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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 21:03

Ces âmes en peines résident dans un monde qui ressemble à une version froide et assombrie du notre, ravagé par la pourriture et la décomposition. Toute  morne que soit l’Europe du 13e siècle, l’Outre-Monde est bien pire.

[…]

Bien qu’il y ait des Mages qui se doivent de visiter les royaumes des morts (notamment les quelque peu morbides Valdaermen de Scandinavie et certains mages de l’est exotique), à moins qu’il n’y ait un besoin urgent d’apprendre les secrets des morts, la plupart des mages préfèrent éviter l’au-delà. Plus d’un mage  tentant de faire une brève incursion dans les terres des morts à rencontré son destin là-bas et est lui-même devenu l’un des morts, obligé de demeurer parmis les autres âmes perdues – sans les bénéfices de la magie.

[…]

Tous sauf les plus anciens fantômes de l’Outre-Monde semblent avoir des affaires importantes à suivre avec le monde des vivants : des épouses ou des enfants avec lesquels communiquer, des affaires inachevées à finir, et, bien sur, l’acte occasionnel de vengeance. Une fois qu’un mage est découvert, les fantômes vont se presser autour, lui  offrant tout ce qu’il désire pour peu que le mage fasse juste une chose pour eux dans le monde des vivants.

[…]

Les forces qui dirigent les terres des morts  n’approuve pas les trafics entre les vivants et les morts, et s’ils découvrent un mage agissant comme un représentant pour un fantôme, il est probable qu’il y ait l’Enfer au bout. Caveat Magus.

 

 

Le Monde des Ombres

 

            Un reflet pourrissant du monde des vivants se trouve juste au-delà de la barrière entre le monde des vivants et le monde des morts. Ce monde ressemble au monde des vivants… avec quelques différences notables.

            Dans ce monde, les fantômes parcourent les rues et observent le monde des vivants à travers la barrière entre les mondes. Ce qui est mis en évidence ici est la lente décomposition du monde. Depuis là-bas, toute faiblesse, toute ride, tout semblant de vieillissement, de désespoir et de maladie est amplifiée au centuple. Une femme récemment décédée qui regarderait à travers verrait que son mari, qui semblait si beau et bien portant,  est rongé par la maladie, couvert de parasites et semble bien plus vieux que dans ses souvenirs. La dégénérescence et la putréfaction, après tout, sont l’origine du pays des morts.

            La tragédie inhérente aux morts est soulignée dans leur relation au monde des vivants : Il existe pour eux, mais eux n’existent pas pour lui. Les barrières les gênent (bien qu’ils puissent ignorer ceci au prix de souffrances), mais tout le reste est comme un rêve éveillé : sans l’utilisation de pouvoirs fantomatiques, ils n’ont aucune possibilité d’affecter le monde des vivants en aucune manière. Et, en fin de compte , c’est peut être mieux ainsi.

            La conscience d’un mage de l’augmentation constante de la maladie et de la décrépitude de ceux du monde matériel est démultiplié en interagissant avec des ombres qui observent depuis le Monde des Ombres, parce qu’ils sont extrêmement sensibles aux événements impliquant le monde mortel. Ils peuvent dire combien est pesant le fardeau du monde sur ceux qu’ils observent. Il a également été noté qu’ils sont étrangement sensibles à l’état émotionnel des vivants. Certains mages prennent la fascination des morts pour les vivants comme… macabre et dérangeant. D’autres se demandent s’ils ressentiront la même chose lorsqu’ils auront trouvé définitivement leur chemin pour le monde des morts.

            Les mages pénétrant dans l’Outre-Monde ont pour la plupart abandonné le don de la vie lui-même, même temporairement, pour faire le voyage. Découvrir « le pays inconnu » signifie devenir une partie de lui. Les mages qui passent un séjour significatif dans l’Outre-Monde sont sensés développer une troublante aura glaciale autour d’eux qui donnent la chair de poule et flétrit les plantes.  Ce n’est pas une chose à faire à la légère, et il y a bien une raison pour laquelle seuls les sinistres Valdaermen font le voyage aussi fréquemment.

            Cela dit, cependant, il faut parfois avouer qu’il y a des raisons pour un mage de pénétrer l’au-delà. Il existe des rumeurs sur le fait que les morts gardent des trésors immenses, mais seul un fou entrerait dans l’Outremonde par simple cupidité après avoir entendu de telles rumeurs. Le plus souvent, il voudra voir un être aimé partit sans un dernier au revoir ou obtenir d’importantes informations d’un ancien compagnon ou d’un collègue.

            La difficulté de retrouver une personne spécifique dans le pays des morts  laisse rêveur. Seule une puissante magie autorisera le mage à découvrir laquelle des myriades de Vie après la Mort soin sujet a suivi, et seulement au travers d’une grande dépense de temps et de ressources (et parfois de santé mentale) un mage pourra atteindre la personne à laquelle il pense. C’est une macabre épreuve, et l’une de celle qui peut modifier la perspective d’un mage sur la vie et mort, mais ce n’est jamais une entreprise à la légère que d’entrer dans le pays des morts, et les choses qu’il y verra là-bas pourraient le hanter pour le restant de ses jours. Et au delà.

 

La Mer des Ombres

 

            La plupart du Monde des Ombres est entouré par un absolument insondable et vaste océan. Il est impossible de distinguer si c’est une mer au sens commun dans le monde matériel, ou si c’est de l’obsidienne froide et liquide ou si c’est une masse mouvante d’âmes. C’est un peu des trois. Toujours changeante, la Mer des Ombres couvre la plupart de l’Outremonde, le produit de la Rivière de la Mort s’écoulant depuis tous ces siècles. La Mer des Ombres est souvent tout à fait calme, mais toute règle possède ses exceptions.

