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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:12

Le Clan Ventrue est le clan traditionnellement dominant dans le Royaume de France et à fortiori à Paris. La mainmise Ventrue date de l'antique occupation de la ville par les Romains et plus précisément de Labienus, le général qui défit les troupes de Camulogène et offrit Lutèce à Jules César. La ville gauloise fut investie par les soldats, puis les commerçants, les architectes et les artistes. Bientôt, les imposants bâtiments de pierre et de briques rouges s'élevèrent au dessus des habitations sommaires des Parisii et dans leur ombre marchaient des créatures que les hommes ne soupçonnaient pas. Remus, infant de Marius, était de ceux-là et s'il quitta Rome pour les boueuses colonies de Gaule, il trouva à Paris son digne successeur. En - 45, Remus fit du général honoré par ses pairs un membre du Clan Ventrue et le destina à être un des puissants piliers sur lesquels reposait la stabilité de la cité. Labienus étreint, il apprit vite et jouit de la facilité avec laquelle le pouvoir s'offrait aux ambitieux. Pendant des siècles l'ombre de Labienus planera sur Paris, principalement grâce à ses infants Tilius et Cassius auquel il accorda le Don en -25. Les deux nouveaux-nés durent bien vite se familiariser avec les responsabilités propres à leur rang : leur sire tomba en torpeur peu de temps après leur propre étreinte et son corps fut dissimulé par les deux infants livrés à eux mêmes. Cassius prit activement la succession de son sire et s'investit dans le développement de Paris. C'est, dit-on, sous l'impulsion de Cassius que la ville romaine se construisit presque exclusivement sur la rive gauche de la Seine.

 

L'arrivée d'Alexandre : naissance d'une vision

Il semble que Cassius devint le vampire le plus influent de Lutèce au cours de la période gallo-romaine mais l'éclatement de l'Empire sous la pression des invasions barbares bouleversa la situation relativement stable que le Ventrue était parvenu à instaurer. C'est en 448 que le Ventrue Alexandre fit irruption dans l'Empire d'Occident à la tête de plusieurs tribus germaniques. Proche du sang de Caïn et grand voyageur, Alexandre avait contemplé les mystères de l'Orient au cours de sa longue traque des Deva et des hommes ainsi que des vampires courageux s'étaient tout naturellement ralliés à lui, conquis par sa prestance et sa férocité au combat. A cette époque, ses hommes et lui étaient, comme beaucoup d'autres, contraints de fuir vers l'ouest pour échapper aux Huns. Il devança de peu les nomades menés par Attila et, après être passé au nord de Paris et non loin de Louvain, dans les futures Flandres, il s'installa un moment sur les rivages de la mer du Nord. Paris lui apparut comme une ville prometteuse et décida d'en faire un jour une cité florissante, une place forte comme son peuple. Habitué à diriger les hommes, son approche de la domination passait par le contrôle des lignées humaines qui prendraient possession de la ville. Il désirait choisir un chef dont il puisse être fier mais un roi ne dure pas : c'est une dynastie complète qu'il se devait de forger. Et ainsi s'arrêterait l'errance d'Alexandre à travers le monde.

 

Le pacte de l'île de la Cité : Romains et barbares contre les Huns

Alexandre prit vite la mesure du désordre de cette époque quand il combattit aux côtés de Clodion le Chevelu contre les troupes de Majorien et d'Aetius, généraux romains. La lutte ne fut que de courte durée : un émissaire de Cassius vint rapporter aux suivants d'Alexandre que le Clan ne pouvait maintenir ces luttes intestines face à la menace représentée par les Huns. Alexandre ne se découvrit pas et laissa à son lieutenant, Garibald, le soin de traiter avec les hommes de Cassius. Son plan réclamait du temps et il préférait ne pas se dévoiler tant qu'il n'était pas sûr que sa "descendance" fût prête à assumer ses responsabilités. Quoiqu'il en soit, Clodion et Aetius s'opposèrent à Attila avec un courage dont peu d'immortels peuvent se targuer. Cette première alliance, officiellement entre Garibald et Cassius, ne suffit pas à endiguer l'hémorragie barbare et nombre d'autres tribus suivirent les pas des Francs Saliens d'Alexandre. Toutefois, réunis sous la bannière romaine et Ventrue, les Wisigoths, les Vandales, les Burgondes, les Francs Saliens d'Alexandre et les Francs du Rhin du Brujah Amalaric battirent les Huns lors de la bataille des Champs Catalauniques en 451. Pour Cassius, la situation était inconfortable et le fait de côtoyer, même de manière temporaire, des peuplades dirigées par les Gangrels et les Brujahs le mit fort mal à l'aise. L'Ancien Ventrue composait depuis longtemps avec les barbares qui avaient fini par ruiner l'empire de Rome mais il craignait malgré tout l'effusion de sang. Des bandes armées attaquaient sans discernement leurs frères Germains depuis plus d'un siècle et Cassius ne pouvait faire confiance à un peuple divisé et violent, aussi prompt à envahir les villes qu'à massacrer leurs amis d'hier. Pendant ce temps, alors que Cassius avait des visions de destruction, Alexandre édifiait les fondations de son immense projet. Il repéra le fils de Clodion au cours de cette bataille : Mérovée, alors lieutenant d'Aetius et vit en lui le germe de la lignée qu'il espérait voir sise à Paris.

 

Ecliastus et les ambitions du Clan Lasombra

Cassius, malgré le soutien de Tilius et de quelques autres, était désemparé face à tant de bouleversements et cette faiblesse n'échappa pas à Ecliastus, un Lasombra de Rome, qui se proposa de le conseiller et de l'aider à juguler l'influence grandissante des Barbares. Alors qu'Alexandre s'installait avec Garibald à Tournai, Ecliastus proposait à Cassius d'envisager une alliance avec les Francs. Il argua que cette union des hommes signifierait l'alliance des Clans Brujah et Ventrue tout en assurant une certaine suprématie à ces derniers. Après tout, lui et Garibald n'étaient-ils pas du même sang ? Jamais Cassius ne s'interrogea sur le désintéressement suspect du Lasombra et c'est cette confiance immodérée qui, plus tard, le pousserait à la folie. En 451, après que Sainte Geneviève eut appelé à la résistance du peuple parisien contre les Huns et sauvé la ville, Garibald, Amalaric et Cassius se rencontrèrent sur l'île de la Cité afin de sceller cette alliance. Alexandre resta reclus à Tournai et observa le tour que prenaient les événements. Malgré cela, Cassius voyait que partout les représentants de la défunte puissance romaine étaient assaillis ou simplement pris dans la tourmente des guerres entre tribus. Si personne n'arrêtait la décadence, plus rien ne rappellerait aux générations futures le souvenir du gigantesque empire.

 

Clovis, le héraut d'Alexandre

Mais les hommes de valeur n'avaient pas disparu avec les généraux romains et le roi Franc Clovis acquit rapidement de l'influence sur le nord de la France : il bénéficiait du prestige de son grand-père Mérovée et fut reconnu par tous les Francs. Ce fut un grand pas pour Alexandre et un sérieux revers pour Cassius qui vit son autorité contestée au cours de plusieurs batailles (avec notamment la défaite de Syagrius à Soissons, battu par une coalition menée par le conquérant Clovis et ses cousins Ragnacaire et Chararic, aux côtés desquels se battaient les Gangrels). Ainsi, Cassius recula devant des hommes dont Alexandre cautionnait secrètement toutes les actions, trahissant par là même le pacte scellé en 451. Ce fut presque sa main qui guida Clovis quand le roi fit éliminer Ragnacaire et Chararic : les Gangrels furent désorganisés et écartés de la lutte pour la suprématie. Et Clovis de poursuivre sa conquête de la France.

 

Le Clan Lasombra et l'Eglise : un nouvel opposant se révèle

Tilius qui avait encore peu fait entendre sa voix vit que la magnificence de Rome disparaissait sous les assauts barbares et en tint ouvertement rigueur à Cassius et surtout à Ecliastus. Ce dernier sentit que le frère de sang de Cassius pouvait bien contrarier les plans du Clan Lasombra et organisa la destruction de l'importun. Aussi l'année 496 fut-elle riche en victoires pour Ecliastus : Cassius accepta de détruire Tilius, au nom de l'unité, et Clovis se convertit au catholicisme, poussé en cela par sa femme Clotilde et Rémi, évêque de Reims. La cérémonie de baptême de Clovis effectuée en présence de son armée associa l'Eglise à la légitimité du pouvoir royal. En 511, Clovis convoqua un concile de 32 évêques : l'église mérovingienne était créée et repoussait les traditions païennes du peuple franc. Ce fut un échec cuisant pour Garibald et Alexandre qui avaient négligé de prendre Ecliastus au sérieux. La lignée de rois qu'entrevoyait Alexandre se remettait presque volontairement aux mains des Lasombras et reniait une partie de leur héritage barbare. Plus tard, Alexandre apprendrait à compter avec cette puissance qu'il n'avait pas vu venir et ne négligerait plus l'Eglise.

 

La guerre entre Clans pour l'empire de Clovis se profile

Ayant identifié l'ennemi Lasombra, Alexandre prit ses dispositions et contacta Cassius, toujours par l'intermédiaire de Garibald. Ce dernier présenta un tableau sombre mais réaliste des visées d'Ecliastus et joua sur la nécessité d'unir le Clan contre l'expansion Lasombra. Cassius, paranoïaque et angoissé, était incapable de prendre une décision. Il était visiblement sensible aux arguments du Franc Garibald mais craignait également la réaction de son mentor qu'il pensait sincèrement soucieux de la sauvegarde d'un empire uni sous la houlette d'héritiers de Rome. Au grand dam des Ventrues d'Alexandre, il était de toute manière trop tard pour empêcher la christianisation de la population et les Francs abandonnèrent, au moins sur le plan formel, leurs anciennes traditions. Quand Clovis mourut, il laissa un domaine relativement uni dans son identité franque qui s'étendait des Pyrénées au Danube. La lutte entre Ventrue et Lasombra allait redoubler pour la conquête d'un territoire comme jamais cette partie de l'Europe n'en avait connu. Paris, la capitale de Clovis constituait alors un point central qui méritait toute l'attention des deux parties. Alexandre y envoya Garibald tandis qu'Ecliastus y fit appeler son ami Lahto, un proche de Montano lui-même.

 

Erchinoald, du Clan Brujah, rallie les rangs Lasombras

Le combat qui s'annonçait ne concernait pas seulement les Ventrues et les Lasombras et beaucoup de Brujahs étaient aux côtés des barbares lors de la chute de l'empire romain. Leur désorganisation était le seul point qui les empêchait de s'exprimer face aux Magisters et aux Patriciens. Erchinoald parvint pourtant à étendre son influence sur plusieurs peuples en coordonnant les actions des Brujahs qui leur étaient affiliés. Introduit à Paris, il proposa à Garibald de supprimer Cassius et de se dresser contre Ecliastus : plus que d'une lutte entre clans, il s'agissait d'un combat entre Romains défaits et conquérants barbares. Garibald reçut d'Alexandre l'ordre de refuser malgré ses propres protestations. Garibald conservait le souvenir du courageux Amalaric qui avait lutté contre les Huns et avait disparu quelques années plus tard sous les coups d'une meute de garous. Les temps avaient changé et les vieilles alliances semblaient périmées. Econduit, Erchinoald entra dans une rage noire à l'encontre des traîtres qui osaient pactiser avec l'ancien ennemi et bafouaient les accords passés. Il s'en retourna avec sa délégation et offrit ses services à Ecliastus et Lahto, par pur esprit de contradiction.

 

La fin de la dynastie mérovingienne : la première déception d'Alexandre

Après l'épisode Clovis, la volonté de reconquête d'Alexandre se manifesta par le choix du cruel Clotaire comme instrument de sa politique. Violent, ambitieux et sans scrupule, Clotaire fut tout autant un roi qu'un message aux autres clans. Garibald vit à quel point la personnalité des rois que promouvait Alexandre était proche de celle du vieux Ventrue. La dynastie royale était le visage public de l'Ancien et Garibald sentit pour la première fois l'ambition effrayante de son maître : incarner une royauté parfaite, un pouvoir absolu, un résumé de la noblesse des armes. Toutefois, après la relative unité du royaume maintenu par Clotaire, la dynastie perdit sa vocation et tous s'entre-déchirèrent pour s'approprier terres et richesses. La lignée brisée et corrompue ne répondait plus aux attentes d'Alexandre : sa déception fut si grande qu'il renonça définitivement aux descendants du fier Clodion. Pendant ce temps, l'emprise Lasombra augmentait et le roi Dagobert 1er affermit le pouvoir de l'Eglise au sein du royaume. Ecliastus et Lahto se réjouissaient des querelles au sein de la lignée royale et organisaient leurs relations au sein du clergé malgré les protestations de Cassius.

 

Alexandre faisait preuve d'une certaine rigidité vis à vis des changements du monde des hommes et restait sourd à toute proposition quant à une réorientation de sa politique. A son sens, seule une famille reconnue selon les anciens usages serait digne de gouverner Paris et le royaume. Garibald fit son possible pour le convaincre que cette optique était sans issue : les mérovingiens entraient dans l'ère dite des rois fainéants, sans pouvoir, sans avoir, sans espoir à vrai dire. Les relations entre Alexandre et Garibald se firent plus tendues car ce dernier se sentait exclu des projets toujours plus profonds et secrets du roi. En dernier recours Garibald essaya de montrer à Alexandre que le pouvoir allait désormais être aux mains des grands propriétaires terriens et des maires. Il insista sur le fait que les Brujahs avaient bien compris cette évolution et saisissaient leur chance. Parallèlement, Ecliastus profita de la vague d'évangélisation de l'Europe pour placer ses pions dans le royaume Franc.

 

Le réveil d'Alexandre

 

La spectaculaire ascension de Charles Martel en 720, maire du palais d'Austrasie, confirma les dires de Garibald qui décida de quitter son maître et se rangea secrètement au côté d'Erchinoald. Ensemble, le Ventrue et le Brujah s'accordèrent pour contrer la montée en puissance d'Ecliastus mais négligèrent Alexandre qu'ils considéraient comme perdu. En 732, Charles Martel, alors maître du royaume franc, repoussa les Arabes au nom de la chrétienté : une victoire de plus pour Ecliastus. Toutefois, et il s'agit là d'un tournant dans l'histoire des Lasombras en France, Charles ne prit pas le trône par superstition. Les Magisters furent consternés par cette décision et en tinrent longtemps rigueur à Ecliastus qui n'avait pas su faire de Charles Martel un point d'entrée dans la famille royale. Cet événement raviva Alexandre qui comprit enfin que son rêve n'était peut-être pas perdu. Il se remit à voyager, renouvela ses contacts au sein de Paris et se familiarisa avec le Clan Toréador, seul opposant direct au Clan Lasombra dans les affaires ecclésiastiques. Sorti de sa léthargie, Alexandre travailla d'arrache-pied, risquant parfois sa non-vie au cours de voyages périlleux entre 735 et 740. Il se constitua la première ébauche de ce que serait la Grande Cour, une assemblée de Ventrues et de Toréadors puissants habitués des affaires du royaume et susceptibles d'infiltrer l'Eglise. Le Clan Toréador était alors représenté par Bernard de Souabe, Louis de Beaurain et Hirmingarde la Rouge. Alexandre, quant à lui, s'était directement entouré de Thibaud et de Sigebert de Rennes, son propre infant depuis 737. Ensemble, ils s'immiscèrent dans la vie des grands acteurs de cette transition majeure dans l'histoire de France et luttèrent contre Ecliastus sur le plan religieux et politique. Ecliastus fut surpris par cette soudaine opposition et découvrit la trahison d'Erchinoald. Il se concentra sur le Brujah et son acolyte Garibald par le biais de guerres internes mais perdit de vue son objectif initial. Il délégua beaucoup de ses responsabilités à Lahto qui assura au mieux son remplacement.

 

La première victoire de la Cour

 

L'avènement de Pépin le Bref témoigna de toute l'habileté de la future Grande Cour à travailler sur plusieurs tableaux simultanément : les Ventrues à Paris et les Toréadors à Rome, fléchissant les décisions papales. Pépin, fils de Charles Martel, s'installa sur le trône et obtint l'aval de l'Eglise de Rome. Il ne se contentait plus d'être le dirigeant temporel mais était également investi du pouvoir divin : le pape Zacharie avait décidé d'accorder le titre de roi à Pépin car "est roi celui qui détient le pouvoir". Le choix de Pépin avait été dicté par Thibaud et Sigebert, bien informés sur les affaires des hommes, pendant que les Toréadors favorisaient la reconnaissance du futur roi depuis Rome. Pépin cumula donc une légitimité divine au caractère traditionnel de l'investiture franque. La chance souriait à nouveau à Alexandre qui était parvenu à placer ses agents dans l'entourage de Pépin et à le soustraire à l'influence d'Ecliastus. La réussite de son entreprise le poussa à affermir son influence sur Paris et c'est la première fois que des observateurs témoignent formellement de son passage dans la capitale. La cérémonie du sacre des rois des Francs fut entérinée par la reconnaissance de Pépin par l'Eglise et cette tradition devait laisser une trace indélébile dans l'histoire.

 

La colère d'Ecliastus

 

Ecliastus se rendit compte un peu tard de la manipulation des Ventrues et des Toréadors sans en connaître la tête pensante. Le sacre de Pépin, un roi dont il savait pertinemment que Cassius ne le contrôlait pas, poussa Ecliastus à confier le problème Brujah à Lahto. Le Lasombra saisit l'ampleur du recul de son influence. Lui qui avait passé des années à introduire le christianisme en France voyait son travail détourné et exploité par une cabale dont il ne savait rien. Ses espions lui rapportèrent qu'une force encore inconnue jetait son dévolu sur la France. Ecliastus décida de contre-attaquer sur un terrain qu'il connaissait bien et fit jouer toutes ses relations à Rome pour définitivement verrouiller l'accès au pouvoir pontifical. Hirmingarde et Bernard de Souabe furent détruits par les Lasombras au cours de cet épisode. La future Grande Cour était disloquée et le pouvoir total échappait à nouveau à Alexandre mais il ne baissa pas les bras, reconstitua son état-major et rencontra directement Cassius peu avant le sacre de Charlemagne. Accompagné de Thibaud et de Sigebert, Alexandre montra à Cassius qu'Ecliastus s'était joué de lui depuis son arrivée à Paris. Les Ventrues d'Alexandre lui proposèrent une alliance et une place de choix quand Ecliastus serait finalement éliminé. Cassius accepta et promit de taire l'existence d'Alexandre.

 

Le nouvel espoir d'Alexandre : Charlemagne

 

Le sacre chrétien de Charlemagne fut un événement dont il est encore difficile de définir à qui il profita vraiment Le Ventrue de Rome Fabrizo Ulfila avait déployé toute son savoir-faire pour sceller une alliance entre la noblesse et l'Eglise mais le poids des Lasombras restait présent. En fait, malgré l'apparente réussite du Ventrue, certains pensèrent que Fabrizo avait été manipulé par les Lasombras vu que l'intrication toujours plus étroite de la royauté et de l'Eglise favorisait les Magisters. Quoiqu'il en soit, Charlemagne propagea l'idéal chrétien dans toute l'Europe et repoussa les limites du royaume. Les exploits de cet homme servaient à la fois les Ventrues d'Alexandre qui avaient favorisé son accès au trône mais affermissaient également le pouvoir religieux de Lasombras. Cassius se lança avec Louis de Beaurain dans la lutte contre le Clan Lasombra en tâchant d'éliminer tous les agents parisiens d'Ecliastus. Dans le sillage de Charlemagne se trouvaient des Brujahs, des Ventrues des Lasombras et des Toréadors aux objectifs variés. En Italie, les Lasombras appuyèrent la guerre contre les Lombards menaçant la papauté et contrèrent les Ventrues. En Espagne, les Ventrues compromirent les chances d'unification des forces Lasombras franques et arabes tandis que les Brujahs essaimaient dans la péninsule ibérique. La guerre fit rage en Germanie entre les Lasombras, les Gangrels et les Ventrues. Ces derniers profitèrent grandement de l'expansion du territoire et Alexandre plaça plusieurs de ses lieutenants à des postes clés dans toute l'Europe. Pourtant, partout où les troupes de Charlemagne mettaient le pied, elles transmettaient inévitablement leur religion et offraient autant d'ouvertures aux Lasombras. Profitant du climat favorable ménagé par Charlemagne, les Toréadors choisirent de sortir de l'ère obscure des mérovingiens et s'attachèrent à réhabiliter l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. Ils s'opposèrent également aux Lasombras de Rome et ébranlèrent très sérieusement l'influence de ces derniers sur tout l'appareil ecclésiastique.

 

La folie de Cassius et l'effondrement de l'empire carolingien

 

Cassius luttait contre les agents parisiens d'Ecliastus mais vit son emprise diminuer quand la capitale du royaume fut déplacée à Aix la Chapelle. De plus, le fief de Paris fut attribué à Ecliastus par son Clan en guise de récompense pour la propagation de la religion chrétienne. Cassius devenait une personnalité annexe de la scène politique. Il choisit de jeter à bas tous les efforts de ceux qui prétendaient le manipuler et s'allia aux Nosferatus et aux Malkavians, normalement peu enclins à convoiter le pouvoir. Alexandre quitta Paris avec ses collaborateurs et s'installa à Aix afin de maintenir son influence. A sa mort, Charlemagne disposait d'un empire immense qu'aucun Clan n'était à même de gérer dans sa totalité. Après une phase d'euphorie, Alexandre et Ecliastus durent se rendre l'évidence : ils avaient vu trop grand et ne pouvaient plus rien contre l'effondrement. Gangrels, Brujahs, Tzimisces, Assamites, coalition de Cassius, tous contribuèrent au démembrement de cet empire irréaliste. Les successeurs de Charlemagne perpétuèrent l'usage de la dislocation de l'empire paternel entre les fils, source inépuisable de conflits qui mobilisaient nombre de Clans. On assista à ce moment à une résurgence de l'alliance d'Erchinoald et Garibald qu'Ecliastus ne dérangeait plus. Tous deux s'étaient retirés en Germanie et montaient les chefs de guerre, mortels, Gangrels et Brujahs contre l'empire chrétien dirigé par les Ventrues et les Lasombras. Leur action se manifesterait plus tard, avec les invasions normandes.

 

 

 

 

Les Normands attaquent...

 

 

Lorraine et Alexandre

 

La Grande Cour d'Alexandre se stabilisa pendant un temps après la mort de Charlemagne et pendant le règne de son fils Louis le Pieux. Elle comptait notamment Thibaud, Sigebert de Rennes, Conrad d'Aunoi et Clarembaud d'Orléans du Clan Ventrue ; Louis de Beaurain, Yehudis et Achard du Clan Toréador ; Guillaume et Torsteinn du Clan Nosferatu ; Orry du Clan Brujah et Simon du Clan Gangrel. Malheureusement, l'irruption de Lorraine du Clan de la Rose dans la vie d'Alexandre jeta à bas tous les efforts diplomatiques qui avaient été déployés jusqu'ici. Alors que cette structure qui comptait plusieurs dizaines de caïnites représentait l'alliance Ventrue-Toréador, le drame de la relation entre le vieux roi et la nouvelle-née eut pour effet de brouiller les relations entre les deux Clans. Alexandre, démoralisé, abandonna toute velléité politique et laissa sa Cour décadente gérer les affaires du royaume. Il refusa que Louis de Beaurain le remplace et figea la Cour dans une situation confuse, en proie aux querelles de pouvoir et affaiblie par le manque de clairvoyance de ses membres. Le Clan Toréador, qui s'érigeait maintenant comme un adversaire très sérieux des Lasombras sur le plan religieux, contesta systématiquement les décisions de la Cour d'Alexandre qui sombrait peu à peu dans l'apathie. C'est en 833 qu'Alexandre, désoeuvré et souffrant, étreignit Anne, une infante qu'il reniera toujours et qui ne sera jamais présentée à la Cour.

