui disperse et tue les démons. Il se présente sous le nom de Shoki qui vivait il y a une centaine d'années, sous le règne de l'Empereur Koso. Il s'est suicidé en se fracassant le crâne contre un rocher pour avoir désobéi à son Empereur. Ému par son geste de désespoir, l'Empereur lui accorde des funérailles nationales avec tous les honneurs dûs à un Ministre d'Etat, poste qu'aurait dû occuper Shoki de son vivant. Rempli de gratitude, l'âme du bon géant décide d'assurer désormais la protection des descendants de Koso. A son réveil, l’Empereur convoque le meilleur peintre du pays et lui ordonne de faire le portrait de Shoki selon sa description et en distribu des exemplaires dans tout l’Empire ou on le voit mater des démons. Ces portraits sont exportés jusqu'au Japon et à Tokyo où ils deviennent très populaires. Shoki est considéré comme le dompteur et l'exterminateur de toutes sortes de démons.

Le Temple d’Amaterasu

Le Temple d’Amaterasu, la déesse du Soleil est à l’origine de la lignée d’Empereur du Japon. Elle est reconnue comme la grande déesse, elle a apportée la culture du riz, du blé et des vers à soie. Selon le Kojiki, Amaterasu ordonna à son petit-fils Ninigi de descendre sur la Terre et de la gouverner. À cette fin, elle lui confia en plus de l'épée qu'elle avait reçue de son frère, le miroir Yata no kagami, et le joyau Yasakani no magata. Ces trois objets devinrent les insignes sacrés de la famille impériale et furent transmis ensuite à Jimmu, le premier empereur, petit-fils de Ninigi et ancêtre de tous les empereurs japonais sous la bonne garde du Temple d’Ise. Le Temple D’Ise avait pour vocation de protéger les insignes sacrés sous le contrôle d’une princesse impériale vierge. Le Temple d’Ise est toujours aujourd’hui dirigé par une femme de noble et divine ascendance. Le rôle principal du Temple est de protéger l’archipel du Japon et ses trésors.

Le premier rôle est de protéger les Trois Trésors Sacrés du Japon ou Insignes impériaux qui sont trois objets de légendes :

 - L'épée, Kusanagi qui est conservée au temple Atsuta à Nagoya qui représente la valeur de l’Empereur et qui fut utilisé par la déesse pour chasser les démons.

 - Le miroir, Yata no kagami est un miroir de bronze qui est conservé au grand temple d'Ise dans la préfecture de Mie, symbolise la sagesse de l’Empereur.

 - Le magatama, Yasakani no magatama, situé au palais impérial de Kōkyo à Tôkyô, illustre la bienveillance de l’Empereur.

Mais ils protègent aussi bien d’autres Trésors tel qu’Amenonuhoko, la Lance Céleste qui fut utilisée pour créer le monde. Trishula le Trident qui aurait appartenu à Shiva ou encore Ruyi Jingu Bang, le bâton du Roi Singe et bien d’autres bien moins populaires…

 

Le miroir, dit-on, est parfois l'âme d'une femme ;  il s'imprègne de l'âme d'une personne qui s'y regarde beaucoup. Les peintures hantées sont très répandues dans le folklore japonais. Souvent une belle femme a été peinte de telle façon qu'on la croirait vivante. Un homme n'est pas à l'abri du coup de foudre pour la dame, bien que celle-ci soit morte depuis longtemps. Il arrive que cet amour puisse la faire sortir de la peinture...

Les Urabanna

Ce sont ceux qui sont "pendu à l'envers en enfer", ce sont des âmes en peines souffrants de milles maux. Leur nom vient d'un sûtra, le Ullambana sûtra. Celui-ci raconte comment l'auteur, Moggallana qui est représenté à la gauche de bouddha car il est le second disciple de l'Eveillé. Il relate dans ce sûtra comment il sauva sa mère de l’enfer. Il mit en lumière les sacrifices qu'elle avait fait pour lui et pu ainsi la sauver. A Tokyo et dans le japon, mais aussi en chine (Zhongyuanjie) et dans la majorité des pays asiatiques, il leur est réservé quelques jours à prés d'un mois. Cette fête prend le nom d'Obon ou Fête des Fantômes. Durant cette fête, ils leur sont fait des offrandes permettent d'amoindrir la douleur de ces âmes en peine. Ces Esprits Affamés sont des esprits qui ne peuvent pas trouver de repos par leurs attitudes et comportement pendant leur vie. Ces âmes errantes sont donc l'objet de toutes les attentions le quinzième jour de juillet au japon et le quinzième jour du septième mois lunaire en chine. Les tokyoïtes honorent les sept dernières générations de morts.

 Ils se remémorent leurs ancêtres et leur sacrifice, les encensant de prières, de dons, d'argent et danses (Bon Odori) à leurs morts et ce pendant un mois. La période où les morts peuvent retourner sur Terre. Difficile à dire si c'est le mois ou l'enfer leur laisse le passage ou si ce sont les croyances qui appellent les Urabanna sur terre. Pendant ce mois des lanternes sont allumées devant chaque maison pour guider les morts errants et avec l'offrande de nourriture, du riz, des légumes, des fruits, des gâteaux, ou encore des fleurs. C'est un mélange de la toussaint chrétienne et de la fête de la musique, c'est en effet une période de fête et de joie dans les familles. Une attention plus particulière est faites pour les morts dans l'année.

Les Urabanna se différencient des autres esprits car ils ne reçoivent en général pas de cultes, de plus ils sont souvent mort de façon violente ou de par le fait qu'ils ont étés reniés par leur famille pour des actes ayant jetés le discrédit et le déshonneur. Ces esprits non apaisés sont dangereux et vindicatifs. Ils peuvent se jouer de leur famille quand ils en ont, mais ils ne s'arrêtent pas a cela, nuisant aux vivants en se nourrissant de leur yang. C'est donc une période ou ces fantômes se mêlent aux affaires humaines et il faut donc éviter de se mettre en travers leur chemin sous peine d'apporter le mauvais œil. Donc ni mariage ni contrats importants ne doivent être signés.

Notes:

http://www.tourism.metro.tokyo.jp/french/tourists/spot/area_intro/index.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/O-Bon

http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_fant%C3%B4mes

Autre façon de se protéger d'eux : se faire peindre des soutras sur tout le corps, ainsi ils ne vous voient pas.

Il est aussi possible de faire appel à un bonze qui saura vous donner des conseils de récitation ou d'utilisation d'amulettes.

Les Yaban (Barbare) et les gaijin (etranger)

 

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Published by MaeL - dans Dossiers...
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