             Les Tempêtes d’Ames changent d’apparence. Certaines ressemblent à d’énormes orages, d’autres ressemblent à des geysers ou des tourbillons. Un mage suffisamment près même pour ne serait-ce qu’entrapercevoir  est empli de frissons pénétrants. Un mage pris dans le houleux océan des esprit à ce moment est presque sur d’être perdu.

            C’est ce qui  a été dit de nombreuses choses qui ont disparu dans la Mer des Ombres, pourtant,  et ce n’est pas toujours le cas. La Mer est un fourre-tout, un dépotoir de choses ayant quitté le monde. Si vaste et ancienne est la Mer des Ombres que qu’elle contient des antiquités  datant d’avant la préhistoire autant que les souvenirs d’hier. Lancez une ligne avec un appât adéquat dans cette masse grouillante et un mage peut attraper n’importe quoi : des paroles de  berceuse, les souvenirs d’un torride et coupable rendez-vous dans un chalet, des débris d’un traité philosophique inachevé. Pourquoi un mage braverait-il d’énormes dangers pour le corps et l’âme pour s ‘aventurer profondément dans l’Outremonde pour aller chercher des débris mentaux est dur à appréhender, mais une telle chose peut être faite, s’il le désire.

 

Les Rives Lointaines

 

            Il est dit par les érudits du pays des morts que tous les Paradis et les Enfers existent quelque part dans l’Outremonde. Les Morts eux-même nomment ces lieux les Rives Lointaines. Chacune d’elles est présumé exister dans sa propre île sombre (ou pas si sombre) dans la Mer Sans Soleil. Ces âmes - emplies de croyances - qui embarquent pour des voyages vers ces lieux reviennent rarement, pour ne pas dire jamais, mais qu’elle aient ou non atteint le paradis qu’elles espéraient (ou le tourment qu’elles pensaient mériter) reste un mystère. Ceux qui reviennent ne l’ont apparemment atteint. En ce qui concerne les autres, on ne peut que spéculer.

            Ce que les Mages savent c’est qu’il existe des endroits dans l’Outremonde qui possèdent de remarquables similitudes avec les conceptions populaires du Ciel et de l’Enfer. Il y a un scepticisme général parmis les mages sur le fait que ces lieux soient réellement ce qu’ils semblent être, mais pour les esprits parfaitement heureux au Caelum et les âmes tourmentées d’Infernis, ils sont suffisamment réels.

            Comme avec la plupart des royaumes de l’Umbra, le pays de morts répond aux rêves et aux croyances des vivants et de ceux qui y résident. Parmi ceux les plus communément porté par ceux des Ages Sombres est la croyance au Ciel et à l’Enfer. Quoiqu’il puisse y avoir de véritables royaumes Célestes et Infernaux ailleurs dans l’immensité de l’Umbra, ces version de l’Outremonde semblent être des endroits forgés par les croyances collectives des vivants et des morts ;  par conséquent, ils adhèrent strictement à la conception populaire de ces lieux.

            On pourra remarquer que ces royaumes du pays des morts ne sont pas si faciles à atteindre. Au contraire, les moyens traditionnels ne permettront pas à un mage d’y aller. Elles gisent sur les rivages lointains de la vaste Mer des Ombres et trop peu y sont allés et en sont revenus pour le dire, le fait est qu’ils demeurent solidement du domaine de la rumeur, même pour les morts qui hantent l’Outremonde.

 

            Caelum

 

            Dans un monde empli de souffrance et de dur labeur (comme l’est indubitablement la période Médiévale Sombre), il faut qu’il y ait un but élevé que celui qui souffre puisse rechercher pour que toutes ses luttes, ses sacrifices et son altruisme vaillent sa peine. Ils l’appellent le Paradis, et son pouvoir de ce rêve est tel qu’il a pris forme sur les Rives Lointaines en un temps record.

            Ces âmes qui traversent la Mer sans Soleil à la recherche du Paradis trouverons le pied d’un long escalier de marbre qui chemine jusqu’aux nuages d’un blanc immaculé (un signe évident que le pèlerin a trouvé quelque chose, puisque le ciel de l’Outremonde est sans nuage et d’un noir de jais). En haut de cet escalier, entouré de grandes murailles est de royaume de ces fantômes qui pensent qu’ils ont vécu des vies vertueuses. Au delà de ses grilles opalescentes se trouve Caelum, le nom Latin du Paradis (l’Eglise veille à Latiniser toutes les choses sacrées).

            Au contraire d’une vaste portion du pays des morts, Caelum est lumineux , propre et paisible. Une sensation de tranquillité et de sécurité imprègne le lieu. Les rues dorées vont de chapelles en chapelles à travers des vergers et des champs de fleurs écloses.

Le Gardien de Caelum, un esprit nécessairement d’une puissance immense, n’admet seulement que les morts vertueux. Les vivants, même les saints, y sont interdits, comme le sont les âmes des morts indignes.

Les Mages qui doivent communiquer avec l’esprit d’une personne qui a été accepté en Caelum doit demander à parler aux portes de la cité, mais cet esprit n’a aucun scrupule à parler de quoi que ce soit à l’extérieur de la cité.

Certains Mages, aigris de ne pouvoir ne serait-ce qu’entrevoir les rues éclatantes, ont supposé que Caelum n’est rien de plus qu’une supercherie élaborée par des démons qui espèrent conduire les bonnes âmes vers une fin tragique. Les mages de la Voix Messianique sourient simplement pour eux-même ; de telles choses, après tout, sont ce dont est faite la foi.

 


Infernis

 

            Il est beaucoup plus aisé de pénétrer dans Infernis, la Cité des Damnés. Y entrer n’est pas aussi difficile que d’en sortir.

Une fois que le voyageur recherchant Infernis a traversé la Mer sans Soleil, il n’a qu’à débarquer et suivre l’odeur du soufre. De tous les au-delà, Infernis est de loin le plus facile à trouver. Certains affirment il n’est nécessaire de ne faire que quelques pas pour que la ville surgisse autour des suppliants comme si un rideau avait soudainement été levé.