 

Les Normands attaquent les reliquats de l'empire : les opportunistes sortent de l'ombre

 

Le territoire hérité de Louis le Pieux fit l'objet du sempiternel partage entre les fils et aboutit au traité de Verdun en 843. Charles le Chauve obtint la Francie Occidentale, futur royaume de France, Louis le Germanique acquit la Francie Orientale, futur royaume d'Allemagne et Lothaire hérita d'un domaine peu cohérent, la Lotharingie qui plus tard deviendra la Lorraine. Il était manifeste que les tentatives d'unification de l'Europe avaient échoué. Alexandre, bien sûr, et Ecliastus furent profondément affectés par cette décision des hommes. Le Ventrue, inconsolable de son aventure avec Lorraine, voyait disparaître sa vision d'un empire dirigé par des hommes de sang noble et franc. Ecliastus, quant à lui, perdait toujours plus d'influence au sein l'Eglise. Son rêve de chrétienté unifiée s'effondrait, laissant la voie libre à tous ceux qui attendaient ce démantèlement dans l'ombre depuis des années. Ainsi, le Clan Toréador connut une importante progression en profitant des faiblesses d'Alexandre et en s'asseyant avec les Cappadociens aux côtés des Lasombras à Rome. Ce climat d'incertitude de la part des Clans traditionnellement dirigeants donna l'assurance nécessaire aux Brujahs et aux Gangrels pour donner l'assaut. Garibald et Erchinoald, jubilant, fondirent sur les restes d'un empire carolingien qu'ils souhaitaient voir à genoux depuis qu'ils s'étaient sentis écartés des projets des puissants : les invasions normandes commençaient.

 

La vengeance de Garibald

 

Compte tenu de la situation, Cassius se sentit libéré du joug d'Ecliastus et lutta ouvertement contre les Lasombras en s'appuyant toujours sur les Malkavians et les Nosferatus parisiens.Etrangement, Ecliastus sembla alors se retirer du monde et ne s'impliqua plus directement. Il confia à Lahto la charge de " régler " le problème Normand. Alexandre revint avec la Cour à Paris, vu que la cité était désormais la capitale de la Francie Occidentale. Certains abandonnèrent le roi Ventrue et s'investirent dans le commerce, une activité qui ne paraissait plus aussi vile. Mais dès 845, les drakkars déferlèrent sur la France et mirent à sac les villes qu'ils croisaient en remontant loin dans les terres. Paris subit les assauts des Normands et par trois fois leur retraite fut achetée à prix d'argent. Installés sur une île de la Seine, près de Rouen, ils maîtrisaient une partie non négligeable de la Francie à l'ouest de Paris. Garibald, l'ancien serviteur d'Alexandre, venait lui faire payer des années de mépris et de condescendance en coordonnant certaines des attaques contre la fragile île de la Cité. Il fallut attendre 885 pour que Paris résiste au siège, soulevée contre les Normands par l'évêque Goslin et le comte Eudes. Cassius se concentrait sur la défense de sa cité vu que tous les Lasombras semblaient avoir disparu et fut surpris par la prestation d'Eudes qu'il décida d'étreindre. La Cour d'Alexandre, quant à elle, restait divisée et était incapable de gérer efficacement la situation. L'époque de la franche entente et de l'union contre les Lasombras était révolue. Alexandre tint malgré tout à rester à Paris et s'abîma pendant des semaines complètes dans ses pensées. Coupé du monde, inaccessible à ses pairs, le vieux Ventrue paraissait plus que jamais sombrer dans la folie pendant que la résistance contre les Normands battait son plein à l'extérieur.

 

Alexandre renaît

 

Thibaud et Sigebert, lieutenants d'Alexandre ne l'abandonnèrent pas et soutinrent le combat contre les hommes de Garibald au côté d'Eudes. Les Toréadors se désolidarisèrent de cet affrontement, plus occupés préparer la renaissance de Paris après une victoire qui paraissait maintenant évidente. Finalement, le lunatique Alexandre sortit de son mutisme et convoqua sa Cour. Il y tint un discours qui intima le respect tout autant chez les Ventrues qui voyaient leur chef retrouver son visage passé que chez les Toréadors, impressionnés par la prestance d'un homme qui avait connu une histoire aussi tragique. Les traits durcis d'Alexandre firent douter les Toréadors qui considéraient la Cour de Paris comme acquise. Voilà que le Ventrue donnait des ordres, affectait des tâches et ne se souciait plus d'aucune bienséance superflue ; il ressemblait à l'Alexandre qui avait mis Pépin le Bref sur le trône. Il multiplia ses contacts avec Cassius qu'il introduisit officiellement à la Cour et fit de lui son chambellan. Thibaud et Sigebert conservèrent leur statut et se répartirent l'administration des environs de la cité : Thibaud était chargé du nord-ouest et Sigebert du sud-est. Il autorisa Thibaud à étreindre Gigues de Colmar et lui assigna la tâche de veiller à la stabilité de la communauté vampirique interne à la cité. Clarembeaud d'Orléans dont toute la Cour savait qu'il complotait contre Alexandre et pensait le supprimer fut traîné à la lumière du jour par une chaude matinée de l'été 887. Alexandre voulait faire preuve de force pour remettre de l'ordre parmi ses suivants. Le clan Brujah, pour l'instant représenté par quelques tenants de l'utopie romaine, bénéficia de l'arrivée de la philosophe Delphine, en 886.

 

La France aux mains des Capétiens

 

Cassius et Alexandre furent très satisfaits d'apprendre en 888 qu'Eudes avait été fait roi bien qu'il n'appartienne pas à la dynastie carolingienne. Un règne de 10 ans attendait ce véritable héros national qui avait repoussé les féroces Normands mais sa position fut contestée par la descendance carolingienne. La Grande Cour prit conscience qu'un nouveau changement allait s'opérer et les Toréadors attendirent les réactions des Ventrues. Alexandre sentit la fin des fils de Charlemagne, obligés de revendiquer leur autorité auprès d'hommes de valeur qui détenaient le vrai pouvoir. Ainsi se succédèrent des seigneurs de plus en plus ambitieux qui n'avaient que peu de considération pour les prérogatives de la véritable famille royale. Paris fut dirigée par des hommes de tête et en 987, c'est Hugues Capet qui accéda au pouvoir.

 

La littérale élaboration de la future dynastie capétienne incomba à Alexandre et ses acolytes. La dynastie carolingienne montrait de nets signes d'essoufflement et se dispersait considérablement dans des luttes intestines. Alexandre décida alors de promouvoir à nouveau un homme courageux et volontaire qui acquerrait sa noblesse grâce à ses hauts faits guerriers et politiques. Il devait également ne pas réitérer les erreurs du passé qui l'avaient profondément meurtri et limiter son ambition à une zone restreinte : Paris et le petit royaume de France qui subsistait après la dilapidation des terres par les derniers carolingiens. Alexandre obtint le soutien des Toréadors religieux en promettant qu'il ne ferait rien pour désolidariser la royauté de la chrétienté. Le point final de cette orchestration magistrale fut le conseil de Senlis. C'est après la mort du jeune Louis V, dernier roi carolingien, que les grands décidèrent de la succession. Un oncle de Louis se posa comme successeur logique mais l'archevêque de Reims Adalbéron, judicieusement conseillé par les Toréadors, s'opposa formellement à son accession au trône. L'assemblée suivit les conseils de cet homme d'église respectable et choisit un candidat qui serait garant de l'indépendance du royaume de France : Hugues Capet, actuel duc de France. Les grands féodaux n'étaient pas très impressionnés par Hugues qu'ils pensaient confiner à un rôle de figuration compte tenu du fait que les comtes de Paris et ducs de France avaient beaucoup perdu de leur pouvoir. Aussi Hugues put-il obtenir ce titre en 987 sans inquiéter ses pairs qui ne se doutaient pas du destin qui attendait le fondateur de la dynastie capétienne, la fierté d'Alexandre.

 

L'opposition de Normandie

 

Il ne faut pas oublier le destin parallèle des Vikings qui obtinrent la Normandie selon les termes du traité de St-Clair-sur-Epte en 911, signé par Rollon et Charles le Simple. C'est ici que s'étaient repliés les Normands après leur échec à prendre Paris. Leur assimilation fut rapide et la population fut christianisée, suivant l'exemple de son chef. La Normandie abritait les Ventrues les plus hostiles à la domination d'Alexandre et de sa Cour. Garibald menait évidemment plusieurs de ces caïnites revanchards qui espéraient un jour faire tomber le vieux roi. Erchinoald ne se rangea pas avec Garibald et préféra tenter sa chance dans la tourmente du Saint Empire Germanique. Par contre, d'autres lieutenants venus du nord acceptèrent de s'unir contre Alexandre : Heinrich de Cologne du Clan Ventrue et Kulpa le Grinçant du Clan Gangrel. Garibald rencontra dans le nouveau fief de Normandie trois caïnites de valeur qui l'aidèrent à strcuturer la population vampirique du lieu : Roald Oeil de Serpent, Liseult de Taine et Geoffroy de Calais. Malgré des intérêts communs, Garibald s'intéressa plus à l'évolution du royaume de France et d'Alexandre plutôt qu'aux signes avant-coureurs présageant de la future influence de Mithras. Les trois vampires paieront cher leur volonté de résistance contre Mithras et finront par être détruits pour ne pas avoir accepté la suprématie de l'Ancien. Garibald conservera un statut ambigu vis à vis de Mithras et limitera ses actions en Angleterre.

 

Les réformes capétiennes

 

La dynastie capétienne fut au centre des efforts de la Cour comme nous l'avons vu. Alexandre fut conforté dans sa conviction de préférer la patience au panache par Cassius et Achard et entreprit de proposer de nouvelles lois par l'intermédiaire de ses serviteurs proches du roi et grâce aux contacts d'Achard. L'histoire l'avait montré, un royaume fort est un royaume uni : les capétiens prirent donc l'habitude de couronner leur aîné afin de couper court aux conflits et au démembrement des domaines. Ainsi Hugues Capet confia le trône à son fils Robert qui se révéla être un homme pieux et avisé ainsi qu'un combattant respecté. On peut lui attribuer le respect de la "paix de Dieu", le soutien des moines de Cluny dans leur réforme du clergé et le développement des institutions de paix, d'aumône et d'enseignement. Robert fit la fierté des Toréadors qui se plurent à voir un roi si dévoué et savant, ami du pape Sylvestre II. Robert marqua le rapprochement entre les Ventrues et les Toréadors de la Cour de Paris car il manifestait autant d'application dans l'idéal éclairé des Toréadors que dans la conquête de nouvelles terres.

 

Alexandre sème le trouble au sein de la Cour

 

Toutefois, ce succès d'estime ne parvint pas à réfréner la convoitise des puissants féodaux de Normandie, Flandre, Anjou, Aquitaine et Bourgogne qui ne voyaient dans le royaume de France qu'une puissance contestable. L'ennemi n'était plus le clan Lasombra qui avait disparu avec les prétentions d'Ecliastus et dont tous les membres résidant en Ile de France avaient été chassés par Cassius. Maintenant, les opposants étaient aux portes du royaume et derrière eux se profilaient les Ventrues contestataires, Brujahs, Gangrels, parfois même Nosferatus et Tzimisces. Le royaume de France était isolé au milieu de forces hostiles. De plus, Alexandre retomba dans l'apathie malgré les efforts de Cassius et de Sigebert. Il se fit de plus en plus rare, visiblement déçu de voir qu'il était arrivé à ses fins. Sans défi majeur, le souvenir de Lorraine revint le frapper de manière définitive. Dès le premier quart du X° siècle, la Cour assista à la lente chute de son chef. Cassius ne put empêcher les conflits de succession à Robert et une guerre opposa l'aîné Henri à son frère Robert II, épaulé par Eudes de Blois. Des Brujahs d'Orléans, menés par Quintilius, profitèrent du conflit pour tenter de déstabiliser la Cour et envisagèrent d'attenter à l'existence d'Alexandre. Leur course fut bien vite stoppée par les forces de Cassius qui avaient été alertés par le fidèle Guillaume, infant de Torsteinn du clan Nosferatu. Henri fut soutenu par Robert le Magnifique de Normandie et Conrad II le Salique, empereur de Germanie. L'arrêt des combats entre Henri et Robert grâce à la cession de la Bourgogne au cadet ne signifia pas le retour au calme : Eudes de Blois ne lâcha pas prise et derrière lui se rangèrent les Brujahs de Quintilius.

 

L'arrivée de Saviarre à la Cour

 

Alexandre ne montra que peu d'intérêt pour la menace qui planait sur l'intégrité du petit royaume de France dont l'autorité n'était pas reconnue par la Bretagne, la Bourgogne et l'Aquitaine. Il semblait persuadé que tout finirait par s'arranger et fit parfois preuve d'un infantilisme qui mena les Toréadors à le déclarer fou et inapte à diriger. Leur pression se fit plus grande et les Ventrues les plus jeunes s'affichèrent de manière toujours plus ostentatoire. Toute la Cour sentait que la place d'Alexandre n'allait peut-être pas tarder à être vacante. Mais ce fut à cette époque, au début du XI° siècle, qu'arriva Saviarre. Présentée d'emblée comme la favorite d'Alexandre, elle seule jouissait du privilège de s'entretenir avec lui. Même Cassius et Sigebert devaient attendre que Saviarre eut terminé son conciliabule pour voir leur maître. Cette nouvelle fit grand bruit dans la Cour et les prétendants au trône fulminèrent, ourdissant parfois des complots illusoires à l'issu desquels Saviarre et Alexandre étaient précipités dans les flammes. La réputation de versatilité d'Alexandre rappelée par les plus anciens membres de la Cour refroidit les plus jeunes et aucune action précipitée ne fut envisagée.

 

La poigne de fer de la belle comtesse

 

Alexandre ne parut jamais plus sans Saviarre à ses côtés. La belle comtesse finit par être l'officiel émissaire d'Alexandre et après une période d'adaptation où personne ne prit vraiment au sérieux cette " nouvelle-née ", tous furent contraints de reconnaître sa force et son intransigeance. Au cours des rares occasions où l'autorité de Saviarre était remise en question, Alexandre apparaissait pour confirmer la véracité et la valeur des ordres donnés. Le vieux roi connut même une mémorable frénésie qui jeta la Cour dans l'effroi et coupa court à toute revendication ouverte mais fit redoubler les bruits de couloir, essentiellement alimentés par les Toréadors. L'influence grandissante de Saviarre sur Alexandre ne manqua pas de susciter des interrogations sur son honnêteté et nombreux furent ceux à affirmer que la comtesse remplaçait Lorraine dans le cœur de son maître. Les Ventrues étaient divisés sur l'attitude à avoir vis à vis de la comtesse. Certains, tels que Sigebert ou Conrad d'Aunoi, reconnurent Saviarre comme la récipiendaire du pouvoir d'Alexandre désigné par lui. Jouissant de cette prérogative royale, son autorité était incontestable. D'autres, comme Cassius et Thibaud, ne voyaient là qu'une tentative de manipulation du vieux Ventrue fondée sur d'anciens sentiments à l'égard d'un amour passé. Les Toréadors, bien qu'émus par la dramatique arrivée de cette ensorcelante " princesse de la nuit ", furent fâchés par sa poigne et sa fermeté. Il n'était plus question d'incertitudes et d'hésitations entre lesquelles pouvaient facilement s'immiscer des initiatives personnelles. Il fallait désormais lutter pour ne pas se retrouver contraint d'oeuvrer pour le Clan Ventrue. Toutefois, le grand intérêt de Saviarre pour les choses de Dieu lui attira les faveurs d'Achard. Le reste du Clan resta campé sur ses positions, entre ranceuur, jalousie et consternation.

 

La Grande Cour s'ouvre

 

Saviarre ouvrit la Grande Cour à de nouveaux membres et consacra Torsteinn du Clan Nosferatu comme un allié de choix qui devrait se faire les yeux et les oreilles du royaume. Il était épaulé par son infant Guillaume, secrètement amoureux de la belle Saviarre, au point de sacrifier les idéaux de son clan et de caresser le déraisonnable espoir de plaire à la comtesse grâce à la science des Tzimisces. La Grande Cour accueillit également Septimus du Clan Brujah, un érudit qui avait élu domicile à Orléans. Il entra très rapidement en contact avec Delphine et tous deux tissèrent des relations étroites fondées sur leur intérêt commun pour les choses de l'esprit. L'infant de Simon le Gangrel fut présenté à tous et Schreier, bien que peu habitué des fastes de la cour, soutint le regard de Toréadors horrifiés. Saviarre montra à tous que la Cour vivait une nouvelle ère, une ère au cours de laquelle les traditions auraient la vie dure. Elle montra qu'elle ne considérait plus les vieilles barrières des clans comme infranchissables. Elle montra enfin qu'elle disposait de soutiens que personne n'avait soupçonné et assurait ainsi ses arrières tout en jouissant de l'aura d'Alexandre.

 

La guerre contre la Normandie est inéluctable

 

Pendant ce temps, la situation n'évoluait guère en faveur de la France. La guerre contre Eudes s'arrêta en 1039 et les Brujahs progressèrent considérablement. Peu après, Henri soutint Guillaume le Conquérant et aida par là même les Ventrues de Garibald à faire taire leurs opposants. De manière totalement fortuite, un capétien d'Alexandre servait les intérêts de son ennemi normand. Saviarre reprit les choses en main à partir de 1050. Guillaume le Conquérant préparait son accession au trône d'Angleterre et menaçait de s'allier aux Flandres. La comtesse envoya des espions dans ces deux domaines et recueillit de précieuses informations : il fallait arrêter la montée en puissance de Guillaume. Elle appuya massivement la décision d'Henri de combattre la Normandie à partir de 1054 et s'opposa directement à Garibald, Heinrich et Kulpa. Mais les troupes du roi de France furent vaincues deux fois et la menace normande devint manifeste. Elle ordonna le recrutement auprès de tous les Clans des caïnites les plus fidèles à la cause du royaume et les réunit au cours de la Nuit du Fleuve. Embarquée avec ces volontaires sur un navire qui navigua sur la Seine jusqu'aux portes de la Normandie, elle fit prêter serment sur le Sang et l'Honneur à cette avant-garde secrète chargée de réduire à néant les efforts des Ventrues normands. Cette profession de foi ne rallia que peu de voix mais une vingtaine de vampires acceptèrent malgré tout de renoncer à une vie publique et décadente pour repousser les Normands. Eudes de Paris, complètement absent de la scène parisienne bien qu'étant l'infant de Cassius, saisit l'occasion et disparut avec ses pairs. Les vampires qui ont prêté ce serment sont connus sous le nom de Fidèles mais ce souvenir irrite beaucoup de membres de la Cour, vexés d'avoir été écartés d'une réunion qui paraissait si excitante. A cette occasion, Saviarre étreignit Edelinne, sa favorite qui devint rapidement une infante compétente chargée de coordonner l'action des Fidèles de Normandie.

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:05

La Camarilla

 

Poussé par une côterie de discrets Anciens, un Malkavien du nom de Grant prend le pouvoir peu diplomatiquement. La Cour est complètement disruptée, par cette surprise. Il fait revenir les Nosferatus dans la ville et fait venir un Assamite en résidence permanente.

 

C'est néanmoins lui qui décide chaque Ancien à intégrer la Camarilla, il reçoit plusieurs fois les Fondateurs de la nouvelle secte, et prend des mesures efficaces contre les Anarches qui se sont infiltrés en ville.

Avec l'appartenance à la Camarilla, il reconnaît bien évidemment les Tremere comme un Clan à part entière. Un certain Fratus, un Ancilla Tremere lui sert de conseiller pendant quelques années. Fratus a l'occasion de montrer aux sceptiques l'efficacité de son Clan. Il fera beaucoup pour la présence Tremere dans la ville.

 

Une Confrérie rassemblant Ventrues et Toréadors se crée secrètement pour lutter contre Grant : la Confrérie de la Rose. Un jeune Toréador, François Villon, l'intègre, de même que le Ventrue Simon Dufort et le Tremere Hugues le Prompt.

 

La Convention de Thorns ne fait pas de vague à Paris, finalement peu touchée par les Anarches. La création du Sabbat, de même, laisse tout le monde indifférent.

 

La Toréador Beatrix reprend le pouvoir, avec l'appui du Cercle Intérieur de la Camarilla. Grant se sent trahi. Fratus quitte Paris plutôt précipitamment. Les Giovanni aussi.

La Confrérie de la Rose est connue de Beatrix mais de peu d'autres. Leurs activités passent de recherche de pouvoir à consolidation de leurs bases.

 

 

François Villon

 

François 1er arrive au pouvoir. Grant tente de prendre le titre de Prince. Des combats éclatent dans les couloirs du Palais. La Confrérie, le soir même, capture Grant.

Le lendemain soir, devant l'assemblée de tous les caïnites parisiens, François Villon, à l'encontre des légendes contre la diablerie de sang malkavien, diabolise Grant, et devient Chambellan de Paris, premier conseiller de Beatrix. Nombreux sont ceux qui diront qu'il n'est pas sorti intact de cette soirée.

Le calme revient sur la ville, l'opposition est muselée par la présence devinée de la Confrérie.

 

La création du Sabbat était passe inaperçue. Pourtant, rapidement, ils vinrent à l'attaque. Toute l'Europe est sous siège. Des batailles éclatent partout, et Paris doit se refermer sur elle-même pour résister.

C'est ce moment que choisissent des Ventrues Anglais pour créer un climat de désordre politique en tentant de faire soulever le peuple contre le Roi. Villon outrepasse son rang et réagit : c'est la nuit de la Saint-Barthélémy, les Ventrues de la ville sont privés de tout pouvoir politique, et les Anglais parmi eux massacrés.

 

Un climat de tyrannie s'installe, les Clans protestent. Beatrix doit calmer la situation en mettant Henry IV au pouvoir. Elle ordonne à Villon de calmer ses ardeurs, un geste que Villon n'appréciera ni n'oubliera jamais.

 

Les Toréadors prennent peu à peu place dans toute la France. La Côterie dont Grant faisait partie condamnent son putsch et appuient Beatrix dans ce sens. On parle à mots couverts d'une Hégémonie Toréador. Cela ne plait pas à tous.

 

Lorsque Richelieu prend place près du Roi, tout les vampires fuient sa présence, il semble protégé par la Foi. Tous évitent ses affaires mais Beatrix a un contrôle certain sur le Roi qui lui fait garder les choses dans l'ordre.

Là, les Tremere frappent un grand coup : ils arrivent à prendre le contrôle de Richelieu. Il lui font perdre la Foi qui le rendait si effrayant, et dirigent ses informations. Ils font construire la Fondation Tremere sur la toute nouvelle Ile Saint Louis et prennent la tête de l'opposition. Leur Fondation semble la plus protégée en Europe, plus même que Vienne!!!

Hugues le Prompt quitte ainsi la Confrérie pour fonder la Fondation, avec l'appui d'Etrius.

 

Tout le monde voit en Louis XIV une apogée du pouvoir toréador. Rien ne peut s'opposer à eux. Les derniers Princes Français prêtent allégeance à Beatrix.