D’autres disent que la route vers l’Enfer a deux sections distinctes : il faut souvent être traîné de force sur la première partie du chemin, mais la dernière partie doit être parcourue par le pénitent sur ses propres jambes. A ceci, la Voix Messianique dit « Ainsi soit il ».

La vision Médiévale Sombre de l’Enfer peut être perçue à travers de nombreuses peintures de Pierre Breugel ou Jérôme Bosch : des démons, des mélanges affreux d’hommes et de bêtes, surgissant pour torturer avec malice  et sadisme les pêcheurs humains.

Dans le fond, c’est exactement ce qu’est Infernis.

Un vaste paysage de flammes et de rochers déchiquetés peuplé de bêtes repoussantes et leur victimes qui souffrent, Infernis est uniquement qualifié de cité par la présence d’une petite quantité d’abris brûlant éternellement rassemblées autour de la Citadelle de Fer en son centre.

            La Citadelle de Fer est vaste, et ses murs extérieurs immensément épais sont recouverts de fils de fer barbelés enroulés. Sur ces murs sont disposés des suppliciés. Contrairement aux apparences, les âmes empalées sur les barbelés ne sont pas les victimes des démons de la cité ou par leurs ducs infernaux. Au contraire, ces âmes arrogantes sont celles qui pensaient que leurs péchés – allant de péter bruyamment à l’église jusqu’à frapper ou tuer une sœur cadette – étaient si graves que seuls les plus cruels, vils et atroces tourments conviendraient. A ces fins, ils se sont jetés eux-même sur les barbelés de la citadelle comme pour s’offrir aux pires punitions des démons les plus sadiques. Dans le fond, c’est une simple file d’attente.

            La Citadelle de Fer est la résidence des Ducs de l’Enfer. En théorie, l’Enfer possède de nombreux Ducs (sans parler des princes, comtes et beaucoup, beaucoup, beaucoup de reines), et nul ne sait lequel d’entre eux réside dans la Citadelle de Fer. Les habitants de Infernis font référence à lui en tant que le Diable. Pour la plupart d’entre eux, le point est sujet à controverses ; la seule chose qui compte est qu’ils sont allés en Enfer pour payer pour leur manières affreuses et gratuites. Tous les préliminaires sont passés, et le tourment infini qu’ils attendaient étaient là enfin. Et même lorsque les jets d’acides et les tisonniers brûlent, même lorsque les pinces déchirent et que les pointes perforent, même lorsqu’ils implorent le pardon et abjurent leurs péchés, au plus profond de leur cœur ils ne l’auraient pas fait d’une autre façon.

 

Ceux qui tentent le coup

 

            Les visiteurs vivants qui fréquentent le plus et de loin Infernis sont les mages qui recherchent un maître démoniaque pour les asservir. Ils le font avec l’espoir d’un échange pour un peu de pouvoir matériel : dix mille pièces d’or, l’amour d’une fille, une reconnaissance artistique ou une récompense éphémère similaire. Pour la plus grande part, l’Eglise est à blâmer pour cela ; il est assez évident de constater que ceux qui ne sont pas avec l’Eglise sont les ennemis de l’Eglise, et pour certains pauvres fous ignorants cela signifie que la seule alternative au Christianisme est l’Infernalisme.

            De telles pratiques atteignent leur apogée durant la période Médiévale Sombre. De certaines manières, c’est compréhensible : le travail est dur, les hivers sont longs et la vie est brève et la disparité de la qualité de vie entre les roturiers et les nobles est comme le jour et la nuit. Ceux qui veulent de l’argent désirent (dans certains cas, avec avidité) se tourner vers le crime pour l’obtenir ; comme celui qui veulent d’autre choses désirent aussi briser les règles pour obtenir le pouvoir qu’ils estiment mériter.

            Généralement, un Infernaliste en puissance apprend juste ce qu’il faut de magie pour l’amener en Enfer, son unique but étant d’échanger son âme immortelle au plus offrant. Très peu de ces damnés zélés sont de vrais mages. La plupart sont des néophytes qui explorent juste assez une branche de la magie parallèle pour les conduire dans l’un ou l’autre des royaumes infernaux ; ainsi, ils peuvent se projeter dans le pays des morts et naviguer vers Infernis, ils n’ont pas même la plus petite compréhension des principes qui régissent les rituels qu’ils accomplissent, ils ne peuvent pratiquer aucune autre magie (dont ils auront, tôt ou tard, besoin) et ils n’imaginent pas les complexités et les pièges de marchander avec les Démons.

            Mais pourtant ils y vont, parfois deux par jour et même le double les dimanches. Avec leurs grimoires volés et leur mauvais latin et leurs onguents faits de Belladone et de graisse de bébé, les infernalistes arrivent à Infernis pleins d’espoir, où ils demandent avec arrogance d’être présenté au Diable car, coûte que coûte, ils vendront leur âme.

            Et alors ils apprennent quelque chose qu’ils trouveraient inévitablement difficile à se figurer.

            Le Diable n’est pas très intéressé par leurs âmes. Les âmes des paysans ignorants sont aussi courantes que la crasse. Le Diable, comme tout un chacun, désire des âmes qui soient précieuses, des âmes qui sont rares, des âmes qui demandent des efforts pour les obtenir. L’âme d’une femme avec une foi palpable, par exemple, est vaut bien plus que quelques sombres miracles, quelques investissements démoniaques ou apparentés. De même les âmes des érudits, des prêtres, des religieuses, des enfants royaux et des vierges sont toutes fortement recherchées par les divers démons du monde. L’âme empâtée, ignorante, gâchée, mesquine et vénale d’un garçon de 16 ans (considéré comme adulte en ce temps là), de toute façon, ne vaut rien. Le Diable lui rit au nez, le dissuade sans ménagement de revenir (avant qu’il ne soit mort, en fait) et le réexpédie vers la Mer Sans Soleil.

            Ce que ce Diable ne dit pas c’est que les esprits de l’au-delà n’ont pas de moyens d’influer ou de pouvoirs sur le monde matériel. Ils sont pour la plupart, des esprits de culpabilité et de dégoût de soi.

Bien qu’un démon puisse confier une tache à un apprenti infernaliste, il sera probablement incapable de s’exécuter une fois que le pacte est conclu. Et à ce moment on constate que le diable n’a pas donné de service en échange des âmes et que désormais ce sera l’enfer à rembourser.

            Le monde Médiéval Sombre possède des démons désireux de marchander à la fois des pactes fous et des âmes, sans détour. Dans de telles situations, les rapports débutent toujours idylliquement ; le serf  possède quelque chose qu’il désire par dessus tout et le prix semble si… abordable. Il n’y a pas de limite précise à partir de laquelle l’accord se transforme en esclavage, aucun parchemin en peau humaine couverte de fins caractères et pas d’instant dramatique au cours duquel l’asservi signe avec son sang. Il y a juste une lente et imperceptible descente dans laquelle la corruption désirée prend forme grâce aux services de plus en plus rares du démon. Une fois que le frisson de l’argent, la fille ou le pouvoir a disparu, il ne reste plus à l’asservi qu’à rechercher la prochaine descente dans l’infamie et l’horreur, et finalement, les tourments de l’Enfer.

 

 

 

Autre Paradis

 

             Caelum est le royaume chrétien prédominant, mais les autres fois européennes qui précédèrent ou, brièvement, coexistèrent avec le Christianisme ont elles aussi leur propre notion de l’au-delà. Ceux-ci, eux aussi, peuvent être visités par un mage déterminé, même si faire une visite sans avoir gagné le droit de le faire peut être problématique, particulièrement si le mage abuse de l’hospitalité de ses ôtes.

 

            Les Contrées de l’Eté

 

            L’Au-delà Celtique est un lieu de récompense pour ces païens qui menèrent des vies vertueuses. Les âmes qui effectuent le voyage vers les Contrées de l’Eté sont ramenés doucement à un moment de leur existence où ils étaient au sommet de leur force et de leur beauté. La vie est une succession de délicieux repas, d’agréables surprises et de sensuelles rencontres. La nourriture est abondante, le travail agréable et inexistant, et l’hydromel est étrangement délicieux et fort. Les Contrées de l’Eté sont un lieu d’éternelle jeunesse et beauté. Tous ces aspects combinés rendent l’au-delà Celtique très attractif pour les mages informés de son existence.

            Les Contrées de l’Eté sont relativement faciles d’accès à partir de la plus grande partie de l’Angleterre, et, contrairement à la plupart des au-delà, ceux qui désirent effectuer des séjours prolongés sont invités à le faire.

            Le problème ici demeure d’en revenir. Le temps dans les Contrées de l’Eté ne passe pas à la même vitesse qu’il le fait ailleurs. Un visiteur restant un jour en revient pour s’apercevoir qu’un an s’est écoulé dans le monde physique, et l’amant, le travail, les amis et la vie qu’il avait jadis ont tous subi de profonds changements. Pire, les effets sont amplifiés par dix pour ceux qui ont partagé l’hydromel des Contrée de l’Eté. Un jour passé à boire de l’hydromel dans le pays de l’éternelle jeunesse coûte au mage une décennie de vie (environ d’un quart à un cinquième de son espérance de vie naturelle à l’époque médiévale) qu’il ne peut jamais remplacer. Les répercussions d’untel égarement sont rapportées dans les contes de Oisin et Rip Van Winkle (entre autres).

 

Autres Enfers

 

            Bien que Infernis soit le principal royaume infernal de l’Europe dans l’Outremonde, il est relié à une multitude d’enfers à travers l’Umbra. Certains d’entre eux sont simplement des endroits pour les âmes où expier la culpabilité d’une vie gaspillée, d’autres sont les terrains de jeu de démons sadiques, et ceux qui restent sont juste les royaumes d’origine de si étranges et puissantes engeances que démon est le seul mot disponible pour ceux vivant pendant la période Médiévale Sombre. Quelque soit le cas, il ne manque a pas d’enfers (ou d’endroit à travers l’Umbra qui paraissent simplement infernal).

 

            Valhalla

 

            Toutes les Rives Lointaines de l’au-delà ne sont pas pour les chrétiens. Pendant la période Médiévale Sombre, en fait, plus de morts païens se sont déversé dans l’au-delà que de chrétiens, et ces lieux restent les plus peuplés des terres des morts et le resteront au moins pour encore un siècle. L’au-delà le plus visité par les Nécromanciens Nordiques est le Valhalla. Ironiquement, même si les chrétiens vivants surpassent en nombre les païens vivants en cette période Médiévale Sombre, le Valhalla reçoit bien plus de visiteurs vivants que Caelum et Infernis réunis, un témoignage de l’habileté et de la ferveur des Valdaermen.

            Valhalla est l’au-delà d’un peuple rude et belliqueux. En tant que tel, c’est un endroit rude et belliqueux. Coupe après coupe l’hydromel est servi par de jeunes servantes, la nourriture est délicieuse et abondante. Entre les festins, les héros de Valhalla se battent. Ces combats ne sont pas des compétitions joviales et agréables mes les préparatifs pour Ragnarok, la dernière bataille entre les dieux et les géants. Le combat est brutal et sanguinaire. Le carnage dépasse presque l’imagination. Lorsque la bataille est terminée et que seules demeure l’une ou l’autre des factions, tous les héros morts se relèvent à nouveau , les membres amputés se régénèrent et les grandes tapes dans le dos pleuvent alors que les guerriers retournent au banquet.

            Comme dans tous les au-delà, Valhalla reflète uniquement un aspect bidimensionnel du monde des vifs – dans ce cas : combattre et manger. Les vivants se lassent de telles choses, mais cela semble convenir tout à fait aux morts nordiques.