Le Roi s'installe à versailles et la Grand Cour avec lui. Paris même passe sous contrôle effectif et secret des Tremere. Mais Adrien de Marseille voit cette maneuvre et les dénoncent à Beatrix. Elle tente de rompre le domaine privé des Tremere, mais échoue. L'Ile Saint-Louis est proclamé territoire dissident. Nul ne  peut (théoriquement) y entrer ou en sortir.

 

 

La Révolution

 

Pendant ce temps, les autres Clans conspirent ensemble pour détruire l'Hégémonie Toréador. Ils sont très vite limités, leurs pions mortels étant inutiles à la Cour et ne voulant agir de force. Ils n'ont pas d'autre choix que se tourner vers Xavéro, le Brujah. Celui-ci commenceà diffuser les idées révolutionnaires dans le peuple. Les Clans voient là une maneuvre inutile mais il les assure de sa réussite.

 

Xavéro est très vite rejoint par de nombreux Brujah, et reçoit l'aide inattendue des Nosferatus. Quelques années lui suffisent pour mener le peuple, déjà en colère, que le Roi n'est pas sacré. Il reste d'ailleurs très philosophe à ce sujet, se contentant de dire qu'il “ n'a fait qu'accélérer un processus inévitable ”.

 

Lorsque les rumeurs de soulèvement apparaissent, les Toréadors n'y prennent même pas garde, confiants de l'inefficacité du peuple. La situation empire, la Bastille tombe, les soldats se mettent du côté du peuple. Les Brujah sont dépassés par la situation. Une bande d'Anarches profitent de la confusion. Au nom du peuple Français, ils assaillent Beatrix, et la détruisent. Les Toréadors fuient Paris en masse, les Tremere se retranchent, les Ventrues éliminent les Anarches fautifs dans le plus grand secret.

 

Louis XVI reste sur le trône comme pantin des révolutionnaires. Le pouvoir Toréador est brisé sur la France. Le puissant Charles-François, Infant de Beatrix et Marquis de Vendée (Prince de Nantes) lève une armée pour reprendre Paris. Il n'est pas le seul. Mais c'est une débandade terrible.

 

Les voisins de la France engagent une guerre de libération du Roi de France, pour éviter que la Révolution se répandent chez eux. Mais la poussée nationaliste du peuple a renforcé leur moral et leurs armées.

 

La République est proclamée, les Brujah héritent du pouvoir. Louis XVI est accusé de trahison, puis exécuté, ainsi que sa famille. Le Settite Carnis l'Hérétique, Infant de Nerdric, arrive à Paris et s'installe à l'insu des Brujah.

 

Sous l'influence Settite, les goules Brujah s'enflamment aisément et une purge se fait au niveau des politiques. Les Brujah sont dépassés par leurs propres agents. En quelques mois, la Terreur est en place, la Convention a droit de vie et de mort sur tous, les têtes, Caïnites comme mortelles, tombent.

 

Une alliance des Caïnites restants travaillent ensemble et prennent alors les choses en main. Carnis est repéré et identifié, ses agents éconduits ou tués. Ils éliminent Robespierre et mettent en place le Directoire, que les Ventrues prennent rapidement sous leur coupe.

 

Les Toréadors essaient de revenir sur Paris, ils sont acceptés sous la condition de ne plus tenter une union comme l'Hégémonie. Villon prépare déjà sa vengeance.

 

 

Napoléon

 

Un jeune général fait alors parler de lui. Il est un pion très pratique, et les Tremere essaient d'en prendre le contrôle, pour découvrir qu'il est déjà sous l'influence des Ventrues et des Toréadors. Après investigation, il s'avère que ni les Toréadors ni les Ventrues ne sont au courant de cette situation.

Les Tremere en profitent alors pour jouer sur 2 tableaux : faire provoquer une guerre par Bonaparte, qui fixera ailleurs l'attention des 2 autres Clans.

 

La maneuvre fonctionne dans l'ensemble mais les Ventrues se rendent compte trop vite du double-jeu et ramènent Bonaparte à Paris pour qu'il prenne la tête du Directoire. Il est alors nommé “ Consul ”, déjouant le plan Tremere.

 

Mais ceux-ci n'ont pas dit leur dernier mot. En faisant provoquer la guerre, ils se sont arrangés pour que ce soit contre des places-fortes du Sabbat et en Egypte, domaine des Settites. Tous ces adversaires de la Camarilla répondent vite. Kher-Mati débarque d'Egypte et demande audience au Prince de Paris.

Cette simple maneuvre suffit pour provoquer un conflit entre les Clans Ventrue et Tremere. Pendant ce temps, c'est un Malkavien, Christian Leroux, qui se présente au Settite. Ils passent tous deux un accord secret. Tous les autres Clans dénoncent cela, mais Kher-Mati leur confirme que “ je ne parlerai qu'avec Leroux ou bien ce sera la guerre. ” Il s'installe à Paris.

 

Christian Leroux est donc déclaré de facto Prince de Paris. Il pousse Napoléon à se faire couronner (ou plutôt à se couronner lui-même) Empereur le 2 Décembre 1804.

 

Ceci lance une longue période de luttes d'influence, mais Napoléon, protégé des Malkaviens, mais pur de toute influence directe, est incontrôlable. Lorsque les Ventrues Anglais le forcent à abdiquer, le pouvoir Malkavien s'effrite, et les Toréadors reprennent vite le pouvoir. Hélas, leurs protégés sont trop écrasés par leur influence pour être efficaces ou encore appréciés par le peuple. Les Toréadors ne veulent pas risquer un autre soulèvement et les font s'interchanger pour d'autres serviteurs, aussi peu efficaces, d'ailleurs : Charles X, puis Louis XVIII.

 

 

Napoléon III et la Commune

 

Les Ventrues font porter au pouvoir Louis-Philippe, par le peuple les 27, 28 et 29 Juillet 1830. Les Toréadors, effrayés, n'osent rien faire.

En 1824, Kher-Mati est trahie par un serviteur archéologue, Champollion, qui démontre au monde la traduction des hiéroglyphes. Kher-Mati cherche sa tête, mais vu le désaccord avec les Caïnites Français, fait grande démonstration de ne pas le tuer, dans un “ geste d'amitié... ”.

 

Les Brujah reprennent le pouvoir mortel avec la Seconde République et Louis Napoléon Bonaparte. Il abolit l'esclavage dans les Colonies, et crée le Suffrage Universel, après avoir organisé seul un brillant coup d'état qui le fait Napoléon III.

 

Le Prince Ventrue n'a plus réellement de pouvoir. Et lorsque la Prusse déclare la guerre contre la France, le Sabbat peut approcher tranquillement jusqu'aux portes de Paris. Ils s'y terrent tranquillement et ressortent quelques mois plus tard, et provoquent la Commune de Paris. Ils attaquent la ville sans défense. Plusieurs Anciens Ventrues, surpris, sont détruits, de même que les deux tiers des Malkaviens. Le Palais des Tuileries et l'Hotel de Ville sont détruits dans les terribles batailles. Plusieurs Vampires de tous Clans demandent refuge aux Tremere, seul domaine peu touché. Xavéro que l'on croyait détruit depuis longtemps réapparaît aux côtés du Sabbat.

Des renforts arrivent de Vienne à la Fondation de Paris, sous la forme de 10 Gargouilles. Le Sabbat est vite obligé de se retirer de la ville. En partant, l'un d'entre eux dira: “ Nous avons atteint notre but. Et préparé le terrain pour la suite. ” Une phrase qui lancera bien des enquêtes...

 

La place du pouvoir restant vaquante, les Tremere assurent l'intérim, le temps que les Primogènes se mettent d'accord.

Villon remporte la place mais à une très faible majorité, il lui faut assurer sa position.

L'Exposition Universelle est cet outil. Même les Ventrues reconnaissent sa réussite. Tous les Vampires sont émerveillés par la Tour Eiffel, de manière quasi-surnaturelle. La vue directe de cet édifice provoque une fascination proche de celle des Toréadors devant une oeuvre d'art.

Cet émerveillement est la raison pour laquelle plusieurs Anciens de passage restent à Paris.

 

Le Prince Germain de Berlin, Gustav, repart dans une grande colère de l'Exposition, persuadé que la Tour Eiffel a tenté de prendre contrôle de son esprit. Il envoit des agents infiltrés enquêter sur cette bizarrerie.

 

Villon prend plusieurs mesures : il affaiblit considérablement le pouvoir de l'Inquisition à Paris, grâce à des Lois contre l'Eglise, notamment la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

 

Les Gangrels, totalement absents de Paris depuis des siècles rentrent en conflit avec les Garous de Fontaineblau. Ils demandent refuge à Villon, qui accepte, sous la condition qu'ils fassent la paix avec leurs adversaires. Les négociations sont longues et émaillées d'incidents. Mais c'est enfin une réussite de plus pour le Toréador.

 

 

Les Guerres Mondiales

 

En 1914, Villon est le maître incontesté de Paris. Mais le temps de l'Hégémonie Toréador est bien loin.

Le Prince Gustav de Germanie provoque la guerre avec la France, après “ avoir découvert que Villon l'a attaqué dans son intégrité mentale. ” Ce à quoi Villon répondra: “ Si j'ai tenté de le faire devenir fou, il semble que j'ai réussi. ”

La Première Guerre Mondiale est atroce. Gustav semble en perdre le contrôle, les espions de Villon confirment qu'il n'a jamais ordonné l'usage d'armes chimiques. Villon non plus. Cela restera un mystère.

 

Pendant ce temps, une autre guerre, philosophique celle-là, fait rage à Paris : les Brujah Français contre les Brujah Soviétiques. Les Français acceptent de faire un geste, mais refusent une révolution. Ils créent le Parti Communiste Français.

 

La Crise de 1929 abat le pouvoir montant des Ventrues. Les mortels semblent agir de manière incontrôlable depuis une trentaire d'années, l'usage de la Discipline de Présence semble se limiter. Les Ventrues et les Toréadors se rencontrent pour découvrir l'origine du problème, en vain.

 

Le Prince Gustav se sert d'un mouvement populaire pour provoquer à nouveau une guerre avec la France. Il n'a qu'un contrôle limité sur les Nazis. Les Allemands prennent Paris, Gustav impose sa Loi par l'entremise de Ferd-Hanz, un de ses Infants. Villon se cache plutôt que de capituler. Il garde la confiance et l'aide des puissants Caïnites Parisiens. Ferd-Hanz est limité dans l'autorité qu'il peut exercer, on ne commande pas facilement des Anciens.

Mais les Nazis de Paris brisent le contrôle caïnite, et tuent Ferd-Hanz. A partir de ce moment, les Nazis s'érigent en une forme d'Inquisition sans Foi mais aussi efficace. Plusieurs Anciens parmi les plus vieux tombent, tandis que certains Nazis montrent des pouvoirs surnaturels.

De neutres, plusieurs Caïnites s'engagent dans la Résistance active, et aident à jeter dehors les allemands. La lutte est dure et tandis que de nombreux nouveaux-nés font merveille, plusieurs Ancillas et Anciens sont dépassés par ce nouvel environnement et meurent ou tombent en torpeur.

 

Les Caïnites du Nouveau Monde viennent à l'aide de leurs Anciens. Paris, libérée, est sauvée de la destruction au dernier moment par Chaudard, un nouveau-né Toréador, qui empêche le Général Allemand de faire exploser les bombes disposées dans tous les grands monuments. Chaudard est considéré comme un héros par Villon, et devient son protégé.

 

Les Toréadors reprennent vite le contrôle de la situation, et portent l'aggression chez les Allemands.

L'Allemagne est divisée entre les Brujah Soviétiques et les Ventrues Anglais, tandis que Villon lutte pour libérer Paris de l'influence de ceux-ci. Il met le Général de Gaulle hors du champ d'action politique.

 

 

La Seconde Moitié du XXème siècle

 

La Présence est toujours réduite et les Toréadors doivent utiliser des méthodes plus conventionnelles pour diriger le pays. Mais les Ventrues et les Tremere entament une course vers le pouvoir, causant la situation politique mortelle de se dégrader à vue d'oeil.

 

Avec la crise d'Algérie, Villon est confronté à la puissance de l'armée. Dépassé par les mortels si lointains et le peu de contrôle possible, il doit rappeler Charles de Gaulle, et en fait sa pièce maîtresse. C'est une grande victoire, car même s'il dirige mal l'ancien chef militaire, celui-ci a des buts similaires aux siens, provoquant entre eux une coopération plus qu'autre chose.

De Gaulle crée la 5ème République, organise l'OTAN, libère définitement la France de l'influence américaine, et contrôle l'Arme Nucléaire!!

 

Des troubles algériens, nul n'arrive à prouver une influence caïnite quelconque. Hamad, un Assamite se présente à Villon et demande son inclusion dans la ville. Villon lui refuse une première fois. Hamad fait alors un geste non demandé: il arrête les troubles dans Paris. Villon l'autorise à rester, mais il sera responsable de tout acte terroriste algérien.

 

1968, Villon bannit tous les Anarches de la ville. C'est une petite révolution : les Anarches montrent leur pouvoir en levant les étudiants, les Brujah leur apporte leur soutien, avec les Nosferatus. Villon tient bon. Les Anarches causent des troubles publics mais leur alliance avec les 2 Clans les empêchent de prendre des initiatives au niveau Caïnite. De très nombreuses brêches à la Mascarade ont lieu durant les affrontements. Les vampires d'Europe ont les yeux sur Villon et Paris. C'est De Gaulle qui prend l'initiative : il disparaît pendant deux jours et revient avec Gracchus, un Ancien Nosferatu qui appelle son Clan au calme, et à la réparation. Le Clan Nosferatu prend en charge la restauration de l'ordre, et musèle la presse, tandis que les Brujah négocient la paix avec Villon.

Un chef Anarche sort grandi de l'action : Jean-Nicolas, un puissant mais jeune Caïtiff.

 

Celui-ci est bizarrement très heureux de négocier et donne presque raison aux insurgés. Il n'a pas été d'aussi bonne humeur depuis longtemps mais la raison en est encore inconnue.

L'année suivante, De Gaulle est écarté du pouvoir, conjointement par les Nosferatus et les Toréadors.

 

Les Toréadors font rentrer François Mitterrand sous leur contrôle et lancent une politique de Grands Travaux. Le Projet Grand Louvre est commencé.

 

1986, l'Extrême-Droite atteint un haut score aux élections législatives. Le Clan Assamite demande à Villon de faire quelque chose contre. Devant le refus de celui-ci, Hamad quitte Paris pour demander des nouvelles instructions à Alamut. Durant son absence, les attentats terroristes recommencent. Après quelques semaines de tentatives de police, Hamad est rappelé par Villon. Dès qu'il revient, toute activité terroriste cesse. Villon n'apprécie pas la situation mais doit laisser faire.

 

On découvre que certaines recherches archéologiques dans la ville ont été lancées très discrètement par Kher-Mati. Que cherche-t'il ?

 

1992 :

Un affrontement terrible a lieu dans les catacombes, faisant s'effondrer tout un pan des carrières. On retrouve les cendres d'un caïnite identifié comme Akarius, Ventrue de l'Inconnu et Moniteur de Paris !!

Par la suite, un nouvel engouement se développe pour les mortels sur les catacombes. Des groupes entiers semblent contrôlés par quelqu'un pour faire des recherches dans le sosu-sol parisien.

Des nouvelles séries de fouilles apparaissent un peu partout.

 

1994 :

Krinius, membre de l'Inconnu rencontre Villon au Louvre en secret. Pendant leur réunion, un être passe la garde de Villon et s'introduit auprès d'eux. Le dialogue reste secret : tous ceux qui ont pu entendre se suicident dans les heures qui suivent.

 

Nefer-Isis arrive à Paris quelques semaines plus tard. Un grand désaccord apparaît entre Kher-Mati et elle. Les deux souches de Settites se séparent, Nefer-Isis demande un domaine à Villon. Il refuse, et elle doit s'installer en périphérie.

 

1996 :

Des actions terroristes du GIA font plusieurs morts. Villon demande des comptes à Hamad, qui semble aussi surpris. L'enquête de celui-ci montre qu'il s'agit d'actions lancées par Nefer-Isis contre Kher-Mati.

 

Nefer-Isis est convoquée devant Villon. Seule sa suite vient, Villon rentre dans une grande rage et tue tous les Settites venus (sauf ceux de Kher-Mati). Une Chasse au Sang permanente est invoquée contre Nefer-Isis.

 

Jacques Chirac est élu Président de la République. Les Toréadors gardent le contrôle.

 

La Mairie de Paris est entâchée d'affaires peu après. Le nouveau maire Jean Tiberi est lâché par les Toréadors, et se retrouve isolé devant la justice.

 

31 Décembre 1999 :

La Nuit de la Folie. Tous les Caïnites de Paris rentrent dans un état de folie. Ils sont dans une liesse incroyable, n'arrivent pas à masquer leurs attributs vampiriques et s'adonnent à leurs plus pulsions les plus secrètes.

Exemples : Gracchus se promène tout nu en chantant dans les rues, Valérien le Ventrue fait sauter du haut de la Tour Montparnasse tous ses serviteurs un à un, Krinius révèle les secrets de son origine à un Caïtiff de banlieue. Villon n'est pas vu de la nuit entière.

 

1er janvier 2000 :

Tout le monde ramasse les morceaux visibles de cette fête incroyable, puisque aucun ne se rappelle ce qui s'est passé exactement. Les Tremeres sont considérés comme responsables jusqu'à ce qu'on se rende compte à quel point ils ont été touchés : Millinima, une Ancilla s'est empalée seule, un nouveau-né a coursé Gracchus dans la ville, tout nu aussi pour le flageller!!

Ce nouveau-né ira tout seul voir le soleil se lever au petit matin du 2 Janvier.

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 13:54
Avant les Gaulois

 

C'est à l'arrivée  du Ve siècle avant JC est des colonisateurs venu du Danube qui constituèrent de petite communauté maîtrisant l'agriculture l'élevage et la poterie.

En 1250 avant JC, Lutèce n'existe pas encore, mais les Gangrels sont déjà là.

Esus arrive avec les premiers Gangrels.


Ils sont assez solitaires mais leur habitude/capacité à se nourrir sur les animaux de la forêt et non pas sur les mortels font que :

- ils peuvent se réunir en groupes, pour des cérémonies primitives,

- ils restent neutres avec les Garous. Ceux-ci les considèrent comme des animaux comme les autres. Ils se nourrissent du sang de la forêt, tout comme eux, et ont forme humaines et animales, tout comme eux.

- ils prospèrent rapidement.

 

Esus Etreint Lhianna, fondatrice de la lignée Lhiannan.


Les croyances des peuples alentours et notamment l'arrivée des celtes lors du VIème siècle avant JC les poussent à s'adapter, coupés du reste du clan.

Il se forme deux branches :

- les Gangrels puristes (normaux, quoi)

- les Lhiannan, lignée de sang celtique

 

Des petits villages désorganisés se partagent la région qui sera plus tard Lutèce.

Une tribu a depuis longtemps une cité stable qui deviendra plus tard Lutèce : les Parisis.

 

 

                Création de Lutèce

 

Chaque village de la région, de plus en plus florissants, est habité d’un vampire. Satisfaits de leur sort en général, ils ne se confrontent que peu.

 

Néanmoins, un événement va les pousser à se réunir : une guerre chez les Garous. Les Ours contre les Loups. Les vampires de la région, ne se faisant pas confiance, se retranchent chacun dans leur domaine. C’est alors que vint Esus.

 

Esus était connu depuis des générations par les Gangrels de tout le pays et même bien plus, de par ses liens importants avec les Garous ainsi qu’avec les Changelins. Nul ne connaît ni ne connut véritablement la nature de ces liens, mais tous le respectaient et l’assistaient lorsqu’il le demandait.

Une autre grande raison le rendait puissant en ce pays, mais cela, fort peu le savaient : il était le fondateur de la lignée Lhiannan. Les Vampires-Druides lui apportaient donc bien évidemment tout leur soutien, considérable.

 

Esus rencontra individuellement tous les vampires des villages et leur expliqua que la guerre entre les Garous feraient de terribles ravages (comprenant leur destruction) s’ils ne faisaient rien. Il organisa des réunions entre eux, en groupes différents ou dans leur intégralité.

Il les laissa se mettre d’accord, ne demandant pour lui-même qu’une île, un îlot de calme et de tranquillité.

 

Sur cette île, il Etreint un jeune homme, encore dans en pleine puberté. Il ignorait la récente découverte par ce garçon de sa nature de Garou. Par miracle, il survécut. Mais cet Infant se révéla plus puissant physiquement que son Sire et lui servit de messager et de garde du corps. Les Vampires comme les Garous ne pouvaient supporter l'existence même d'une telle créature. Il n'agit donc que dans l'ombre, inconnu de tous. Tous ceux qui le rencontraient étaient immédiatement détruits. Le secret de son existence était plus important que l'utilité de tout être dans les plans des 2 compères. Ses capacités extraordinaires furent d'ailleurs une des raisons qui a fait d'Esus un être si respecté et obéi... Son nom était Smertrius.

 

Quelques semaines et la destruction de l’un d’entre eux par une meute garou indéterminée suffirent aux vampires de ces villages pour se mettre d’accord. Leur alliance fut difficile à mettre en place, mais elle fonctionna à merveille dès les premières semaines pour une raison simple : il n’y avait pas de position dominante, pas de chevauchement des territoires de chasse, en fait aucune autre interaction qu’à travers les chefs barbares de leurs villages.

 

La guerre Garou se termina, et ils décidèrent de continuer cette alliance profitable. Afin de faire bon voisinage (et sous la menace de leur présence), deux de ces villages furent laissés à l’administration complète des Garous.

Cette promiscuité entre des ennemis légendaires fut orchestrée par les Lhiannan (avec le soutien de Esus) et le passage par des intermédiaires goules et mortels.

 

Voilà la Lutèce que les armées ennemies avaient tant de mal à prendre, tout simplement parce qu’elle n’avait pas une armée et une muraille mais une bonne dizaine de chaque. Les civils quittaient les villages en danger pour être remplacés par de farouches guerriers. Une armée à la recherche d’une ville ne craignait pas un simple village, mais se retrouvait vite avec une demi-douzaine d’armées terriblement efficaces les entourant.

 

 

Les Vampires des Lutètia :

 

Au gré des ans, des conflits éclatèrent, des vampires moururent, des Garous furent remplacés par de plus jeunes, des villages apparurent ou disparurent. Mais certains vampires restèrent tout au long de ces époques finalement calmes :

- Inigra, Lhiannan, Maîtresse des Saisons. La chef de tous les Lhiannan de ce qui sera plus tard appelée l’Ile de France, c’est une femme aux apparences primitives mais éclatante d’intelligence et de sagesse grâce à ses 7 siècles vécus. Elle dirigea pendant longtemps toutes les cérémonies saisonnières et religieuses de plusieurs tribus celtes assises sous son autorité calme et assurée.

Elle ne tenta jamais d’imposer sa volonté aux autres Caïnites de la région, et fit en sorte qu’aucun d’entre eux n’essaya ce petit jeu, sous peine de disparition définitive.

 

- Siraën, Toréador. Un natif de la région, il assura pendant longtemps que l’art ne soit pas sacrifié au profit de la guerre et de la destruction. Il savait être particulièrement dangereux lorsque son village était en danger. Dans un magnifique geste, il accepta de se sacrifier aux Garous plutôt que ceux-ci ne détruisent le village pour le trouver.