            Guerroyer et festoyer, cependant, n’est pas ce qui attire les nécromancien Valdaerman à Valhalla. Ce qui les amène ici est la présence du ténébreux dieu de la mort et de la magie, Odin le Patriarche.

            Lorsqu’un Valdaerman à trouvé son chemin jusqu’au Valhalla, les Walkyries testent ses connaissances des runes et leurs significations. S’il réussit, elles lui tendent une coupe d’hydromel noir et l’introduisent dans le Valaskjalf, le manoir d’Odin. Valaskjalf nest pas dans l’Outremonde, mais étant donné le rôle d’Odin en tant que dieu de la mort et de la magie, il n’u a pas très loin entre le Valhalla et Valaskjalf. Une fois qu’il est introduit par les Wakyries, le suppliant sait qu’il est parvenu devant la présence du Patriarche. Bien plus que des guerriers, on prétend que Odin veille sur les sorciers. Ce n’est pas pour les berserks et les barbares qu’il a passé neuf jours dans les Cendres du Monde, après tout, mais pour les mystiques à qui ils a confié les runes.

            Une fois que le dieu borgne a conseillé le demandeur, il le renvoie rapidement, dans le monde des vivants. Les Valdaermen ne partagent pas ce qu’ils apprennent du Patriarche, du moins pas facilement, et il est de la plus grande grossièreté de le demander.

              Il est bon de noter que Valhalla n’est pas le seul au-delà du peuple nordique, juste le seul que vraisemblablement quiconque veuille visiter. Pour les Nordiques corrompus ou vraiment mauvais, il existe aussi de pires alternatives, y compris Niflheim et les ténèbres obscurs hantés par des horreurs sous les racines de l’arbre-monde Yggdrasil. Avec rien à gagner et tout à perdre, aucun mage ne s’aventurera vraisemblablement dans un endroit si lugubre – du moins pas de sa propre volonté.

 

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niflheim

 

            Seuls les plus grands guerriers, triés sur le volet par les servantes du Patriarche, les Walkyries, sont autorisés au Valhalla. La majorité des morts scandinaves finissent à Niflheim (littéralement « le Sombre Royaume »), dans le Hall de l’Enfer, un énorme hall de banquet construit sur une longue et mince péninsule de pierre avançant dans la Mer Sans Soleil. Les fantômes de ces morts Nordiques ne font rien d’autre que d’attendre la fin du monde. Décrit dans la tradition runique comme un énorme hall rouge sang où les serpents rampent le long des murs et le poison suinte du plafond, le Hall de l’Enfer est ainsi un au-delà  sinistre et sans espoir. Le but du Hall de l’Enfer n’est ni une punition, ni une récompense. C’est simplement un lieu glacial et sombre pour les esprits pour attendre la fin de l’éternité. Même si les Valdaermen peuvent visiter le Hall de l’Enfer à la recherche d’une âme particulière, il n’existe aucune autre raison pour se rendre là bas et même le meilleur des nécromants hésite à risquer neuf jours sur un arbre à pendu pour quelque chose d’aussi futile.

            Les vivants ne sont pas les bienvenus à Niflheim. Une fois qu’un mage aura poussé son dernier soupir, il sera froidement accueilli à sa place dans le hall éternel mais jusqu’à ce moment, l’entrée lui sera refusé par les Niflungs, une terrifiante engeance, mélange de ténèbres et de brume. Pas tout à fait des démons (par ce qu’ils ne sont pas maléfiques, juste… zélés) – les Niflungs sont fréquemment décrits comme démoniaques, et ils sont parmi les plus effrayants et inquiétants habitants de l’Outremonde Nordique.

 

Stygia

 

            Il existe une île au milieu de la Mer des Ombres – quoiqu’une forteresse soit un meilleur qualificatif – qui joue le rôle d’une gare de triage pour l’âme en route pour son au-delà respectif. Certains le relient au Purgatoire Chrétien, un lieu où les âmes trop bonnes pour aller en Enfer mais trop matérialiste pour attendre au Paradis jusqu ‘au Jour du Jugement Dernier.

            D’énormes digues de fer noir entourent l’Ile des Tourments, protégeant la cité des catastrophiques Maelströms qui occasionnellement balayent l’Outremonde. Cette cité des fantômes, appelée Stygia par ses habitants, était déjà vielle quand Rome elle-même fut fondée et est désormais véritablement ancienne. La cité des morts n’est pas attrayante. A cause de sa nature – c’est une ville de bâtiments qui ont été détruits dans le monde physique – Stygia est un amalgame discordant de styles architecturaux : des huttes incinérées entourent une cathédrale effondrée juste à coté d’un moulin détruit par une inondation.

            La sinistre organisation de Stygia est maintenue par de vastes murs autour de la ville et les légions fantomatiques qui patrouillent hantent ses rues.

            Les fantômes des morts européens passent généralement par Stygia sur leur route pour les Rives Lointaines, bien que certains semblent y demeurer plus longtemps que d’autres. Il y des âmes qui ont été entraînées si loin de leur route qu’elles restent à Stygia indéfiniment, les âmes perdues trop terrifiées ou démoralisées pour continuer, préférant le manque d’intérêt gris de Stygia au véritable au-delà qui leur était destiné.

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Published by MaeL - dans Dossiers...
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 21:27

Tokyo d’aujourd’hui

Tokyo tire sa puissance et son nom de Kyoto l’ancienne capitale, qui signifie « La ville Capitale » et Tokyo la « Capitale de l’Est », son ancien nom est Edo, la porte de la rivière Sumida qui la traverse. Tokyo est le centre névralgique du japon c’est le centre administratif, politique, financier et économique ainsi que le plus grand port de l’archipel. L'agglomération de Tokyo toutefois s'étend au-delà des limites administratives, s’étendant sur toute la baie de Tokyo et la région du Kanto qui était le cœur du pouvoir féodal. La capitale est la ville la plus peuplée en nombre d’habitant mais aussi en en densité d’habitant au kilomètre carré au monde. La ville est la résidence officielle de Sa Majesté l'empereur du Japon, connu sous le nom d’Akihito qui n’a plus de pouvoir législatif depuis 1948, c’est le premier ministre Tarō Asō qui est aujourd’hui à la tête du Japon.

Aujourd’hui et ce, depuis 1948 la ville de Tokyo n’existe plus en tant que tel, elle est désigné comme Métropole de Tokyo scindée en vingt trois arrondissements ainsi que des régions environnantes moins urbanisées dont vint-six villes, trois bourgs et un village. Tokyo est l’une des quarante-sept préfectures du Japon tout en ayant un statut singulier. Ces arrondissements (Tokubetsu-ku) forment chacun des villes et municipalités distinctes. Ils sont le centre de Tokyo mais le centre désigne en général les trois arrondissements principaux, Chuo, Minato et Chiyoda. C'est dans ces arrondissement que l’ont trouves le palais impérial ainsi que les institutions politiques. Tokyo est dirigé par un gouverneur. Depuis 1999, c’est Shintaro Ishihara, homme politique et écrivain.

Tokyo d’hier

Tokyo s’appelait encore Edo était un petit village de pécheur isolés dans des marais surplombés par une très modeste citadelle militaire, domaine du clan Go-Hojo qui suite a une défaite qui durent  laisser leur terres à Hideyoshi Toyotomi, qui offre les neuf provinces de la région du Kanto à Ieyasu Tokugawa. C’est à la fin du XVI siècle que le gouverneur (Daimyo) Tokugawa Ieyasu s’y installe dans le but de prendre de la distance avec la capitale impériale. A partir d’Edo il va étendre son influence, il fera assécher les marais et bâtir un véritable château à l’emplacement de l’ancienne citadelle. Dès le début du XVII siècle Lesayu s’approprie toujours plus de pouvoir et devient Shogun (Général) après la bataille de Sekigahara en 1600 déplaçant ainsi le centre du pouvoir et ouvrant l’air d’Edo. A sa mort en 1616, Lesayu a fait d’Edo l’une des plus grandes villes du Japon doté d’un port ouvert à l’étranger.

Edo ne cesse de s’accroitre attirant la noblesse, les commerçants et la population. Son influence est tel, que loi impose la résidence une année sur deux à tous les vassaux du Shogun. A la fin du XVII siècle, Edo est déjà la ville la plus peuplée du monde, avec plus d'un million et demi d'habitants. La ville est déjà divisée en deux secteurs, les hauteurs de la ville (Yamanote) réservés aux Daimyos (grands seigneurs) et leurs cinq cent milles Samouraïs. Malgré un grand incendie en 1657 emporte une grande partie de la ville ainsi que plus de cent mille habitants. Et dans la zone plus inondable et sujette aux incendies, la ville basse (Shitamachi) qui regroupe la population. C’est en 1853 à l’arrivée des bateaux du Commandeur Perry que commence le véritable essor d’Edo. Quinze ans plus tard, c’est la fin du Shogunat suite à la « révolution Meiji », l'empereur Mutsuhito prend possession d’Edo et fait de la plus grande et la plus riche ville du Japon son lieu de résidence. Il transfère la capitale de Kyoto à Edo, la ville prend le nom qu’on lui connait aujourd’hui, Tokyo. En quelques dizaines d'années, les quartiers étroits de la vieille ville laissèrent la place aux immeubles de briques et aux larges avenues de style occidental.

En 1871, la préfecture urbaine de Tokyo est fondée en regroupant la cité, divisée en quinze arrondissements et six districts. C’est en 1880 que l'éclairage électrique fait son apparition dans les rues de la ville. De nombreux paysans se dirigent vers la ville pour élever la ville toujours plus haut, tant démographiquement qu’industriellement. La ville ne cesse de se transformer et de se moderniser, effaçant lentement mais surement l’ancienne Edo. La préfecture a été durement éprouvée dans la première moitié du XXe siècle tout d'abord par le tremblement de terre de Kanto de 1923, faisant plus de 142 000 morts et disparus. Puis la seconde guerre mondiale avec plus de 100 000 morts. Une grande partie de la ville est détruite au cours de ses deux catastrophes. En 1943, la préfecture et la Ville de Tokyo ont fusionné absorbant des districts à l’Ouest. La commune de Tokyo n'existe donc plus, ses arrondissements, réorganisés pour former les actuels 23 arrondissements spéciaux, devenant des municipalités distinctes, mais elle constitue donc une préfecture au statut particulier étant donné sa fonction de capitale. Les Jeux Olympiques d'été de 1964 ont eu lieu à Tokyo, ce qui a alors été l'occasion de la construction de nombreuses routes et le développement de moyens de transport. Par la suite, la métropole connaît une croissance phénoménale que connaît le Japon.

Tokyo côté Ombre

Dans l’ombre de ces immeubles, de ces ruelles Tokyo compte assurément autant de légendes, de contes, d’esprits, de fantôme ou encore de monstres qu’il y a d’habitants. Le folklore est omniprésent dans la vie des tokyoïtes qui sont influencés par le Shintô ainsi que le Bouddhisme, les deux religions dominantes.

Les Bosatsus

Ce sont des Bodhisattvas, des aspirants à l’éveil qui ont atteint l’état de bouddha mais qui refusent le nirvâna par compassion pour se réincarner et venir en aide aux autres pour leur enseigner la Vérité. Ils ont la capacité de se libérer de la souffrance, mais ils préfèrent assumer la tâche d'en libérer les autres. Leur compassion, sans limite, transcende toute pensée de division. Ils sont les amis, les serviteurs ou les parents spirituels. Leur apparence est en général singulière, tel que décrit dans la légende de Bodhisattva à Mille Bras. Il pensait, qu'à moins d'avoir mille bras et mille yeux, il ne pourrait jamais accomplir les souhaits de tous. Il obtiendra d'avoir mille bras et mille yeux. Ils vont souvent s’il le faut, de vie en vie afin d’accomplir leur rôle de guide. Ils ont en général une allure et un port princier : parés de bijoux, ils portent le pagne et le diadème.