Il pleura des larmes de sang tout en ouvrant son torse au coup meurtrier, mais une sortie des artistes guerriers de sa ville démontra aux Garous que, s’il était une créature de la nuit, certains mortels préféraient se sacrifier plutôt que de laisser mourir sa force d’inspiration. Impressionnés, ils s’en furent après s’être assurés qu’il n’y avait eu aucune manipulation. Ils restèrent, et c’est là un beau geste, toujours les bienvenus dans sa demeure.


- Fraëst, Ventrue. Un ancien prêtre d’Esus, d’une lignée de chefs celtes, il fut transformé par un Ventrue de passage avant que celui-ci fut détruit pendant la suite de son voyage. Malgré la crainte que sa transformation ne résulte que du besoin de ce progéniteur si peu connu de laisser un héritier à sa mémoire, la conscience qu’il avait du besoin de son peuple pour un chef surnaturel, en ces temps de guerre surnaturelle, lui permit non seulemnt de survivre mais de faire survivre son peuple. Il refusa par la suite toute assimilation de la culture de son peuple par les différentes vagues d’immigrants.

 

- Grutiel, Brujah. L’acceptation de la vie, de la mort et de sa destinée était la philosophie de ce cavalier (noble combattant celte). Sa transformation fut une terrible épreuve pour sa vision de la vie. Il en sortit victorieux mais aigri. S’il n’avait eu satisfaction dans un départ vers une mort et un repos mérité, il résolut de faire en sorte de choisir la destinée de son peuple et de ses alliés. Il tenta pendant des décades de manipuler les autres chefs, surnaturels ou non, de suivre ses indications, mais il trouva plus fort que lui avec son conseiller Lhiannan, Vertre. Celui-ci, conscient de la faiblesse dans l’assemblée des villages que représentait Grutiel, l’approcha en tant qu’aide et apprenti, et réussit à calmer l’impétueux guerrier. Au bout d’un siècle d’efforts et de (très) nombreux usages de sa connaissance approfondie d’Animalisme, Vertre réussit à mettre un frein à la passion Brujah. Néanmoins, à la veille de l’invasion romaine, et au moment où ils avaient le plus besoin des meilleurs guerriers, Vertre disparut, parti pour la conquête de sa Bête.

 

- Arhol, Gangrel. Il se souvenait des premiers jours des vampires sur cette terre. A l’époque, une magnifique forêt s’étendait partout. Mais il était jeune et s’était laissé guidé par l’envie des conquêtes des mortels et de leur envie de transformer le tout en une terre à leur service. Il les avait aidé, lutté contre les Ours-Garous, subit de terribles pertes et défaites, les avait aimé, avait créé des fils en leur sein. Il avait atteint un âge vénérable, même pour un vampire, un pouvoir rivalisant celui d’Esus et des plus puissantes créatures de ces terres. Et Enhiar, son fils préféré, le plus vieux parmi les quelques survivants, avait commis le plus terrible crime. L’Amaranthe. Enhiar avait poussé ses serviteurs à le retenir pendant que lui buvait son puissant sang. Arhol, dégouté, l’avait laissé faire. Mais il était trop puissant pour mourir, même ainsi, et l’esprit d’Enhiar n’avait pas survécu. A présent, Arhol était emprisonné dans ce corps qui n’était pas le sien, avec un pouvoir presque ridicule par rapport au véritable sien. Mais la quête de la puissance n’avait pas été une récompense mais la cause de sa chute. Pour cela, Arhol gère désormais sa cité sans passion, n’ayant découvert une raison de ne pas rencontrer enfin le soleil que dans une nouvelle occurrence pour lui : l’amour d’Inigra. Il ne partira que lorsqu’elle partira. Il insiste pour ne pas être d’accord avec toutes les décisions de celle-ci, ne serait-ce que pour apprécier les longues discussions que cela ne manque pas de provoquer entre eux deux.

 

- Tircan, Gangrel. Fils du peuple. Un Kinfolk ayant cherché et approché Esus, il subit la transformation qu’il cherchait, devint un de ses messagers durant de longues décades. Après qu’il l’eut bien servi, Esus le libéra de toute contrainte. Tircan aimait Esus et il resta dans la région, feignant l’ignorance de son Sire, mais prêt à lui porter secours. Peu savent son origine. Il a gardé fort peu de choses de sa proximité des Garous, sauf une bonne connaissance de leur manière d’opérer et de leurs mythes. Il n’a jamais cherché à les rencontrer par la suite, par peur (et avec raison) pour sa survie. Il a gardé certaines croyances : respect de la vie, de la nature.

Il est le conseiller des Caïnites de la région quant à la diplomatie avec les envoyés Garous mais refuse lui-même d’aller discuter. Les autres savent bien qu’il cache quelque chose, de par cette connaissance même, ils n’apprécient pas non plus sa nature secrète et paranoïaque, mais il détient un savoir utile et est puissant.

 

- Annirah, Lhiannan. Tous les Lhiannan ne sont pas soumises aux mêmes fonctions qu’Inigra. Annirah est une des moins conformiste des Lhiannan. Elle entretient des rapports privilégiés avec les esprits des morts. Elle leur parle et accepte fréquemment d’être leur messagère en ce monde. Elle est très considérée par les Anciens dans les conseils tribaux, mais elle désapprouve toute bataille, toute guerre. Elle passe pour une pacifiste forcenée. Mais un événement la rendue très peu populaire mais aussi respectée auprès des Garous : pendant la guerre contre les Ours-Grous, une meute de Loups enragés la croisèrent et, tout naturellement, voulurent la détruire. Ils furent alors emportés contre leur gré dans l’Umbra, afin que les totems exigent d’eux la paix face à cette personne mort-vivante.

Il sen furent très choqués et répétèrent ces mots à leur Tribu. Depuis les Garous évitent le chemin d’Annirah, mais cherchent activement l’explication à cette révoltante anomalie. Plus d’un serviteur d’Annirah a disparu en traversant la forêt.

 

Aux alentours, un cappadocien du nom de Bräolis peut être trouvé : il a une sorte de palais défendu par une petite armée contre les Garous qui sentent bien la mort entourer cet endroit. C’est là une des grandes causes de problème avec les vampires de la région. Néanmoins, ceux-ci ne connaissent rien de cet individu, ni n’arrivent à discuter avec lui. Seule Inigra l’a rencontré, et a du s’incliner devant son terrible pouvoir. Il lui a visiblement démontré que rien ne pouvait l’agresser. Pourtant, Inigra n’est pas du  genre impressionnable…

 

D’autres grands villages des environs sont habités par des vampires mais ils sont assez fréquemment de passage et mènent entre eux leurs propres luttes, lorsqu’ils n’offensent pas les mauvaises personnes poilues.

 


La guerre avec les Romains

 

Lorsque les romains entreprirent de conquérir le reste du monde connu, un gaulois charismatique et intelligent prit l'initiative de s'attaquer à eux. Son nom ne fut pas retenu mais les romains l'ont appelé Brennus (ce qui signifie chef en gaulois). Il leva une armée et se fit accompagner de plusieurs autres Caïnites de tous Clans. Brennus réussit à lever trente mille guerriers en 392-391 avant Jésus Christ et alla assiéger Rome pendant 7 mois.

 

Les guerres continuèrent entre gaulois et romains, les Ventrues de chaque camps tentant d'envahir l'autre. Les Gaulois se retrouvèrent sans chef. Après plus de cinquante années de guerre, les quelques Vampires Gaulois survivants durent se replier avec une armée déçue et affaiblie.

 

Toutes les tentatives de conquêtes celtes devinrent rapidement des défaites, que ce soit en Afrique, en Grèce, ou en Italie. La Gaule devient le plus grand pays celte, s'étendant désormais de l'Ukraine aux Iles Britanniques. Les Vampires du Sud de la Gaule, affaiblis par l’effort de guerre, perdirent du territoire rapidement face à une armée Romaine devenue bien trop puissante et organisée. Des années de luttes guerrières mais aussi politique mirent à mal les Gaulois et apportèrent leur perte.

 

Les Lhiannan mirent en avant une goule très douée pour restaurer la royauté à leur profit. Celtill ne réussit pas ce qui lui fut demandé. Les Lhiannan ne comprirent que trop tard la raison de cet échec : les derniers Ventrues gaulois après des années de loyauté s'allièrent aux Ventrues romains. Celtill fut laissé pour mort, poignardé par ses gardes du corps au service des Ventrues mais survécut contre toute attente et s'allia à Grutiel nourrissant une haine contre les Destructeurs de Carthage. Peu savent ce qu'il devint mais il aurait été Etreint et aurait eu la charge de guider à distance son fils, Vercingétorix. Aidé par les révoltes gauloises, Vercingétorix fut reconnu comme étant la principale autorité gauloise. Il réussit à retourner la situation à l'avantage des gaulois. Cela ne suffit pas à arrêter César et ses terribles Légions.

 
Imaginez la surprise des Romains : non pas une ville de 10 000 habitants à vaincre mais plusieurs, aussi grands, disséminés dans la région.

César, arrivant sur les lieux, ne crut pas les histoires barbares et s’attaqua à leur noyau central : l’île sur laquelle se déroulaient leur principales cérémonies religieuses, défendue par un terrible rempart, et par la Seine.

 

L'Armée Romaine arrivait. Ses victoires la précèdaient et les chefs parisis décidèrent de lui couper la route à Alfortville. César les affronta et les battit.

Fraëst mourut en luttant contre les Romains, laissant un Infant Tydor.

 

Lorsque les Romains arrivèrent, Irent-Mekarios le Ventrue les accompagnait. Il était déjà célèbre pour mener les armées où l’attendaient des proies pour sa soif d’Amaranthe.

Lorsqu'il confronta enfin Esus, la bataille fut terrible. Esus fut mis en torpeur et emmené par son vainqueur dans un endroit où il pensait le diaboliser et s'habituer à ses nouveaux pouvoirs tranquillement. C'est pour cela q'uil fit créer le camp militaire de l'Ile de la Cité. Une fois là-bas et assuré que les Gangrels et les Lhiannan avaient arrêté de venir se faire tuer pour tenter de libérer leur chef, il s’apprêta à commettre son crime.

Et là, catastrophe, un intrus entra et le confronta. Irent-Mekarios n’avait jamais été vaincu et c’est assuré de sa victoire qu’il s’approcha de son adversaire. Smertrius, le fils secret d’Esus, lui révèla alors sa véritable nature d'Abomination, le brisa et but son sang.

 

Affaibli, agressé par la puissante côterie du Ventrue, Smertrius fut forcé de s’enfuir en laissant le corps de son Sire sur place. Ceux-ci, pressés par le temps, cachèrent le corps dans un lieu sûr et se cachèrent pour le jour.

Le lendemain, au soir, 7 des 8 vampires accompagnant Irent-Mekarios furent massacrés dans un combat inégal contre Smertrius. Il laissa le dernier vivant afin de savoir où ils avaient caché Esus. Mais le Malkavien, du nom de  Petronius, refusa de parler et arriva même à tromper assez Smertrius pour s’enfuir de la cité. Ce dernier mettra plusieurs années pour le retrouver et lui faire avouer la cachette

 

Pendant ce temps, les différents Caïnites de la région se mirent à la recherche du corps du très puissant Esus. Mais les fidèles d'Esus firent alors une erreur. Tentant de faciliter leurs recherches, ils firent venir leurs agents mortels dans le camp romain, et les intègrèrent. Le reste de la population suivit bientôt. Les Caïnites, comptant sur l'adversité romain-gaulois ne virent pas l'assimilation se faire et quand ils réalisèrent ce qui se passait, il était déjà trop tard.

 

Bräolis quitte Lutèce pour Rome.


Peu à peu, sur une vingtaine d'année, le commerce s’y déplaca. La population s'intègra enfin. Lorsque les villages en question disparurent, la véritable époque gallo-romaine pouvait commencer. C'était la Paix Romaine.

 

Smertrius a pendant les quelques siècles suivants toujours protégé le lieu de torpeur de son Sire, jusqu'à un événement à déterminer. Il l'a changé de cachette fréquemment afin que des rites magiques n'arrivent pas à localiser son père. Il a trouvé la meilleure cachette qui soit: au cœur de l'Armée Romaine où les seuls qui puissent retrouver son Sire, ses ennemis Garous (pas tous les garous, seulement ses ennemis parmi eux) et leurs rites chamaniques, n'osent pas attaquer.


La rive gauche (sud) commença à être habitée. La rive droite (nord) était alors couverte de marais qui la rendaient peu accueillante (d'où le nom du futur quartier du Marais). On construisit toutefois des temples dédiés à Mars et Mercure au sommet de la butte Montmartre ainsi qu'un cimetierre qui deviendra ultérieurement célèbre le long de la route Nord: le Cimetierre des Innocents. Quelques artisans isolés s'installèrent également sur cette rive.

Sur la rive gauche, on construisit un vaste théâtre (les arènes de Lutèce), ainsi que divers temples dont un temple d'Isis situé à l'emplacement qu'occupera ensuite l'abbaye de Saint-Germain des Prés.

A cette époque, on utilisait déjà les gisements de gypse du sud-est de Paris pour extraire du plâtre. Les construcions courantes sont en bois, seuls quelques temples ou palais sont en pierre.

 

La déchéance de l'Empire Romain

 

Lorsque l'Empire Romain commença à faiblir, Paris dut subir des attaques barbares et les habitants de la rive gauche se réfugièrent finalement sur l'île fortifiée. Comme ils étaient pressés, de nombreux bâtiments romains inutilisés dont les Arènes furent en partie démontés pour fournir les pierres nécéssaires aux fortifications. Smertrius dut changer plusieurs fois le corps d'Esus, enfin retrouvé, de place. Pour pouvoir accomplir cette tache tranquillement, il fit régner pendant un temps un climat de terreur sur les Caïnites de la ville.

 

C'est à cette époque que Dahaka, un Mathusalem Settite, visita la Gaule. Il vit Paris et reconnut à cette cité une grande destinée. Visitant Inigra juste avant de repartir, il lui dit laisser quelque chose de lui ici. Il créa en secret un Infant Nerdric, à qui il confie une action secrète et sacrée.

 

C'est vers le IIIè siècle que le christianisme fit son apparition à Paris en la personne de Saint Denis qui devient le premier évèque de la ville. À partir de ce moment, les autels antiques (gaulois, romains et égyptiens) disparurent pour laisser la place au nouveau dieu unique.

Les Lhiannan perdirent très vite Paris, mais elles restèrent présentes, pour tenter d'influer et dde comploter contre cette religion intolérante.

 

Elles remportèrent une grande victoire en faisant exécuter le premier Evêque de Paris en 250. Elles pensaient que la religion ne s'en remettrait pas, surtout après que celui-ci, montant à sa mort, en appela à son Dieu pour qu'il prouve à tous qu'ils faisaient une erreur, et qu'Il était le Dieu Unique. Le miracle eut lieu et les Lhiannan virent leur grande victoire se transformer en terrible défaite : décapité, Saint-Denis se relèva, saisit sa tête et fit quelques pas seul, avant de s'effondrer devant une foule médusée.

 

Au début du IVème siècle, des Settites sont repérés par Vretr, un Ancilla Gangrel autrefois torturé par eux. Attaqués par les Gangrels, ils commencent une guerre dans tout le Sud de la Gaule. Des Malkaviens se mettent du côté des Settites aggressés à tort. Les échos du combat arrivent jusqu'à Paris, les Settites appelant de l'aide, mais les Lhiannan, dans un geste vers les Gangrels leur refusent. Ce geste ne sera ni reconnu, ni récompensé.

Nerdric survécut à cette guerre et appris à mieux cacher sa lignée.

 

Au Vè siècle, les Huns, dirigés par Attila arrivent jusqu'à Paris. Tous les vampires attendaient de pied ferme les envahisseurs, mais il n'y eut que très peu de combats. Les Gangrels Huns et les Gangrels Celtes s'entendirent très bien, et réunirent un conclave très festif.

Pendant le Rassemblement, Arhol vainquit tous ses adversaires, sauf un. Une femme arriva, montrant une puissance incroyable, les rides et les veines marquant son visage. En la voyant, Arhol sourit, comme libéré. L'inconnue le tua d'un seul geste, et repartit dans la consternation générale. Pendant de longs siècles, les Gangrels présents se demandérent qui ils avaient vus. Certains Huns restèrent et, entrant dans le flot Gangrel, le poussèrent à s'éloigner des Lhiannan.

Néanmoins, les huns mortels firent grand carnage. Certains s'opposèrent à eux, et furent balayés. Grutiel fut de ceux-là.

La population, motivée par une jeune religieuse du nom de Geneviève fit face et repoussa l'attaque. Devenue sainte Geneviève par la suite, elle est devenue en reconnaissance de tous les services qu'elle a rendu à la ville la patronne de Paris. (C'est elle qui fonda la basilique Saint-Denis qui deviendra la tombe de la plupart des rois de France.)

Le peuple assimila ce courage et sa réussite à un nouveau Miracle, assurant la chrétienté à Paris.

 

Certains Cappadociens commencent aussi à s'interesser aux Chrétiens. Les Toréadors tentent et réussissent à s'intégrer dans les rangs de l'Eglise naissante.

 

 

Clovis

 

Avec les hordes de Clovis, ce sont les Ventrues qui reviennent en force à la fin du Vème siècle. S'engage alors une lutte politique terrible, les Ventrues catholiques contre les Lhiannan. Chacun fit jouer ses avantages, et ses personnalités.

 

Pour les Ventrues, Gordric promit la stabilité, l'union, la paix. Pour les Lhiannan, Inigra promit la connaissance antique, sa religion ouverte, mais choisit une mauvaise solution en promettant des révélations, la vérité sur certains secrets. Elle fut abandonnée par tous les Vampires excédés par sa main-mise devenue tyrannique.

 

Elle décida d'agir directement contre le protégé de Gordric : Clovis lui-même. Elle le visita une nuit et voulut le tuer. Gordric arriva alors et l'en empêcha. Clovis, abasourdi, à moitié assomé, assista à la bataille des deux Anciens, et vit Gordric tuer Inigra, en proclamant bien fort sa volonté de voir la religion des Chrétiens prendre le pas sur l'obscurantisme païenne.

 

A l'aube, Clovis prit les mesures nécessaires pour se faire baptiser. Il eut ainsi le support des Nosferatus et des Toréadors et se fit reconnaître comme Roi par les cités de Gaule.

 

Clovis fit de Paris la capitale du royaume des Francs.

Tydor joignit alors le parti de Gordric, Maître de Paris.

 

A la mort de Clovis, le royaume qu'il a conquis est divisé entre ses fils, Théodoric, Clotaire, Chlodomir et Childebert. Ce dernier héritant de Paris. Chacun était le protégé d'un Clan (dans l'ordre: Lhiannan, Brujah, Toréador et Ventrue)

A la mort de Chlodomir, Childebert et Clotaire décident d'éliminer ses enfants pour se partager son royaume (Orléans). Deux sont massacrés mais le plus jeune, Chlodoald, parvint à s'enfuir et entra dans un monastère sur la rive gauche de Paris. Il se met sous la protection d'un nouveau-venu dans la région, un Ancien Toréador de Lyon appelé Paridilius. C'est Chlodoald qui par la suite deviendra Saint Cloud.

 

Pendant que l'empire s'effrite, Paris est administré par des comtes qui gouvernaient la ville secondés par des échevins, des magistrats nommés avec l'assentiment des bourgeois. Dans la ville, où les rois carolingiens ne passent que de temps en temps, tout ce que les habitants ont à redouter sont quelques innondations ou la maladie. La cité est en paix. Les Ventrues règnent, malgré les nombreuses tentatives du clan Toréador de prendre l'avantage.

Les Lasombras s'occupent trop de leurs affaires écclésiastiques pour prendre part à cet affrontement.

 

 

Charlemagne

 

Avec le temps, les relations entre les Ventrues et les Toréadors de Paris se change en une sorte de rivalité amicale. Les autres Clans sont ainsi écartés de la lutte du pouvoir.

Les Maures font de terribles conquêtes au Sud, mais Charles Martel les arrête à Poitiers. L'armée de Martel est accompagnée de plusieurs goules Ventrues. C'est en faisant appel à l'intelligence et à l'esprit d'initiative de ces goules que la victoire est possible. (En effet, impossible d'avancer avec cette armée pour un Vampire : trop de Garous dans la région).

 

Pendant ce temps, à Paris, les Lasombras essaient de prendre le pouvoir et d'organiser une structure solide. Ils sont aidés par des Assamites. Tout était visiblement préparé de longue date. Ils attaquent en force la côterie de Gordric.

Gordric et Paridilius unissent leurs forces, ainsi que tous les Vampires parisiens et, après de longues nuits de bataille, détruisent les aggresseurs

 

L'armée de Charles Martel revient triomphante à Paris. C'est une victoire importante qui offre à Gordric une nouvelle légitimité en tant que Suzerain des Clans. A la suite de cette victoire, il porte Charlemagne jusqu'au titre d'Empereur. Le Clan Ventrue suit Gordric et se prend à rêver à un nouvel Empire Romain d'Occident.

 

Mais les Malkaviens, peu affaiblis par la bataille contre les Lasombras, agissent par surprise. A la mort de l'Empereur, le Traité de Verdun sépare l'Empire carolingien. Le rêve du Clan Ventrue est brisé, les Toréadors applaudissent, et les Anciens Ventrues se demandent pourquoi Gordric n'a pas mieux défendu la situation.

 

Les Malkaviens entrent dans la course au pouvoir au côté de l'opposition Toréador, aussi surprise que les autres.

 

 

Les Normands

 

En 845, Paris est à nouveau attaquée. Les Vickings Normands entreprennent un pillage de la rive gauche, les habitants s'étant retranchés dans la Cité (l'île). L'empereur Charles le Chauve venu camper au pied de Montmartre achète finalement leur départ.

Il ne semble qu'aucun Caïnite n'accompagne les Vickings !!! Les Vampires parisiens commencent à avoir peur. Des mortels seuls ont pu faire ça. Et s'ils avaient été accompagnés?

 

Mais ce n'est qu'une accalmie. En 861, les Vickings reviennent et pillent une nouvelle fois Saint-Germain des Prés qui avait été précipitament vidé de ses reliques par les religieux (les reliques étaient à l'époque le bien le plus précieux des églises et étaient systématiquement mises à l'abri en premier) avant de se retirer à nouveau. Cette fois, ils sont  renforcés par les Brujah. Ils attaquent à vue tous les Ventrues et laissent des autres vampires les fuir. Les Ventrues se retrouvent seuls devant eux.

 

Les Brujah repartent affaiblis mais la main mise des Ventrues est brisée. Les Malkaviens prennent le pouvoir avec une facilité déconcertante (certains diront d'ailleurs dérangeante).

Pour consolider les défenses de la ville, Charles le Chauve bâtit donc un pont fortifié en aval de la Cité (plus ou moins à l'emplacement de la passerelle des Arts actuelle).

 

Mais en 885, lorsque les Normands reviennent par le fleuve, ils finissent par passer le pont et pénètrent dans la Cité où on les repousse à grand-peine. Le Comte Eudes et l'évêque de Paris Gozlin à la tête de leurs chevaliers, les goules Ventrues, repoussent les assauts répétés des Vikings. Paris devient le symbole de la résistance.

La lutte est terrible car les Brujah se sont alliés avec tous les Gangrels de la région. Ils attaquent tous les refuges Ventrues qu'ils connaissent mais ne font que très peu de victimes. Toute la descendance ventrue de Gordric a disparu de la ville!!