Les Kamis

A l’origine, il y avait un couple divin fondateur, Izanagi et Izanami qui sont descendus des cieux pour créer les îles du Japon. Ils engendrèrent un grand nombre de Kami, l'eau, le vent, les arbres, etc… Les Kamis sont des divinités, des esprits du shintoïsme. Ils sont liés aux objets sacrés, aux éléments, à des phénomènes naturels et de nombreuses autres choses. Ce sont des esprits divins dotés de grandes capacités et de bénédictions comme de sanctions. En plus de ces forces de la nature, ils peuvent aussi être des animaux ou de grands hommes et femmes reconnus par le shintoïsme. Ils sont crains et respectés et seraient au nombre de millions au Japon, qui mérite ainsi son surnom de « Shinkoku » le pays des divinités. Tous les Kamis ne sont ne sont pas « noble » on peut trouver des kamis plus sobres, le kami des toilettes, du peigne, du crachat ou encore des excréments.

Les Yôkai

Le terme « Yōkai » signifie littéralement « chose attirante dont on se méfie ». Ce sont des êtres vivants ou de simples formes de vies extraordinaires, mystérieuses, étranges ou encore sinistres. Ces sont des Êtres surnaturels à l’apparence très variable et opposés, tel que les monstres marins ou encore des esprits. Les Yôkai se popularisent avec l’arrivée des Manga, on peut les retrouver dans « Kitaro le repoussant », « Pompoko » ou encore « Princesse Mononoke » , « Le voyage de Chihiro » et bien d’autres.

Parmi ces Yôkai on peut trouver :

Les Obake

Les Obakes ou Bakemono sont un genre d'esprits, de monstres métamorphes. S’ils sont souvent associés aux fantômes, ils sont très différentes des esprits de la mort même si aujourd’hui Obake et Yûrei sont synonymes. La forme d'un Obake peut être animale, l'esprit d'une plante ou un objet inanimé qui possède une âme et même les objets domestiques qui sont appelés Tsukumogami.

Les Yûrei

Ce sont les fantômes d’une personne ou des revenants qui n’ont plus de corps. Mais la mort ne veut pas dire aller vers le paradis, car certaines personnes qui ont laissé sur terre des chagrins, des colères, ou des regrets, ne peuvent pas quitter ce monde. Ils conservent l’apparence qu’ils avaient à leur mort si ce n’est qu’ils n’ont plus leurs jambes ou qu’elles sont éthérées, si ce n’est les fantômes étrangers.

 

 

 

 

 

Bakemono

Akuma (diable)

Umibozu ("bonze marin"),

Yukionna (femme des neiges)

Tsuchigumo (araignée de terre).

Umi bôzu (le spectre des mers)

La sorcière de la forêt Yamamba

L'homme-requin Samebito

Le mangeur de cadavres Jikininki

Le Kitsunebi ou feu du renard

L'Ubabi, torche dont les flammes dessinent le visage d'une vieille femme.

Rokurokubi (têtes volantes)

Le mangeur de rêves, Baku

Mujina, l'homme sans visage

Zashiki Warashi, le bambin qui hante les maisons.

La femme à deux bouches (Futa-guichi onna)

La vieille des sables (Sunakake baba)

Katawaguruma, qui se déplace d'un lieu à l'autre sous la forme d'une roue de feu

La femme-serpent

La femme-dragon

La femme-renard

La femme-araignée

La morte aux mains vivantes

La morte qui a engendré un enfant vivant qu'elle veut protéger (Ubume)

Les touchantes Oiwa, défigurée par son mari infidèle

 

Pourquoi viennent-elles tourmenter les vivants ? A part le motif de la vengeance, les fantômes, ne pouvant se réincarner pour des raisons diverses, sont prisonniers de leur condition de spectre et errent à la recherche d'une aide. La cause peut être qu'ils ont quelque chose à terminer dans ce monde. Autre explication : un karma maléfique. Mais leurs motivations ne sont pas forcément rationnelles, ils sont parfois juste malveillants! Leur présence a pourtant un but moralisateur, celui de faire respecter les interdits... et d'écarter les tentations sexuelles. Les femmes fantômes représentent avant tout la peur de l'autre sexe. Traditionnellement, les hommes n'en sortent pas vivants... Il est bien difficile d'échapper aux fantômes, qui n'ont pas besoin d'un quelconque contact physique pour tuer : la peur qu'ils inspirent suffit !

 

 

Les Chasseurs de sorcière

La Fraternité de Shoki

La fraternité a était créer par l’Empereur Genso-kotei qui a régné sur la Chine de 714 à 755. Ils ont était crées à la suite d’un rêve de l’Empereur. Alors qu’il faisait un terrible cauchemar ou il était assaillait par une multitude de petits démons sortit de l’enfer. Puis il vit un géant barbu qui disperse et tue les démons. Il se présente sous le nom de Shoki qui vivait il y a une centaine d'années, sous le règne de l'Empereur Koso. Il s'est suicidé en se fracassant le crâne contre un rocher pour avoir désobéi à son Empereur. Ému par son geste de désespoir, l'Empereur lui accorde des funérailles nationales avec tous les honneurs dûs à un Ministre d'Etat, poste qu'aurait dû occuper Shoki de son vivant. Rempli de gratitude, l'âme du bon géant décide d'assurer désormais la protection des descendants de Koso. A son réveil, l’Empereur convoque le meilleur peintre du pays et lui ordonne de faire le portrait de Shoki selon sa description et en distribu des exemplaires dans tout l’Empire ou on le voit mater des démons. Ces portraits sont exportés jusqu'au Japon et à Tokyo où ils deviennent très populaires. Shoki est considéré comme le dompteur et l'exterminateur de toutes sortes de démons.