 

Gordric profite de la campagne vidée des Gangrels pour attaquer un Caern Garou, et y dérober une sorte de relique. Il disparaît à ce moment-là, seul survivant connu de la boucherie.

Tydor meurt dans la bataille.

 

Finalement, la fureur Brujah apaisée, les Normands s'installeront en Normandie et cesseront de dévaster le pays.

 

Avec les Capetiens, les Malkaviens laissent sciemment le pouvoir aux Toréadors.

Les Lhiannan finissent de disparaître totalement, ils se terrent et nombreux sont ceux qui entrent en torpeur.

 

En 945, à la suite d'une grande épidémie, les Toréadors interdisent aux Nosferatus l'accès à la ville. Ceux-ci sont obligés de quitter la ville pour les faubourgs alentours.

 

<< Un cappadocien de la 5 génération trouve la mort, des humains furent témoins de sa mort face à une dizaine de paysans... une enquète fut faite et les gangrels furent accusé du crime >>

 

Ventrues et Toréadors

 

Au moyen-âge, les zones d'urbanisation s'inversent. C'est sur la rive droite et non plus la rive gauche que la ville se développe en priorité.

De nombreux projets voient le jour. Paris voit arriver de nombreux écclésiastiques Toréadors et Lasombras. L'Eglise règne. Les Malkaviens perdent toute crédibilité politique, éjectés par la puissance manipulatrice des Lasombras français.

 

De nombreux problèmes avec l'empire germanique se résolvent par des batailles sanglantes, des tentatives de renverser le Roi échouent, bref pleins de choses à développer...

 

Les Cappadociens, les Toréadors et les Lasombras renforcent leur place dans l'Ordre Dominicain, tandis que les Brujah, les Malkaviens et les Nosferatus sont derrière l'Ordre Franciscain. *** à vérifier : dates des ordres, et agendas des 2 groupes.

 

Grâce au tollé engendré par les Croisades, les Ventrues arrivent enfin à positionner leurs familles de goules et forment l'Ordre du Temple. Ainsi, ils se recréent un trajet vers la Cour. Un certain Alexandre, Infant de Tydor, est l'artisan d'une alliance Ventrue-Toréador contre les Lasombras. Ceux-ci sont rapidement écartés du pouvoir mais ne se laissent pas faire. Dans la lutte Lasombra contre Toréador qui a lieu à l'intérieur même de l'Eglise, ils se font remarquer. L'idée que des êtres maléfiques auraient investis la maison de Dieu fait son chemin jusqu'à Rome...

 

Alexandre est très vite à la tête de Paris. Il assure la position de Défenseur de la Cité, tandis que les Toréadors s'occupent de l'Eglise et de la diplomatie. Avec la Grand Cour, un calme inhabituel s'installe en France.

 

Une lignée de sang inconnue vient s'établir à Paris. Eveillant un temps l'intérêt, tout le monde se lasse de ces jeunes peu puissants. Sous-estimés de tout côté, ils prennent aisément le contrôle des Templiers et de leurs richesses.

Les Ventrues sont choqués et leurs ressources s'envolent vers les jeunes venus de l'Est, les Tremere.

 

C'est à cette époque que les Toréadors commencent à perdre peu à peu pied dans l'Eglise : des mortels dont la présence même leur est gênante s'insinuent à tous les niveaux de celle-ci. Les Ventrues poussent alors Philippe Le Bel à prendre des mesures contre leur propre création.

 

Pendant ce temps, en Angleterre, le Mathusalem Mithras a pris le pouvoir. La Guerre de Cent Ans éclate en même temps que la Révolte Anarche.

 

Dans un premier temps, les Nosferatus sont autorisés à rentrer en ville mais 3 ans plus tard, une épidémie de Peste Noire agresse Paris. Les Nosferatus sont à nouveau bannis de la ville. Après que certains d'entre eux tombent entre les mains des bandes anarches, ils reviennent en force dans Paris. Mitani, l'Infant de Saviarre s'oppose à eux et leur intime l'ordre de partir. Il est promptement maîtrisé et envoyé aux Anarches. Une véritable scission s'opère dans Paris, avec d'un côté les réfugiés fuyant la campagne et non les bienvenus dans la ville, et de l'autre, les habitants légitimes de Paris.

 

Cette division permet aux forces anglaises de conquérir Paris et de l'occuper en 1420. Mithras arrive à Paris et détruit Alexandre, qui ne se défend même pas. Mithras est venu à la recherche d'Esus et est proche de le trouver, lorsque Smertrius ressort de l'ombre pour défendre son Sire. Les parisiens diront voir des loups dans Paris, ils ne les verront pas se battre plusieurs nuits durant.

A la fin, Mithras quitte Paris et donne l'ordre à ses troupes de brûler la ville. Les Toréadors, en la personne de la Mathusalem Helena, le convainquent de ne pas faire cela. Elle restera en France, pour protéger son nouveau fief.

Elle ne pourra tenir la ville, reprise par son roi légitime. Néanmoins, elle laisse Beatrix au pouvoir. La Cour ne s'est jamais interrompue et c'est une période qui ne marquera que peu les Caïnites de la ville.

Avec la peste bubonique qui revient, les Nosferatus sont forcés de quitter la ville, encore une fois.

 

Les Ventrues créent une multitude d'Infants en collaboration avec les Lasombras, et partent à la reconquête de l'Espagne.

 

1445 :

Les Cappadociens disparaissent de la ville. Saviarre fait mener une enquête et découvre un conflit interne à leur Clan. Elle rencontre Milla Giovanni, porte-parole du Clan Cappadocien, qui lui apprend la mort de Cappadocius.Après une longue discussion privée, les Giovanni sont désormais les bienvenus en ville.

 

Paris n'est que très peu touchée par l'Inquisition. Plusieurs caches de Lhiannan en torpeur sont sacrifiées aux prêtres pour détourner leur attention et créer un “ archétype ” du vampire non correspondant.

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 13:40
Paris était l’une des plus anciennes nécropoles du monde, elle était appelée « l’Impériale » selon le peu de ressources qui reste du grand « Tabula Rasa » la Table rase, faites sur toutes la région voir la France selon les âmes errantes venu de très loin. Depuis l’arrivée des romains les légions gardaient les murs de la cité et la corruption, la pourriture et les assauts du néant ont rythmés les cycles sans fin de la Nécropole. Des chevaux du néant auraient piétinés la ville pendant de longues semaines massacrants toutes les ombres et les revenants sombraient laissant place aux spectres qui n’avaient que peu de chances supplémentaires devant la dévastation digne des rêve d’Atilla. L’ancienne nécropole aux rues étroites, construites par des armées de dédale mal pavées, bordées d’antiques pierres donnant l'impression qu'ils vont se jeter sur les passants. Aujourd’hui se qui se rendent à Paris ne voient que ruines, boues et spectres isolés abandonnés à leurs folies de destruction.

Aujourd’hui Paris renaît, ses morts bâtissent la ville telle qu’elle devra être pour en accueillir bien d’autres. Quand d’autres âmes se sont éveillées les bruits d’une concentration à Paris. Les Bâtisseurs ont débutés la fondation de la Nouvelle Nécropole, qu’ils ont baptisés « Lutèce » pour la même raison que les romains il y a plus de deux milles ans, la ville n’étais plus que boues noires et marrons. Les ponts sont tombés et les Artisans découvrent leurs talents avec les autres. La ville en cette période et divisé en trois hauts lieux sous la domination de trois revenants suffisamment entouré pour maintenir leur pouvoir sur les autres.

 

Une ville qui se divise pour se reconstruire…

 

La ville est dominée par trois seigneurs s’ils ne se font pas vraiment la guerre ce n’est que pour des raisons de logistiques et de personnes prêtes à se battre, alors qu’ils ont besoin d’eux pour construire la ville ou du moins leurs trois domaines. Les Trois domaines se partagent en environ seize secteurs, qui sont plus ou moins sous la domination des seigneurs.

 

La cité des élus

Abdel krim abdallâh un sage et âgé originaire d’Algérie, portant les vêtements traditionnels musulmans et un longue barbe blanche et grise. Il ne se souvient pas de ce qu’il s’est passé avant mais il a des talents qui dépassaient de loin celui des autres. Il a de plus de fréquents cauchemars lui ouvrant les yeux sur les évènements passés, ou alors des évènements qu’il peut avoir vécu…

En effet il reste dans le flou et tais ses visions de peur de perdre la confiance des siens. Il pense avoir étais témoins de cette période, mais la réalité est bien plus sombre. Il était l’un des généraux qui ont dirigés l’assaut. Il a du se retirer et soigne les importantes blessures, laissant son autre côté construire un domaine pour plus tard reprendre le tout en main.

Il règne sur la rive droite qui devient la zone principale des Artisans et des penseurs qui travaillent à la reconstruction de la ville. Ils travaillent à créer une milice pour sécuriser la ville et pacifier les zones de luttes et plus précisément les quais qui sont des zones de non droits. Abdel krim abdallâh prône une foi en l’avenir demandant d’attendre le jugement dernier et cette vision des choses est fortement apprécier des plus sages. Cette zone devient dangereuse pour les trois autres seigneurs qui voient la ville se reconstruire sans eux.

Système politique : Il se base sur le Coran, son système s’approche d’une théocratie.

Philosophie : Nous sommes là en attente du jugement, nous devons nous perfectionner et montrer notre unité aux yeux d’Allah. Nous ne sommes pas tous Musulmans, mais eux savaient ce qu’i y avait de l’autre côté.

Les factions présentes : Les Artefacteurs, les Moniteurs, les Confesseurs et les Mnemosi et quelques Oracles et Chanteurs.

 - Les Havres dorés

De l’autre coté de la seine au nord des îles se dressent plusieurs bâtiments appelés les Havres dorés, c’est le lieu ou les sept Oracles dirigeants de cette rive se reposent. Il semblerait que ce soit des bâtiments qui n’ont pas étaient rasé par le Néant. Cela correspond au quartier en dessous du Louvre, appelés « St Germain l’Auxerrois ».

 - La Boucherie

A l’emplacement de nos Halles se trouvent un bâtiment carré, macabre taché de sang. Il est le lieu ou l’on « interroge » les dissidents selon leurs dires. Les élus s’amusent de cela et ne cache pas que ce n’est qu’un centre de redressement. Les cris sortant de là, viendraient d’un lointain passé… ou d’un plus sombre avenir.

 - Saint Paul

Le quartier de Saine Paul et son église sont le seul quartier préservé de Paris. Les Oracles et l’Emissaire du Jugement dernier Abdel krim abdallâh. Il est le siège religieux décoré dans une mode plus islamique.

 

     Le huitième Quartier (« St Antoine »).

     Le treizième Quartier (« St Honoré »). Sans conteste la place forte de la ville, et en ce sens, le domaine exclusif du Prince (et parfois de sa lignée). La forteresse du Louvres se dresse, en grand rempart contre toute invasion provenant de la Seine. Le quartier est aussi fort du second hôpital de la ville, l’hôpital des Quinze-vingt. Non content d’être surprotégé par les différentes murailles qui l’entourent, le quartier bénéficie de la même qualité d’architecture et de sécurité que le Palais royal. Il est le poumon de l’armée de réserve dans Paris.

     Le quatorzième Quartier (« St Sauver »).

     Le quinzième Quartier (« Le Temple »).

 

Les Cour des Marrais

Une autre entité apparue il y a quelques mois se fait appeler « Le Masque » représenté par une forme spectrale asexuée qui trône sur l’île de la cité avec ses suivants récupérant les plus rageurs et déshérités des fantômes sans parler des plus rebel. Une cours des miracles au cœur de la ville, un nid de rébellion qui ne peut que séduire les nouvelles ombres qui ne savent ce qu’ils sont. L’un des bâtiments toujours en construction et n’ayant subit que peu de gros dégâts et le lieu ou trônerait le masque et ses suivants. Les autres îles plus petites et parfois sous un mètre d’eau sont la propriété de ses fidèles. Ils ont commencé à bâtir des murs et rehausser les îles pour ne plus être sous les eaux d’une seine noire et gluante, rappelant le lourd pétrole s’écoulant des pétroliers en d’interminables flots… Ils commencent à se rendre utile par leurs Messagers, Oracles et autres Usuriers. Mais l’ont peux trouver toutes les factions sur les îles.

Les factions présentes : Les Messagers, les Artefacteurs, les usuriers, les Chanteurs, les Masques, les Oracles, les Croque-mitaine et les Marchands de sables avec une faible minorité de Confesseurs.

 - Le Trône de jais

Un bâtiment de jais sur l’un des îles construit par les suivants de Masque en forgeant les âmes de spectres selon les « ont dits » mais certains disent qu’ils ont repris les pierres de l’ancien palais qui surplombait l’île. Il est le cœur de la politique du Masque et renferme surtout la fratrie prenant le nom du « Masque » mais ce secret est le plus gardé. Les murs du palais chantent et peu d’errants peuvent vivre longtemps dans les murs avant de souhaiter se plonger dans le néant. Il y aurait dans les sous sol une prison gardé par des créatures créer par des artisans. Les rues sont hautes et pavés de pierres noires à l’image du Trône. Une milice bénévole circule dans l’île et c’est au pied du Trône qu’ils peuvent se reposer et se confesser auprès d’Eugène le confesseur officiel du Masque. Le Masque bien que très laxiste et tolérant ne veux pas de désordre dans le quartier de son palais.

 - Le domaine d’Eugène

Il gère un domaine, une administration dont l’ordre ressemble à une théocratie, mais les croyances sont plus païennes que catholique. C’est ici que les échanges sont fait, les commerce avec les deux autres rives et ou celle-ci se rencontrent. Les plus perdus des errants se retrouvent ici, et il y aurait un marché noir très fructueux ou l’on pourrait trouver des âmes pas encore écloses. Dans les sous sols d’autres créatures seraient présentes des éternels morts qui semblent ne pas voir ce que les autres errants peuvent voir.

 - La Zone de Guerre

Là où la guerre est au plus fort, une zone de lutte pour prendre possession des rares âmes qui arrivent par la seine. C’est une zone de non droits ou l’anarchie la plus violente et où des gangs font la loi. On peut y trouver tout les errants les plus recherchés voir même trafiquer avec des « spectres » selon ce qu’il se dit dans les cercles plus évolués. La Zone de Guerre se situe de chaque coté de la seine et tous le long. Depuis quelques semaines ont parle d’un ombre qui arpenterait le courant de la seine pour amener les nouvelles ombres d’un coté vers l’autre. Les quelques bateleurs se refusent d’en parler donnant le nom de Charon a celle-ci. Personne ne l’a vue mais elle est bien réelle dans les pensées de ceux qui fréquentent la Zone de Guerre. Elle serait accompagnée de deux chasseurs armés d’arc spectraux. Son nom réel serait l’Ankou une faucheuse à la lanterne. Qu’est-elle… Une légende urbaine ? Ou un cauchemar revenu du passé ?

 

 

 - Les îles

Alors que la zone de guerre permet peu d’échange sans violence, les îles auquel on accède grave au batelier, des voyageurs habilités ont traversé une seine traîtresse. Ces zones appartiennent souvent à des gangs qui dominent leurs petites îles ou des corporations interdites ailleurs. Aucune autorité ne s’y risque si ce n’est pour des échanges très mal vue avec d’autres régions de la ville. C’est le lieu de prédilection du marché noir et du crime impuni.

 

Le Domaine de la Dame Noire

La Dame noire, serait l’une des oracles de l’avant néant qui aurait vu l’évènement qui s’est déroulé. Elle a trouvé un lieu avec deux de ses disciples pour échapper à l’évènement, mais seul elle et « Michel » auraient survécu, mais le fait est là, elle a accueillies les âmes errantes. Elle professe l’alliance avec ceux qui sont de l’autre côté du voile beaucoup trop épais. Et elle règne sur toute la rive gauche avec son amant et disciple. Elle a élu domicile dans une université ou les professeurs enseignent mais apprennent aussi à retrouver l’étendu de leurs talents.

 

Les factions présentes : Les Marionnettistes, les Appariteurs, les Apparitions, les Alchimistes et les investigateurs.

     Le dixième Quartier (« St Geneviève »).

     Le onzième Quartier (« La Sorbonne »).

     Le neuvième Quartier («  St Victor »).

     Le douzième Quartier (« St Germain des Prés »).

 

 

 

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Published by MaeL - dans Wraith
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 20:35
Il y a quelques temps un de mes joueurs m’a demandé de quel cercle était son tremere et ce que ça lui donnait comme droit. J’ai été incapable de répondre. A la réflexion, pour un clan réputé pour la rigidité de sa structure initiatique et son mysticisme, les publications –officielles ou non – manquent singulièrement de précision. Même le clanbook malkavian est plus explicite sur les mécanismes internes du clan qu’il étudie. N’ayant rien trouvé à ma convenance sur le net concernant ce sujet, j’ai commencé à réfléchir à un article.

Il m’est apparu rapidement qu’il était inutile de développer les cercles de mystère des régents et au-delà. Le seul moyen pour qu’un PJ devienne régent est que l’histoire soie jouée en accéléré. Soit il est vieux dès sa première partie, soit il commence au Moyen-Âge avec des trous de plusieurs décades entre chaque « aventure ». Dans le deux cas, le passage de stade en stade n’est pas joué, et le joueur ne connaît rien de plus à la gestion d’un territoire que ce que lui aura appris Simcity ™.

Un article du SDEN détaille ce qu’un apprenti peut espérer posséder et utiliser dans la Fondation. Les deux points de vue ne sont pas forcément incompatibles. Mais je n’ai fait aucun effort pour les concilier, vu qu’ils ne portent pas le même regard sur les apprentis.

Les cercles de mystère

Mystère est un mot galvaudé de nos jours. En d’autres temps, un Mystère était une Gnose, une connaissance de nature divine. C'est-à-dire une savoir sur ce qui ne peut être connu. Ce paradoxe apparent était résolu par le mode d’apprentissage des Mystères : l’Initiation.

Tout comme la description d’un concert de rock ou d’une partie de jeu de rôle ne permet pas de faire comprendre les états intérieurs des participants, la description d’un Mystère ne permet pas de le comprendre. L’Initiation se distinguent des autres philosophies ( -logie) et sciences ( -nomie) par l’inutilité de supports oraux ou écrits pour transmettre l’information.

L’initiation n’est rien moins qu’une épreuve où « on le jette à l’eau ». Soit un éclair de lucidité lui fait comprendre ce qu’on veut lui faire comprendre, et sa vision du monde s’en trouve changée. Soit la révélation lui échappe, et le postulant ne perçoit que l’humiliation de son échec. Bien évidemment, l’impétrant ne sait pas ce qui l’attend avant d’avoir passé le rite initiatique ; et s’il la passe cela lui semblera une évidence qui lui avait échappé jusque là.

Très souvent, un rite initiatique ne peut être accompli qu’une seule fois. Un deuxième essai a moins de chance que le premier d’amener la Révélation. Il est donc essentiel que le postulant à une épreuve soit prêt à ce qu’il va subir. La réussite le propulsera à un niveau de conscience supérieur. L’échec le condamne à une amère stagnation. Il est inutile de gâcher un rite initiatique pour quelqu’un qui n’a pas les prérequis. Même dans une organisation compétitive comme le clan Tremere, on ne pousse pas un concurrent potentiel dans une épreuve initiatique qu’il ne pourra réussir. Il est bien plus intéressant d’avoir un rival compétent qu’un ennemi qui n’a plus rien à perdre.

Chaque épreuve initiatique mène à un grade qui comporte droits et devoirs, responsabilités et tabous, permissions et interdictions. La réussite de l’épreuve rend probable le succès dans la nouvelle fonction. Et la capacité à accomplir sa mission est quelque chose avec laquelle les tremere ne plaisantent pas. Car pour eux chaque mission n’est pas simplement un boulot à terminer mais d’une tâche sacrée à accomplir corps et âme. Pour prendre un parallèle, tout le monde peut faire un comptable passable, mais très peu pourrait tenir une semaine comme ministre des finances. Cette élite seulement peut être membre du clan Tremere.

Ces grades participent tous à la stabilité de la pyramide. Celle-ci vise à un accomplissement plus grand ; une synergie dont les résultats dépassent de très loin la capacité et la compréhension d’un individu ou même d’un groupe d’individus. Personne ne pourrait créer une telle structure. Par contre, il est possible de la découvrir comme on découvre les lois de la nature. Rien d’étonnant à ce que « les enfants de la pyramide » considèrent le clan dans son ensemble comme une entité divine. Car c’est bien ce qu’elle est : une chose intangible et immatériel, qui agit sur toute chose, que l’on ne peut connaître, mais avec laquelle on vit intimement.

Les grades de l’apprenti

Le candidat

Le candidat Tremere est longuement observé pour juger de ce qu’il peut apporter à la pyramide et de sa capacité à s’y intégrer.

La capacité d’intégration semble un critère évident. C’est pourtant le plus difficile à décrire. Toutes les fondations d’Europe pourraient déclarer unanimement qu’une personne fera un bon Tremere, il n’y aura pas deux capable de l’exprimer de manières semblables. C’est pour ça que le jargon rituel a été créé : même si les mots ne signifient rien en soi, tous connaissent les idées qu’ils recouvrent.

L’apport d’un candidat est avant tout le candidat lui-même. Pas seulement ce qu’il est et ce qu’il fait mais aussi ce qu’il peut devenir. C’est un point sur lequel la plupart des clans ont une idée éronnée : Un « chien fou » commandant un grand pouvoir politique ou détenant la clé d’une énigme n’a pas sa place dans la pyramide. On en fera un serviteur ou peut être une goule, rien de plus. Mais une employée de bureau sous-estimée ou un autiste qui croit avoir été enlevé par les martiens ont un potentiel que des spécialistes de haut niveau se feront forts de développer (…et d’exploiter).

Epreuve initiatique : l’étreinte

Le serment tremere est une constante. Mais malgré la volonté des hautes autorités, l’entrée dans le monde vampirique peut varier fortement d’une fondation. L’un la recevra lors d’une cérémonie, alors qu’un autre sera pris au piège par un individu. Une goule peut devenir trop utile pour rester un simple serviteur, tandis qu’un quidam sera propulsé sans avertissement dans le monde des ténèbres. Certain ne connaîtront jamais leur sire alors que d’autres seront à jamais dans son entourage….

Droits : aucun, pas même de savoir dans quoi il s’engage

Devoirs : aucun, pas même d’accepter son sort

Nb : goules et serviteurs ont leurs propres droits et devoirs. Il n’est question ici que de ceux du candidat cainite.

1° cercle

L’apprenti tremere vient de découvrir ce que c’est de mourir. La métaphore de toutes les sociétés secrètes est pris ici au sens littéral du terme. Maintenant il doit apprendre à « vivre avec la mort ». le 1° cercle est avant tout une période d’instruction à la vie cainite.

Droits et devoirs : l’apprenti peut recevoir les enseignements d’un ou plusieurs instructeurs et doit s’impliquer dans son apprentissage. L’instruction porte entre autre sur : le sang et la physiologie vampirique, la vie sociale nocturne (tradition, camarilla,…), l’occulte (les disciplines, les créatures des ténèbres,…), l’histoire de la maison tremere, etc… De nombreux tests et mises à l’épreuve émaillent cette période.

C’est également une période d’observation où l’on notera les apprentis qui apprennent vite, les geignards et les rebelles. Bien que l’enquête préliminaire aie donné un pronostic précis quant au devenir du nouveau-né, le premier cercle est une période où peuvent surgir des déceptions amères et des heureuses surprises.

Epreuve initiatique : la présentation

Avant d’être présenté au prince, l’apprenti est présenté au clan. Il peut s’agir d’une cérémonie rassemblant les tremere des environ ou bien un rituel de communication qui le mets « en ligne » avec la pyramide. Cette reconnaissance par les pairs est héritée de l’Inception dans la tradition universitaire.

L’apprenti est ensuite présenté formellement au prince, c'est-à-dire aux harpies. La première impression qu’il fera restera sans doute pour longtemps l’image ou le rôle que lui accordera la société cainite. Aussi strict qu’aie été l’instruction, la plupart des nouveaux-nés considèrent qu’ils n’étaient pas encore assez préparés aux insinuations toréadors et aux mépris ventrue.

2° cercle

L’apprenti sait à présent ce qu’il est. Il a aussi appris de première main que seuls ses frères Tremere peuvent être véritablement considérés comme des alliés. Un frère reste un frère, même si on ne l’aime pas.

Il est maintenant capable de rendre de menus services. Les tâches sont fréquemment des corvées qu’un serviteur ou une goule ne sont pas capables d’effectuer, mais que les tremere aînés n’ont pas le temps ou l’envie de faire eux-mêmes.

C’est donc une période de labeur intense où l’apprenti montre comment il travaille. C’est aussi une leçon d’humilité. Les talents qui ont fait sortir l’apprenti du lot des candidats à l’Etreinte sont rarement utiles aux tâches demandées. Un érudit spécialisé dans les langues mortes pourrait très bien se voir demander d’exfiltrer une statue grecque du musée des arts. Un kabbaliste renommé pourrait devenir le pouvoir derrière une personnalité politique.

La charge de travail est souvent très lourde. Les corvées en attente sont à peu près infinies. Mais c’est aussi une manière de pousser l’apprenti à une méthode de travail adaptée à son état de mort-vivant, à acquérir des compétences et des automatismes dans des domaines qu’il n’aurait jamais envisagé d’aborder et de le motiver à apprendre pour passer à des tâches plus intéressantes.

Les jeunes apprentis ont souvent l’impression qu’on les confine « au nettoyage des chiottes » et que leurs talents naturels sont gaspillés par des Aînés aigris, jaloux et anachroniques. Cette frustration est tellement répandue qu’elle fait partie de l’image que l’on se fait du tremere.

La vérité est que les Aînés provoquent délibérément cette situation pour pousser l’apprenti au-delà de ses limites. Le boulot dégradant, ennuyant et dangereux que leur jette négligemment leur supérieur n’est parfois rien d’autre qu’un test de persévérance. Il est fréquent qu’une de ces corvées soit inutile ou sans importance. Le désintérêt de l’ancien à l’annonce du succès d’une tâche n’est pas feint. L’apprenti s’en rend compte avec rancœur, mais il imagine rarement que son succès n’était pas prévu. Et même s’il soupçonne qu’on lui a refilé intentionnellement un boulot stupide que l’on n’espérait pas voir achever, il n’y voit qu’une malveillance de la part d’un vieux qui le déteste pour une raison inconnue ou imaginaire.

On trouve cette méthode pédagogique dans l’instruction des soldats d’élite (cf : full metal jacket).

Droits et devoirs :

L’apprenti du 2° cercle a le droit de parcourir les zones communes de la fondation, ainsi que d’utiliser le matériel et les serviteurs nécessaires (pas « utiles », « nécessaires » !) à ses tâches. Il doit s’acquitter des travaux qui lui sont donnés par son régent (généralement au travers d’un apprenti de haut grade).

Fréquemment, la manière d’accomplir les tâches lui est imposée. Après tout il est en apprentissage. Evidemment, l’apprenti n’a aucun choix quant au buts et objectifs qui lui sont imposés. Ceux-ci sont parfois tellement floues ou invraisemblables qu’il peut être difficile de prouver qu’ils ont été atteints.

De plus, L’apprenti du 2° cercle est maintenant un représentant officiel de son clan et de sa fondation. On attend de lui qu’il agisse à tout moment comme un ambassadeur devant les autres clans. Il est attendu qu’il servira de bouc émissaire en cas de problème ou d’erreur. Les plaignants ne seront sans doute pas dupes et les sanctions ne seront sans doute pas celles annoncées (à moins qu’il y ait besoin d’un châtiment public ou de discipliner l’apprenti). Mais les apparences seront sauves, et le clan ne se sera pas fait un ennemi de plus.

Epreuve initiatique : l’échec

C’est avant tout l’implication et la ténacité au long de ce stade qui est déterminante pour être proposable à l’épreuve. Un candidat à l’épreuve aura accompli des choses astreignantes et difficiles (en tout cas pour lui). C’est pourquoi il aura développé une fierté hautaine semblable à celle d’un jeune médecin ou d’un pilote de chasse sortant de l’académie.

C’est pourquoi il échouera lors de son épreuve.

Pour la première fois, on lui confiera un travail intéressant et susceptible d’établir sa réputation. Bien que difficile, il semblera réalisable, motivant et dans le domaine de compétence de l’apprenti. Il n’y a pourtant aucune chance d’y parvenir, soit que l’objectif soit impossible, soit que toute l’épreuve soit subtilement truquée. Au moment de présenter ses réalisations devant le conseil des anciens, l’apprenti les verra s’écrouler sans avertissement. Il sera bien sûr sommé de s’expliquer face à une table d’anciens aux visages fermés et à l’hostilité contenue. 

L’apprenti peut proclamer sa responsabilité et demander une juste punition, ou bien décrire en détail  le concours de circonstance qui a provoqué le désastre, ou encore lancer des accusations de sabotage. Dans tous les cas, il sera mis en cellule pendant que l’on débat de son sort. Il y passera au moins une nuit à méditer son échec et tous ce qu’il aurait dû dire lors de son procès.

La délibération n’a rien à voir avec ce qu’imagine « l’apprenti fautif ». Si les anciens ont gardé un calme stoïque c’est pour étouffer des crises de fous rire en voyant la tête de l’apprenti déconfit et ses justifications ridicules. En réalité, ce n’est pas la réussite qui est jugée (c’est déjà fait), mais l’expérience de l’échec. La libération soudaine d’années d’amertume et de frustration est très révélatrice de la véritable nature de l’apprenti. Dans ces échecs futurs, rejettera t’il la faute sur quelqu’un ? Sera-t-il lâche ou veule ? Jouera-t-il les martyrs ? Comment affrontera t’il une erreur qui peut lui coûter une mort douloureuse et définitive ? C’est souvent ici que les nihilistes et autres rebelles destructeurs se révèlent. Au mois deux « taupes » d’autres clans ont été découvertes de cette manière.

A peu prés toutes les réactions sont tolérées sauf la violence préméditée. Même poussé dans ses derniers retranchements, un tremere n’a pas le droit de détruire le clan et ses membres par un moyen prévu à l’avance. Une frénésie reste cependant acceptable (tout est déjà prévu pour la juguler).

Quand l’apprenti revient devant ses juges, la tête pleine d’excuses et d’ultimes arguments, il apprend avec étonnement qu’il a passé l’épreuve avec succès.  Il est tellement abasourdi qu’il faut souvent lui expliquer deux fois qu’il a été induit en erreur, avant de lui lire ses nouveaux droits et devoirs.

Pour l’anecdote :

La célébration du passage au troisième cercle fait l’objet d’une débauche tout à fait inattendue dans « un clan de pètes-secs et de vieilles barbes dépourvus d’humour [SIC]». Le stress de plusieurs années se libère en une semaine. L’énormité de la farce dans laquelle il a joué le dindon lui apparaît avec une telle ampleur qu’il ne peut qu’en rire aux larmes. Et les vieux tremere qui sont passés par ce stade accueillent avec joie ce nouveau frère mis dans la confidence. On a vu dans les elyséums des apprentis déclarer leur amour pour la pyramide ou leur pardon à l’univers devant une foule d’aînés sentimentaux. Les fétards et les témoins (y compris les tremere du 2° cercle) interprètent souvent avec angoisse ces comportements « étranges » comme la preuve d’un lavage de cerveau ou d’un lien de sang. Ce qui ne fait que renforcer la valeur du deuxième cercle d’apprentissage.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 20:29
Le mysticisme hermétique se base sur un système rigide fait de précision et de contrôle. Le Moi est un microcosme de l’Univers et la source de toute l’autorité terrestre potentielle. Les métaphores et le symbolisme sont importants dans la pratique hermétique, même au moyen age (textes anciens, composantes magiques). L’astrologie et l’alchimie sont aussi courantes parmi les mages hermétiques, et rares sont les laboratoires sans une carte de la voie lactée ou un nécessaire à onguent.

 

Fondation : MODUS.

Cela représente la doctrine stricte de l’étude, de la volonté et de la discipline requise pour pratiquer les Ars Hermétici. Cette éthique de la perfection transparaît dans tout ce que fait le mage, lui permettant de transcender les liens existant pour les simples hommes et de manipuler les pouvoirs qui font trembler les dieux eux même. Modus est à la fois le moyen et le but, l’Ouroboros, avalant sa propre queue en une quête sans fin, servant de moyen pour attendre une plus grande compréhension, et à son tour, cette compréhension servant à améliorer sa technique.

l                     Le mage est capable d’exercer sa volonté à un degré rudimentaire sur les choses extérieures à lui. A ce niveau, l’objectif reste la connaissance de soi.

ll                   Le mage commence à comprendre les vérités qui se cachent derrière beaucoup de fondamentaux de l’hermétisme. Sa volonté se renforce et il commence à voir que le pouvoir n’existe que pour ceux qui font preuve de suffisamment de courage pour l’atteindre et le saisir.

lll                 Maintenant, le mage apprend que c’est sa volonté qui donne un sens au monde et sa place en son sein, et non l’inverse. Le mage commence à douter qu’il puisse commettre des erreurs. Son pouvoir est considérable, et toute chose lui semble possible, à portée de main.

llll               Avec une précision sans faille, le mage contrôle chacune de ses respirations, chaque moment de sa vie, comme un exercice de volonté et d’habileté. Il est convaincu que quelque chose existe juste au-delà de ses capacités qui lui donnerai une puissance mystique sans limite. Il ne fait plus qu’un avec sa magie, elle n’est plus que l’extension de son esprit, pareil au mouvement d’un bras ou aux mots dans sa bouche.

lllll Le mage s’aperçoit que son périple commence qu’à peine. Son Modus s’est transformé comme la pierre philosophale, et il apprend que sa quête de perfection et de suprématie sur l’Ars est sans fin. Il quitte la réalité des mortels et rejoint celle des dragons, géants et autres dieux. Sa magie transparaît dans tout ce qu’il dit ou fait, et tout le monde le reconnaît pour ce qu’il est : Un Magus Rex ou Archimage (le mage peut dépenser 2 pt de volonté par tour).

Spécialités : Contrôle, destruction, éléments, transmutation.

 

Les piliers : Forma.

Chaque pilier est un Forma. Chaque Forma représentent un aspect fondamental de la Création. S’ils couvrent beaucoup de pouvoirs potentiels, ils ne peuvent violer certains préceptes établis pas l’Eglise (dont Bonisagus s’est inspiré) : la résurrection, la création de la vraie vie, et le voyage au delà de la sphère lunaire. De plus, si beaucoup d’érudits de l’Ordre ont eu affaire avec des entités spirituelles, mineures et maléfiques, leur contrôle sur ces choses repose surtout sur la maîtrise des énergies qui soutiennent ces entités plutôt que le pouvoir sur une quelconque matière éthérée.

Exemple de Foci : Conjonctions astrologiques (ou autres phénomènes), Enochien (chants, récitations, textes), numérologie.

 

Anima (commander la vie)

C’est le pouvoir de guérir, la force de l’ours et la rapidité du loup, c’est la maîtrise de la maladie et de la santé, du contrôle sur toute chaire, de la plus petite sourie au plus gros des éléphants d’afrique. A bas niveau, le mage doit se contenter de guérir ou d’endiguer la fièvre ou d’annuler le besoin de sommeil ou de nourriture. A haut niveau, le mage peut invoquer ou bannir la peste, restaurer un poumon ou provoquer une crise cardiaque d’un seul mot.

l                     Le mage peut détecter la vie ou des êtres naturels (même les loups-garous et les mages), détecter la santé d’une personne (niveau de santé). L’absence magique de vie (comme la présence d’un démon) peut être aussi détectée si le mage sait ce qu’il cherche.

ll                   Le mage peut altérer les formes de vie inférieures (plantes, insectes), soigner ou blesser (2 contondants ou 1 létal par succès), il peut interagir avec la forme de vie qu’il connaît le mieux : la sienne. Le mage peut librement se guérir ou se blesser comme il peut le faire sur les êtres inférieurs.

lll                 Le mage peut guérir ou blesser d’autres êtres plus grand (comme des personnes) avec sa seule magie, comme il pouvait le faire avec lui-même. Il peut aussi altérer les paramètres des formes de vie supérieures (non humain) ainsi que la sienne. Il peut créer des modifications entre les formes de vies, ou les modeler à sa guise (-1/+1 l en force, dextérité, vigueur ou apparence par succès).

llll               Le mage peut maintenant modifier les motifs d’un être humain en le remplissant de vie (soigner des aggravés) ou inversement. Il peut modifier la forme de créatures fantastiques (incluant la possibilité de changer de forme). Des changements permanents peuvent être faits à des formes de vie non consciente, tant que cela ne perturbe pas la réalité.

lllll Le mage peut créer la vie ex nihilo, il peut fabriquer un corps humain, il peut propager la peste ou la bannir. Il peut contrôler toute créature en influençant ses « humeurs » corporelles. Les transformations qu’il entreprend peuvent être fantastique tant qu’elles trouvent leur base dans la nature (comme la régénération des vers de terres appliqués à une hydre)

Spécialités : créer la vie, soigner, forme humaine, hybridation, créatures inférieurs.

Exemples de foci : coupe ou calice, mandragore ou autres plantes mystiques, mercure, pentacle de venus, branche de bois vert…

 

Corona (commander l’esprit)

En se referant au mythe de Salomon lui-même, la plus grande couronne qu’un souverain puisse avoir est celle de son esprit. Corona permet au mage d’améliorer la qualité, la quantité, et la force de ses pensées. A bas niveau, cela permet au magicien d’améliorer son intellect, et de procéder à des manipulations mineures des perceptions et des esprits. A haut niveau, ce pouvoir peut être utilisé pour créer ou détruire la conscience, éradiquer le libre arbitre, forger le génie à partir de l’idiotie, ou laisser la conscience libre de son entrave charnelle.

l                     Le mage peut percevoir les pensées. Tous les esprits pensants lui sont révélés (s’ils ne sont protégés par de la magie). Il ne peut lire les esprits ou contrôler les pensées, mais il peut affûter son propre esprit en l’analysant (exemple : une protection contre les intrusions mentales +1 dé de volonté par succès pour résister, permettre un autre processus de pensé par succès dans la limite du score d’astuce du mage).

ll                   Le mage peut exercer sa volonté sur les autres esprits. Il peut provoquer des émotions (lien empathique) ce qui peut influencer la réaction des autres. Il peut percevoir l’aura des autres créatures surnaturelles et lire leurs émotions. Il peut créer un lien entre esprits, permettant de connaître les sentiments et l’état général de l’autre à travers de longues distances.

lll                 Une véritable communication mentale est possible et le mage n’est plus incommodé par la barrière du langage. Les pensées et les souvenirs peuvent être explorés, ou modifiés dans la conscience d’un être (ils continuent d’exister dans son subconscient). Des émotions peuvent être créées, cependant celles qui sont incongrues risquent de vite changer.

llll               Le mage peut voyager dans l’Umbra sous forme de corps astral. Des folies peuvent être crées ou soignées, et le mage peut changer les convictions les plus profondes avec un simple enchantement (la cible peut résister avec sa volonté). Il découvre aussi le moyen par lequel l’esprit peut être amené à trahir le corps, impulsions nerveuses contradictoires (1 dommage contondant / succès).

lllll Le mage peut créer ou annihiler la conscience, projeter son esprit à travers le monde ou contrôler l’esprit d’un autre. Il peut manipuler de façon sélective n’importe quel aspect de l’esprit, pouvant même augmenter le sien au-delà des limites humaines (+1 en intelligence ou en astuce par succès). Il peut échanger des esprits entre les corps, ou exister après la mort comme une ombre astrale et aller de corps en corps à son grès.

Spécialités : éveiller la conscience, intrusion subtile, asservir les volontés, télépathie.

Exemple de foci : serre tête ou couronne, dague, diamant, miroir, argent…

 

Primus (commander la quintessence)

Un forma parfait peut devenir un idéal. C’est à cette perfection que les mages de l’Ordre aspirent. La magie elle-même, sa cause, son effet, sa substance même, existe dans cet état exalté. Composée fondamentalement des 5 grandes essences, la magie est certainement le plus grand pouvoir qu’un mage peut contrôler. C’est le Premier et le plus important des éléments de l’univers. En maîtrisant ce Forma, le mage est capable de sculpter et de manipuler les forces mystiques. Quand les apprentis peuvent altérer le flux de quintessence et envoyer des rides mineures à travers la Tapisserie, les vrais adeptes peuvent créer de nouveaux sites magiques, détruire le Don chez d’autres mages, ou créer des enchantements qui dure des siècles.

l                     A ce niveau le mage est capable de sentir le flux d’énergie mystique qui l’entoure : les magies de toutes sortes, les créatures magiques et ceux possédant le Don, tout comme les choses contenant de la quintessence en excès (plus que ne devrait contenir le motif) et qui ne sont pas protégés contre une telle détection.

ll                   Le mage est capable d’altérer le flux magique à petite échelle, rassemblant et stockant la quintessence libre (non liée à un motif) au-delà de ce que l’historique « Fount » lui permet. Il peut aussi infuser une arme dans la quintessence pour lui permettre de blesser les créatures surnaturelles ou des êtres éthérés, même chose avec une armure qui protége des aggravés. Il peut aussi créer des formes de quintessence pure perceptible par ceux qui ont la perception appropriée, et qui peuvent agir sur ou être affecté par des phénomènes mystiques.

lll                 Le mage apprend à manipuler n’importe quelle source de quintessence non protégée, comme celle se trouvant dans les motifs vivants ou les objets ou toute source de quintessence protégée (1pt de quintessence par succès). Il peut créer des « Tass » (réserves de quintessence) et contrer directement des sorts de n’importe quel type (dissipation d’1 réussite par succès).

llll               Le mage peut attaquer la quintessence des motifs non vivant, absorber leur énergie et l'utiliser comme n'importe quel pouvoir magique. Il est évident que les motifs de ces choses sont détruit (1 niveau d'aggravé qui ne peut être prévenu pour chaque point de quintessence drainé ; il est à noter que les objets n'ont que quelques point s de quintessence en eux). Le mage apprend à créer des motifs qui peuvent s'auto alimenter en quintessence. Dit comme cela, ce n'est guère impressionnant, mais ils peuvent être intégrés à des motifs matériels pour créer des systèmes autosuffisants alimentés par la seule magie (Cela permet la création de sort permanent, comme des talismans, pour la moitié du coût en quintessence et en volonté, arrondi au chiffre supérieur).

lllll Le mage acquiert l'autorité suprême sur la magie. Il peut complètement stopper ou détruire le flux d'énergie mystique qui irrigue toute chose ( infligeant 1 dommage aggravé par succès qui ne peut être encaissé qu'avec la volonté). C'est par ce procédé que le terrifiant rite de Gilgul permet aux membres de l'ordre de détruire le don chez les autres mages. Les enchantements permanents peuvent être défaits et des sites peuvent être vidés de la quintessence qu'ils contiennent. De la même façon, les filaments de pouvoir peuvent être manipulés, avec beaucoup de précautions et de risques, pour créer de nouveau Crays ou sites de pouvoirs ( un sort étendu sans limite de jets de dés, un jet par jour, chaque tranche de 10 succès équivaut à un niveau de Cray).

Spécialités : dissiper la magie, drainer la magie, enchanter des objets.

Exemple de foci : livres et parchemins, or, huiles parfumées, anneaux, représentation ou lumière du soleil, le nombre 1.

 

Vires (commander les forces naturelles)

La colère d'un mage est une conflagration, et son rire est comme un rayon de soleil. Certainement la plus fantastique et la plus visuelle des formes communément enseignées aux mages de l'ordre, la voie des forces permet d'invoquer des tempêtes, de maîtriser la lumière et les ténèbres ou de voler sans ailes. Même s’il est considéré comme l'art le moins subtile de l'ordre, Vires convient aussi bien à l'espion, au courtier ou à l'assassin qu'au mage combattant. Après tout, ce Forma est aussi bien capable de transporter des murmures sur de longues distance ou rassembler un manteau de ténèbres que de créer une pluie d'éclairs sur ceux qui ont offensé le mage. Dans les premiers temps, les disciples de cet art allument des bougies, envoient des frissons à travers l'air et plus tard transformer la lumière lunaire en flammes et arracher des châteaux du sol pour les balancer au-delà des nuages.

l                     A ce niveau de maîtrise, le mage peut suivre le mouvement de différentes énergies terrestres (lumière, chaleur, son etc.). Il est capable, par exemple, de deviner depuis combien de temps une chandelle a été éteinte en regardant sa chaleur résiduelle, ou deviner où un éclaire va tomber alors que l’orage approche.

ll                   Maintenant, le mage peut manipuler ce qu’il pouvait percevoir avec le niveau précédent, mais seulement à petite échelle. Elle peut ranimer une flamme éteinte, augmenter la force de friction entre ses mains et un mur pour pouvoir l’escalader facilement, ou murmurer quelque chose directement dans le creux de l’oreille d’une personne à travers un salle de banquet. Les effets, à ce niveau, doivent être mineurs et subtils, mais quand ils visent des énergies visibles, il s’agit d’une utilisation évidente du Don.

lll                 A ce point, le mage peut contrôler Vires à une échelle plus large. Le contrôle des forces terrestres est à la portée du mage. Il peut projeter des éclairs du bout des doigts ou s’entourer d’ombre (+1 dé en discrétion). Il peut défier son propre lien à la terre pour s’envoler, ou drainer toute chaleur des veines de son ennemi, transformant le sang en glace. Système : 1 létal ou 2 contondants par succès.

llll               Le contrôle des forces les plus puissante. Le mage peut créer de la lumière solaire ou transformer un cri en déflagration (système : 2 létaux ou 1 aggravé par succès). Il peut voler au dessus du ciel, dans la limite de la sphère lunaire, ou glacer des rivière en plein été, ou encore repousser une volée de flèches d’un revers de la main.

lllll Le véritable maître de Vires peut faire trembler les cieux avec sa puissance sans limite. Il peut changer les marées, escalader les montagnes ou invoquer des orages violents. Il peut détruire le métal ou la pierre à main nue, ou un glissement de terrain peut être aussi inoffensif pour sa ville qu’une chute de feuille. Quand le maître est en colère, des éruption de lave ont lieu, les éclairs pleuvent, et ses ennemis tombent en hurlant consumés par les flammes (système : 2 aggravés par succès).

Spécialités : électricité, manipulations délicates, feu, vol, contact physique.

Exemple de foci : bougies, feu, fer, pentacle de mars, épées.

 

Exemple de sorts

 

Parma magica : Primus lll

Sort qui dure 12 heures, chaque succès enlève un succès au sort lancé contre le parma magica. 1 point de quintessence doit être dépenser pour nourrir le parma. Ces points peuvent être investis lors du lancement du sort, permettant ainsi les non mages de pouvoir bénéficier de cette protection.