Le Temple d’Amaterasu

Le Temple d’Amaterasu, la déesse du Soleil est à l’origine de la lignée d’Empereur du Japon. Elle est reconnue comme la grande déesse, elle a apportée la culture du riz, du blé et des vers à soie. Selon le Kojiki, Amaterasu ordonna à son petit-fils Ninigi de descendre sur la Terre et de la gouverner. À cette fin, elle lui confia en plus de l'épée qu'elle avait reçue de son frère, le miroir Yata no kagami, et le joyau Yasakani no magata. Ces trois objets devinrent les insignes sacrés de la famille impériale et furent transmis ensuite à Jimmu, le premier empereur, petit-fils de Ninigi et ancêtre de tous les empereurs japonais sous la bonne garde du Temple d’Ise. Le Temple D’Ise avait pour vocation de protéger les insignes sacrés sous le contrôle d’une princesse impériale vierge. Le Temple d’Ise est toujours aujourd’hui dirigé par une femme de noble et divine ascendance. Le rôle principal du Temple est de protéger l’archipel du Japon et ses trésors.

Le premier rôle est de protéger les Trois Trésors Sacrés du Japon ou Insignes impériaux qui sont trois objets de légendes :

 - L'épée, Kusanagi qui est conservée au temple Atsuta à Nagoya qui représente la valeur de l’Empereur et qui fut utilisé par la déesse pour chasser les démons.

 - Le miroir, Yata no kagami est un miroir de bronze qui est conservé au grand temple d'Ise dans la préfecture de Mie, symbolise la sagesse de l’Empereur.

 - Le magatama, Yasakani no magatama, situé au palais impérial de Kōkyo à Tôkyô, illustre la bienveillance de l’Empereur.

Mais ils protègent aussi bien d’autres Trésors tel qu’Amenonuhoko, la Lance Céleste qui fut utilisée pour créer le monde. Trishula le Trident qui aurait appartenu à Shiva ou encore Ruyi Jingu Bang, le bâton du Roi Singe et bien d’autres bien moins populaires…

 

Le miroir, dit-on, est parfois l'âme d'une femme ;  il s'imprègne de l'âme d'une personne qui s'y regarde beaucoup. Les peintures hantées sont très répandues dans le folklore japonais. Souvent une belle femme a été peinte de telle façon qu'on la croirait vivante. Un homme n'est pas à l'abri du coup de foudre pour la dame, bien que celle-ci soit morte depuis longtemps. Il arrive que cet amour puisse la faire sortir de la peinture...

Les Urabanna

Ce sont ceux qui sont "pendu à l'envers en enfer", ce sont des âmes en peines souffrants de milles maux. Leur nom vient d'un sûtra, le Ullambana sûtra. Celui-ci raconte comment l'auteur, Moggallana qui est représenté à la gauche de bouddha car il est le second disciple de l'Eveillé. Il relate dans ce sûtra comment il sauva sa mère de l’enfer. Il mit en lumière les sacrifices qu'elle avait fait pour lui et pu ainsi la sauver. A Tokyo et dans le japon, mais aussi en chine (Zhongyuanjie) et dans la majorité des pays asiatiques, il leur est réservé quelques jours à prés d'un mois. Cette fête prend le nom d'Obon ou Fête des Fantômes. Durant cette fête, ils leur sont fait des offrandes permettent d'amoindrir la douleur de ces âmes en peine. Ces Esprits Affamés sont des esprits qui ne peuvent pas trouver de repos par leurs attitudes et comportement pendant leur vie. Ces âmes errantes sont donc l'objet de toutes les attentions le quinzième jour de juillet au japon et le quinzième jour du septième mois lunaire en chine. Les tokyoïtes honorent les sept dernières générations de morts.

 Ils se remémorent leurs ancêtres et leur sacrifice, les encensant de prières, de dons, d'argent et danses (Bon Odori) à leurs morts et ce pendant un mois. La période où les morts peuvent retourner sur Terre. Difficile à dire si c'est le mois ou l'enfer leur laisse le passage ou si ce sont les croyances qui appellent les Urabanna sur terre. Pendant ce mois des lanternes sont allumées devant chaque maison pour guider les morts errants et avec l'offrande de nourriture, du riz, des légumes, des fruits, des gâteaux, ou encore des fleurs. C'est un mélange de la toussaint chrétienne et de la fête de la musique, c'est en effet une période de fête et de joie dans les familles. Une attention plus particulière est faites pour les morts dans l'année.

Les Urabanna se différencient des autres esprits car ils ne reçoivent en général pas de cultes, de plus ils sont souvent mort de façon violente ou de par le fait qu'ils ont étés reniés par leur famille pour des actes ayant jetés le discrédit et le déshonneur. Ces esprits non apaisés sont dangereux et vindicatifs. Ils peuvent se jouer de leur famille quand ils en ont, mais ils ne s'arrêtent pas a cela, nuisant aux vivants en se nourrissant de leur yang. C'est donc une période ou ces fantômes se mêlent aux affaires humaines et il faut donc éviter de se mettre en travers leur chemin sous peine d'apporter le mauvais œil. Donc ni mariage ni contrats importants ne doivent être signés.

Notes:

http://www.tourism.metro.tokyo.jp/french/tourists/spot/area_intro/index.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/O-Bon

http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_fant%C3%B4mes

Autre façon de se protéger d'eux : se faire peindre des soutras sur tout le corps, ainsi ils ne vous voient pas.

Il est aussi possible de faire appel à un bonze qui saura vous donner des conseils de récitation ou d'utilisation d'amulettes.

Les Yaban (Barbare) et les gaijin (etranger)

 

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Published by MaeL - dans Dossiers...
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