 

La glyphe d’Hermes : anima lll, primus lll, vires lll

Transforme le sang en poison pour les vampires.

Chaque succès représente un point de sang qui réagira violemment avec la physiologie vampirique. Le sang explose et libère des flammes infligeant 2 aggravés non encaissables par point de sang transformé ingéré.

 

Colère d’Appollo : Primus lllll Vires lllll

Fait descendre une colonne de flamme ou un fantastique éclair du ciel.

Pour chaque succès : 3 aggravés dans un rayon de succès*50 pieds autour du lanceur. Le sort s’attaque aussi à la quintessence, si bien que tout est anéanti. Le lanceur peut jeter le sort à succès*100 yards.

 

Spécificités Mage DA

Voici un résumé succin des règles spécifiques à mage DA, il y manque les avantages/défauts.

Création de personnage :

 

Caractéristiques

Points à repartir à la création

Fondation

1

Piliers

3

Volonté

5

Quintessence

5 (ou cray + fount si supérieur)

 

Dépenses des points de bonus :

 

Caractéristiques

Coût en points de bonus.

Fondation

5

Piliers

3

 

Nouveaux historiques : (règles TRES simplifiées)

 

Alliance (chantry) :

Chaque point d’alliance peut :

l augmente la taille de l’alliance,

l augmente la sécurité ; +1 à la difficulté pour tout intrus pour chaque point dépensé,

l diminue l’aura des membres de la cabale d’1 pt par pt,

l intégrer l’alliance aux alentour, revient à « normaliser » l’alliance, évitant légendes et mythes attirant toute sorte d’inquisiteurs.

l                     petite maison, 1-2 personnes.

ll                   un bâtiment relativement spacieux, une grande ferme, 3-4 personnes.

lll                 une grande demeure, plusieurs bâtiments, 5-7 personnes.

llll               un bâtiment de la taille d’une église, 8-10 personnes.

lllll             Un château, de nombreux mages.

 

Cray :

Un objet qui emmagasine la quintessence. Récupère 1 point de quintessence par jour.

l                     Mineur, 5 pts de quintessence.

ll                   Petit, 10 pts de quintessence.

lll                 Moyen, 15 pts de quintessence.

llll               Majeur, 20 pts de quintessence.

lllll Légendaire, 25 pts de quintessence.

 

Destiny :

Destinée grandiose. Permet au joueur de jeter son score en destiny (diff 7) en cas de danger, le joueur gagne un point de volonté par succès. Ces points de volontés peuvent être utilisés pour faire face au danger. Le personnage doit réaliser son destin lors de la chronique. Si cela se passe avant la fin de la chronique, le bénéfice de l'historique disparaît.

l                     Destinée mineure, être un soldat dans une grande guerre.

ll                   Petite destinée, vous pouvez contrôler une petite armée dans cette guerre.

lll                 Destinée cruciale, vous pouvez gagner (ou perdre) une bataille décisive.

llll               Destinée qui change le monde, vos actions décident l'issue de la guerre.

lllll Destinée qui fait trembler les cieux, vous êtes la cause de cette guerre.

 

Familier :

Un familier est un esprit qui a choisit ou a été contraint de partager l’existence d’un mage. Il peut avoir quelques pouvoirs qui sont achetés avec les points investis dans cet historique :

l annuler le contre coup : pour chaque point dépensé dans cette compétence, le familier peut annuler un contre coup par scénario.

l Communiquer : si le mage et le familier peuvent toujours communiquer par télépathie quelque soit la distance, pour 1 point il peut parler un langage que le mage connaît, pour 2 point il peut communiquer mentalement avec toute personne dans sa ligne de vue.

l Connaissances : pour chaque point, le familier à 3 points de compétence dans une connaissance que le mage ne maîtrise pas (ex : cosmologie). Le familier répondra à 1 question par point par scénario.

l  Protection : pour 1 pt, le familier ajoute 1dé au mage pour absorber, esquiver ou jeter un sort qui le protége. Pour 2 pt, le familier donne une action gratuite par tour pour se defender. Pour 3 pt, le familier peut téléporter le mage en sécurité 1 fois par scénario au coût d’un point de quintessence.

D’autres pouvoirs peuvent être créés en accord avec le conteur.

l                     un familier mineur.

ll                   un familier remarquable.

lll                 un compagnon loyal et impressionnant.

llll               une créature qui a ses propres raisons pour accompagner le mage.

lllll qui est le familier de l’autre ?.

 

Source (Fount) :

Fonctionne comme l'historique génération des vampires mais pour la quintessence. Représente une plus grande capacité de contrôler et de stocker l'énergie mystique.

l                     12 points de quintessence, 2 par tour.

ll                   14 pts – 3 / tr.

lll                 16 pts – 4 / tr.

llll               18 pts – 5 / tr.

lllll 20 pts – 6 / tr.

 

Bibliothèque :

1 point de bibliothèque coûte 2 points d'historique ou de bonus (rare au MA). Un joueur peut faire un jet intelligence + bibliothèque pour des savoirs occultes. Un mage peut accroître son savoir occulte par son intermédiaire. Quand un joueur veut augmenter un pilier, il peut faire un jet de bibliothèque pur contre une difficulté de 8, chaque succès économise un point d'expérience.

l                     Un livre incomplet ou un parchemin brûlé.

ll                   Un livre écrit par un érudit… du moins vous l'espérez.

lll                 Un mur couvert d'inscriptions, vieux de plusieurs siècle.

llll               Une collection de livres enluminés, bien conservés.

lllll             Une bibliothèque réellement impressionnante, quel que soit le sujet cherché, il est au moins mentionné.

 

Sanctuaire :

Lieu magique, laboratoire ou simple hutte, le sanctuaire du magicien est un lieu où la magie est plus simple à utiliser et où il sera plus puissant. L'Historique est un indicateur de taille et de puissance du sanctuaire. Les bénéfices des différents niveaux sont cumulatifs (ex : un historique de niveau 3 donne aussi les avantages de niveau 1 et 2). Le mage est immunisé au Contrecoup (backlash) dans son sanctuaire.

l                     Un minuscule sanctuaire de la taille d'un cagibi, aucun bénéfice particulier.

ll                   Une petite pièce ou un cercle d'arbres ; -1 de diff à tous les jets magiques.

lll                 Un atelier ou une seconde chambre ; -2 de difficulté à tous les jets magiques.

llll               Une petite maison, une ferme ou un ensemble de pièce dans un bâtiment plus grand ; Regagnez 1 pt de quintessence par tranche de 8 hr de sommeil.

lllll             Un manoir ou l'aile d'un château ou encore une forêt ; Vous avez immédiatement connaissance de toute intrusion, + 1 en fondation.

 

Servants :

Pareil à l'historique de vampire sauf qu'ici ce n'est pas seulement le nombre qui est mesuré mais aussi la qualité, ainsi peut entrer dans cet historique le fait pour le mage d'avoir un golem (même si pour créer un golem, un mage doit normalement maîtriser les 4 piliers à 4 minimum!).

 

l                     Un serviteur plutôt médiocre.

ll                   Deux servants qui font assez bien leur boulot ou un servant exceptionnel.

lll                 Trois servants moyens ou un servant remarquable.

llll               4 servants moyens, 2 impressionnants, ou un vraiment merveilleux.

lllll 5 moyens, 3 exceptionnels, ou un seul que l'on ne peut que remarquer.

 

Talisman:

Un objet magique dont le mage sait se servir. Le niveau d'un talisman est égal au plus haut niveau de pilier utilisé pour sa création.

l                     Un talisman mineur ; petit focus ou à usage unique (potion).

ll                   Un talisman impressionnant ; un livre hermétique avec les secrets de corona ll.

lll                 Une véritable merveille ; une armure enchantée (+3C/+3L).

llll               Un talisman qui provoque la crainte ; un tapis volant.

lllll Un objet dont on fait les légendes ; Excalibur.

 

Dépense XP :

 

Caractéristiques

Coût en XP

Fondation

NA x 8

Piliers

NA x 6

Nouveau piliers

10

 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 20:07

Situation

Le départ massif des japonais a beaucoup affaibli les Yakuza, les plus fidèles et respectueux ont bien sur répondu à l’appel. Il reste pourtant des Yakuzas, des gens d’honneur à Los Angeles. Mais certains ont choisi de rester dans « leur » pays, le pays qui les a vu naître et non ce pays légendaire aux concepts rigoureux.

 

Le Père, l’Oyabun est un très vieil homme, simple, qui fait sa gymnastique tous les matins au lever du soleil dans un grand parc du centre ville. Son premier Lieutenant, le Wakagashira, le seconde depuis près de cinquante ans et le vieil homme ne devrait plus vivre que quelques années. Quand les japonais ont été rappelés, il a senti que le Père allait s’en aller dans son pays. Quand il a osé lui poser la question le vieil homme lui a souri et est partit méditer sans un mot. Tant d’année a espérer la mort, l’abdication mais le vieil homme n’échoue jamais, un maître de mah-jong ne prend jamais de risques inconsidérés.

 

Mais il y a un temps pour tout le Wakagashira se doit de trouver des soldats, des « petits frères » capable de remplacer les soldats qu’ils ont perdus. L’Oyabun lui a dit de faire ce qu’il pense juste, mais que la partie est bientôt finie pour les Yakuza. L’eau n’est plus claire et n’est plus fraîche lui a-t-il confié. A l’évidence il parle de 2061, quand devant le conseil et l’Oyabun il s’est mis à hurler, à se rouler à terre et qu’une queue de rat géante s’est développée. L’impureté et la honte l’ont frappé, mais il a manqué de courage pour se suicider comme d’autres l’avaient fait quelques années auparavant. Il était un « second » bien détestable, ne valant pas plus qu’un étranger.

 

Un fixer lui a laisser entendre que l’un des parrains de la ville à prévu un gros coup avec des shadowrunners. Le meurtre de l’Oyabun. Le rapprochement avec la Mafia lui laisse présager que ces « ritals » vont laver son honneur. Mais pour cela il ne faut pas qu’ils échouent… Il sait que le vieil homme paye très cher une assurance vie à DocWagon. Il doit s’arranger pour qu’ils n’interviennent pas ou qu’ils soient très retardés. Il pense à recruter de jeunes japonais (de préférence) et leur faire miroiter la possibilité de rejoindre la famille si ils réussissent une mission… Arrêter DocWagon. Leur inculquant les vertus de la servilité, du silence, il voit en eux de parfaits boucs émissaires.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 20:04

Ce document ne dis pas être l’exactitude de ce qu’était le moyen age mais c’est la vision du monde des ténèbres comme je l’entends et avec les sources que j’ai trouvé.

 

Influence : Artisanale

Les artisans du monde médiéval n’est pas de beaucoup supérieur aux paysans. Les paysans appartiennent à cette influence bien que leur utilité soit inverse à leur proportion. Si à la différence des marchands les Artisans sont mieux vus que les commerçants par l’église, il n’en reste pas moins des pécheurs en puissance et même parfois des usuriers. Les Artisans sont organisés en guildes, tout est très codifiés et ils gèrent eux même leurs besoin, leurs prix et ce qui touche leur domaine. Ce sont des roturiers de par le fait qu’ils ne sont pas nobles mais ils y ont parfois un pouvoir non négligeable sur la couronne et parfois même sur la croix dans les grandes cités tel que Paris ou Venise.

 

Influence Artisanale 6

Vous avez de l’influence sur pas mal de respectés chefs de guildes ce qui donne un pouvoir sur toute la région. Vous pouvez demander l’annulation ou la création d’autres. Vous pouvez aussi limiter voir arrêter certaines ressources.

 

Influence Artisanale 5

Votre pouvoir est conséquent sur une ville et votre influence peut en toucher d’autres. Vous pouvez prendre le contrôle d’une guilde, demander la mise aux arrêtes de quelques commerces voir d’une guilde à part entière.

 

Influence Artisanale 4

Reconnu dans plusieurs guildes d’une ville ou dans un quartier, vous pouvez influencer les contrôleurs de guildes ou relancer une guilde qui a était fermée.

 

Influence Artisanale 3a Autorité

Vous pouvez influencer les prix ainsi que le débit de certaines ressources, vous pouvez déplacer le lieu d’un marché ou en organiser ponctuellement.

 

Influence Artisanale 3b Matériaux/ Matériel

Votre influence vous permet de commander certaines ressources voir d'avoir accès a des outils de guilde ou à de la main d’œuvre.

 

Influence Artisanale 3c Sécurité

Vous savez ou trouver la sécurité pour gérer des manifestations, vous pouvez lancer des contrôleurs sur des commerçants et Artisans.

 

Influence Artisanale 2aa

Vous pouvez demander l'organisation de manifestations et ne pas y inviter certains commerces au profit d’autres.

Influence Artisanale 2ab

Vous pouvez tenter de modifier des prix pour affaiblir quelques commerces et en promouvoir d’autre au sein d’une guilde.

Influence Artisanale 2ac

Les accidents ça arrive et vous n’y êtes jamais pour rien… perte de matière première, incendies… Tout ça est très dommageable surtout en cas de concurrence accrue !

 

Influence Artisanale 2ba

Tout le monde a parfois besoin d’aide, alors vous pouvez débaucher quelques paysans pour vos œuvres et un maître d’œuvre pour aider.

Influence Artisanale 2bb

On a toujours besoin d’outil pour pas trop cher et le mieux et en général d’avoir accès sois même a des outils et pourquoi pas a des matériaux…

Influence Artisanale 2bc

Vous savez comment faire reconnaître les références ou les marques que vous trouvez sur tout type d’objets, que ce soit des armes ou autre chose. Cela permet souvent de remonter a des informations toujours plus intéressante…

 

Influence Artisanale 2ca

Ce n’est pas très gentil mais parfois saccager un commerce ou deux peut faciliter pas mal de vos affaires. Et avec un peu de chance les artisans peuvent aussi y passer… si vous avez des amis prêt a prendre leur place l’affaire est gagnée !

Influence Artisanale 2cb

Vous pouvez provoquer des incidents qui ralentissent l'acheminement de certaines ressources.

Influence Artisanale 2cc

Calomnies et rumeurs sont le nerf de ces guildes, ont dis qu’untel ment, vend de la mauvaise qualité etc.… Ou tendre l’oreille sur des rumeurs qui peuvent parfois dépasser le monde des artisans…

 

Influence : Art du Corps et de la langue

Les Arts du corps et de la langue comprennent aussi bien l’enseignent des religieux que celui des guildes pour des raisons pratique. Bien qu’en réalité l’Eglise soit la seule autorité d’une Université et l’apprentissage des guildes. Il n’y a pas de science tout est écrit dans la bible et le peu d’ouvrages existant sont trop rare pour être trouvé dans toutes les universités. La véritable connaissance provient de Dieu et c’est à travers lui que l’ont peux apprendre.

 

Influence : Cour des Miracles et des Brigands

Des pécheurs qui pèches par goût du vice ou car la vie l’a décidée ainsi. Les "pêchés" incluent le vol, le meurtre, la violence et d'autres crimes, mais aussi la fierté, la gloutonnerie, la paresse, l'avarice, la sorcellerie, l'adultère, la fornication, la sodomie et l'usure, parmi d'autres choses. Que ce soit les femmes de bas étages qui n’ont eu d’autre choix que de se vendre car plus mariable, des coupeurs de bourses aux mains agiles et autres marginaux n’entrant pas dans la société médiévale bien huilée ou tous on leur place. Cette influence peut être liée au Crime, à la Rue à la marginalité et l’extrême pauvreté mais aussi aux rébellions naissantes.

 

Influence Miracle/ Brigand 5

Organiser rébellions/ manifestations dans la région, et orienter une guilde de malfaiteurs vers un objectif commun… au votre ! Pour déstabiliser où prendre le contrôle d’un quartier. Créer un marché noir et pourquoi pas éliminer une personne gênante…

 

Influence Miracle/ Brigand 4

Mobiliser des paysans des gens de mauvaises vies dans un objectif précis, récupérer une arme de destruction massive… épée, hache etc.… sans rien payer ! Récupérer le fruit d’un vol ou des objets issues du marché noir.

 

Influence Miracle/ Brigand 3a Renseigner

Vous pouvez vous procurer des documents officiels… De l’église, de la justice ou de la noblesse…

 

Influence Miracle/ Brigand 3b Détruire

Faire détruire un lieu suite a des mouvements du peuple ou demander un petit service a une guilde de criminel

 

Influence Miracle/ Brigand 3c Voler

Récupérer des armes courantes

 

Influence Miracle/ Brigand 2aa

Le B.A. Ba de la corruption ou comment sortir d’un endroit sois même ou des ressources sans être inquiété

Influence Miracle/ Brigand 2ab

Trouver des soutiens dans l’église ou la noblesse pour éviter quelques incidents… ou alors quelques services !

Influence Miracle/ Brigand 2ac

Avoir des indices quand a des affaires officielles ! Discussion autour d’un bière ou au creux d’un lit !

 

Influence Miracle/ Brigand 2ba

Demander de l’aide a quelques gros bras

Influence Miracle/ Brigand 2bb

Se balader sans risquer sa peau dans la rue

Influence Miracle/ Brigand 2bc

Avoir accès a un coup bourse de génie

 

Influence Miracle/ Brigand 2ca

Avoir accès à des objets volés

Influence Miracle/ Brigand 2cb

Avoir accès à des animaux volés

Influence Miracle/ Brigand 2cc

Avoir accès à des informations sur pas mal de trafics

 

Influence : Ecclésiastique

L'Église est la seule grande institution du monde médiéval. C'est également la seule institution importante. L’Église fait fonctionner les universités et les écoles de l'Europe médiévale, éduquant les enfants des riches et des puissants. Elle appointe des prêtres aux paroisses locales et, de chaque chaire, ces prêtres disent aux gens d'obéir à Dieu et à leurs maîtres mortels. Peu de personnes en dehors de l'Église peuvent lire et posséder des livres. Les monastères et les cathédrales d’Europe possèdent de vastes étendues de terres et constituent les plus importants employeurs des arts. De plus, chaque personne en Europe doit payer une dîme (une taxe constituant un dixième des possessions de quelqu'un) à l'Église. Les hommes d'Eglise, appelés le clergé ou les clercs, sont généralement les enfants les plus jeunes des paysans ou des nobles aisés. Les prêtres importants (les évêques, les abbés qui dirigent de grands monastères) sont tous de naissance noble. Les prêtres des campagnes sont toujours nés de la paysannerie.

La puissance de l'Église dans le monde médiéval ne doit pas être sous estimée. Les seigneurs de l'Église sont tous très riches et très influents. Et disent aux gens ce qu'il faut croire, les corrompent et les cajolent avec la promesse de la vie éternelle. Un évêque en colère peut "excommunier" une âme infortunée, coupant ainsi cette personne de l'Église et de la pitié de Dieu, et seul un prêtre peut absoudre les péchés de quelqu'un. Et, ce qui est peut-être encore plus, les cérémonies de l'Église affirment offrir protection contre ces créatures des ténèbres et de l'inconnu.

Dans le cas où ce ne serait pas suffisant, l'Église possède également plusieurs ordres de chevaliers, des combattants très entraînés, la plupart nobles, qui vivent comme des moines mais qui combattent pour le Christ et pour l'Église (c'est du moins ce qu'ils affirment).

 

Influence Ecclésiastique 5

Si votre influence n’atteint pas Rome vous avez du poids sur ces envoyés dans le pays. Vous avez accès aux petits secrets de l’église, vous pouvez organiser des manifestations religieuses ou demander l’ouverture du Tribunal Ecclésiastique.

 

Influence Ecclésiastique 4

Vous pouvez bénir et faire entrer dans les ordres qui vous souhaitaient ou faciliter son entrée en cas d’enquête. De même que faire la demande à Rome de canonisation. Vous pouvez aussi discréditer ou suspendre un membre de l’église.

 

Influence Eglise 3a Inquisition

L’inquisition de l’Ombre est naissante vous pouvez faire demander une enquête sur un lieu ou une personne en particulier.

 

Influence Eglise 3b Archives

Tout est toujours bien archivé et inscrit chez ces érudits, mais il n’y a vraiment pas que la bible à lire dans leurs dossiers… les petits secrets des une et des autres y figure aussi.

 

Influence Eglise 3c Administration

Si ouvrir une église peut demander du temps et qu’en fermer et très difficile il peut être facile de faire muter un prêtre dans une autre paroisse.

 

Influence Eglise 2aa

Il est toujours amusant d’avoir accès aux dossiers des inquisiteurs, et même parfois de les modifier…

Influence Ecclésiastique 2ab

Fantôme dans votre maison ? Besoin d’une bénédiction ? Signez là ! Exorcistes et religieux béniront toutes vos unions même sacrilèges.

Influence Ecclésiastique 2ac

Parfois il suffit qu’un religieux lambda entende parler d’une sorcière pour lancer une enquête !

 

Influence Eglise 2ba

Vous pouvez avoir accès aux informations des croyants

Influence Eglise 2bb

Vous pouvez faire faire notifier des choses

Influence Eglise 2bc

Vous pouvez demander à faire recopier des choses à des moines copistes en toute discrétion.

 

Influence Eglise 2ca

Demander la suspension d’un prêtre

Influence Eglise 2cb

Connaître les membres d’une congrégation

Influence Eglise 2cc

Identifier et savoir se faire passer pour un religieux

 

Influence : Hospitalière et rebouteux

Les hommes d’église dominent cette influence, seul la parole de Dieu peux soigner, seul sa parole peu apporter le repos. Et si une blessure apporte la mort alors c’est le choix de Dieu. La science médicale en est toujours à ses balbutiements et, alors que la noblesse peut s'offrir ce qu'il y a de mieux, même les médecins les plus renommés et les plus chers peuvent faire plus de mal que de bien. Les épidémies ne respectent ni le rang, ni la richesse.

 

Hospitalière et rebouteux 5

Dans les guérisseurs il y en a de vrais capables de soigner pas mal de chose, même si bien sur ils ne sont pas toujours reconnus par l’église. Vous pouvez faire appel à pas mal de ces sages. Vous pouvez aussi faire vider un cimetière pour cause d’infections.

 

Hospitalière et rebouteux 4

Si un sage pense que tel endroit est un lieu de contagion il y beaucoup de chance qu’il soit éviter. Il arrive même que des villages entiers ou des quartiers soit laissé à l’abandon après ce genre de déclaration et quelques preuves… Vous avez aussi de l’influence sur les braves gens qui savent ou enterrer les gens et aussi ou les déterrer…

 

Hospitalière et rebouteux 3a Mort

La mort la mise en terre et tout ce qui tourne autour vous concerne ?

 

Hospitalière et rebouteux 3b Quarantaine

Vous pouvez mettre en quarantaine une rue d’une ville

 

Hospitalière et rebouteux 3c Hôpitaux

Vous avez accès a des lieux de soins

 

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Influence : Marchande

La plupart des marchands et des artisans du monde médiéval ne reçoivent que peu de respect de la part de la noblesse et de l'Église. La poursuite du profit que mène un marchand est considérée comme malsaine et même honteuse. Les artisans (qui vont des tisserands aux charpentiers et des orfèvres aux armuriers) sont considérés comme très utiles, mais rien de plus.

 

Les marchands et les artisans se rassemblent dans les villes et les cités où ils installent leurs échoppes. Certains deviennent très riches et, dans des centres commerciaux importants comme Venise, ils peuvent devenir aussi puissants et influents que des nobles.

 

Influence : Militaire

 

Note : L’influence Noblesse et Militaire sont intrinsèquement liée mais n’apporte pas les mêmes avantages. Mais il peut être facile avec l’une d’influer sur l’autre !

 

Influence : Noblesse

 

La grande majorité du peuple médiéval ne croit pas en la liberté, l'égalité, la démocratie ou l'individualisme. Ils ne croient pas à la science, la raison ou le pouvoir de l'esprit humain. Au lieu de cela, ils croient en des distinctions sociales rigides, le règne d'une élite et une organisation de la société en groupes. C'est un monde dans lequel on croit que la noblesse est approuvée par Dieu et qu'elle doit naturellement gouverner. C'est aussi un monde dans lequel la "justice" peut décider qu'une communauté entière doit être punie pour les crimes d'un seul de ses membres (un village entier peut être brûlé parce que quelques-uns des villageois ont tué un cerf du roi, par exemple). Et c'est un monde dans lequel un groupe ethnique entier, les juifs, est persécuté pour ce qu'ils sont accusés d'avoir fait un millénaire auparavant.

 

La noblesse est formée par la classe guerrière, ceux qui possèdent la terre. Les grands nobles possèdent la terre ; des hobereaux essaient d'obtenir de la terre en échange de services militaires ou d’argent. De nombreux nobles sont entraînés à se battre depuis leur enfance, et ils sont équipés des meilleures armures et des meilleures amies. Au jour le jour, cependant, ils sont administrateurs et fonctionnaires ; gouvernant leurs terres, appliquant la loi royale, commandant les garnisons, et travaillant en tant qu'officiers de loi dans les tribunaux.

Certains nobles sont à peine plus riches que les paysans aisés : ils possèdent simplement une petite terre et un petit statut et, en retour, ils doivent accepter de se battre pour leur suzerain si la guerre menace. Les grands nobles, les rois, les ducs et les comtes, vivent dans un luxe opulent. Ils entretiennent de grands châteaux et sont capables de faire appel au service militaire (et aux taxes) pour des douzaines ou des centaines de petits nobles.

Entre les deux extrêmes sociaux se situent les barons et les riches chevaliers qui occupent des châteaux forts ou des manoirs fortifiés, commandant peut-être l'allégeance de petits nobles, mais qui, en retour, prêtent hommage à des seigneurs plus puissants.

 

 

Influence : Occulte

 

Les "pêchés" incluent le vol, le meurtre, la violence et d'autres crimes, mais aussi la fierté, la gloutonnerie, la paresse, l'avarice, la sorcellerie, l'adultère, la fornication, la sodomie et l'usure, parmi d'autres choses.

 

Partout en Europe, le christianisme exerce un monopole religieux, Les juifs ne font pas de prosélytisme, et les païens sont tués s'ils tentent de pervertir les enseignements de l’Église. L’Église peut dire au peuple ce qu'elle veut. De nombreuses personnes peuvent avoir une compréhension assez bonne de la doctrine chrétienne, et parfois, elles se forment en groupes organisés d’hérétiques. Mais ces gens sont essentiellement chrétiens, Ils peuvent être en désaccord avec certains points particuliers de la doctrine chrétienne (ils peuvent croire que l'Église devrait partager ses biens, que les prêtres ne devraient pas jurer le célibat ou que seuls les pauvres seront sauvés), mais ils en acceptent les bases : il y un Dieu, le Christ était son "fils", et il y a un Diable.

Pour l'esprit médiéval, il n'est pas concevable que Dieu n'existe pas. Agnosticisme et l'athéisme sembleraient absurdes ou fous ; si toutefois quelqu'un osait proclamer une telle chose.

Les gens du Moyen Âge étaient très superstitieux, ils croyaient aux forces de la nature, qu'elles soient divines ou spirituelles. Nulle ne voulait tenter le Diable en enfreignant les lois immuables qui régissent la vie. Ces coutumes sont devenus traditions et chacun s'efforce de respecter ces lois orales édictées par des puissances invisibles et omnipotentes qui ont traversés les âges. Ces traditions ne souffrent ni des lois mortels, ni de la religion, que ce soit christianisme ou paganisme ; car tout le monde sait que briser les Lois, c'est souffrir des conséquences qui en découlent...

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Published by MaeL - dans Dark Age
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 19:40

Force d’âme

 

Allongés sur le sable, les doigts crispés et enfoncés profondément dans le sable, la scène est pathétique, a l’instar de Colomb quelques siècles plus tôt Mordecaï st sur la même plage de celui qui s’était cru dans les indes, et comme lui il ne pensait pas que le destin ai autant joué avec lui.

 

Sir Mordecaï Willard est une créature centenaire qui a bien cru que qu’il devait revoir la notion d’éternité promis par son sire. Plus d’un siècle est passé, plus d’un siècle ou chaque nuit Mordecaï se bâtissait son monde parfait, modelant ce qui l’entoure pour le perfectionner, faire que tout aille dans le même sens, le bon sens, le siens.

 

A quoi bon maudire Dieu, repousser la faute sur le diable, ou les facéties du destin. Sir Willard a toujours était porté par la grâce divine, réussissant beaucoup de chose et se faisant remarquer par son clan comme par la ville comme membre honorable et digne de respect. Dans une ville ou les sangs Bleues dominent ce n’est pas rien, nombre d’Ancilla sont partit aux Amérique ou se sont rependus dans la vieille Europe ou les progressions sont bien plus rapide. Les postes intéressant au sein de la ville, comme au sein de son clan sont déjà pris et quand on a l’éternité et que des vampires bien plus anciens l’ont aussi la patience ne suffit pas toujours.

 

Son clan règne sur l’Angleterre et Londres depuis des centaines d’années. Tout est lié au sang, il en était persuadé, a partir de son étreinte tout a commencé à lui sourire, comme cela a pu sourire aux autres infants Ventrues. Mais le sang a ses penchants, et son Orgueil, sa Vanité et ses Ambitions l’ont précipité sur cette plage. Le Prince lui-même lui a laissé entendre que ce voyage ne peut être que bon pour son avenir, qu’a son retour il serait accueillit comme un Ancien et non plus comme l’infant du Lieutenant de Mithras ou dans le meilleur des cas d’un Ancilla, d’un serviteur d’ancien.

 

Une traversée ! La colère, la frustration, la rage, la bête même avait pris le dessus quand il comprit qu’il ne repartirait pas avec les honneurs en Angleterre. La mission était simple, il n’était là que pour être présent, s’assurer que tous se passe bien. Valérius l’avait aussi poussé à faire ce que peu de Caïnites n’osent pas faire, voyager. « Un Ventrue comme toi qui n’a pas peur de quitter sa ville devient très rapidement un personnage immanquable » Il ne mentait pas, mais c’était sans compter cette tempête.

 

            Rage et désespoirs, la mer pourtant il la connaît, il a était mousse, marin et a ensuite secondé son père armurier à Douvres. La mer il l’a connaît, il connaissait en son fort intérieur les risques, mais ces quelques années d’immortalités l’ont trop éblouis. Il ne peut s’en prendre qu’à lui. Il se ment a lui-même, il fut marin quand il le souhaitait, et mousse sous la seule vigilance de son père ou de son parrain. Son propre esprit tentait de le briser bien plus qu’il ne l’était. Un Ventrue ne faiblit jamais, il réussit ou il meurt ! Bien que de faible constitution il se soulève  a l’aide de ses poings.

 

Présence

Valérius a mis du temps à choisir Willard comme infant potentiel, le conseil du clan l’y avait autorisé. Il s’était à plusieurs reprises présenté à lui, le rencontrant dans différents endroits l’analysant le piégeant, mais Willard avait tous du nouveau né Ventrue. Hautain, préférant que la montagne vienne à lui, mais tout en lui laissait penser qu’il ferait un bon infant. Mis au défit de remplacer son père, en moins d’un an il était à la tête de la ligue des Armurier de Douvres et Londres. Devant cette renommé il prit très vite la place de son père et très vite dépassé par les informations fragmentaire de son fils.

 

Son sire tenu son pari et lui donnant le sang qui revenait à Willard, le prit sous son aile et l’aider à se faire une place dans la société Caïnite. Willard réussit à se faire accepter par d’autres clans et prit une influence conséquente sur les différents ports du sud de l’Angleterre. Toujours présent dans les salons de la ligue, il l’était de moins en moins sur le terrain. Ses objectifs dépassaient le pouvoir temporel, préférant le pouvoir immortel auprès de Mithras et de celui qui le remplacerait si cela serait possible un jour.

 

Domination

            Membre important au sein des Ventrue, organisateur des diverses réunions et fouet du Primogène. En à peine plus d’une centaine d’année il était le dominant, les plus jeunes et ceux de son époque. Les places sont si chères, qu’il devait se mêler avec des sangs bleu faible, sans volonté et sans avenirs, mais c’est grâce à son influence sur eux qu’il se placerait au plus haut de la pyramide. Aujourd’hui sur la plage, il devrait tout refaire, tout reprendre redevenir Mordecaï et non plus Sir Mordecaï Willard, les titres ne veulent rien dire et les caïnites ne voyaient dans ceux qui portent des noms trop long que des anciens poussiéreux et dangereux. S’il a échoué une fois, il se relèverait et briserait la malédiction qui l’avait fait prendre cette voie.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 19:24

Une petite chapelle troglodyte où se retrouvent les croyants qui se retrouvent ici une fois tout les quatre ans pour un pèlerinage. La vieille battisse semble incruster dans la montagne et le peu de lumière la rend presque inconnue de beaucoup de non croyants. Son accès est escarpé mais le lieu est providentiel quand des nazis patrouillent dans la région à la recherche de résistants. Nous sommes en effet en 1943 à quatre heures de marche de Lons le saunier.

 

En s’enfonçant dans la caverne un étroit passage mène à des escaliers taillé à même la pierre tout comme la chapelle que l’ont voit en arrivant en haut des marches. La lumière est faible, les seules sources de luminosités sont des cierges disposés ça et là. Dans la chapelle huit personnes dont un religieux, un prêtre bedonnant et rougeaud. La chapelle est empli d’une brume et d’un odeur de Myrte du à l’encens qui brûle à côté de l’autel.

 

L’homme de foi qui rejoignait Besançon a sentis du réconfort et a su trouver l’accès à la chapelle ; l’image à son entrée lui a rappelé la persécution des Catholiques qui se dissimulaient pour prier. A la vu du lieu il est bien dans une chapelle Catholique, la vierge est en place et le christ en bois sombre crucifié. Il s’approche de l’un des bancs et s’asseoit, les croyants se retournent et lui sourient le religieux ayant vu la robe de prêtre sourit et se signe et d’un signe de tête le remercie de sa présence.

 

Le religieux se retourne et prend une bible épaisse à la couverture de cuir très usée, il l’ouvre et se place derrière son autel ce qui semble satisfaire le nouvel arrivant.

 

« Comme je le disais, nous autres catholiques présentons Satan comme le chef des anges rebelles à Dieu. Il a était vaincu comme vous ne l’ignorez pas… Votre Catéchèse n’est pas loin ! »

 

Les personnes présentent sourit puis rient

 

« Très bien ! Les anges fidèles conduits par l'archange Michel, les ont été chassés du Ciel et condamnés à l'Enfer. Un grand nombre de représentation montre Saint Michel abattant le dragon qu’est Satan »

 

Il indique un tableau ou un Dragon mord le bras de Saint Michel qui lui-même à sa lance qui traverse le corps de l’Adversaire qui a prit la forme d’un dragon.

 

« Mais vous l’aurez compris Dieu ne les a pas banni à tout jamais ! Non ! Dieu les a placés dans un Enfer, un lieu qui semble empli de force que Dieu à lui-même créer ! Si Dieu avait voulut anéantir le Mal absolu ne croyez vous pas qu’il aurait d’un simple mot effacé de la création ces rebelles ? Non… Il nous test ! Il fais de la terre un purgatoire un lieu de souffrance de haine et de racisme ! Voyez votre vie aujourd’hui ! Quelle religion pratique l’oppresseur ? L’occupant ? Certains se disent même Soldat de dieu ! Non je vous le dis ! Satan est loin d’avoir était terrassé, loin de ne plus avoir de forces ! Quel mal avait il fait ? Il a aimé l’homme ? Une créature plus proche de lui que de Dieu ? Il a aider Adam et Eve à se libérer de cette prison… de ce laboratoire divin mettant Dieu dans une colère divine ! Une colère dont il n’est toujours pas sortit ? D’une punition sur nos ancêtres qu’il n’a toujours pas levé ? »

 

Le dernier arrivé sent un certain malaise… un sermon qui frôle le blasphème… qui mettrais en branle les moins solide dans leur foi… Mais il ne dis rien écoute mais fini par s’assoire il ressent une pression tel sur son âme qu’il doit y mettre toute sa volonté.

 

« Si vous êtes là ! Dans cette chapelle ! N’est ce pas pour comprendre ? Comprendre ce que voulait Dieu et ce que les hommes lui ont fait dire dans le second testament ? Bien sur Saint Jean à dans ses écrits était perspicace ou tout simplement plus proche de l’adversaire… de la bête qu’on le pense… Ou tout simplement fou à lier et c’est dans folie qu’il a perçu les choses à venir ! »

 

Bien sur Jésus a indiqué comment repousser le malin, il a repoussé ses démons dit-on… Mais croyez vous qu’accepter d’être sacrifié pour tous les hommes est un acte de Chrétiens ? Oeil contre œil et dent contre dent ? Non il a conversé avec ses démons et comme son père lui a apprit il a essayé de comprendre sans juger ! Peu lui a importé que l’on donnait au démons, que ce soit le Séducteur, le Tentateur, le Menteur, le Malfaisant, le Mauvais, le Malin, l'Accusateur, l'Adversaire, l'Ennemi, le Prince de ce Monde... et bien d’autres en n’oubliant pas la « Bête » de l'Apocalypse de Saint Jean que j’ai cité précédemment et que vous ne manquerez pas de relire cette nuit !

 

Est-ce Dieu ou Jésus qui ont dis que le démon entraîne l'homme dans le péché ? Non ! Cela s’est décidé entre gens de foi lors du concile de Latran IV en mille deux cent quinze! Plus de Mille ans après la naissance du Christ, l’écriture des bibles et encore bien plus du Premier testament ! Le pape Paul VI é défini le démon comme un «être purement spirituel » Plus ou mois spirituel que Dieu ? Je lui pose la question ! Il est dit aussi qu’il est l'orgueil qui incite l'homme à se vouloir semblable à Dieu, sa pire ruse consistant à faire croire qu'il n'existe pas.

 

Dieu nous fait il croire qu’il existe lui ? Oui vous êtes des moutons et moi je suis un berger, le Berger mais mon but n’est pas d’avoir l’ascendant sur vous, mais bien de vous apprendre à analyser est à penser par vous-même.

 

Les gens disent tous « Amen » à la fin du sermon et ils empruntent un petit passage qui semble mener à des geôles. La seule femme présente, une brune très maigre dépose un baiser sur la joue du prêtre.

 

« Merci Père Grégoire » et ils lui sourit « Appelez moi Philipe de Cassis ma sœur ! »

 

Le Père s’approche du religieux dernièrement arrivé.

 

 - Veuillez me suivre je vais tout vous expliquer mon Père.

 - Je ne crois pas… Je n’ai entendu que blasphème… je pense que vous…

 - J’ai besoin de me confesser… vous n’avez pas le droit de refuser que Dieu me donne son pardon… si ?

 - Je ne… vous êtes sincère ?

 - On ne peux plus sincère… que Dieu me foudroie sur place si je mens…

 - Je suis le Frère Aaron du monastère de Saint Denis…

 

Le Frère Aaron et Frère Grégoire rejoignent une pièce de réunion derrière l’autel. Leurs échanges concerneront la théologie vous ne pourrez en savoir plus car le moine se doit de garer el silence sur leur discussions.

 

Selon les règles tout le monde se lève pour chaque prière et celle des matines on fait prendre conscience aux deux religieux que leur discussion fut longue et que demain la journée n’en sera que plus difficile.

 

Dans la journée tout le monde est partit dans les montagnes à la recherche de nourriture, d’argent et surtout d’information sur la situation politique de ces derniers jours. Le moine y a retrouvé la vie en communauté et en a fait autant qu’il pouvait pour passer une nuit de plus et essayer de comprendre…

 

En début de soirée le frère Aaron est présent, une autre personne est présente, un jeune homme malingre, des cheveux blond un peu crasseux des yeux bleu… Un Nazi ? Puis il a commencé à parler et s’il avait un léger accent venu d’on ne sait ou il parle plutôt bien le français et semble ne pas apprécier les allemands… Comment autant de monde ne peuvent ils pas soutenir le Gouvernement… Dieu et vouloir appeler les allemands envahisseurs alors qu’ils sont là pour soutenir la France… Ils ont le courage de leurs mots…

 

Le jeune homme est au côté de Père Aaron et il pose sa main sur la sienne et lui sourit, sa main est chaude sèche mais agréable le Père Aaron ressent une agitation malsaine et toujours malvenue de son bas ventre. Il retire sa main mais ne peu plus dissimulé qu’il en a apprécier le contact… le Père Aaron s’est retiré de la vie pour éviter ce genre de tentation…

 

 - Frère Aaron je présume ?

 - … Oui en effet… enfin oui c’est moi !

 - Je ne vous connaissais pas et je suis très curieux !

 - C’est un vilain défaut et un péché de surcroît

Le Frère Aaron pose un mur entre l’éphèbe pas si beau que cela mais sa raideur n’en dément pas…

 - Je le confesse mon Frère… j’ai péché mais Dieu ne pardonne t’il pas de petit péché ?

 - Je n’ai pas saisis votre nom…

 - Appelez moi Pee-wee mon frère !

Aaron regarde Pee-wee est recule un peu plus pour mieux appréhender son interlocuteur et mettre un peu plus de distance.

 - Vous êtes anglais ?

 - Anglais, américains… Je suis tombé de Babylone comme nous tous, je suis un voyageur, un aventurier prêchant la bonne parole ! Enfin j’aide les gens qui en ont besoin surtout en fait !

 - Alors vous agissez pour avoir votre entrée au paradis… Je prierais pour vous !

 - Je fais ça pour l’homme mon frère ! Paradis ou Enfer je saurais trouver des gens que j’ai aidé et cela suffit pour mon âme !

Le frère lui sourit mais s’asseoit et baisse la tête

 - Je me dois de me recueillir excusez moi…

 

Pee-Wee va se placer au côté de l’Autel

 

« Je vais remplacer ce soir pour le sermons notre amis qui a aujourd’hui préféré venir avec une femme du village, il nous rejoindra un peu plus tard.

 

Bien… Déjà commencez par poser vos bibles nous n’en auront pas besoin, je ne suis pas ordonné car si selon beaucoup je travail pour Dieu j’ai d’autres impératifs « professionnels ». Les questions que je veux que vous vous posiez sont celle-là… Si Dieu vous a donner tant de défaut croyez vous que c’est un cadeau divin ? S’il veut que vous  souffriez c’est pour mériter votre place au paradis ? Un paradis qu’il réserve à ces préférés ? Un mère comme un père ne se doivent t’il pas d’aimer leurs enfants de manière égales ? Non… et puis ce paradis… Ou cet enfer ne croyez vous pas que ce sont des notions pour faire peur ou une simple carotte pour que certains élu puissent diriger une masse comme des moutons ! Non Dieu dont les voix sont impénétrables vous a laissé des chances… Et ce soir je suis l’une de celle-là !

 

Je vais vous parler d’un Art qui mérite d’être connu celui du mouton qui veut devenir berger, celui qui veut vraiment aider son prochain… Car le sacrifice est bien ce dont je parle ! Votre voisin meurt de faim combien de temps aller vous prier pour qu’il ai à manger ? Jusqu’à sa mort ? Un autre voisin que vous croisez à l’église vous a bafouer allez vous sincèrement tendre l’autre joue ? Et s’il tue l’un des votre ? N’allez vous pas crier vengeance ? Il ne faut plus être aveugle ! Vous avez tous le moyen de vous en sortir, de faire le bien d’aider les autres de lutter contre des inégalités et faire comme ce Christ dont tout le monde parle ! Par un sacrifice mais aussi faire des heureux… Vous semblez tous d’accord… et Frère Aaron aussi… mais si j’avais mis les mots vous auriez eu peur ! Car Dieu veux que chacun porte sa croix ! Dieu ne sait pas ce qu’il veut !

 

Moi je vous parle d’une transaction, d’un sacrifice final pour rendre ce monde plus beau comme l’a fait Satan l’adversaire… bien que je le haïsse tout comme vous il a fait ce qu’il penser le mieux pour l’homme ! Si quelqu’un ce soir peut vous aider et bien c’est moi ! C’est vous ! C’est nous, tous unis ! Oui Frère Aaron vous avez compris de quoi je parle… Je parle de l’infernalisme… Le moyen et je dirais même l’Art du sacrifice en échange de coups de pouces…

 

Frère Aaron se lève renversant le banc et regarde vers la sortie…

 

Mon frère… Frère Aaron… ou devrais-je dire Thierry Chaloupe condamnée de pédérastie en Bretagne… Vous osez vous indigner ? Vous osez porter la robe et vous signer à chaque mot que je place et qui ne vous plait pas ? Je ne condamne pas votre vie moi, mais l’église à brûler des pédérastes et vous ne serez pas le premier à vous dissimuler auprès de l’église pour dissimuler votre péché… Je vous aurais condamné et je ne serais pas le seul si vous aviez agis à l’encontre de la vie…

 

Le frère regarde Pee-wee

 

 - Vous êtes un serpent ! Le diable ! Vous usez de votre sorcellerie infâme pour tromper !

 - Un serpent… le Diable non bien qu’a long terme les choses peuvent se discuter… Mis approchez vous… Jetez moi la pierre vous qui n’avez jamais péché ! J’accepterais ma sentence si je me trouve avec un homme qui a la foi en un Dieu qui ne l’a pas aidé…

 

Le Frère Aaron s’approche crispe les poings mais au dernier moment s’écroule en larme… Il hurle de rage et se relève les larmes coulant de ces yeux…

 

 - Vous ébranlez ma foi tous… J’ai péché oui… J’ai aimais d’autres hommes simplement aimés pour la plupart… Que dieu m’aide tout de suite ou plus jamais…

 - Maintenant je vous laisse partir…

 

Un homme entre en hurlant il porte son fils dans ses bras l’enfant est couvert de sang, il semble mort.

 - Ou es le Père ? On m’a dis qu’il saurais aider mon fils… il est passé sous une voiture et le médecin a dis qu’il aller mourir dans les jours à venir !

 

Frère Aaron s’approche et sent la détresse du Père et prend l’enfant dans ses bras

 - Vous êtes le Père ? Mon fils n’a pas était baptisé… Il ira en enfer s’il meurt…

 - L’enfer ?

Il regarde Pee-wee et prend l’enfant qu’il dépose sur l’Autel.

 - Ma vie contre celle de cet enfant… Je veux partir avec au moins cette satisfaction…

 - On ne fait pas tout payer mon Frère… Apporte le dans l’une des cellules je vais m’occuper de lui… va me chercher de quoi le panser !

Le Frère regarde celui qui lui a ouvert les yeux… Un démon, peux être mais s’il avait raison ? A peine heure après l’enfant pouvait s’assoire et manger une soupe. L’ancien frère Aaron épuisé a beaucoup de choses à dire et à faire… Le don de guérir lui permettra peux être de racheter son âme…

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